UNTIL DAWN

 

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Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.




Fiche : Une tartelette à la fraise.
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Dim 14 Jan - 15:25

Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.Yoshino & NilsLa nuit était sombre et froide. Le genre de soirée qui vous incite à rester sagement au chaud chez vous. C'est le genre de nuit que Yoshino Tokugawa aime. Les rares personne qu'il croisait dans la rue avaient toutes un but, quelque chose de précis à accomplir, quelque chose qui ne pouvait pas attendre demain. Il n'y avait pas tous ces passants allant d'un point A à un point B, toutes ces âmes errantes traînant ici et là, à défaut d'avoir mieux à faire. Le jeune homme était curieux et adorait se perdre dans des réflexions aussi poussées qu'inutiles. Ainsi, à chaque rare moment où il croisait quelqu'un dans les ruelles de Roppongi, Yoshino cherchait à déduire ce qui pouvait bien pousser cette personne à être dehors, dans le froid et à une heure aussi tardive. Plus il avançait dans le quartier des étrangers, plus la déduction en devenait ennuyante tellement elle était évidente. Il avait fini par redresser le col de son manteau et accélérait le pas. À présent, toutes les personnes qu'il rencontrait avait le même objectif que lui : se rendre à un bar.

Il ne lui avait pas fallu longtemps avant de trouver l'enseigne qu'il cherchait. Car c'était celle-ci qui l'intéressait et, aucune autre. Yoshino n'était pas un habitué des bars, bien au contraire. Il les trouvait vulgaire et sans la moindre saveur. Le jeune homme préférait de loin les cafés raffinés et ensoleillés des grandes avenues. Alors, pourquoi cherchait-il un bar, me direz-vous ? Le cœur a ses raisons, dit-on. Le Tokugawa était ici pour connaître la conclusion d'une certaine histoire.

Lorsqu'il poussa la porte du Quiver, Yoshino fût surpris par la mélodie d'une petite clochette. C'était quelque chose qu'il n'avait, jusqu'ici, qu'attribué à l'un de ses cafés préférés de Shibuya. C'est presque méfiant qu'il était entré dans le bar, refermant délicatement la porte vitrée derrière-lui. Son regard fait d'or et de miel avait balayé la large pièce et les personnes s'y trouvant avec jugement. Une seule pensée rassurante : Ce n'est effectivement pas un bar karaoké... Remarquant un porte-manteau en bois près de l'entrée, le jeune homme avait retiré le sien avant de l'y placer. Son téléphone portable en main, il avait attendu quelques instants qu'on le réceptionne avant, de se souvenir de l'endroit dans lequel il se trouvait. Un petit sourire illumina ses traits encore sous le coup de la morsure du froid. Il pouvait encore attendre longtemps, effectivement... Un peu en territoire inconnu, il avait avancé tout droit, jetant des regards curieux à droite et à gauche, ôtant finalement pour un siège situé sur le côté gauche du comptoir du bar. Depuis cette place stratégique, il pouvait voir l'ensemble des personnes occupant le Quiver, à l'exception du barman qui se trouvait juste derrière lui.
© Justayne

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Dim 14 Jan - 16:34


Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.


    C’était une soirée plutôt calme. Disons par-là que l’on s’entendait encore dans le bar, ce qui n’était pas toujours le cas. Mais s’en, Nils s’en fichait bien. Moins on s’entendait dans le bar, c’est que plus il y avait de monde. Et c’était une bonne chose pour le Quiver et lui. Mais passer un service au calme de temps en temps n’était tout de même pas de refus. Surtout quand l’employé à mi-temps qui est censé travailler avec vous décide de prendre la clé des champs pour on ne sait quelle raison obscure.

    Nils était donc seul à gérer le bar pour le moment. Il pouvait toutefois compter sur du renfort si le besoin s’en ressentait. L’équipe du bar était assez soudée pour ça, du moins l’équipe permanente, qui travaille depuis bien assez longtemps ici pour gagner la confiance du patron.

    Le blond à bouclettes essuyait une table vidée de ses clients dont la soif était étanchée quand il entendit la clochette de la porte tinter. Beaucoup trouvaient cette clochette ridicule, mais Nils était du genre têtu, et il l’aimait bien, donc la clochette ne bougerait pas. C’était son dernier mot. Au bruit de sonnette, le barman releva la tête, depuis un coin de la salle. Visiblement, ce n’était pas un habitué du bar. Du moins quelqu’un avec cette couleur de cheveux, croyez-moi qu’il s’en souviendrait. Il finit d’empiler ses verres sur son plateau pour les ramener au comptoir au plus vite. On ne faisait jamais attendre un nouveau client. La première impression était souvent la bonne, et déterminait souvent si un client allait revenir ou non. Et plus il avait d’habitué, mieux Nils se portait.

    On pourrait croire comme ça que le barman pensait surtout au profit, ce qui est sans doute le cas de beaucoup de barman, ou même de ses propres collègues. Mais pour Nils, c’était juste une question d’agrandir son entourage. Il aimait revoir ses clients, même si ce n’était qu’occasionnellement. Et en général ces personnes le lui rendaient bien. De cette manière, le blond avait l’impression de compter pour les autres, même s’il n’était bon qu’à faire des cocktails.

    Tandis qu’il revenait vers le bar, il regardait le nouveau venu s’installer dans un coin du comptoir. A sa manière de déambuler dans la pièce, Nils était presque sûr qu’il n’était habitué à aucun bar. Sauf qu’en général, on ne venait pas seul dans un bar pour une première fois. Du moins pas sans une bonne raison. Mais ses questions passèrent au second plan quand il arriva enfin à sa hauteur. Ce n’était pas ses affaires, et Nils préférait laisser sa curiosité de côté.

    C’est un « Bonsoir » enjoué et souriant qu’il lança alors, comme à son habitude, tout en passant derrière le bar pour y déposer son plateau un peu trop chargé.

-« Je vous sers quelque chose ? »



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Hier à 16:59

Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.Yoshino & NilsL'endroit n'était pas aussi vulgaire que le jeune homme l'avait imaginé et, Yoshino était resté bloqué sur ce préjugé même après avoir pénétré le lieu. C'est après avoir observé autour de lui durant plusieurs minutes, qu'il dût reconnaître que l'établissement « le Quiver » n'était pas ce qu'il avait imaginé. Il s'attendait à se retrouver dans un endroit affreusement bruyant, mal entretenu, abritant un ramassis de business-mans venus étouffer leur journée stressante à l'aide d'alcool. Au contraire, « le Quiver » était plutôt tranquille. Seuls des brides de discussions et quelques petits éclats de rires modérés venaient taquiner le besoin permanent de calme du Tokugawa. Tant mieux. Le jeune homme allait pouvoir se poser un peu avant de retourner affronter le froid de la nuit. Yoshino n'avait pas prêté attention au blond faisant le service, jusqu'à ce que ce dernier repasse derrière le bar.

- « Bonsoir. » Lança l'étranger avec un enthousiaste sonnant sincère.

C'était un jeune homme à peine plus âgé que Yoshino. Sa nationalité n'était pas simple à définir, mais le Tokugawa l'avait rapidement classé dans les « Européens ou, pas très loin du moins ». Cet homme qui tenait le rôle de barman portait un tablier et semblait trop à son aise pour n'être qu'un simple garçon de service. Le japonais n'avait pas pu s'empêcher de trouver ses cheveux blonds et frisés amusants. Le barman était aussi très souriant. Malheureusement, il portait de lourdes cernes, lesquelles lui donnaient un air fatigué. Yoshino avait l'impression que sourire lui demandait des efforts colossaux.

- « Bonsoir, monsieur. » Répondit Yoshino avec une politesse et une gestuelle trahissant qu'il était parfaitement bien éduqué.

Comme à son habitude, Yoshino souriait au point de fermer les yeux à moitié. C'était une façon courtoise d'éviter de regarder ses interlocuteurs dans les yeux. C'était l'une de ses nombreuses astuces pour éviter d'utiliser malencontreusement son don charmeur sur des civils.

- « Je vous sers quelque chose ? » Enchaîna le jeune homme au tablier.

Yoshino écarquilla subitement ses yeux dorés. Il ne s'était presque pas attendu à ce qu'on vienne lui poser une colle dans un endroit comme celui-ci. Si la question semblait naturelle, elle n'en était pas moins dérangeante. Il s'était légèrement penché sur le côté de sa chaise, toujours tout sourire, regardant les panneaux derrière le barman. Ces derniers affichaient seulement les promotions et les nouveaux produits, ce qui contraria le japonais. C'était comme si, il n'y avait pas besoin d'une carte. Comme si, tout le monde connaissait sur le bout des doigts chaque boisson servies dans ce bar.

Tout le monde, sauf Yoshino Tokugawa.

- « Ne m'en voulais pas... » Murmura Yoshino de sa voix douce avant de plonger son Regard Impérial dans les prunelles noisettes du barman. Il reprit la parole que lorsqu'il fut certain que son pouvoir avait réussi à captiver toute l'attention de l'étranger aux cheveux blonds. - «... Pourquoi ne pas me servir ce que vous jugez être votre meilleure boisson ? Quelque chose de presque trop prestigieux pour être servi à n'importe qui, quelque chose que vous ne servez qu'à de rares occasions... Je suis certain que vous pouvez me préparer quelque chose de cette trempe, je vous en serais grandement reconnaissant, monsieur le barman... »
© Justayne

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Hier à 21:21


Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.


   Ce sourire presque trop poli perturba quelque peu le jeune homme bouclé. Il faisait comme tâche dans le décor du Quiver. Une trop belle tâche perdue au milieu des poivrots bien heureux qui côtoyaient le bar de Nils. Non pas que le blond n’aimait pas ses poivrots, au contraire, mais un client de cette prestance, c’était assez inhabituel. Il avait la tête du gosse qui a été trop poli toute sa vie, et le barman le surnomma rapidement monsieur poli dans sa tête. Le propriétaire des lieux donnait toujours des surnoms à ses client, sans jamais les leurs dire. On ne se présentait que rarement à son barman après tout, il n’était bon qu’à vous servir, à vous écouter, mais pas à vous connaitre. Tous connaissaient son nom, grâce à une simple étiquette accroché à son gilet, mais lui ne pouvait que les nommer comme bon lui semblait. Monsieur Poli donc. Du moins pour le moment. Il finirait certainement avec un nom de cocktail sur la tronche, comme tous ses clients.  

    Nils riait un peu intérieurement, un peu comme à chaque nouvelle rencontre atypique, mais se calma aussitôt en croisant le regard doré qu’il croisa de ses prunelles noisette. Le temps n’était pas au rire. Son sourire disparu par la même occasion, il était trop intrigué par ce qu’il avait sous les yeux. Il avait comme un léger pressentiment, mais ne savait dire quoi. Toutefois, il comptait bien lui faire plaisir !

    Il cherchait un quelque chose qu’on ne servait qu’en de grandes occasions. Nils haussa un sourcil. C’était un habitué des bars en fin de compte ? Soit il cachait bien son jeu, soit il jouait bien la comédie. Mais le barman était prêt à l’impressionner, visant tout de même quelque chose de doux. Son client était certainement plus jeune que lui, et il n’avait pas une tête à sortir souvent au bar. Le brusquer avec un Winston n’était sans doute pas la meilleure idée. Et puis ces cheveux cyans… L’idée était toute trouvée. Et le sourire de Nils avec.

-« Vous savez, ce que je juge comme étant le meilleur ne le sera pas forcément pour vous. Mais quelque chose d’inhabituel, ça, c’est dans mes cordes bien sûr. »

    Nils disparut derrière son comptoir, se baissant pour fouiller son stock de bouteille. Il mit vite la main sur le curaçao tant reconnaissable par sa couleur bleue pétante. Mais ne voulant pas dévoiler la blague tout de suite, il la cacha bien derrière le rebord du comptoir, hors de vu.

-« Vous pouvez jeter un œil sur le bar le temps d’une minute ? Je ne garde pas mes meilleures bouteilles ici, la chaleur du bar n’est pas très bonne pour elles. »

    Nils termina avec un clin d’œil avant de filer dans l’arrière salle gardée au frais, faisant office de cave à vin, prêt à farfouiller dans les alcools qu’on ne sortait jamais. Il finirait bien par trouver ce champagne tout droit venue de France. Le barman savait se fournir en bonnes bouteilles, mais ne les sortaient qu’en de rare occasions. C’était ce que demandait monsieur politesse, alors soit, il allait être servi. Le petit homme aux bouclettes revint vers la salle principale, toujours aussi calme, après avoir soufflé un bon coup sur la bouteille encore fraiche, qu’il posa sur le bar, assez fier de lui.

    Au final, il n’avait pas besoin de grand-chose. Le champagne faisait tout le travail. Mais Nils n’allait pas s’arrêtait à la recette. Cela serait bien trop ennuyeux sinon. Donc, dans une coupe de champagne - bien sûr, un peu de prestige que diable ! – on verse deux doigts de curaçao bleu, son petit gout d’orange parfait pour relever n’importe quel cocktail, un petit doigt de vodka pour réveiller les papilles, trois gouttes de crème de cassis pour adoucir le tout, et enfin on complétait le tout avec le champagne - qui fit un magnifique bruit quand le bouchon sauta pour s’écraser contre le comptoir, afin de ne blesser personne. Le cocktail en ressortit avec une magnifique couleur bleutée, à peine assombrie par le cassis. Nils couronna délicatement le tout d’une cerise confite, petite touche qui contrastait avec la couleur vive du verre. Il aimait bien améliorer les recettes. Faire toujours la même chose était ennuyeux, et cela lui permettait de casser un peu sa routine. Il déposa alors enfin le verre prêt sur le comptoir devant son cher client, tout sourire.

-« Et voilà monsieur ! On l’appelle le Kir des dieux à l’origine, mais je l’ai un peu amélioré. J’espère qu’il sera à votre gout. »

    Avec un nom comme ça, il pouvait être sûr qu’il avait réussi à cirer les pompes de monsieur Kir des dieux –mouais, Nils allait encore réfléchir à son surnom.


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