UNTIL DAWN

 

 :: Characters :: Fiches :: Fiches personnages Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Izaya Kagami│Criminel [Validée]

avatar >
Criminel
Criminel







Fiche : ♦️
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 19



Voir le profil de l'utilisateur
Sam 14 Oct - 15:39
Kagami Izaya
Race : Humain
Sexe : > Masculin
Âge : 22 ans
Anniversaire : 12 Janvier
Nationalité : Japonaise
Classe sociale : Moyenne-basse
Groupe : Criminel
Métier : Glandeur professionnel dans un bidon ville et occasionnellement artiste de rue
Sexualité : We still don't know
Loisirs : La magie, le théâtre, les blagues, s'occuper des autre, remonter le moral des autres, les déguisements...
Pseudo sur Kaibyou : White Rabbit
Particularité : Il est aveugle de l’œil gauche, il y met donc un monocle en général, pour excuser sa maladresse sans pour autant montrer qu’il n’y voit rien.
Avatar : Edogawa Ranpo, Bungo to Alchemist
Mental
Izaya ? Peu de personnes le connaissent réellement. Quand on parle d’Izaya, on ne sait même pas si on parle réellement de lui ou si on parle du magicien. Il faut dire qu’on le voit plus souvent avec son costume en ville que sans. Ou alors vous ne le reconnaissez juste pas. Allons-y par point.

« No, I ain't too flawless and no, I ain't the best. And no, I don't say sorry and no, I ain't perfect »

Déjà, ce filou a pas mal de défauts. Normal pour un criminel me direz-vous. Et bien… Disons qu’il a d’autres défauts. Oui, il est possessif. Très possessif. Mais pas égoïste. Vous voyez la nuance ? Je vous explique : mon bon à rien de petit-fils galère toujours à toucher quoique ce soit. Le seul moyen pour lui de ne plus avoir à réfléchir pour mettre ses vêtements, c’est de s’y habituer au point qu’ils fassent comme parti de lui. Et il en vaut pour toutes ses affaires. On parle là d’heures à rester collé à un objet. Alors non, son bien, on n’y touche pas. Il n’a juste pas envie de recommencer tout le processus juste parce qu’il a perdu son chapeau pendant un de ses vols. Croyez-moi qu’il préfère laisser l’argent s’envoler dans la rue juste pour le récupérer.

C’est d’ailleurs là un autre de ses défauts : les priorités. Izaya accorde plus d’importances à des trucs bien souvent inutiles. Pour son crime, il ne va pas chercher la manière la plus sûre de l’accomplir, mais bien la manière la plus voyante et spectaculaire. C’est ce pourquoi il vit après tout. Le spectacle, la magie, l’amusement… Je suis sûr qu’il se serait bien amusé en héros, mais comme il le répète souvent, il ne servirait à rien en tant que tel. J’essaye parfois de le convaincre du contraire, mais je fais fasse à un déni total.

Pourtant, Izaya n’est pas quelqu’un de mauvais. Certes, c’est un criminel maintenant mais il est devenu pour être gentil. Un peu comme un Robin des bois. D’ailleurs, il abandonne son crime dès que des citoyens se retrouvent en danger. Il fait toujours en sorte de causer le moins de dommages possibles, mais il a encore bien du mal à anticiper les héros et les dégâts qu’ils peuvent causer. Surtout qu’il a la fâcheuse manie de les énerver, en leur passant au travers, en les narguant, en les draguant même parfois ! Un vrai fanfaron qui aime les faire tourner en bourrique. Toujours pour amuser la galerie.

Sinon Izaya n’aime pas vraiment les autres criminels. Du moins ceux qui font du mal pour faire du mal. D’autres parviennent parfois à avoir son respect. De même pour certains héros. Il est souvent flatté de voir tel ou tel héros après lui, et s’amuse avec eux tout de suite après.

Izaya aime les gens. Il n’abandonne jamais quelqu’un derrière lui, même s’il est mauvais, même à son gout. C’est pour cette raison qu’il aime les amuser, leur remonter le moral. Même s’il ne les voit que peu ces derniers temps, il est resté assez proche de son frère et de sa sœur, qu’il contacte souvent par message, ainsi que sa mère. Il accorde une grande importance aux gens qu’il connait. Je le vois presque toutes les semaines, s’il ne m’appelle pas pour avoir un conseil, à propos d’un nouveau tour.

« But I am the man. »

The Magician, c’est un gentleman. Il est poli, soigné, un peu dragueur… C’est un rôle qu’il s’est donné au fur et à mesure qu’il a construit son personnage. Le monocle l’a achevé. C’est maintenant le magicien, classe et élégant (quand il ne trébuche pas sur le plancher), qui trouve toujours le moyen de plaisanter. Mais ça, c’est le magicien.

Et Izaya dans tout ça ? Je dirais que c’est un peu l’inverse. En vrai, je vois bien qu’il n’est pas très bien dans sa peau. Il s’est enfermé dans ce rôle et n’arrive plus à être lui-même. Je pense qu’il regrette amèrement d’avoir dévoilé son identité à tous. Il en est à se déguiser pour se balader dans la rue comme n’importe qui, pour ne pas être lui. Je suis presque sûr que s’il trouve une occasion pour se sortir de cette carrière de criminel, il la prendra. Il veut être célèbre, amuser les gens, faire le spectacle, mais je pense qu’il veut aussi une vie tranquille, comme tout le monde, à côté.

Physique

Tout le monde connait Izaya sous son costume de magicien, blanc à la cape noire, un damier bleu sur le revers, et son fameux chapeau haut de forme blanc, qui le rende reconnaissable entre mille. Mais au-delà de ça, le reconnaitriez-vous dans la rue ?

Sa fine et grande stature le mette légèrement au-dessus de la moyenne. Cette silhouette élégante et sa posture polie lui donnent toujours ce petit côté gentleman qui ne le quitte jamais, peu importe le costume. En dehors de sa multitude de déguisement bariolant son visage de toute les couleurs et de tous les âges, lorsqu’il rentre chez lui, Izaya porte toujours les même vêtements. Sans rigoler, il doit avoir 5 tenues différentes tout au plus. Toujours des pantalons longs, des chemises, un pull - son pull, sérieux, ne touchez pas à SON pull – quelques gilets sans manches, son manteau –on dit bien SON manteau- et quelques paires de chaussures et de chaussettes. Une simple petite commode suffit à tout ranger. Et elle est verrouillée en permanence. On ne sait jamais, on pourrait essayer de lui voler un caleçon, qui sait…

Izaya aime prendre soin de lui, sa peau sans imperfection en témoigne. Aucune cicatrice, aucun bleu, une peau claire et laiteuse. Même s’il vit dans un bidonville, ce bon monsieur a toujours cet air d’aristo sur le visage, ce qui provoque bien souvent les moqueries de ses voisins. Mais son côté magicien ne le quitte jamais. Au fond, c’est le magicien sa véritable identité. Izaya n’est que son double qu’il ne ferait connaitre à personne, se jugeant trop peu intéressant.

Son regard bleu perçant et rieur, et on pourrait même dire charmeur, ne transmet que la bonne humeur, l’assurance et la détermination. Les doutes, les chagrins et les peurs, il les garde pour lui, au fond de son (je répète, SON) lit. Dès qu’il sort, il porte son éternel monocle. En soit, il ne lui sert strictement en rien, ne voyant plus rien de son œil gauche, suite à un accident de jeunesse. Il n’y parait rien, mais aime bien se donner un petit air avec cet accessoire. De plus, lorsqu’il porte la cape du magicien, il aime faire croire que cet objet renferme un petit côté High-tech, le manipulant de temps à autre pendant les conflits. Ceux qui se laissent prendre évite ainsi son côté aveugle, ce qui l’arrange considérablement. Mais ne  vous y fiez pas. Il ne sert strictement à rien.

Ses cheveux mi-long, lui descendant dans le bas de la nuque, encadrent son visage d’une douce chevelure noir d’ébène, toujours bien brossée et coiffée. Et si le vent venait par malheur à les ébouriffer, Izaya n’hésitera pas, même en plein combat, à les remettre en place. On a la classe ou on ne l’a pas. Un petit nez pointu surmonte son sourire charmeur, qui laisse souvent apparaitre ses dents blanches quand son sourire moqueur apparait, ou quand il rit à gorge déployée.

Sous son costume de magicien, chacun de ses mouvements paraissent à une danse calculée pour le plaisir des yeux des spectateurs, de manière à les faire rêver, pour les empêcher de l’oublier. Chez lui, c’est un tout autre bonhomme qui se déplace, bien simplement, avec précaution même. N’oublions pas que sous son assurance, on a encore affaire à quelqu’un qui a peur de tomber dans le plancher s’il n’a pas son fouet sur lui. En parlant de son (SO- PAN ok j’arrête…) fouet, il est vrai que le voir toujours avec lui peut lui donner un air assez… chelou.  Mais il vous assurera toujours qu’il ne l’utilise que sur lui-même quand il est chez lui. Ce qui le rend tout aussi louche.
The Magician
Nom du Pouvoir : Intangibilité et Gravité +/-
Nature du Pouvoir : Don et Artefact
Costume : Izaya aime se faire passer pour ce cliché de magicien que l'on voit dans les films: grande cape noire, chapeau haut de forme et costume blanc, des motifs improbables dans tous les sens. On pourrait presque croire qu'un lapin sortirait de son chapeau. Et il en serait capable ! Vous n'imaginez même pas tout ce qu'il cache là dessous. Sous ses airs enfantins, il a surtout de quoi répondre à tout type de situation ou presque, bien qu'on ait du mal à imaginer comment un bouquet de fleur sorti de sa manche pourrait contrer un enragé armé d'un katana.

Description :
Intangibilité : C’est très simple : on ne peut pas toucher Izaya. Et à l’inverse, ce bonhomme galère à toucher quoique ce soit. Au point de devoir se concentrer pour simplement manger ou même marcher sans traverser le plancher, ou pire. Chaque jour il apprend à se familiariser avec de nouvelles choses, pour que cela devienne instinctif pour lui de toucher ces choses, comme ses vêtements, son lit, sa moto, ses outils… Ce qui le rend assez possessif avec ce qui lui appartient. Il a tant galérer à les toucher sans réfléchir qu’il n’est pas prêt à s’en séparer.

Mais le fait d’être intouchable, ce qui rend déjà assez fou ceux qui tentent de l’arrêter, n’est pas la seule corde à son arc. Ce fouet, transmit de génération en génération dans sa famille de magicien permet de réduire ou d’augmenter la gravité de toute chose qu’il touche. De ce fait, c’était l’accessoire idéal pour les tours de lévitation. Izaya s’en sert plutôt pour ne plus tomber sous le plancher, le gardant de ce fait toujours sur lui. Mais il est aussi bien pratique pour coincé ses poursuivants sous un poids invisible qui les retardera le temps qu’il faut.

Ainsi, on pourrait croire parfois qu’il vole. Il n’en est rien du tout. C’est juste que ne pesant plus rien, on peut le voir faire des bonds qui devraient être impossibles, ou même retomber lentement et sans dégât du haut d’un immeuble jusque dans la rue. A défaut de ne pas savoir maitriser son propre pouvoir, Izaya maitrise parfaitement son fouet, surtout lorsqu’il utilise sur lui.

D’un autre côté, le fouet ne fonctionne qu’au contact. Il est donc obligé de toucher ce dont il souhaite changer la masse. Par la suite, la durée de l’effet dépend simplement de la taille de ce qu’il touche. Un humain lambda sera affecté pendant quatre bonnes minutes. Un homme ou un objet plus grand verra ces effets disparaitre plus tôt, quelque chose de plus petit mettra plus de temps à retrouver une masse normale.

Il peut donc rendre un objet ou quelqu’un aussi léger que l’air, ou au contraire l’écraser au sol comme si un immeuble venait de lui tomber dessus. Mais Izaya fait bien plus attention dans le deuxième cas. Il ne voudrait pas tuer quelqu’un de cette manière par inadvertance.


Présent

Personne ne remarque ce mauvais magicien qui fait la manche au détour d’une rue, s’acharnant à faire disparaitre une pièce que tout le monde voit passer dans sa manche.  Ce mauvais prestidigitateur à l’allure la plus banale qui soit, cheveux sales, lunettes épaisses sur le nez lui donnant cet air louche ou pauvre, au choix, qui vous fait l’éviter instinctivement. Sa recette est bien pauvre. Mais son but n’est pas vraiment de vous faire cracher votre argent. C’est plutôt la banque  à l’autre bout de la rue qui l’intéresse. Du moins, ce qu’elle contient. Il passera plusieurs jours autour de cette banque, étudiant chaque possibilité qui le mènerait à l’intérieur. Un jour il sera magicien ambulant, l’autre jour vendeur à la sauvette, ou encore un vieillard mendiant avec son chien, emprunté à un ami du bidonville. Il fera ainsi un plan, deux plans, trois plans, créant plein d’échappatoire dans sa petite tête. Chaque soir il rentrera dans une maison non loin, qu’il aura identifié comme étant vide, ses propriétaire absents.

Puis viendra le jour J. Il mettra son plan à exécution. Cette fois, il compte bien envoyer valser les liasses de billets de banques dans le ciel. C’est sa marque de fabrique après tout. Une pluie de billet a toujours fait rêver les gens. Et il est tellement compliqué de tout récupérer tout cet argent auprès des habitants... Cela peut paraitre bien futile, mais c’est ce qui l’amuse. Au final, à part les grands patrons de banques qui voient leur argent s’envoler, peu de monde le prend au sérieux, et tout au pire rigole un bon coup à la vue du spectacle donné.

Que ça soit par les égouts, une paroi de la banque, ou même par l’entrée, aucun mur ou porte ne l’arrête, ce qui complique bien la sécurité de tout lieu pouvant l’attirer. Drapé de sa cape noir, son fidèle monocle sur l’œil gauche et son chapeau blanc vissé sur la tête, c’est avec un sourire narquois qu’il s’échappe toujours une fois son méfait accompli, un dernier salut digne d’un magicien avant de simplement disparaitre dans la paroi la plus proche, ou même dans le sol.

Le magicien peut utiliser tout type de stratagème pour ses tours : ballon à hélium, mini-bombe, jeu de cordes, tours de passe-passe, déguisement, tromperie, mensonges…. Sans jamais oublié son fidèle fouet qui fait généralement tout le travail. Il fait toujours tout pour atteindre son but, refusant la défaite. Il a cependant une limite : il refuse de blesser qui que ce soit d’innocent, c'est à dire les civils. Pour cette raison, dès qu’un combat avec un héros prend trop d’ampleur, il peut renoncer. Au final, il évite les dégâts, mais ne peut empêcher ceux causés par ses adversaires. Il a tendance à les énerver méchamment, étant parfaitement insaisissable, sans vraiment le vouloir, ce qui peut les rendre particulièrement violent, surtout ceux n'étant pas habitués à ses tours.

Il ne manquera pas bien sûr de garder une petite partie du butin, juste de quoi remplir ses poches, pour sa propre petite vie. La prochaine fois, il ira attaquer une bijouterie, ou un fourgon blindé, ou un musée… Tout est bon pour amuser la galerie.

Car là est son but : amuser, distraire, se donner en spectacle ! Et donner un peu de fil à retordre aux héros à l’occasion. Ses farces, sa bonne humeur et sa justesse en ont fait un criminel ayant une bonne renommée, n’étant détesté que par les personnes directement visées.

Son méfait accompli, il rentre chez lui, discrètement après s’être changé, au dos de sa moto. Pas pratique pour transporter grand-chose me direz-vous, mais bien pratique quand il s’agit de s’enfuir et de passer à travers un camion pour terroriser la police. Une voiture serait bien trop difficile à rendre intangible. Un peu avant la tombée de la nuit, se dessine à l’horizon Hinminkutsu, son chez lui. Izaya Kagami y retrouve son petit chez lui, qu’il a rendu douillet à souhait dans la mesure du possible pour un bidonville. Il y prend alors une pause bien mérité. Son prochain tour sera pour dans quelques semaines, tout dépend si une cible alléchante se présente.
Histoire
Les tics tacs ennuyeux résonnaient dans la salle de cours où le professeur racontait avec passion à quel point nous vivions dans un monde merveilleux, que nous étions dans l’histoire naissante d’un nouveau monde. Il était beau ce cours d’histoire oui, mais les gribouillages enfantins que je faisais sur mon cahier me passionnait bien plus. Je rêvais de pouvoir et autres évènements héroïques. C’était la période après. Déjà dans ma classe beaucoup crânaient avec leur dons ô combien incroyable. Les petits retardataires comme moi ne pouvaient que regarder en silence, encore bien heureux d’éviter les brimades. Je rêvais du pouvoir que j’allais bien pouvoir obtenir. Je devais rattraper mon meilleur ami, qui était déjà la coqueluche de la classe avec son don incroyable. Déjà il parlait de rejoindre l’académie pour devenir un héros. Et je ne comptais pas l’abandonner, il fallait que j’y aille moi aussi.

Dans ma rêverie, mon professeur m’envoya la brosse du tableau, pleine de poussière de craie, pour me ramener au cours. A la place, j’éternuai. Dans mon mouvement, je me sentis alors glisser de ma chaise, mais alors que je pensais atterrir sur les fesses sur le plancher de la classe, je tombais bien sur les fesses, mais sur le bureau d’un élève de la classe d’en dessous. La violence de la chute, et sa soudaineté me firent finalement tomber tête la première au sol et sous le choc, je ne compris plus vraiment ce qu’il venait de se passer avant de tomber dans les pommes.

...

Une araignée tissait sa toile tranquillement sur le plafond, préparant son piège avec une grande minutie. Elle ne laissait aucune échappatoire à ses futures proies. Un peu comme un magicien qui se préparait à toute éventualité pour tromper son public. Mon grand-père aimait bien les comparer, bien que leur méthode s’arrêtait dans la confection du piège, le magicien ne mangeant pas ses proies bien sûr… A moins qu’il existe un magicien cannibale… Cela serait assez flippant dans un sens.

Je me planquais ici durant mon temps libre, dans le débarra de mon grand-père. J’essayais, avec toute la mauvaise  foi du monde, de suivre les conseils de mon professeur pour ne plus passer à travers les objets, et surtout à travers le plancher : m’habituer à ce que je veux toucher, pour ne plus avoir à y penser. C’est bien, pour les objets oui mais… Je vais vraiment devoir m’habituer à chaque plancher, chaque carrelage que je vais croiser ? Je vais faire comment avec l’autoroute alors ? Je m’allonge dessus, au milieu de la route ? Conneries…

Cela fait déjà deux ans que j’apprenais à vivre avec. Autant dire que c’était un échec. J’étais devenu renfrogné, je m’énervais pour un rien, je m’isolais. Il faut dire que quand on vous sort des variations de « attention à la marche » tout au long de la journée, et ce depuis que vous avez 14 ans, on fatigue vite.  

J’entendis alors mon grand-père, qui farfouillait depuis un bon moment ses vieilleries, pousser une exclamation de joie. Il semblait avoir trouvé ce qu’il cherchait depuis des semaines dans ce débarra sans fin qui retenait tous ses souvenirs de jeunesse, ceux de sa carrière de magicien. Autrefois, c’était une tradition dans la famille : on devenait tous magiciens, et on se refilait tout ce bazar. Mais depuis l’histoire de la faille, les magiciens, c’était fini. Qui pourrait croire en des tours de passe-passe futiles quand en face on avait quelqu’un qui crachait des boules de feu ou volait tel un oiseau ? Les magiciens avaient perdu leur attrait, et leur boulot au passage. Mon grand-père avait eu de la chance, le métier était mort au moment où il se mettait à la retraite. Mais ce n’était pas le cas de mon père. Il était en plein dedans, et il avait vu sa carrière se fracasser morceau après morceau dans cette faille de tous les diables. Très vite, ma mère avait dû trouver un boulot à côté. C’en était fini des voyages à travers le monde. Mon père suivit peu de temps après. Il allait avoir un enfant à nourrir, et son rêve de magie et de spectacle ne suffirait pas pour entretenir sa famille. Ma mère est libraire, mon père devint un simple employé de bureau, comme ces fameux salary-men que l’on croise dans tout Tokyo.

Ma petite famille n’était pas riche, vivait avec ses petits moyens, mais avait le mérite de rester soudée. Mes parents, mon frère et ma sœur, mon grand-père… On était un bloc que personne ne bougerait. Du moins, c’est l’idée que je m’en faisais à l’époque.

Donc, mon grand –père était pour le moment heureux d’avoir retrouvé une de ses vieilleries qui avaient au moins le don de m’amuser. Quand on a un passé de magicien dans la famille, il est normal que la nouvelle génération s’y intéresse, et ce malgré les remontrances d’un paternel qui nous garantit jour après jour qu’on ne peut plus rien en tirer. La tête de gran-pa sortit de derrière la vieille boite où il faisait autrefois disparaitre ma grand-mère, un grand sourire sur les lèvres.

-« Izaya, viens voir ça, ça va te plaire !

-Tu dis ça à chaque fois tu sais… »

Selon mon aïeul, tout était incroyable dans ce débarra, ce qui n’était pas totalement faux, mais j’en avais fait presque le tour. Il m’avait montré comment marché chacun de ces trucs. C’était marrant, certes, mais j’étais dans le même cas que toute personne de ma génération : c’était dépassé.

-« Je te promets que cette fois, tu ne vas pas en revenir ! »

Au vu de son enthousiasme, j’étais obligé d’aller voir. Et puis, rester allongé sur le parquet n’était pas non plus des plus passionnants. Quand j’arrivai près de lui, il sortait d’une vieille boite poussiéreuse ce qui ressemblait d’abord à une corde noire, mais quand une poignée ouvragée et dorée suivie la lanière noire, je compris que c’était plus un genre de fouet. Autant vous dire que je regardai mon grand-père d’un drôle d’œil sur le moment…

-« Laisse-moi-t ’expliquer avant de faire cette tête ! »

Oui grand-père, explique-moi… Parce que là, j’ai peur.


Il y a fort longtemps, le grand-père de mon grand-père, dont je porte le prénom aujourd’hui, Izaya Toritsumi aimait faire le tour des petites villes autour du Japon pour en amuser ses habitants. Il avait commencé à se faire connaitre de cette manière, pour finalement passer sa dernière décennie sur les grandes scènes du monde. Une montée incroyable, surtout quand on est le premier magicien de sa famille. Son succès aurait pour première origine ses merveilleux tours de lévitation, qu’il pratiquait sur lui-même. Il se serait diversifié ensuite, une fois les moyens obtenu pour préparer de nouveaux tours. Personne n’avait réussi à expliquer ses fameux tours où on le voyait flotter sans problème au-dessus de tout et n’importe quoi.

Tout était parti d’un jour où mon ancêtre s’était arrêté au pied d’un arbre, épuisé, après avoir fui un village où on l’avait traité de charlatan. Ses tours de magies, mal préparés, étaient si simples à discerner qu’il en était ridicule. Alors si après il demandait de quoi se payer à manger à ces mêmes passants qui se moquaient de lui, et bien cela n’était pas très bien passé.

Izaya riait de son incapacité à faire ce qu’il voulait simplement : amuser les autres. Un rire sec, pour éviter de craquer. Il ferait mieux demain. C’était ce qu’il se disait tous les jours.

-« Pourquoi tu ris si tu es triste ? » demanda alors une petite voix perchée dans l’arbre.

Le jeune homme leva son regard vers la petite chose qui l’observait l’air intrigué. D’après mon grand-père, Izaya n’avait jamais réussi à donner une description précise de cette chose. Les autres pensaient qu’il était juste trop bourré pour s’en souvenir. Et que toute cette histoire n’était qu’une légende. Rien d’étonnant à ça. Donc, Izaya lui répondit avec un sourire :

-« Tant que je peux avancer, ça ne sert à rien de s’apitoyer sur mon soir. Il y aura encore demain. »

La petite chose le regarda, pensive, avant de disparaitre. Cette scène se reproduit plusieurs fois alors, à chacun des échecs d’Izaya. La créature, qui après de longues réflexions de mon ancêtre s’avéra être un yokai, le suivait à chaque fois. Mais, après tant d’échec, aussi optimiste que l’on soit, on finit par craquer. Izaya avait décidé d’abandonné, de nouveau assis là sous un arbre au bord d’un chemin.

-« Tu ne peux plus avancer ? » Avait alors demandé l’esprit.

-« Pas sur cette voie visiblement. Je vais rentrer chez moi maintenant, dans la honte. »

-« Je peux venir avec toi ? »

-« Tu ne serais pas heureux en ville, crois-moi… Je vais retourner à la forge de mon père… S’il m’y accepte. »

-« Et si je t’aidais ? »

Tout était parti de là. Un simple esprit capable de changer la masse des choses et des gens avait décidé d’aider mon ancêtre, parce qu’il s’ennuyait. Et parce que la magie lui plaisait. Avec le temps, il avait trouvé refuge dans un fouet qu’Izaya avait fait faire spécialement pour lui, trouvant cela bien plus marrant qu’une simple baguette magique, et bien plus pratique, vu qu’il avait besoin d’un contact. Et ce fouet, il était toujours là. D’après mon grand-père, ce n’était qu’une légende, vu que le fouet n’avait plus marché après Izaya. Mais rien ne m’empêchait d’essayer n’est-ce pas ? Après tout, après avoir passé ces dernières années à m’ennuyer, pourquoi on ne pourrait pas s’amuser tous les deux ?


La fin des cours venait de sonner, tous les élèves se dirigeaient lentement vers leurs occupations de l’après-midi. De mon côté, je préférais parlais à une jeune demoiselle de ma classe. Depuis que j’ai mon fouet, même s’il me sert juste à ne pas tomber à travers le plancher, j’ai regagné confiance en moi. Me concentrer sur lui et non plus sur moi est bien plus simple, et il m’arrive bien moins d’accidents depuis quelques temps. Nous parlions donc, elle et moi, au tournant d’un couloir, au sommet des escaliers. Je savais que j’avais une touche avec elle, et je voulais tenter le tout pour le tout, un cinéma ce weekend ! Je n’avais jamais imaginé sortir avec qui que ce soit jusqu’alors, alors si en plus j’aimais bien cette personne, je voulais tenter. La jeunesse, vous savez ce que c’est.

Nous parlions donc. De quoi ? Je ne sais plus trop. Je me souviens juste que derrière nous, les fanfarons de la classe rigolaient avec leur pouvoir, jusqu’à ce que j’entende la fenêtre derrière moi éclate, nous faisans sursauter tous les deux, la fille et moi. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? En y réfléchissant, je pense que j’ai d’abord voulu être sûr d’être intangible pour ne me prendre aucun débris de verre. Puis J’ai voulu attraper ma camarade qui dans son sursaut tombait en arrière dans l’escalier. Mon accident était arrivé entre les deux, j’étais redevenu physique tandis que des débris de verres de situaient en moi. Après, c’est assez flou.

L’attente de l’ambulance m’avait parue longue, et le trajet jusqu’à l’hôpital d’autant plus. Je passai plusieurs heures à me faire opérer, non pas pour enlever les bouts de verres en moi, ils étaient parti peu de temps après, mais pour réparer les dégâts qu’ils avaient causé, et où. J’ai souvent pensé que la découverte de mes pouvoirs avait changé ma vie, mais finalement c’est bien cet accident qui acheva mon être.


Je m’amusais à faire rire ma sœur et mon frère avec des petits tours de magie, assis dans notre chambre. Nous tâchions de rester assez silencieux, comme pour éviter de faire exploser les étincelles qui parcouraient l’air de cette maison. Mon opération avait couté cher. Trop cher. Bien trop pour ma famille qui arrivait tout juste à joindre les deux bouts jusqu’alors. Je m’étais plutôt bien remis, seul mon œil était resté aveugle. Ils avaient pu sauver le côté esthétique, mais pas le côté technique. Je faisais apparaitre à nouveau un bonbon de derrière l’oreille de ma sœur quand on entendit la porte d’entrée claquer. Nous avions tous retenu notre respiration, c’était la bombe qu’on attendait. Et déjà on entendait notre père se plaindre, se disputer avec ma mère, pour tout et n’importe quoi. Il était épuisé, accumulait les boulots, tout comme ma mère. Et c’était ma faute. Tout ça à cause de l’argent. Un bruit violent dans la cuisine me força à quitter la chambre. Il était hors de question que leurs disputes à cause de moi dégénèrent. Le temps que j’arrive, la porte claqua à nouveau. Mon père était reparti, ma mère pleurait dans la cuisine. Même si elle refusait de me dire quoique ce soit, c’était le stress et l’argent qui était la cause de tout. Les factures impayées qui attendaient sur le bureau de mon père depuis des jours en étaient la preuve. Il fallait juste de l’argent. Et où en trouver ? Travailler ? On sait bien que ça ne suffira pas. La banque ? Mes parents y avaient déjà un prêt. Mais… Cela faisait des jours que j’y songeais. Et si je récupérais juste un peu d’argent dans le coffre ? Cela serait simple comme bonjour, et arrangerait bien des choses.

C’est donc à 18 ans, mon diplôme tout juste obtenu, un an après mon opération, que je commis mon premier méfait. Cela avait été simple : bien cacher mon visage, prendre un sac et passer à travers le mur de la banque au milieu de la nuit. Le plus dur fut d’attraper des liasses de billet, mais une fois fait, rien n’avait pu m’arrêter, pas même le gardien qui m’avait juste regardé traverser le mur d’un air désabusé. Et j’avais fui. J’étais resté un petit moment dans un magasin fermé, jusqu’au petit matin, quand la police avait arrêté de chercher.

J’étais rentré chez moi, l’âme d’un vainqueur en moi. Discrètement, je laissais un peu de mon butin, tous les jours, dans le sac de ma mère et de mon père, en espérant qu’ils ne se rendraient compte de rien. Ma mère fut la première à comprendre. Mais au lieu de me sermonner, elle me glissa un simple merci, l’air de rien, avant l’heure du coucher.

Plusieurs mois plus tard, je recommençais, dans une autre banque. C’était si simple. Mais cette fois-là, mon père compris. Il était là, le matin où je rentrai de ma nuit de crime. Il n’était pas bête. Mais mon père était quelqu’un de juste, d’honnête. Pour lui, je n’étais qu’un criminel, même si je voulais aider. Il s’en suivit la plus longue dispute de ma vie. Le résultat : j’étais à la rue avec mon sac sur le dos.

Je partis bien sûr me réfugier chez mon grand-père, qui étrangement, comprit bien plus mon point de vue que celui de mon père. Et puis, il ne pouvait pas me laisser à la rue, il m’aimait bien trop pour ça. Il ne tenta même pas de me faire avoir des remords, il savait bien que ça ne marcherait pas. Je ne faisais que prendre aux riches pour donner aux pauvres, en cette occasion ma famille. Je restais donc caché chez lui, réfléchissant à quoi faire maintenant.


Je me promenais dans la rue, comme j’avais l’habitude de le faire. Je ne faisais rien de mes journées, à part faire des petits tours de magies dans les rues pour amuser les passants. C’était bien ce que les tokyoïtes avaient besoin : s’amuser un peu. Puis je le vis, ce petit homme qui pleurait sur son banc. En bon samaritain, je vins essayer de l’amuser, et bien que je parvins à lui arracher un rictus, le moral n’y était pas. On lui avait refusé un prêt qui lui aurait permis de payer les études de sa fille. Un cas classique. Le jeu des circonstances fit le reste. Un fourgon de fonds s’arrêta au feu rouge, juste devant nous. Je souris :

-« Monsieur, je vais vous faire un meilleur tour de magie ! »

Quelques minutes plus tard, des milliers de billets s’envolaient à travers l’avenue. Mon visage était à découvert, je n’en avais rien à faire, tous les passants riaient, chipaient des billets et courraient dans tous les sens. Les autorités elles me courraient après. Mais jamais elles ne pourraient m’avoir. De là, je devins un criminel, le magicien. Quelques temps plus tard, après avoir passé chaque instant à me cacher, je trouvais enfin Hinminkutsu. Désormais, j’emprunte ou construit mon matériel avec mon grand-père, envoie un peu d’argent à ma mère tous les mois dans la plus grande des discrétions, et commets mes crimes dès que l’envie m’en prends. Tout ça dans quel but ? M’amuser. Il ne sert à rien de vivre si on n’y prend aucun gout.

Joueur

Pseudo : Mystariko
Fiche joueur : You really want to know me ?
Commentaire : Je t'aime espèce de petit taré !!!


_________________

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : Une tartelette à la fraise.
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 18



Voir le profil de l'utilisateur
Dim 12 Nov - 12:44
Si vous le voulez bien, commençons !

Là où je pioche la grosse partie de mes avatars dans Touken Ranbu, tu sembles bien partie pour faire de même avec Bungo to Alchemist ! Parfait ! Petite mention pour le prénom qui est très fun, faisant au passage référence à cette merveille de Durararara!!

Pour le Mental, tu as choisis d'utilisé un autre personnage pour le décrire d'une manière original et amusante et, j'approuve totalement. Tu poses le mystère sur le fait "qu'il a du mal à toucher les objets" (ce qu'on devine lié au pouvoir), sans réellement perdre le lecteur qui ne connait pas encore le pouvoir d'Izaya. Tout va bien ! Pour le reste, Izaya est déjà introduit comme un personnage avec classe, amusant, légèrement décalé par rapport au standard des Criminels ce qui, le rend d'autant plus attachant !

Pour le Physique, je dirais juste qu'on a compris QUE C'EST SES AFFAIRES ET QU'ON NE DOIT PAS Y TOUCHER !!

Passons au pouvoir, je crois que c'est l'un des problèmes les plus compliqués à résoudre pour la Ligue de Justice ! On peut pas le toucher, rien ne peut le toucher, bref, Izaya il a de quoi rendre fou et, son caractère n'arrange rien ! Je vois de loin les RPs tordus que ça va donner contre les Héros... Néanmoins, ça ne reste pas abusé, car certains pouvoirs et artefacts doivent bien pouvoir quelque chose contre lui ! Je ne doute pas cependant pas que Izaya a plus d'un tour dans son chapeau !

Concernant le Présent, il est vraiment canon ! La mise en situation nous donne un bon avant-coup du personnage et de sa façon de procéder, j'ai beaucoup aimé cette partie (du moins, encore plus que les autres !). Concernant le Passé, j'aime bien la "banalité" de comment les choses évolues car, elles sont profondément crédibles. Petite note : Tu n'as pas fait l'erreur de jouer la carte de l'artefact avec l’ancêtre d'Izaya alors que la faille n'existait pas encore. Chapeau !

Et c'est avec joie que je valide le tout premier Criminel du forum ! Amuses-toi bien avec ton second chouchou, Mysta !

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Izaya Kagami│Criminel [Validée]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [Validée]Les techniques de Akari Hadashi
» René Civil devant le tribunal criminel
» Izaya Kida
» [Validée]Un Joyeux Hey de la part de Sora =)
» Rose (Pré-validé par Wolf Print)

Until Dawn :: Characters :: Fiches :: Fiches personnagesSauter vers: