UNTIL DAWN

 

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Resto chaos




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Sam 17 Nov - 19:14
-Vali, c’est très gentil de m’avoir invitée mais, n’espères même pas que je te pardonne comme ça.
-Bien sur Hane, c’est logique. Tu devrais essayer les pâtes au saumon, elles sont délicieuses.
-... Tu t’en fous totalement hein?
-Absolument pas, mais on connaît la chanson tous les deux. C’est ne sera ni la première ni la dernière fois qu’on aura ce genre de discussion. Et comme d’habitude je ne suis pas désolé et n’ai pas le moindre remords et, comme toujours je ne peux que te donner raison d’être énervée…
-Tu voudrais bien arrêter de m'exaspérer parfois?

Alors qu’ils étaient dans un petit restaurant qui proposait de la cuisine européenne, Vali et sa contact d’Interpole avaient l’éternelle discussion qui rythmait leur vie. Il faisait une “connerie” ou, plus exactement une objet d’une scène d’intervention à laquelle il se trouvait mêlé disparaissait, tout accusant les criminels arrêtés. Hanekawa savait parfaitement que le responsable de ce genre de disparition était toujours le fameux numéro trois. Et encore une fois, elle s’échinait vainement à le convaincre d’abandonner ce qu’il avait “ramassé”. Sauf qu’en plus d’être une véritable pie voleuse, il n’abandonnait jamais rien. Si al Joconde devait disparaître alors que Jafnharson était sur Paris, il serait la première personne qu’elle soupçonnerai. A raison

Ainsi les voilà donc, encore une fois avec cet échange relativement houleux, très relativement. Un dialogue de tournure et de faux semblant ou rien ne transparaissait de la vérité de leur échange, tout en tournure de phrase, en mot évité ou détourné pour que la situation ressemble plus à une danse de séduction entre les deux, un mensonge dissimulant aussi bien leur vrai visage que leur véritable voix. les reconnaître aurait été impossible tout comme, reconnaître les illusions de Vali. Ce genre de mensonge était aussi difficile que de respirer pour celui que tout le monde connaissait sous le surnom d’Odinson, une habitude constante dont il ne se séparait jamais.

Je crois que la raison de notre présence ici aujourd’hui arrive Vali.

La petite voix de Miss Loki s’était manifestée, lui rappelant pourquoi ils avaient fait le déplacement ici. Un braquage. Vali aimait bien ce restaurant, un des rare à proposer de la véritable cuisine européenne, plutôt bon et, plus qu’honnête pour ses prix. D’une certaine manière, Vali pouvait considérer cet endroit comme un petit trésor auquel il tenait un minimum. Et il ne permettait pas qu’on tente de voler quelque chose qu’il appréciait. Ses contacts toujours existants de le milieu du crime avait permis que l’information remonte jusqu’à lui, un braquage devait avoir lieu dans ce restaurant aujourd’hui, approximativement à l’heure ou il se trouvait, par le plus grand des hasards dans le restaurant. De ce qu’il savait, les types qui avaient prévu le braquage n’était pas des plus équilibrés et, avaient déjà causé la mort de quelque personnes

Vali n’aimait pas les meurtriers. Les criminels? Rien de personnel ou de quelconque rancœur. Les voleurs? Un respect pour cette noble profession qu’était le vol. Des voleurs avec des pouvoirs? Le plaisir d’avoir un concurrent potentiellement qualifié était inestimable. Mais les meurtriers… Il n’était pas un tueur heureusement pour eux.

C’était ça l’honneur des voleurs.
Pardon? L’honneur des voleurs? Tu crois tromper qui avec ça?
Oui bon… le code des voleurs?
Non plus.
Les principes des voleurs?
Mieux, nous avons des principes après tout.
Tu as raison, nous avons un certain standing.
Oui, nous sommes des personnes de principe.
Des individus honorables.
Peut-être pas ça…
Peut-être pas oui…


Bref, les types venaient de débarquer. Armés forcément.Et… c’était pas du petit matos. Evidemment. Donc c’était parti pour la jouer fine, histoire d’éviter que quiconque ne soit blessés. Forcément. Enfin quiconque…

On avait pas prévu de laisser les braqueurs en pleine forme.
Non, pas vraiment c’est vrai.


Réflexe immédiat, Vali avait laissé l’illusion prendre place, un double de lui même et d’Hanekawa prenant leur place. La situation avait vite grimpé en flèche, il ne s’y était pas intéressé, finissant ses spaghettis au saumon tranquillement, dissimulant la vérité à Hanekawa. Que tous les deux puissent profiter de leur repas tranquillement avant qu’il ne refroidisse. Elle allait lui en vouloir d’avoir laissé la situation dégénérer un peu tout en lui dissimulant la vérité…

Comme d’hab’ quoi.
On se refait pas Miss.


-Sinon Hane, je dois t’avouer quelque chose…
-Laisse moi deviner, tu m’as pas invitée au resto pour t’excuser.
-Non.
-... Tu m’énerve.
-Je sais.
-Et arrête de me faire ton sourire navré.
-Navré.
-Tu m’énerves.

Alors qu’elle répétait cette phrase pour la deuxième fois, il laissait disparaître l’illusion qui avait maintenu sa camarade dans sa bulle de tranquillité. Maintenant, elle voyait les braqueur, armée de fusils d’assaut qui alignait les pauvre client et employés du restaurant. Tous deux toujours invisibles aux yeux du reste du monde.

-Je sors appeler la police, toi… je te dirais bien de pas faire de connerie mais c’est perdu d’avance. Donc assures toi que personne d’autre que ces trou du culs ne soit blessé.
-Bien m’dame.
-Et arrête de m’appeler comme ça.
-Bien m’dame.
-Qu’est-ce que je t’ai…

Et face au sourire sardonique de l’incarnation de Loki elle abandonna, sortant du restaurant sans s’inquiéter que quiconque la remarque ou ne se rende compte qu’elle ouvrait la porte du restaurant. Loin du chaos, appelant la cavalerie.

Elle a bien pris le coup hein?
Ouep. Et j’adore sa démarche quand elle est énervé, dans son petit tail…
Arrêtes Miss, tu commence à parler comme une beauf là.
Ah oui c’est vrai, l’élégance.
Maintenant…
The show must go on.


L’illusion le dissimulant semblant se dissiper alors qu’il marchait tranquillement dans le dos d’un braqueur, lui tapotant l’épaule, tissant dans le même élan une histoire histoire de commencer à s’assurer que personne ne risquait d’être blessé. Costume élégant, cheveux noirs et long, yeux émeraudes, la voix de Miss Loki se manifesta avec une désinvolture désarmante tandis qu’elle prenait la place de Vali. Un peu de féminité dans ce monde de brute ne pouvait jamais faire de mal.

-Excusez moi mais…

Nous aussi on a pris le coup depuis le temps.

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Mer 21 Nov - 19:05

Salut ! C'est toi qui t'occupe de la table 5, non ? La commande n'est toujours pas prête ?

Absorbée par le découpage en rondelles d'un concombre, je ne fais pas attention au brouhaha au moment où j'entends cette voix. Il me fallut quelques secondes pour me rendre compte que cette question m'était effectivement destinée.

C'est à moi que tu parles ?
Euh... Oui, qui d'autre ?
La commande est au bout du comptoir. J'ai déjà sonné deux fois...
... Sonné ?

J'interromps mon découpage un instant, et pose le couteau à côté de moi. Je ne reconnais pas la voix de cette personne. Est-ce qu'il y a encore quelqu'un pour qui je n'ai pas associé le nom à la voix ?

Tous les plats prêts ne sont pas censés arriver là bas pour être servis ?

"Là-bas". Avec ce simple terme, j'apprends beaucoup de choses. Ca, et le fait que je ne reconnais pas sa voix signifie que je n'ai jamais rencontré cette personne. Ensuite, il ne sait pas non plus que je suis aveugle. On évite généralement de pointer un endroit du doigt quand on sait que la personne en face de soi ne peut pas voir ledit doigt, à moins d'être un peu.. lent. Donc j'imagine que j'ai en face de moi le nouveau serveur qui est arrivé hier.

Tu dois être le nouveau.
C'est si évident que ça ?

Je n'ai aucune idée de si c'est une vraie question ou si c'est une pointe d'ironie. J'hausse les épaules. Il a de beaux airs. Ah, tu es là Carmin. Je ne fais que passer. Je ne lui ai rien trouvé d'exceptionnel. Ah, bien tant pis.
Carmin est repartie, et moi j'étais au milieu d'une conversation avant qu'elle ne m'interrompe avec ses remarques pertinentes. Ce n'est pas parce que je suis moins proche que l'ouïe m'a quittée. Je sais bien, Carmin, je te taquine. Comme toujours.

Tu devrais aller apporter ces plats à la table cinq, avant qu'ils ne soient froids.

J'entends un léger raclement d'assiettes et des pas qui s'éloignent. C'est qu'il m'a écoutée... Je retourne au découpage de concombres.

Je vais donner à manger aux petits n'oiseaux ♪
(Lily part en sautillant avec un morceau de pain dans la main. Carmin la suit, plus lentement, et avec un léger sourire accroché aux lèvres, jusqu'à ce qu'elles appellent "l'esplanade". C'est la terrasse la plus haute de leur petit coin de vie.)
Les oiseaux volent vite, tu ne voudrais pas tomber.
Je fais attention !
(Lily s'accroupit et commence à émietter le pain en chantonnant. Lorsque Carmin arrive derrière elle, elle se retourne, toute fière.)
C'est la chanson que Kara m'a apprise ! Elle est cool, hein ?
Oui. Tu progresses !
Oui !
(Lily se retourne et continue d'émietter le pain alors que des petits oiseaux commencent à s'approcher, attirés par la nourriture. Carmin grimpe un peu plus haut dans les branches. Juste là, il y a une harpe incrustée dans l'arbre. Elle commence à en jouer.)


Je transfère mes concombres dans un petit plat, pose la planche à découper par-dessus et fouille dans le placard. Une pile d'assiette, une autre pile d'assiettes... Non, ça c'est le matériel de pâtisserie. Je finis par trouver une autre planche à découper.

Alors, c'est quoi cette histoire de sonnette ?

Je sursaute. J'avais bien entendu que quelqu'un arrivait vers moi mais je ne m'attendais pas à ce qu'il me parle. C'est définitivement la même personne que tout à l'heure. J'ouvre la bouche pour répondre mais m'arrête dans mon élan.

Euh, qu'est-ce qu'il y a ?

Il y a des bruits inhabituels dans la salle du restaurant. Personne ne semble avoir remarqué, car dans la cuisine l'ambiance est familière. Je relève la tête. On aurait dit des cris...

C'était quoi, ça ?
Hé, je t'ai posé une question !
Non mais... Il y a des cris dans le restaurant.

Et voilà que ça recommence. En plus fort. Des cris de terreur. La cuisine devient soudainement beaucoup plus calme. Je pense que les autres ont entendu. Il y a d'autres cris, aussi. Des cris plus agressifs. Il se passe quelque chose. J'ai la chair de poule.
J'ai peur.
Soudainement, il y a un énorme bruit. Et puis... C'est le chaos.
Des bruits de course.
Des pas.
Des cris.
Tout est confus, je ne comprend rien.
Je ne sais pas quoi faire, et je reste là.
Jusqu'à...

TOUT LE MONDE A TERRE !!

Je me jette au sol, terrorisée.

Maiiiiiiiiis ! Les petits oiseaux sont tous partis d'un coup !
(Lily se retourne, fronce les sourcils et fait un tour sur elle même.)
Il fait froid, d'un coup...
(Carmin arrête de jouer. L'enfant lève la tête. Le ciel est d'un rouge menaçant, et la luminosité baisse à vue d'oeil.)
Couleur sang... Couleur de peur. Un mauvais présage...
Carmin ?
Rentrons, Lily.
(Carmin descend de son arbre, attrape l'enfant par le bras. Elle l'entraîne vers les branches inférieures. Jetant un regard inquiet vers la salle de contrôle, elle ouvre une porte à même le tronc. Lily s'y engouffre, bientôt suivie par son aînée.)
Elle va bien, Kara ?
(L'énorme porte ouvragée s'ouvre dans un grincement sinistre. Amber en sort, les sourcils froncés.)
Je ne sais pas, Lily.


Je peine à réfléchir. Je crois que les agresseurs alignent les gens... Tout est confus, je ne suis pas sûre de ce qu'il se passe. Amber ? Tu es là ? Je crois qu'elle ne m'entend pas. Il va falloir que je me débrouille seule pour l'instant...

Toi, là ! Debout ! Les mains derrière la tête !

Est-ce que c'est à moi qu'il parle ? Je ne sais pas. Je n'ai aucun moyen de savoir. La voix allait dans ma direction. Je fais quoi ? Je me lève ? Je reste là ? Si je me trompe, je vais probablement prendre cher... Je ne sais pas.

Allez, plus vite que ça ! Bouge ton gros cul ! Putain, t'as de la gelée à la place des muscles ou quoi ? J'AI DIT BOUGE TON CUL !

Ok, ok, c'est à moi qu'il parle, je vais me lever...
J'entends un coup. Non, ce n'était pas moi. C'était le nouveau, qui était probablement à côté de moi avant de se prendre un coup. Le pauvre, il ne voudra jamais revenir travailler ici... Une odeur de sang se répand. Il s'est effectivement pris un sacré coup de je ne sais quoi... Cette situation est insupportable. Qu'est-ce que je fais ? Le nouveau se lève. Et moi ? Comment je sais ce que je dois faire pour ne pas me faire passer à tabac... ou pire ? Amber ??

A toi, la gamine. On se lève et plus vite que l'autre connard. Va t'aligner bien gentiment avec les autres.

J'imagine que c'est moi. Je crois. Je ne sais pas. Je me lève quand même. Il ne dit rien. Ce doit être moi. Je dois récupérer ma canne pour pouvoir trouver la salle de restaurant. Je tâte le bord du comptoir en tremblant.

Hep, hep, ma jolie. Tu crois que je vais te laisser chercher un couteau dans cette armoire ? Les mains derrière la tête avant que je m'énerve.
J'ai besoin de --
T'es pas autorisée à parler.

Cette fois-ci, le coup est pour moi. Je tombe. AMBER !!

J'ai dit DEBOUT BORDEL !

Un autre coup. De vieux souvenirs qui remontent. Ce n'est jamais une bonne chose. Je lutte. Donne moi une minute, j'arrive. Amber ! C'est pas trop tôt ! Je suis dans la merde ! J'ai un truc à régler. Tiens bon... Je serre les dents, au bord des larmes. Je dois tenir jusqu'à ce qu'Amber puisse débarquer. Je me relève, les mains derrière la tête. Si je fais avoir un césure à Kaho, je pense qu'on est toutes très mal.
Je sens quelque chose appuyer dans mon dos. C'est... probablement une arme. Réjouissant... Ce n'est pas étonnant après tout... Il me pousse avec son arme, et j'avance. C'est la seule chose que je peux faire. Me prendre un mur ne me paraît pas si terrible par rapport à me faire transpercer par une balle... Car c'est ce qu'il va arriver si je ne fais pas ce qu'il veut... je pense... Amber... J'arrive le plus vite possible. C'est facile pour toi de ne pas paniquer... J'avance. Je devrais aller à gauche bientôt. Je pense... Maintenant. Je me prend le bord d'une cuisinière. Bruit caractéristique. L'agresseur crie encore. Je ne l'écoute plus. Il faut juste que j'atteigne cette salle. Essaie de l'embarquer sinon. Ca ne me parait pas être une solution safe DU TOUT.

Va t'assoir !

Encore un coup. Je suis à nouveau par terre. J'ai l'impression d'être de retour dans le passé. Je sens une main m'attraper gentiment le bras, et une voix qui, tout bas, dit "par là". Quelqu'un qui sait que je suis aveugle a sans doute eu la bonne idée de m'aider... Je m'assieds sur les genoux. Que va-t-il se passer maintenant...

Je suis là.
Amber ? Enfin... C'est le chaos dehors...
(Amber s'approche de Kara et pose une main sur son épaule.)
Je vois.. Je suis désolée d'être en retard.
J'imagine que l'essentiel est que... Tout aille bien. Enfin... si on peut dire ça...
(Un temps)
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Je peux sortir, mais je ne pense pas pouvoir faire grand chose. S'attaquer à autant d'armes de ce calibre d'un coup est suicidaire.
Est-ce qu'on essaie de les embarquer un par un ?
J'ai peur qu'ils se mettent à tirer sur la foule jusqu'à ce que le responsable se désigne avant qu'on ait pu tous les attirer ici.
Tu ne peux pas faire ça rapidement ?
Ils sont trop distancés. Il faudrait que j'attire leur attention en même temps. Mais c'est pareil : trop dangereux.
D'accord...
(Un temps.)
On... patiente et on regarde, alors ?
Pour l'instant je pense que c'est mieux.


J'entends les dernières personnes qui arrivent et s'asseyent d'un pas tremblant sous la menace de l'arme. J'écoute. Les agresseurs marchent et font les cent pas pour surveiller les otages, j'imagine. Ils ont probablement tous une arme. De gros calibre. Il y a un de ces hommes juste là à notre droite, non ? Oui. Il y a une femme qui s'approche de lui par derrière. Hein ? Ah oui, j'entends ses pas. Mais c'est étrange... De quoi ? Eh bien... on aurait dit que le bruit de ses pas est apparu progressivement ? Comme un fondu sur un enregistrement. De quoi tu parles ? Non, rien... J'ai pas dû faire attention. Cette femme... Attends. De quoi ? Ne bouge pas.

Excusez-moi mais...


Les évènements qui suivirent prirent moins de deux secondes.
Les yeux de Kaho reprirent vie. Elle esquissa un subtil mouvement de tête en direction de l'homme armé, juste assez pour que son visage soit dans le champ de vision de la jeune fille. L'homme, qui venait d'être interpellé, se retourna, en hurlant insultes et menaces en direction de la femme derrière lui. Dans son mouvement, il balaie du regard la ligne d'otages de son regard méprisant. Regard qui croisa, pendant une infime fraction de seconde, celui habité de Kaho. Son élan lui permit de terminer son demi-tour, et se retrouver face à la personne qui lui avait touché l'épaule en s'adressant à lui. Les yeux de Kaho se vidèrent de vie. L'homme tomba à la renverse dans un vacarme insoupçonné. Quelques cris se firent entendre, et une surprise réelle s'affiche sur le visage de la jeune fille au même titre que les autres otages. Peut-être pas pour les mêmes raisons.


Qu'est-ce que tu as fait ?! Tu viens de me dire que c'était trop dangereux !
Moins que tout à l'heure. Tu n'as pas pu voir, mais en le faisant à ce moment précis, tout le monde pensera que c'est cette femme qui a interpellé l'agresseur qui a fait ça.
Tu veux dire que tu viens d'utiliser quelqu'un comme appât pour ne pas prendre sur nous l'attention des braqueurs ??
Exactement.
C'est complètement égoïste et injuste !
Cette femme était déjà en train de le chercher. Ca ne changera pas grand chose, je pense.
Tu ne sais pas ce qu'elle allait faire !
Pour faire ça il faut soit avoir un plan d'enfer, soit avoir un pouvoir digne d'un héros, soit être un parfait imbécile. Dans le dernier cas ce n'est pas une grande perte.
Je ne suis pas d'accord...
Mais ce qui est fait est fait.
(Kara soupire.)
J'imagine que tu vas aller lui mettre une raclée pour qu'il ne se balade pas librement chez nous.
Tu as tout compris.
Donc je dois encore rester là... Super.
Je reviens vite.
Tu as intérêt à rappliquer vite si je t'appelle.
Promis.
(Amber sort de la salle de contrôle.)


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Mar 27 Nov - 20:42
Le monde ne t’offrira rien ou, ne le fera presque jamais, à la moindre occasion ou cela doit arriver, profites en, prend ce qu’on te donne. Et ce qu’on ne te donne pas? Prends le. Si tu veux être heureux, prend le bonheur, n’attend pas de le mériter car, tu ne le méritera jamais, quelqu’un sera toujours là pour te le rappeler. Alors ne laisse personne te le reprendre quand tu l’as. Sois avide.

De vrais sales gosses.

Mais pourquoi parler de ça? Tout simplement car ce qui venait de se passer sous les yeux de miss Loki était… tout sauf prémédité. Quelqu’un avait d’une manière ou d’une autre  neutralisé un des braqueurs et, maintenant tous les regards étaient braqués sur elle. Elle était au centre de l’attention. Elle aimait ça. Et, comme d’habitude la seule chose qui se manifesta sur son visage fut un sourire en coin satisfait tandis qu’une lueur inquiétante apparaissait dans ses yeux. Casa Nova le disait si bien, dépêches toi de céder à la tentation avant qu’elle ne s’échappe. Elle céda à la tentation, saisit l’occasion, laissant échapper un petit rire méprisant et cruel, de sinistre augure.

Certainement pas ton humeur hein.
Non pas vraiment.
Plutôt à essayer de comprendre.
Mais en profiter.


Dans un mépris total des armes à présent braquées sur elle, elle secoua la tête, hautaine et sûre d’elle, sa voix claire, autoritaire et désinvolte.

-Allons les enfant, j’ai l’air d’avoir peur de vos petits jouets? Baissez vos armes maintenant et vous ne souffrirez pas.

Evidemment ils ne l’écoutèrent pas, c’était inévitable. Mais un léger doute s'instillait en eux. Pour elle, pas le temps de trop réfléchir à qui ou quoi avait fait ça, dans l’immédiat la question était, comment profiter de l’ouverture qui lui était donnée, comment gagner du temps.

-Vous croyez que vous maîtrisez la situation?

Elle continuait à parler et, plutôt que de tenter de la neutraliser ou, de lui tirer dessus, toute leur attention était focalisée sur elle, ils buvaient presque ses paroles. Bon, ils les buvaient en fait, presque littéralement même. A la fois, elle se montrait à son avantage, dire qu’elle avait un peu exagéré sur sa beauté présente étant… presque un euphémisme.

Hé!
Silence, je suis le narrateur.


Traits extrêmement fins, presque inhumains, finement ciselés à l’image du travail d’orfèvrerie qu’elle appréciait, dotée d’yeux d’émeraude. Long cheveux noir corbeaux, souples, brillants et soyeux. Rouge à lèvre carmin aux éclats rubis. Costume sur mesure noir avec une chemise d’un blanc éclatant, rehaussé d’une fine cravate noire et, bottine en cuir. Et, clou du spectacle, une canne en ébène dont le pommeau était un élégant corbeau d’argent. Elle attirait l’oeil, dotée d’une assurance inébranlable alors que les armes étaient toutes braquées sur elle. On pouvait dire qu’elle avait l’habitude d’être au centre de l’attention voir même, de ce genre d’attention. Complètement désinvolte elle toisait les hommes qui pourtant semblaient clairement en position de force tandis que, pendant ce temps là votre serviteur passait lui aussi à l’action, se séparant de Miss Loki, invisible aux yeux de tous.

-Oui, vous croyez que vous avez le contrôle de la situation.

Elle ne laissa à personne le temps de répondre en enchaînant. Chacun de ses mots était dit avec un aplomb incroyable, d’une voix claire et autoritaire. Non, ils ne maîtrisaient pas la situation. Mais, elle si. Elle connaissait la chanson, avait l’habitude, maîtrisant parfaitement son intonation, chaque mot étant prononcé à la perfection, accentué au bon moment, au bon endroit. Bon, l’écoute n’était pas forcément dû uniquement aux talents d'improvisation et d’acteur. Il y avait peut être un, petit, mais alors tout petit, minuscule même, fragment d’illusion pour amplifier le tout, sans doute qu’il y avait un petit quelque chose qui rendait son ombre légèrement mouvante, juste assez pour que l’oeil humain capte ce signe mais, pas assez pour que l’esprit ne parvienne à le réaliser et l'analyser. Il y avait peut être aussi une petite illusion donnant aux traits de la Miss un quelque chose qui parlait à l’imaginaire de chaque personne dans la pièce. Ce petit quelque chose qui nous donne à craindre un individu sans que l'on sache pourquoi, travaillant le cerveau reptilien, indéfinissable, différent pour tout un chacun.

Tandis que votre serviteur lui, continuait son oeuvre subtilisant tranquillement le nécessaire pour la suite de la mise en scène à laquelle tous deux travaillaient.

-C’est bien de croire qu’on a le contrôle mais regardez votre petit camarade qui ne se relèvera jamais. Vous vous demandez comment n’est-ce pas? Vous vous demandez qu’est-ce que j’ai comme capacité n’est-ce pas? C’est assez simple, je prend si je le désir les âmes de ceux qui ont eu la chance de croiser mon regard. Je consomme leur âme, en extirpe tout ce qui peut m’intéresser. Quand au reste… je le jette.
-Te fous pas de n…

Bang!

I was five, and he was six
We rode on horses made of sticks
He wore black, and I wore white
He would always win the fight

Bang bang. He shot me down
Bang bang. I hit the ground
Bang bang. That awful sound
Bang bang. My baby shot me down



Bang bang. Cet horrible son d’arme à feu, ce terrible tonnerre porteur de mort. La première fois qu’on voit quelqu’un mourir en se vidant de son sang on a du mal à l’oublier, parfois on en fait des cauchemars. En tout cas nous oui. Voir un amis mourir dans ses bras n’est jamais beau, encore plus moche à cause d’un salopard.

Elle venait de prendre trois balle de la part d’un des types, trois balles dans le ventre, son sang gouttant sur le sol du restaurant. Impassible elle tourna la tête vers l’homme, cette fois un sourire sinistre sur le visage. Elle avait trouvé lequel lui servirait d’exemple.

Bang bang!

Elle, à son tour avait tiré, dans sa main le pistolet du braqueur. Mais pas sur l’un d’eux. Non, sans même détourner son regard de l’homme qui venait de lui tirer dessus elle venait d’abattre un des otages, le bruit sourd d’un corps qui tombe au sol. Son regard à elle, braqué droit dans celui de l’homme qui lui avait tiré dessus. Perdant toujours son sang, tachant le sol du restaurant de noir, d’un sang noir qui n’était pas humain.

-Je me demande à qui est cette arme qui vient de tuer un civil… Oh mais… c’est à toi.

L’homme qu’elle fixait toujours droit dans les yeux eu un regard ahuri vers son… son arme? Ou était-elle?! Ses yeux se posèrent inévitablement sur l’engin de mort avec lequel il venait de tirer. Avec lequel elle venait d’abattre un otage, son regard comme hypnotisé par l’instrument de mort, remarquant que celle qui le tenait portait des gants en cuir.

-C’est dramatique, tu viens déjà d’abattre un civil.

Elle lança son arme qu’il rattrapa au vol, paniqué. Réalisant alors, trop tard, qu’il tenait une arme qui avait tué un civil alors que la prise d’otage venait à peine de commencer. A vrai dire, deux vu son état. Il cédait à la panique petit à petit. Encore un mort, elle l’avait abattu de sang froid, c’était elle, pas lui! Pourtant, elle ne laisserait aucune trace, il serai accusé de cette mort. Et elle… elle… Elle se moquait des trois balles qu’elle venait de prendre. Son regard oscillait. Le cadavre, tué de deux balles dans la tête, précis, implacable. Son ventre, percé par trois balles. Le sang noir, inhumain. Ses yeux, ces deux émeraudes sinistres.

Un instant d’inattention. La voilà sur lui, lui tenant le visage fermement, le regardant droit dans les yeux.

-Du sur mesure de chez Prada, voilà ce que tu viens d’abimer. MON costume. Tu crois que je vais me contenter de prendre ton âme? Non. Je déteste quand on abîme mes possessions alors, je vais te détruire, moralement, puis physiquement. Et, ce sera uniquement lorsque tu me suppliera de t'ôter la vie, de prendre ton âme… Uniquement à ce moment là, que je t’offrirai à la police. Toi et tes potes, vous serez coupables de pire qu’avoir tué des pauvres gens, des pauvres otages. Vous les aurez tous dépecés alors qu’ils étaient encore en vie. Vous serez des dégénérés pour tout le monde, vous finirez dans la pire des prisons, peuplés de monstres. Et, lorsque vous serez dans cette prison… je m’assurerai que les familles de vos victimes se vengent sur vos proches… pour ce que VOUS avez commis. Car moi… je ne suis qu’un fantôme. Regarde moi dans les yeux. Regarde l’incarnation de ta nemesis. Regarde moi!

Et l’homme hurla.

Quand on a de l'expérience, manipuler l’humain est aisé. Encore plus avec un don comme le nôtre. L’esprit humain est rempli de biais cognitifs. Et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’ère des pouvoirs n’a rien arrangé, au contraire. On cherche tous à rationaliser les événements d’une manière ou d’une autre, avec plus ou moins de mystique ou de foi. Alors, avec tous ces pouvoirs… on est prêt à croire n’importe quoi. Et la force d’une histoire, c’est lorsqu’on est capable d’y croire, peu importe la vérité. Un bon compteur sait dans quelle mesure laisser la part à l’imagination du spectateur, c’est exactement le même mécanisme pour un film d'horreur. Alors, avec un don pour créer des histoires et tisser des mensonges… se faire passer pour l’incarnation des cauchemar est assez facile, le plus gros du boulot est avant tout fait par votre cible…

***

-Voilà, vous êtes en sécurité. Ne vous inquiétez pas pour ce qui se passe à l’intérieur, c’est ma copine qui leur fait peur pour que je puisse vous sortir de là.

Ma copine?
Désolé, faut bien que je trouve une excuse.
Et comme ça ils vont croire qu’on est ensemble…
C’est un peu le cas hein.
Mais! Pas de cette manière merde! Ta tournure de phrase merde!
Oui oui. Enfin trêve de plaisanterie, il reste une demoiselle à sortir.
Et tous les otages seront en sécurité.

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Lun 10 Déc - 18:29

Carmin ! Y a un monsieur dehors qui est tombé du ciel !
Que se passe-t-il là-haut...
(L'homme se relève en maugréant. Il se rend rapidement compte que son arme surdimensionnée est toujours dans ses mains et pousse un soupir de soulagement exagéré.)
C'est pas un ami !
Une histoire de sécurité, probablement.
(Lily croise les bras et fait la moue. Elle regarde l'homme qui semble - enfin - se rendre compte qu'il n'est plus au même endroit qu'avant.)
Amber devrait bientôt accourir, faire deux ou trois pas de danse... Et le renvoyer d'où il vient.
Mais... Mais il m'énerve à agiter son énorme machin dans tous les sens là !
(Lily trépigne sur place, tape des pieds. L'homme à présent debout regarde autour de lui, méfiant, en pointant son arme d'un air qui se voulait sans doute menaçant.)
Il pense que son "joujou" va lui servir à quelque chose.
Il est dans le noir, c'est normal.
Mais regarde sa tête ! S'il est là c'est forcément parce qu'il a été méchant avec Kaho.
Il me semble que la situation est complexe.
Le ciel est devenu rouge ! Il va bien voir !
(Carmin soupire. Lily fouille dans un tiroir et en sort un petit tube coloré qu'elle brandit fièrement.)
Tu viens ?
Je ne peux pas. Les règles...
Ah oui c'est vrai. Bon pas grave !
(Lily part en courant et sort par la porte la plus en hauteur. Carmin se fait tranquillement un thé alors que la voix de l'homme armé se fait entendre.)
Putain... Il s'est passé quoi bordel ?! Probablement un putain de pouvoir.
(La petite fille apparaît sur une branche au-dessus de l'homme. Elle s'asseoit tranquillement dessus, comme si tout était d'une normalité absolue, et balance ses jambes dans le vide. L'homme ne la remarque pas dans un premier temps. Lily lui lance un petit caillou sur la tête, comme si elle était vexée.)
Merde ! Une gamine ! T'es qui toi !
(Lily hausse les épaules sans répondre. La situation l'amuse malgré l'atmosphère toujours quelque peu effrayante.)
C'est quoi cet endroit ?
(La petite alter ne répond toujours pas, un grand sourire amusé collé au visage. Elle ouvre son petit tube coloré, qui s'avère être un flacon à bulles de savon. Elle souffle dedans, ce qui a pour effet de faire plein de petites bulles qui se dirigent tranquillement vers l'homme agacé.)
Mais t'es sourde ou quoi ? Putain même pas capable de répondre à une question.
(Lily rit et continue de faire des bulles, tranquillement. Sans que personne ne puisse s'y attendre, Amber atterrit sur la branche à côté de l'alter. Celle-ci sursaute, mais sourit en reconnaissant son aînée. Amber lance un regard interrogatif à Lily, alors que l'homme brandit son arme vers les deux filles.)
Y S'EST PASSE QUOI BORDEL ?!
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Regarde, regarde !
(Les deux alters semblent n'avoir rien à faire de la présence de l'homme et de la menace de l'arme. Elles discutent tranquillement en regardant les bulles s'éparpiller.)
VOUS ALLEZ --
Oh tais-toi toi.
(Un rire enfantin. Et soudainement, toutes les bulles se rassemblent de manière peu naturelle autour de l'homme. Il hausse les sourcils. Ce sont des bulles. Elles vont éclater. Mais ces bulles se rejoignent pour en former une grosse. Une très grosse bulle assez grande pour contenir quelqu'un... Quelques secondes après, l'homme est pris au piège.)
Tu as vu, tu as vu ! C'est trop bien !
(Lily part dans un fou rire, et Amber soupire. L'homme paniqué tente de percer la bulle qui s'envole avec lui dedans. Sans succès. Il braque son arme à bout portant sur la bulle, et tire. Il y a un énorme BANG. Et puis... Un nuage de paillettes se répand dans l'espace restreint. L'homme s'étouffe avec.)
Il a tiré dedans, il a tiré dedans !


***

Des coups de feu. Une étrange odeur de sang, mais une odeur de sang tout de même. Un homme mort. Un... otage. Ce n'était pas une bonne idée. C'est presque pire. Est-ce pire ? Finalement, cela n'a peut être pas changé grand chose, n'est-ce pas. Cette femme avait sans doute prévu de faire ça depuis le début. En quoi ça lui profite ? Je ne sais pas. Est-elle juste une criminelle qui aime semer la zizanie dans les situations déjà problématiques ? Est-ce qu'il y a une raison ?
Qu'est-ce que je devrais faire ? C'est une bonne question. Est-ce que je reste là et j'attends ? C'est probablement plus prudent. Et si j'essaie de l'arrêter... C'est probablement du suicide. Les agresseurs n'avaient pas tué... Tous les otages étaient vivants ! Et elle... Elle n'a aucune raison de faire ça. Aucune ! Non ? Je ne sais pas. Et s'ils passent à côté de moi ? La fille et l'un des hommes, qui s'envoient des joutes. C'est jouable ? Peut être ? Amber n'est pas revenue, encore. J'espère qu'elle reviendra vite. Vite... Ce serait dangereux ? Oui, sans aucun doute.
Ils se rapprochent. Mais ils ne sont pas assez proches.
Elle le torture, le terrorise. Elle dit des horreurs. Est-ce qu'elle va le tuer ? Est-ce qu'elle va tuer les autres otages ?
Il y a étrangement peu de bruit dans la salle. Je cherche la présence du nouveau serveur qui s'était retrouvé à ma gauche. Il est là. Mais il est inerte et ne réagit pas. Est-ce à cause de la terreur ? Quelque chose me dérange mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.
Les deux se rapprochent.
Bientôt ils seront à ma portée, je pense. Est-ce que je tente ? Je n'y arriverai pas. C'est trop dangereux ! Ca l'est peut être plus de laisser les choses comme elles le sont. Fais quelque chose, Kara ! Ne reste pas plantée là comme une débile quand ils arrivent ! Si. Non. Si. Non. Je cherche le courage. Je le trouverai ! ou pas. Si, je vais le faire ! Je vais l'embarquer, et comme ça elle arrêtera de tuer les otages et il faudrait que j'embarque l'autre aussi... Si je touche les deux en même temps, peut-être ? Comment être sûre que j'ai embarqué la bonne personne ? Et.. Non, arrête de réfléchir, ça ne fera que te dissuader. Tu vas le faire, Kara, parce que tu es forte. Oui, je vais le faire je vais le faire je vais le faire je vais le faire je vais le faire...
L'homme se met à hurler. Il est juste devant moi. Et la femme, qui parle, aussi. Je les situe précisément. Je n'ai qu'à tendre le bras...
Tendre le bras...
Vas-y, Kara...
Maintenant ! Maintenant ! Sinon tu vas le regretter !
Dans un élan de courage inespéré, je tend maladroitement les deux bras vers l'avant, comme pour... me protéger de quelque chose.
Mais cela fonctionne. Je touche une jambe.
Et pourtant, il ne se passe rien.
Pendant une fraction de seconde, je suis perdue. Cette femme est devant moi, c'est forcément elle que j'ai touchée. Et pourtant, elle n'a pas de vie. Pas de lien avec son esprit. C'est comme... toucher un robot. Quelque chose qui semblerait vivant mais qui ne l'est pas du tout.
Pas la sensation de la présence de son esprit.
Pas d'esprit.
Cela n'a aucun sens. C'est un être vivant.
Ou est-ce un être vivant ? Mais ce n'est pas un mannequin. C'est une personne. La chaleur et la vie...
Non.
Une personne sans esprit.
Une personne...

- Qui n'existe pas !

J'ai dit ça à voix haute. J'ai dit ça à voix haute ? Est-ce que c'est grave. Elle n'existe pas ! Y a-t-il un danger ? Et d'où viendrait-il ? J'entends... du silence. Moins de peur, moins de stress, moins de tension. Suis-je toujours dans la salle du restaurant ?
L'odeur de sang a disparu.
Je tend ma main à gauche. Personne.
A droite ? Personne non plus.
N'y a-t-il aucun otage ?
Y a-t-il eu des otages ?
Je crois. Cet homme, qui se faisait terroriser. J'entends sa respiration. C'est la seule que j'entends. Il respire fort, et vite. Il a peur ? Je ne comprends pas. Je deviens folle ? Quelque chose... ne s'est pas passé. Quelque chose... Mais quoi ? Que s'est-il passé ? Jusqu'où va le mensonge ? Cet homme est-il réel ? Et cette porte vient-elle réellement de s'ouvrir ? Je ne sais pas où est le danger. Tout est peut-être un danger. Je suis perdue, j'ai besoin de comprendre...
Comment ça se passe ? Tu es revenue, Amber ? Tout va bien ? J'ai l'impression de devenir folle, Amber. Oh... Mais quelle situation... Cette femme...! Elle n'existe pas... Qu'est-ce que tu racontes ? Personne n'a été tué. Toi qui es habituellement si sensible à l'odeur du sang...? L'odeur a disparu. Écoute Kara... Je vais te reprendre, d'accord ? Non, Amber ! Ce n'est pas ça le problème. Ce n'est pas du déni. L'odeur de sang a disparu. Elle n'a jamais existé ! Et la femme n'est plus là. Je ne sais pas si elle a jamais été là. Elle... n'existe pas. Elle ne peut pas exister sans esprit. Ce n'est pas possible. Elle n'existe pas ! Elle nous tourne le dos... Je ne peux pas vérifier. Quelqu'un vient d'entrer par la porte. Est-ce que tu le vois ? Personne n'arrive ! La porte est fermée, tous les otages sont là. Il n'y a personne autour de moi. Kara, ce que tu dis n'as aucun sens. Je ne comprends rien à ce que tu racontes... Amber... C'est une illusion. Tout est une illusion ! Peut être pas tout, mais... Je ne sais plus ce qui est vrai de ce qui est faux. Y a-t-il vraiment eu une prise d'otage ? Il ne s'est peut être rien passé du tout ? Comment je peux savoir, Amber ? Calme toi, Kara... Mais tu es encore dedans, complètement, et tu n'en sais pas plus que moi. Est-ce que la personne qui vient d'arriver à côté de moi est réelle ? Tu ne la vois pas. Attends, Kara ! Est-ce que cette personne-là existe ?!
Sans réfléchir, je tend mon bras vers cet inconnu qui n'avait rien demandé. Cette personne est là. Cette personne a un esprit. Un esprit que j'attrape et que j'attire instinctivement vers moi. Je ne suis pas folle...
La personne s'écroule inerte à côté de moi.
Kara... Je vais prendre le relais, d'accord ? Et... Oh... Amber ? Une illusion... L'illusion se dissipe. Tu avais raison, Kara... Et cet homme que tu viens d'embarquer... Je le vois maintenant. Est-ce que... Tu as embarqué celui qui la créait. Quoi ? Il faisait sortir les otages... Écoute, Kara. Va dormir. Je m'occupe de la suite. D'accord...

***

Kara, qu'as-tu fait ? Cette illusion nous protégeait. Il ne restait plus que toi, et tous les otages auraient été sains et saufs...

***

Une étoile filante...
Il y a du monde.
Du beau monde ?
Je ne sais pas.
On va voir ?
D'accord.
(Carmin atteint la pièce adjacente et s'arrête net.)
Kara dort ?
Ah ? Je croyais qu'elle était là-haut avec Amber.
Elle y était.
Hum.
(L'alter originel sort une immense cape blanche qu'elle revêt. Elle passe la capuche par-dessus sa tête, ce qui couvre la moitié de son visage.)
Allons-y.
(Tenant toujours son petit tube coloré, Lily part en sautillant et en fredonnant. Les deux sortent par la porte la plus en hauteur. Lily mène, et Carmin suit. Elles semblent toutes deux savoir où se trouve l'invité.)
Chut...
(Elles grimpent dans les branches en s'éloignant du chemin principal. Elle finissent par apercevoir la terrasse, avant de pouvoir être vues.)
Il y en a quatre ?
Quatre ? Effectivement.
Mais... Il n'y avait qu'une seule étoile filante dans le ciel non ?
C'est exact.
Oooooooh...
(Lily saute sur une branche dans le champ de vision des étranges invités. Elle a un regard amusé comme si elle allait éclater de rire d'un instant à l'autre. Carmin reste debout à côté d'elle, telle une ombre blanche.)
Ah bah ça. Si je m'attendais à ce que vous soyez quatre ! Ca arrive pas souvent ce genre de chose. Je crois que c'est la première fois en vrai. Non ?
C'est bien la première fois.
(Lily veut prendre un air menaçant mais c'est si peu crédible que Carmin lâche un rire sous sa capuche avant de poser sa main sur le tronc le plus proche.)
Mais du coup... La question est cruciale ! Amis ou ennemis ?
(Quelques branches de l'arbre énorme semblent soudainement prendre vie. Elle ondulent le long du tronc, et des autres branches, pour descendre jusqu'à la terrasse et en longer les bords jusqu'à encercler très largement les quatre inconnus. Lily et Carmin n'ont pas bougé. Et l'enfant, quoiqu'elle fasse, n'arrive pas à se débarrasser de l'expression caractéristique de celle qui a trouvé le jeu de plus amusant du monde.)

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