UNTIL DAWN

 

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Nils Erling│Civil [Validée]




Fiche : ...
Liens & Relations : ...
Journal : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 37



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Mar 5 Sep - 16:24
Nom & Prénom
Race : Humain
Sexe :Masculin
Âge : 25 ans
Anniversaire : 12 Décembre
Nationalité : Norvégienne
Classe sociale : Haute
Groupe : Civil
Métier : Barman et Médium sur le net
Sexualité : ?
Loisirs : Lire, étudier, jouer du piano, la cuisine... Nils trouve toujours un truc à faire et n'aime pas s'ennuyer.
Pseudo sur Kaibyou : Spoiler
Particularité : Deux boucles d'oreilles décorent son oreille droite.
Avatar : Kutsuna Satoru, Canis
Mental
Nils a toujours cet air souriant sur le visage, ce calme envoutant, ce non-stress apparent qu’il affiche le plus souvent. Nils n’est pas du genre à stresser pour des problèmes enfantins comme un problème de commande, ou dans ses relations. Il est assez fataliste. Si on ne peut rien y faire, on n’y peut rien, autant continuer à aller de l’avant. C’est bien ce but qui monopolise sa façon d’agir : ne pas s’arrêter. Si un problème devient trop grand, soit il le règle, soit il le contourne, mais ne fera pas demi-tour.

Ne pensez pas pourtant que Nils garde son sang-froid en toute circonstance. Si les petits problèmes de la vie de tous les jours ne lui font pas peur, le danger lui par contre… Lorsqu’il sent sa vie en péril, d’une manière ou d’une autre, qu’on s’en prenne à ses amis, son bar ou lui, il est du genre à réagir de manière un peu trop hâtive. Voire désespérée. Il refuse de perdre à nouveau tout ce qu’il a, et devoir tout recommencer de zéro l’angoisse au plus haut point.

Nils complexe beaucoup par rapport à son manque d’éducation, ayant au final arrêté d’étudier totalement vers ses 14 ans, quand on donna plus d’importance à l’apprentissage de son don qu’à son éducation. Il étudie donc dès qu’il en occasion, mais privilégie toujours ce qu’il préfère, mettant ainsi l’histoire ou les langues de côté.

Pour cette raison, il se vexe assez facilement, se sentant toujours inférieur aux autres, et trouvant des piques là où il n’y en a pas forcément. On pourrait penser le contraire, au vu de sa fortune, mais la trouvant malhonnête, il préfère en faire profiter les autres. Du moment qu’il ne se met pas en péril, il est du genre très généreux, n’attendant rien en retour.

Au niveau de sa relation avec les autres, il est du genre assez ouvert tant qu’il est derrière son bar. Toutefois, dans d’autres lieux, sa timidité revient au galop, au point de se sentir mal aux milieux de trop d’inconnus. Il n’aime pas parler de lui, pour des raisons évidentes, à l’heure actuelle, personne ne sait réellement d’où il vient. Il est par ailleurs difficile d’enquêter sur lui, sa propre identité étant falsifiée.

Il aime rendre service, sauf si cela implique quelque chose de très mauvais pour lui, comme toujours. Tant que cela reste dans ses cordes, il fera ce qu’il peut, et encore plus si vous faites partis de ses proches.

Dans ses passions, on trouvera premièrement le piano, dont il a repris les cours quelques temps en arrivant au Japon, pour finalement jouer par lui-même quand il en a l’occasion. Il en est même arrivé à faire des cours pour les jeunes de son immeuble l’ayant entendu jouer. Il y a ensuite ses lectures, ou ses études comme il aime les appeler. On peut trouver tout genre de livre dans ses étagères, pour apprendre les mathématiques, la science, la littérature… Nils aime apprendre des petits tours de magie, mais il faut dire qu'il n'est pas particulièrement doué.  Il aime ussi la cuisine, bien qu’il ait encore du mal à manger beaucoup après ses années d’errance. Il tente souvent des nouvelles recettes, mais il aimerait bien pouvoir les partager avec quelqu’un.

Au final, Nils ressent souvent un grand sentiment de solitude lorsqu’il se retrouve chez lui, seul, en attendant de retrouver les autres au travail ou dans ses rêves.

Physique

Nils, c’est le petit blond que vous voyez installé derrière le comptoir du Quiver, ce bar qui fait un carton depuis quelques années. Il n’est pas bien imposant, je vous l’accorde, du haut de son mètre soixante-dix, et de sa faible corpulence. Ses années de vagabondages ont rendu ce corps sec et agile, bien que parfois maladroit sur ses jambes, à cause d’un genou abimé fraichement remis. Il fera toutefois attention à garder une démarche enjouée pour ses clients et ses amis, réservant sa démarche trainante pour quand il est seul.

Son visage fatigué essaye toujours d’afficher un sourire sur ses fines lèvres. Malheureusement, son teint pâle souligne toujours les cernes qui entourent ses yeux noisette. Mais cela ne l'empêche pas de toujours montrer un regard rieur, surplombé par de fins sourcils tout aussi blonds que sa chevelure.

Nils apporte un soin particulier à sa chevelure, blonde et bouclée, qui termine son mince visage à la perfection.

On peut aussi noter les deux boucles d’oreilles argentées qu’il porte depuis bien des années sur son oreille droite. On pourrait même dire qu’il a oublié qu’elles étaient là.
Coté vestimentaire, la plupart le connaisse vêtu de son éternel costume trois pièces souligné par son tablier noir et son nœud papillon. Il y aurait bien des surpris si vous le rencontriez en dehors de son lieu de travail. Nils s’habille toujours selon la saison, privilégiant le confort à l’esthétisme, tout en évitant les fautes de gout. D’un style assez classique, son corps mince a le mérite de pouvoir presque tout porter.
Spoiler
Nom du Pouvoir : Rêverie Future
Nature du Pouvoir : Don
Costume : Pouet
Description :
Nils ne parle jamais précisément de ses pouvoirs. Il préfère dire qu’il ne contrôle pas grand-chose, que ses rêves sont aléatoires, et que les maitriser est extrêmement douloureux. Ce n’est pas totalement faut, mais la réalité reste quand même bien différente.

Pour faire simple, à chaque fois que Nils s’endort, il rêve du futur d'un autre. Il n’y échappe jamais, on peut même dire qu’il n’a pas passé une nuit complète depuis son enfance. Il commence généralement à rêver au bout d’une heure de sommeil, d’après ses estimations. Il lui arrive donc de faire des pauses minutées, afin de se reposer un peu en journée. Car l’inconvénient de ces rêves, c’est que selon ce qu’il voit, il peut se réveiller à tout moment, le plus souvent lorsque la personne qu’il suit s’endort, perd connaissance ou meurt. Pour peu que cela arrive en début de rêve, Nils se réveillera qu’au bout de quelques heures, ce qui n’est pas bien reposant. Ses siestes sont donc son seul moyen de tenir toute la journée. Ses rêves ne l’empêchent de se rendormir, mais s’il veut tout pouvoir noter, il doit le faire dès son réveil, vu que comme tout rêve, plus le temps passe, plus il en oublie des détails.

Nils est capable de rêver de toute personne qu’il connait un minimum. Il a besoin de pouvoir se l’identifier, de savoir qui est cette personne à peu près pour pouvoir en rêver. Il a aussi plus de chance de rêver d’une personne s’apprêtant à vivre un évènement grave ou important. Nils rêve donc de ses connaissances en priorité. Par ailleurs, il rêvera plus facilement d’une personne à laquelle il pense avant de s’endormir, arrivant donc à choisir, consciemment ou inconsciemment, une cible pour son rêve.

Le plus compliqué pour lui reste donc de choisir la date exacte de son rêve. C’est quelque chose qu’il ne maitrise vraiment pas, comme s’il y avait un rejet. A la fin de chacun de ces rêves, Nils tombera irrémédiablement malade. Comme si sa tête allait exploser.  

Aussi, Nils ne se réveille que s’il n’y a plus rien à rêver, c’est-à-dire si sa cible s’endort, s’évanouie, ou meurt. Autrement, il ne se réveillera pas. Si sa cible décide de rester éveillée plus de 24h, Nils ne se réveillera toujours pas.


Il est important de noter que Nils ne peut pas voir son propre avenir dans ses rêves. Il peut se voir lui-même, à travers les yeux d’un autre, mais cela s’arrêtera là. Mais par le passé il s’est avéré capable de pouvoir voir quelques secondes dans l’avenir en situation périlleuse, ce qui lui permettait en général de sortir de situations biens délicates. Mais n’ayant plus rencontré de situations dangereuses ces dernières années, c’est un peu passé aux oubliettes. Cela n’arrive donc qu’en de rares occasions.


Présent

La routine de Nils s'adapte à l'heure à laquelle il s'éveille, ses nuits pouvant aussi bien durer que quelques heures comme une demi-journée, voire plus dans certains cas rares. Que ce soit en sursaut, en hurlant ou en toute tranquillité, lorsque Nils se réveille, il accomplit toujours la même coutume: retranscrire son rêve dans un carnet. S'en suivait quelques minutes pour réfléchir puis il partait se laver.

La matinée pouvait alors suivre son cours. Son petit déjeuner avalé, il s’occupait alors de sa double vie, celle de Spoiler. Il avait bien des règles à propos de cela. Il avait dû en imposer entre ses clients réguliers, ceux qui enchérissaient ou même juste sur les réseaux sociaux. Ses clients avaient généralement droit à une clause de confidentialité, à leur demande, à une seule exception : si sa vision impliquait la vie d’habitants innocents, il était en droit d’envoyer l’information sur les réseaux sociaux. Parmi ses clients, on retrouvait dans ses enchérisseurs de grands hommes d’affaires, et chez ses réguliers des héros souhaitant prendre un avantage sur leurs Némésis. Nils se met aussi en droit de ne pas dévoiler l’avenir, n’encaissant rien alors, généralement s’il sent que la personne en question est malhonnête et que son rêve pourrait mettre en danger la population.

Après sa session internet passée, Nils passait à ses lectures avant de manger vers midi. Ses après-midi étaient divisées entre ses séances de piano, ses promenades ou encore ses micro-siestes qui lui permettrait de tenir toute la nuit au boulot.

Puis vient l’heure d’aller travailler, préparer l’ouverture du Quiver, son bar. Nils croisait quelques-uns de ses employés, plaisantait avec eux, les motivait, et c’était parti pour une soirée. Il est le seul à être présent de l’ouverture à la fermeture, pour la simple et unique raison qu’il n’ose pas encore laisser son bébé entre les mains de ses employés. Et aussi parce que rester seul chez lui ne lui dit rien, encore plus s’il s’agit de s’endormir. Donc il reste, bien que ses employés fassent tout pour qu’il prenne des vacances. Peut-être, un jour, s’il trouve quelque chose à faire durant son temps libre.

Sa journée se termine donc avec la fermeture du Quiver, quand Nils rentre enfin chez lui, à trois heures du matin passée. Il avale un fruit, vite fait, et se jette dans son lit, épuisé. Le blondinet s’endort lentement, la boule au ventre. Il appréhende toujours ses nuits, tandis qu’il est seul encore, dans cette chambre. Il se réveillera dans quelques heures, sortant encore d’un cauchemar, prêt à recommencer pour une nouvelle journée.
Histoire
Le vent envoyait valser la multitude de flocons de neiges à travers les rues sombres d’hiver de Fauske, s’écrasant sur la petite mine pâle que faisait un jeune homme à peine sorti de l’adolescence tandis qu’il tentait de s’abriter du vent glacé dans le renfoncement de la devanture d’une librairie fermée. Petit blond emmitouflé sous une couche épaisse de vêtements délavés et déchirés par endroit, il attendait patiemment l’ouverture du bar juste en face de la rue. Il n’ouvrait qu’en début d’après-midi, mais Nils n’avait pas grand-chose à faire d’autre à part attendre.

Il aurait très bien pu attendre dans sa petite tente plantée dans un parc laissé à l’abandon, mais il ne parvenait plus à supporter le vent frappant contre la toile dans un bruit assourdissant permanent. Le petit blond fixait avec insistance l’établissement en face de lui, sachant qu’il ne lui restait plus que quelques minutes à attendre. Sa montre, rescapée miraculée de son ancienne vie le lui rappelait à chaque fois qu’il sortait sa main de sa poche pour la regarder telle le messie.

Cette montre en argent, maintenant rayée au possible et à la vitre fissurée, lui avait été offerte par son père, bien des années auparavant, pour son anniversaire. Elle apportait une certaine note de nostalgie dans le regard noisette de Nils, suivie généralement d’un profond dégout alors qu’il la rangeait presque aussitôt dans sa poche.

Il n’avait pas quitté son père en très bon terme, ce qui avait conduit ce jeune homme à errer dans les rues de ville en ville pendant plusieurs mois, avant de réussir à trouver du travail dans ce petit bar. Nils y passait inaperçu, et arrivait enfin à manger convenablement, à défaut d’avoir un vrai logement. Mais il tacha de ne pas trop s’y habituer.

L’ambiance du bar était souvent lourde, le plus souvent peuplé d’hommes qui venaient juste de quitter leur boulot dans les carrières de marbres, épuisés et souvent ivres à la fin de la soirée. C’était un tel décalage par rapport à sa vie d’avant.

Nils était le fils cadet de la famille Søren, un nom dont tout le nord de la Norvège connaissait. Pour faire simple, le patriarche de la famille dirigeait l’entreprise du même nom, qui contrôlait d’une main de maitre les gisements de gaz et de pétroles se situant dans tout le nord du pays, faisant d’elle l’une des plus riches du pays. La maison familiale se situait dans la petite ville d’Hammerfest, tout au nord du pays.

Quand Nils repensait à sa vieille et grande maison, il y revoyait ces petits moments de joie qu’il avait passé durant son enfance avec sa mère et sa sœur. Musicienne de renommée, sa mère adorait enseigner sa passion à ses enfants. Le blondinet ne comptait plus le temps passé derrière le clavier du piano du salon, accompagné par sa sœur. C’était toute sa jeunesse, la musique, les farces entre frères et sœurs, les batailles dans la neige, les catastrophes culinaires en compagnie du majordome qui essayait d’empêcher la destruction de la maison ou encore les soirées passées au coin du feu à se raconter des histoires. Mais dans tous ces souvenirs, il y avait toujours un absent. Le grand monsieur Søren ne montrait que rarement le bout de son nez. Monsieur n’avait pas le temps. Pourtant il essayait, d’après ses dires. Quand il était là, l’ambiance à la maison était bien différente. La joie environnante laissait place au calme. On ne dérangeait pas le repos du guerrier.

Les deux enfants avaient appris à faire avec. Ces journées n’étaient pas des plus joyeuses, mais elles n’étaient pas désagréables non plus. Il arrivait même parfois, après moult encouragement de la part de leur mère, que le père Søren vienne jouer avec ses enfants le temps d’une petite heure. C’était aussi étrange pour l’adulte que pour les enfants, mais si défouloir. Ces moments où ils ne savaient pas trop à quoi s’attendre, ce temps de jugement, explorer les limites des uns et des autres. Ces moments étaient rares mais plaisant, et Nils y repensait parfois avec le sourire.

« Si seulement on avait pu continuer notre vie comme ça… »

Une lumière s’illumina de l’autre côté de la rue, l’éclairant ainsi de son ampoule sauteuse qui ne demandait qu’à rendre l’âme. Ce petit bistrot n’était pas grand-chose, mais un petit quelque chose qui lui permettait d’avoir un semblant de vie à l’heure actuelle. Nils s’empressa de traverser la rue, boitillant, pour venir s’abriter à l’intérieur, quittant le froid de la rue pour la chaleur poisseuse que lui offrait cet endroit depuis maintenant six mois.
Le propriétaire des lieux l’avait remarqué un jour où il fouillait les poubelles du bar. Une rencontre très classe que Nils aimerait bien oublier tellement il avait eu honte ce jour-là.

Par pitié sans doute, cet homme bourru qui dirigeait cet endroit lui avait proposé un petit emploi, sans doute pour ne pas laisser ce pauvre gosse totalement à la rue. Il ne le regrettait pas au final, Nils faisant toujours de son mieux au travail. Il avait même pu passer de la plonge au service en l’espace de quelques mois. Le blond savait que son patron avait perdu son fils il y a peu, et avait mis ça sur le compte de la nostalgie, et aussi de la chance. Il ne pouvait pas s’en plaindre de toute façon. Du haut de ses 17 ans, et vu sa condition, il ne voyait pas ce qu’il pourrait faire d’autre. Il n’était même pas censé être là.

Toute son enfance s’était accélérée une fois l’âge des neuf ans passé. Tout avait commencé avec un simple rêve. Un cauchemar bien trop réel qui avait désappointé le jeune garçon. Un rêve qui fut le point de départ de sa vie d’aujourd’hui.

Le vent frappait contre les vitres de la voiture qui roulait le long de la cote, allant jusqu’à faire trembler l’automobile qui avancer pourtant sans rechigner. Une main de femme attrape son téléphone, tapotant le numéro de chez elle. Elle ne surveille la route que d’un œil, elle l’a connait par cœur, et elle n’est jamais bien peuplée.

-« Sven ? Oui c’est moi. Je vais avoir un peu de retard, je n’ai pas réussi à me libérer plus tôt. »

Une conversation banale qui n’attirait pas l’attention. Il n’y avait rien de plus normal que cette scène. Une mère téléphonant chez elle pour prévenir de son retard.

-« Les enfants sont dans le coin ? Tu peux mettre le hautparleur, que je leur fasse un petit coucou ! »

Rien de plus normal. Et pourtant. Occupée sur son téléphone, elle ne remarqua la voiture qui tourna sec non loin. Pourtant la belle dame sourit, elle entendait la voix de ses enfants à l’autre bout du fil. Elle rit en les écoutant se plaindre de son retard, sa fille avait hâtes qu’elle revienne pour faire le gâteau qu’elles avaient prévue de faire ensemble, tandis que son fils voulait lui montrer le beau dessin qu’il avait fait.

-« Je rentre bientôt je vous le pro- »

La voiture d’en face apparaissait enfin dans le champ de vision de la belle dame blonde, qui fit une embardée en catastrophe sur le côté pour l’esquiver. Mais il ne lui en fallut pas plus pour perdre le contrôle du véhicule qui se précipita contre la rambarde qui après de longues années de loyaux services se rompit sous le choc, laissant ainsi la mère de famille et sa voiture partir vers la mer. Dévalant la pente, percutant rochers et autres arbres survivants de la cote, elle finit à la mer, où la voiture finit engloutie, lentement mais sûrement. La blonde n’avait conscience que du froid, totalement sonnée par le choc, le corps engourdie par la douleur extrême qui lui parcourait le long du dos, des jambes et de la tête. Affalée sur le volant, elle sentait le sang lui tomber sur les yeux. Elle savait qu’elle allait mal. Elle entendait encore la voix de ses enfants et de son majordome qui criait depuis le téléphone. Elle tenta bien de répondre mais ne put émettre qu’un gargouillis inaudible. Puis elle ferma les yeux.


Nils s’était réveillé en sursaut à ce moment-là, peu avant l’aube. Bien sûr il pleurait, là dans le noir, recroquevillé sur lui-même. Il ne comprenait pas. Qu’est-ce qui s’était passé ? Pourquoi avait-il vu cette scène horrible ? Et surtout, pourquoi les voix qu’il avait entendu lui étaient si familières ? En larmes, il finit par rejoindre le lit de sa mère, sous le prétexte du cauchemar pour chercher du réconfort. Il parvint à se rendormir quelques temps plus tard, épuisé.

La vie avait repris son cours, tout fut vite oublié pour Nils qui n’y repensait même plus les semaines passant. C’était une petite vie tranquille, et le jeune garçon n’avait rien pour se plaindre. Il adorait sa sœur, bien qu’elle aimait lui faire des farces, avait de bonnes notes à l’école, et pour cause, il adorait y aller, et tout ce que pouvait lui faire découvrir sa mère ou le majordome de la maison le passionnait.

Sa vie était son petit paradis, peut-être pas parfait mais il ne l’aurait changé pour rien au monde. Puis vint le cauchemar. Six semaines après son mauvais rêve, Nils et sa sœur attendaient patiemment le retour de leur mère, le premier dessinant tandis que la deuxième lisait un livre confortablement installée sur le canapé, tous deux non loin de la cheminée. La journée était venteuse, pour ne pas changer, mais au moins la pluie les épargnait. Mais le vent ne les encourageait tout de même pas à aller jouer dehors. Et puis leur mère n’allait pas tarder. Le téléphone sonna alors. Les deux enfants décrochèrent leur regard de leur activité pour regarder le majordome, qui avait aussi pour occupation de les garder, attraper le combiner. Rien qu’à sa voix, ils savaient qui s’était. C’était maman. Nora, l’ainée de la fratrie se précipita vers lui pour tenter de voler le téléphone. Mais alors que Nils, en toute logique aurait dû faire de même, mais le doute sembla parcourir son visage. L’impression de déjà-vu n’était pas très nette, mais ce que disait Sven au téléphone, il l’avait déjà entendu. C’était trop familier. Beaucoup trop.

Dans un élan de panique, Nils hurla pour que l’on raccroche ce téléphone, sous les regards d’incompréhension de Nora et Sven. Il espérait que le téléphone raccroché, sa mère ferait attention à la route. Ils eurent beau essayer de le calmer, c’est le vacarme provenant du téléphone qui fit s’instaurer le silence dans la pièce. Un bruit de taule qui se brise, un cri, un plouf un peu trop gros… Bien qu’atténué par le hautparleur du téléphone, Nils savait ce que c’était. Parce qu’il avait vu ce qu’il se passait de l’autre côté. En ce moment même sa mère agonisait tandis que la voiture se remplissait d’eau. C’est tout ce qu’il put expliquer entre deux sanglots, tandis que le majordome essayait en vain de reprendre contact avec la mère des deux enfants, tout aussi paniqué.

Le reste de la journée passa comme au ralenti. Sven avait contacté les secours, qui avaient commencé leurs recherches, ainsi que le père de famille, qui parvint à revenir dans la soirée. Les deux enfants eux ne parlaient pas. Nils s’était enfermé dans sa chambre peu après le coup de téléphone, et sa sœur n’arrivait juste pas à comprendre ce qu’il venait de se passer. Le majordome était venu parler avec le jeune garçon, afin de comprendre ce qui s’était passé exactement. Alors le petit blond lui avait tout expliqué, tous les détails de son cauchemar. Et Sven ne manqua pas de tout raconter à son père dès son retour.

On ne retrouva ni le corps, ni la voiture, toutes deux perdues en mer au grès des courants. En revanche, le lieu et les conditions de l’accident, ainsi que le témoignage de la voiture impliquée confirmait en grande partie ce qu’avait raconté Nils.

C’est là que tout changea. Son père avait compris que son propre fils avait un don. Bien sûr, ce n’était pas clair dès le début, même si la coïncidence paraissait trop grande. Mais son père mit bien vite tout en œuvre pour en savoir plus le plus tôt possible. De fait, dès la mort de sa mère, Nils ne sortit plus de la maison. Il ne voyait plus personnes, hormis sa sœur, le majordome et son père. C’était fini l’école, maintenant seuls Sven et Nora lui apportaient un enseignement correct. Qui se dégrada au fur et à mesure que son don se développait. Au début il ne rêvait que de temps en temps, des personnes qu’il pouvait voir à la télévision, mais très vite monsieur Søren compris que son jeune fils ne voyait que des catastrophes, des évènements graves. Alors il n’hésita pas à montrer des personnes dites « à risque » au garçon afin de vérifier une fois pour toute ce pouvoir, ce qui fut efficace.
Nils comprit bien des années plus tard que son père, alors que des dons se montraient à travers toute l’humanité et à travers le monde, était devenu comme obsédé par ces dons. Il n’était pas à douter qu’en réalité, il en souhaitait un lui aussi. Quelques recherches en plus lui avait permis de découvrir que son paternel, grâce à sa fortune, avait ouvert un complexe de recherche, censé aider les enfants qui ne maitrisaient pas leur pouvoir, en plus de pouvoir les étudier. Ou essayer de les voler… On peut cacher tellement de chose quand on est dans le fin fond du nord de la Norvège et que notre porte-monnaie nous protège. Et puis au fond, il ne faisait rien de mal.

Quoiqu’il en soit, Nils était son sujet favori, et il avait décidé qu’il resterait à la maison le temps que l’on en sache plus. D’un coup, il était bien plus présent, mais ce n’était vraiment pas une bonne chose. Les deux enfants venaient de perdre leur mère, et au mieux Nora était ignorée, tandis que Nils n’entendait parler que de ses rêves, ce qui lui rappelait sans cesse ce fichu premier cauchemar. Ce dernier était d’ailleurs au centre de toute l’attention, ce qui éloigna sa sœur de lui, jalouse et rancunière. Avec du recul, Nils comprenait pourquoi. Elle avait dû gérer seule a disparition de sa mère. Mais elle devint désagréable au point de partir en pension l’année qui suivie. Ou alors ce n’était qu’un prétexte pour isoler un peu plus Nils.

Dans tous les cas, c’est dans cette maison, isolé de tous, sans grande distraction, que Nils apprit à utiliser son don. Parfois de la manière douce, parfois de la manière forte, à coup de somnifère et autres produits, du moment que cela le faisait tomber de sommeil. La cible de ses rêves étaient des personnalités connues, notamment au Japon, où émergeait peu à peu des « héros ».

Il était facile de suivre ces personnages aux aventures naissantes, que l’on pouvait voir tous les jours aux informations. Plus le temps passait, plus ils étaient mis en avant, comme un jeu. Un jeu dont Nils connaissait déjà la fin.

Au début, il avait juste à rester à la maison, sans pouvoir à sortir. Il regardait les informations à la télévision, et rêver des personnes qu’il y avait vu dans la nuit. Mais en grandissant, son père chercha toujours à aller plus loin. Vint un moment où Nils ne put plus sortir de sa chambre. Il avait par ailleurs l’ordre formel de ne faire aucun bruit. Il n’avait plus de télé à regarder aussi. Son seul moyen de rêver de quelqu’un, c’était « grâce » aux fiches que lui donnaient son père et son majordome.

Mais en grandissant, Nils savait qu’un truc clochait. Plus le temps passait, moins il étudiait avec le majordome. Il passait son temps à regarder ces fichues fiches et à dormir, le plus souvent drogué aux somnifères. Mais à force de rêver du monde extérieur, il était clair pour Nils qu’il ne pouvait pas rester ici. Il n’arrivait même plus à compter les jours, on pouvait aussi bien être en semaine qu’en weekend, qu’en janvier ou mars, Nils ne savait pas. Plutôt, il ne savait plus. Les dates dans ses rêves allaient en avant, en arrière, c’est tout juste s’il arrivait à deviner quelle saison il était. Et dehors il y avait la vie. Et la sienne lui avait échappé.

En gentil petit enfant, perdu, venant de perdre sa mère, Nils avait au début toujours écouté ce qu’on lui disait. Jusqu’à ce que la limite soit franchie. Du haut de ses 15 ans, notre petit blond avait fait énormément de progrès. Il faut dire qu’il ne faisait rien d’autre de ses journées. Mais même s’il arrivait maintenant à choisir une cible pour ses rêves sans trop de difficulté, choisir la date était tout autre chose. Les rares fois où il avait réussi, il était irrémédiablement tombé malade, le genre de grippe qu’on ne souhaite à personne. Mais pourtant, son père souhaitait toujours qu’il recommence. Encore et encore.

Plus il grandissait, plis Nils souhaitait partir. Cela devenait une obsession. Qu’est qu’il ferait s’il arrivait à partir ? Il n’en savait rien. Mais cela serait toujours que de rester enfermé dans cette chambre sombre, allongé sur son lit 24h sur 24h. Alors il commença à attendre, à regarder, à chercher la moindre occasion qui pourrait lui permettre de s’échapper. Il savait qu’il n’aurait pas de deuxième chance.

Il devait donc réunir plusieurs conditions. Et son seul moyen de les vérifier, c’était d’observer. Il épia tout d’abord ses visiteurs. Surtout leurs vêtements. Est-ce qu’il faisait chaud ou froid dehors ? Fuir en hiver serait la pire idée qui pourrait lui venir. Certes, dans la nuit obscure de l’hiver du nord de la Norvège, il serait difficile à retrouver. Mais se promener dans la neige sans vêtement chaud serait parfaitement idiot. Ensuite, il lui faudrait attendre un jour où son père serait absent, au travail par exemple. Donc Sven vienne seul pour s’occuper de lui, comme il le faisait à chaque fois que le père Soren s’absentait. Et enfin, il fallait un moment d’inattention. L’instant propice où Nils pourrait prendre la fuite. Mais avant ça, il devait se remettre sur pied. A rester sans bouger pendant des années, on devient vite une limace abandonnée au soleil.

Nils avait toujours été docile, donc personne ne se méfia de lui. Ce qui était une chance. Tout d’abord, il arrêta de prendre les fichus médicaments qu’on lui donnait à tout bout de champ. L’adolescent faisait semblant de les prendre, avant de les recracher dès qu’ils avaient le dos tourné. Puis il s’étirait, faisait quelques mouvements au début, pour finalement bouger assez pour se muscler un peu. Au moindre bruit dans le couloir, il sautait dans son lit et faisait semblant de dormir. Et lorsqu’on lui demandait ce qu’il s’était passé dans son rêve, il inventait quand il n’avait pas le choix. Cette solution ne fonctionnerait pas à long terme, et il le savait. Quand ses rêves ne se vérifieraient plus aux informations, son père comprendrait. Nils jongla donc entre ses sommeils forcés et ceux qu’il simulait, afin d’avoir toujours matière à répondre.

Le temps passa. Nils fut patient. D’une parce qu’il avait du mal à imaginer ce qui allait se passer dehors, en ayant même un peu peur en fait, mais aussi parce qu’il redoutait de ne pas être assez fort, de ne pas réussir à s’échapper, de toute cette part d’inconnue qui l’attendait… C’était un jeu de patience, qu’il comptait bien gagner !



Nils servit une énième bière au grand barbu légèrement éméché qui « fêtait » son énième soirée après le boulot avec ses collègues. C’était une habitude, une coutume. Tous les soirs, ceux qui travaillaient dans la carrière de marbre venait boire un verre, voire beaucoup, dans ce petit bar. Le petit blond n’appréciait pas vraiment son travail ici. Il ne servait que des bières, et rien d’autre. Et l’humour gras de ses clients était parfois assez dérangeant. Ils n’étaient pas vraiment connus pour leur galanterie avec les dames. Mais il faisait avec. Il avait un travail et vivotait comme ça depuis 8 mois, après avoir réussi à s’échapper. Il passait ses journées à squatter la bibliothèque de la ville, à lire, sous l’œil mi- compatissant mi- dédaigneux de la vieille dame qui gardait les lieux. Elle ne posait aucune question, tandis que Nils restait le plus discret possible. Puis quand arrivait l’heure de la fin des cours, il quittait la bibliothèque, afin d’éviter d’éventuels jeunes venus étudier. Un gamin qui n’allait pas en cours, on pouvait avoir des doutes, mais du haut de ses 17 ans, il évitait encore les suspicions. Il pouvait se gérer seul, malgré ce qu’en disait sa tenue vestimentaire plus que limite, vu qu’il n’achetait que le moins cher et le plus pratique.

Cette vie passait, normalement, quand un évènement vint assombrir un peu plus son travail dans le bar. Il venait tout juste que quitter le bar et allait se faufiler dans les petites rues pour retourner à son vieux parc à l’abandon, quand il entendit au détour d’une rue une plainte féminine. Aussitôt le coin de la ruelle passé, il tomba sur les clients de son bar, plus qu’ivres, aux prises avec une pauvre jeune femme. Mais sans s’en cacher ni rien, ses habituels clients, remarquant le petit blond qui ne savait trop quoi faire, lui proposèrent même de « participer ». Lâchement, l’adolescent fit demi-tour et prit une autre rue, ignorant un appel à l’aide vite étouffé crié par la voix féminine. Il regretta son acte dès le lendemain, et sans doute toute sa vie, car il ne sut jamais la fin de l’histoire de cette pauvre femme. Il n’osait même pas imaginer ce qu’il s’était passé dans cette ruelle, mais les coupables lui firent comprendre le soir même qu’il ferait mieux de tenir sa langue. Ils n’hésitèrent pas à le charrier à ce propos, enchainant blagues douteuses à blagues salaces.

L’ambiance se fit donc bien plus pesante, et Nils hésitait vraiment à partir. Mais pour aller où ? C’était là son problème. Comme être sûr qu’il allait trouver du travail ailleurs ?
Puis vint ce rêve. Nils le baptisa le rêve du karma. Car il ne pouvait pas le qualifier autrement. Il savait qu’un accident horrible allait arriver à la carrière. Une des grues allait tomber, causant accidents en chaine dans lesquels plusieurs employés allaient mourir. Le petit barman alla au travail avec comme première idée de tout raconter, mais la blague de trop le fit changer d’avis. Il savait que s’il ne disait rien, ils mourraient. Mais par pure colère, il emballa juste sa tente et partit enfin.

Il lut dans un journal quatre semaines plus tard que l’accident avait bien eu lieu, et que toute la petite troupe du bar sauf un avait périe. Est-ce que Nils avait bonne conscience après ça ? Encore moins qu’avant, mais c’était trop tard.

Il savait aussi qu’il ne pouvait pas continuer comme ça. Il en était arrivé à faire les pires boulots possibles juste pour survivre, il en arrivait à se détester lui-même. Il aperçut alors le tirage du loto un jour, à la télévision d’un bar. « Et pourquoi pas ? » Mais pour ça, il lui fallait ne serait-ce qu’un compte bancaire. Et donc une identité. Deux options s’offraient à lui : demander de l’aide à sa sœur ou passer par l’illégalité. Il tenta bien sûr la première idée en tout premier lieu, n’étant pas du genre à être malhonnête. Il réussit à reprendre contact avec sa sœur Nora, après plusieurs essais, pour finalement apprendre la grande nouvelle : il avait été déclaré mort durant l’accident de sa mère, il y a 9 ans. Il n’existait plus officiellement. C’était pour cette raison que son père ne l’avait plus laissé sortir après ce jour-là. Il n’avait donc plus que l’option des faux papiers. Alors qu’il n’avait plus d’argent…

Ce fut une période assez stressante pour lui, car après avoir réussi à conclure un marché, il devait vite tirer les bons numéros à la loterie pour rembourser le plus rapidement possible. Et malheureusement, sa technique la plus simple, consistant à juste se concentrer sur la présentatrice, ne suffisait pas. Il savait tout de son avenir, mais ne voyait jamais les numéros. Il dû donc se concentrer sur la date exacte, au risque de se rendre malade. Il faillit bien rendre l’âme ce jour-là, c’est finalement un autre clochard qui lui sauva la mise en le trouvant agonisant dans sa tente. Il ne manqua pas de l’aider en retour dès le loto en poche, plusieurs semaines plus tard.

Ses dettes remboursées, ses papiers et l’argent en poche, il pouvait démarrer une nouvelle vie. Il avait décidé de reprendre le nom de sa mère, ne pouvant se résoudre à se détacher complètement de sa famille. Tant qu’il passait un peu inaperçu. Mais il était clair qu’il ne pouvait pas rester en Norvège. Nils maintenant devenu adulte ne pourrait jamais rien créer sans attirer l’attention de son père.

Il choisit le Japon, qui lui semblait assez loin. Et puis les héros qu’il avait vu toute sa jeunesse vivaient pour la plupart là-bas à l’époque.

Il parvint à trouver un petit local à vendre dans un quartier assez branché de la ville. Un grand-père qui partait à la retraite et qui souhaitait bien en profiter en vendant son vieux bar. Trois semaines de travaux pour le remettre à neuf plus tard, et Nils ouvrait le Quiver, un bar sans prétention où le but était de s'amuser et de boire de bonnes choses. Au fil des années, il se retrouvait avec une équipe de deux barmans supplémentaires, allégeant ainsi la charge de travail tout en restant efficace.

En parallèle, dans cette grande ville, bien différente de Bodo ou Hammerfest, il arrivait toujours des trucs importants. Il voyait dans ses rêves l'avenir de ses clients, de ses collègues ou de sa sœur. Et de nouveau, il ne supportait pas de rester là sans rien pouvoir faire. Il lui vint alors l'idée de tout balancer sur les réseaux sociaux. Il fut bien vite connu sous le nom de Spoiler. Très vite, des personnes relativement aisées vinrent lui demander de l’aide particulière. Les voyants avaient toujours fasciné le monde, et il avait là un moment simple de se faire de l’argent. Il mit donc ses rêves en enchères. Trois nuits par semaine, durant toute une journée, les internautes enchérissaient afin d’avoir droit à un rêve de Nils, tout en sachant qu’il pourrait très bien ne rien voir d’intéressant. Mais le barman ne savait pas trop quoi faire avec tout cet argent, il en reversa donc une grande partie à des œuvres caritatives, anonymement.

Quelques années ont passé depuis. La vie est confortable, réglée par le divertissement quotidien de la ville. Au final, son bar a pas mal gagné en popularité, et la grande passion de ses clients, de ses employés et de Nils lui-même, c'est de monter le son de la télé dès qu'un héros rentre en action, pour l'encourager. C'était leur télé-réalité. Dont Nils connaissait déjà la fin, malheureusement.

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Sam 7 Oct - 14:58
Nils, Nils, Nils.

Je crois que tu commences à bien connaître ton personnage, même s'il évolue et change d'un univers à l'autre.

Pour commencer, le mental. Je suis ravi de voir que tu as beaucoup bossé sur ce point, on arrive bien plus à saisir quel genre de personnage est Nils que dans tes fiches précédentes. Par ailleurs, tu donnes beaucoup de matières pour les liens et les RPs rien que dans cette partie ! :o Dans le physique, j'aime bien le fait que tu racontes un peu l'histoire de l’apparence de Nils tout en marquant encore une fois la différence entre le Nils "du Quiver" et le Nils "en dehors".

Côté pouvoirs, j'ai eu du mal à comprendre où tu voulais en venir dans un premier temps, comprenant ensuite, en poursuivant ma lecture. Je pense qu'introduire simplement le pouvoir avec une base simple comme : "Le pouvoir de Nils lui permet de voir l'avenir d'une autre personne dans ses rêves" aiderait mieux le lecteur à assimiler les détails que tu donnes sur le pouvoir. Disons que là, c'est si précis et détaillé, qu'on a du mal à comprendre la base du pouvoir. Bien sûr, garde les détails, je trouve ça essentiel !

Dans le présent tu décris une journée type de ton personnage, je trouve ça efficace et, j'ai hâte de détruire la routine de Nils ! <3 J'aime bien le fait que Nils utilise sa seconde identité et son pouvoir pour vendre des informations, ça donne une part d'ombre au personnage, ce genre d'activité étant illégale.

Et, je termine avec l'histoire passée ! Déjà, j'aime bien ce que je vais appeler à la va-vite "la mise en scène", tu commences par un passé moins ancien avec le petit job dans le bar avant, d'attaquer le gros morceau, l'enfance de Nils. La découverte de son don est relativement traumatisante, pauvre petit. ;__; La plume est légère et facile à suivre, c'est le genre de lecture que j'aime, qui ne traine pas trop, tout en prenant le temps de s’attarder là où il faut. Le seul oublié que j'ai vu, c'est au moment où Nils rachète le bar au vieil homme, tu parle d'une ville sans en avoir cité une (bien que je me doute que ce soit Tokyo %D). On sent ta fatigue sur la fin, mais ce que tu ne dis pas dans l'histoire passée, tu le dis ailleurs et en soit, ça me convient. Je pense qu'une petite relecture (à partir du milieu de l'histoire passée et l'histoire présente) pourrait éliminer quelques oublis de mots et rayer quelques fautes d’inattention.

Nils aurait pu être juste le barman du coin. Sauf, qu'il est bien plus que ça. Il n'est pas une mauvaise personne, mais il frôle pas mal de fois l'immoral et l'illégalité. Je pense que c'est le genre de personnages qui, de base, sont ni mauvais ni bons, mais qui penchent plus d'un côté ou de l'autre selon leur environnement et leurs fréquentations. Ah, Tokyo va t'en faire voir de toutes les couleurs, petit Nils !

EDIT : Vu que tu as changé les deux ou trois petits trucs, je valide ta fiche ! Inutile de t'expliquer le reste, tu sais.

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