UNTIL DAWN

 

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Chicken Run [PV Barbaré Sam]




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Sam 30 Juin - 15:13

Life of the party


Déçu par la tiédeur de son mélange, Léopold secoua la bouteille de plastique dans l'espoir de récupérer un peu de chaleur, en vain. L'idée n'était pas sans son ingéniosité, mais n'était pas encore parfaite : il avait récupéré la bouteille d'eau sur un banc après que quelqu'un l'aie oubliée là, le plastique rendu mou et chaud par le soleil de plomb. De quoi se désaltérer, certes, mais pas de se rafraichir... Quelques passages dans des jardins de maison plus tard, le Criminel avait réussi à ajouter des feuilles de menthe et quelques mauvaises herbes pour donner plus de saveur au mélange. La couleur de la chose ne le dérangeait pas trop, il avait vu pire dans les mixtures traditionnelles locales, de même pour la toxicité du mélange, rien pour lui faire peur là. Le goût... prenait un certain temps d'adaptation.

Les regards des gens autour de lui lui arrachèrent un sourire. Un festival battait son plein et il détonnait au milieu des civils aux vêtements colorés et révélateurs grignotant des friandises bourrées de sucres et de poisons. Tellement persuadés d'être trop beaux, trop forts, trop hauts, et ça plisse le nez à la vue d'un mec sale qui boit de l'eau brune! Tous les mêmes, à sursauter chaque fois qu'ils réalisaient qu'ils vivaient encore au milieu de la vermine et que celle-ci, non contente de se laisser marcher dessus, avait la force de se redresser pour montrer les dents. La Faille n'avait rien changé de cette crainte qu'ont les plus puissant des plus misérables et des choses dont ils sont capables, elle avait simplement creusé l'écart et augmenté les risques pour tout le monde. Bien des pauvres étaient prêts à commettre quelques horreurs pour survivre, parce que l'altruisme et le système en place n'étaient tout simplement pas assez pour les en empêcher. Difficile de les blâmer.

Ce n'était pas le cas de Léopold.
Nombreux seraient ceux à penser le contraire, pourtant. Vu la façon dont il se promenait dans les rues sans trop savoir où il allait et marmonnait tout seul, le pauvre n'avait même pas l'air de comprendre ce qui lui arrivait. Mais les autres, ceux qui l'avaient regardé dans les yeux assez longtemps, comprenaient qu'il avait fait quelque chose pour en arriver là et qu'il ne le regrettait pas.

Son thé improvisé en main, le roux finit par s'écraser sur un trottoire, recroquevillé dans un coin de bâtiment pour rester à l'ombre. Le soleil tapait fort contre son crâne et sa peau était déjà rouge, là où ses vêtements trempés de sueur ne le protégeaient pas. La fête allait faire des victimes seule, évidemment, mais il n'avait pas pu s'empêcher de lui donner un petit coup de pouce...

-Je sais qui vous êtes.

Une ombre de plus au dessus de lui pour lui apporter un peu plus de fraîcheur : un gamin, pas plus de douze ans, s'était planté devant lui, mâchant sa gomme avec beaucoup trop de bruit et toisant le roux en plissant le nez. Ce dernier ne lui adressa qu'un regard ennuyé, puis un sourcil relevé en remarquant l'horrible frange du môme.

-Ah bon?

-Ouais. J'vous ai vu déconner avec les machines, et y a le truc blanc qui dépasse de votre poche. Vous êtes Doctor Plague!

Le sourire satisfait du garçon donnait envie de lui éclater la tête contre le mur, mais le Criminel se contenta de prendre une bonne inspiration pour garder son calme. C'était le désavantage de ce genre de lieu, le risque d'avoir quelqu'un à proximité à tout instant, mais ce n'était rien de grave, du moins, pas dans l'immédiat. Il suffisait de réagir correctement, tout en apprenant une leçon à ce petit amateur. Le sans-abri feint un sursaut et ouvrit grand les yeux.

-Ooooh, je vois. Tu m'as démasqué.

-Ouais, et je l'ai dit à la police! Ils vont vous mettre au trou et ce sera grâce à moi!

Quel abruti. Pas complètement, il avait pensé à prévenir la sécurité, mais se sentait assez en confiance pour le confronter, lui, un criminel endurci qui usait ses pouvoirs depuis bien plus longtemps que bien des gens... Voilà ce que ça faisait, de présenter les "vilains" à la télévision comme s'il n'y avait aucune menace. Le petit était face au danger et ne savait pas le reconnaître.
La vermine s'avança avec la rapidité d'une vipère pour saisir le gamin par la cheville et tirer le faisant basculer au sol. Un genou planté dans l'estomac pour l'empêcher de crier et Léopold eut tout le temps pour enfiler son Masque et se pencher sur sa victime, souriant en la voyant se débattre et montrer ses dents anormalement pointues. Mignon. Il devait se trouver bien impressionant, probablement que le pouvoir ne s'était pas encore complètement développé. Le roux abattit sa main sur sa bouche, ne se souciant pas des morsures, et serra jusqu'à faire craquer les os sous ses doigts, arrachant un hurlement étouffé au jeune.

-Tu t'es pris pour un Héros? Tu as cru que je serais arrêté grâce à toi? Je vais te dire ce qui se passe, là, maintenant... personne ne t'as vu partir. En ce moment, il y a un vrai Héros, qui combat un criminel débile, et les gens vont regarder ça. En ce moment, il y a une fête, et personne n'a le temps pour toi. Ne t'inquiètes pas, ils vont te regarder... mais ce sera trop tard pour m'attraper. Et ça, c'est de ta faute.

Le mioche avait arrêté de crier et sanglotait, Léopold pouvait sentir une odeur nauséabonde s'échapper de lui. Mais encore? Il garda le silence, observant de près le progrès de sa victime, jusqu'à ce que celle-ci cesse subitement de se débattre pour commencer à gémir et sangloter, prises de spasmes incontrôlables. Satisfait, il retira sa main et se releva, essuyant distraitement son gant couvert de sang et d'écume sur son pantalon, puis saisit le gamin par le collet pour le forcer à se remettre sur pieds.

-Voilà.

Un violent coup dans le dos et le gamin était de retour dans la rue, seul, à peine capable de garder son équilibre et gargouillant des appels à l'aide incompréhensibles. Léopold resta sur place un peu plus longtemps, le temps de le voir atteindre enfin un adulte, d'entendre les cris de terreur, de voir les doigts qui le pointaient, et enfin de saluer les gardiens de sécurité avant de se transformer en mouche et de filer.
Il ne pouvait pas encore savoir qu'un des gardes présent sur place l'avait bien à l'oeil et avait déjà appelé des renforts.

...

Bon sang, il fuyait depuis presque une heure et les chiens n'avaient toujours pas perdu sa trace! Peu importe comment il se déplaçait, mouche ou humain, dès qu'il s'arrêtait pour respirer, il pouvait entendre les cris et les sirènes de police se rapprochant et la course reprenait. Difficile, difficile de planifier un crime en sachant que n'importe qui dans la foule pourrait avoir le pouvoir de tout gâcher, mais la nature plus vicieuse de ses propres dons avaient toujours permis à Léopold de se sortir de bien des situations. Là, maintenant, il hésitait à tenter de tendre un piège, il commençait à s'épuiser et n'était pas sur d'avoir l'avantage, mais s'il attendait trop, ils risquaient d'appeler des renforts...

La solution à ses problèmes apparut au bout de la rue où il était réfugié, sous la forme d'un taxi.

Bien que Barbaré Sam avait modifié sa bagnole pour se fondre dans la masse, le roux l'avait assez vu pour pouvoir le reconnaître assez facilement. La circulation était plutôt lente à cause du festival et il pouvait déjà imaginer le noir hurler quelques obsénités derrière son volant comme si ça allait le faire avancer plus vite. Voilà l'occasion parfaite de les sortir tous deux de là. Rassemblant ses forces, le Criminel bondit hors de sa cachette, son Masque et ses vêtements trempés de sueur, et avisa la fenête ouverte de la banquette arrière. D'un bond agile, il traversa la fenêtre et atterit brutalement sur la banquette arrière, sa tête ratant de justesse la porte de l'autre côté. Ramenant ses jambes à l'intérieur du véhicule, la vermine entreprit de s'assoir et fut soulagée de voir que le chauffeur était bel et bien Barbaré. Vu sa chance, ç'aurait été le comble...

-Pas le temps d'expliquer! ROULE!

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Sam 7 Juil - 2:41
-Vous avez besoin d’un chauffeur mam’zelle?

Elle est jeune, quand même jolie, mais son maquillage un peu trop coloré éblouit presque le chauffeur de taxi.  Elle accepte avec plaisir, cherchant à s’en aller aussi vite que possible à sa destination désirée, qu’elle partagea aussitôt à Barbaré.  Pas de problème, lui déclara-t-il, mais il insistait pour se faire payer d’abord.  Elle refusa en premier, mais il réussit à l’amadouer jusqu’à la faire rougir de plaisir un peu.  Elle le trouvait plaisant à regarder.  Qui ne le serait pas?  Elle s’installa dans la banquette et aussitôt le taxi décolla.  

-Vous venez pas du coin vous je me trompe?


-Tu l’as deviné par mon accent, ma peau noire ou ma superbe coupe de cheveux?  Faut dire, y a pas grand Japonais qui ont ce genre de coupe et c’est comprenable.  C’est tellement dégueulasse sur leurs têtes.

Elle rigole en l’entendant.  Pauvre connasse.  Surtout que plus la conversation continue, plus il se doute qu’elle le prend vraiment pour un Africain.  Il la corrige gentiment et lui explique qu’il vient de la Nouvelle-Orléans.  Puis il se met à lui peindre un magnifique portrait de son coin natal, dans l’unique but de l’impressionner et de lui faire croire qu’il est un homme exotique.  Avec le minuscule pourcentage de population noire au Japon, c’est déjà assez simple merci bien. Il lui parle un peu français juste pour la charmer.  Il aime bien cette fille, elle ne semble pas demander beaucoup d’attention et préfère poser des questions à son bel Hercule ébène, qui ne manque pas de la complimentez sur sa beauté et ses formes de manière plus ou moins subtile.  Elle accepte ses petites avances, et le jeu continue encore plus longtemps que prévue.  En effet, à cause d’un festival attirant une grande foule, la circulation est très lente.  Ça laisse Barbaré irrité, et voyant son énervement dû au trafic, sa cliente dépose sa main sur son épaule qu’elle se met à caresser.  Il lui jette un regard approbateur au travers du rétroviseur.  Elle descend sa main le plus bas, mais ne parvient pas à atteindre le pantalon, la fenêtre étant trop étroite.  Alors elle se tient à lui caresser la poitrine tandis qu’il continue d’avancer son véhicule lentement.  Comme ça n’avance toujours pas beaucoup, il couvre sa main de la sienne et lui suggère :

-Ça te dit de me tenir compagnie sur le siège passager ma poulette?  C’est plate à mourir pour nous deux si on est tout seul chacun de son bord?  

Voyant son incertitude, Barbaré la rassure que les gens ont bien mieux à faire qu’à regarder ce qu’ils font dans le taxi, tout en cachant subtilement la photo de son ancienne petite amie, qui présente cette dernière avec sa belle paire de seins et sa bouche gourmande.  

-Et j’ai même une couverture si tu veux!  L’air climatisé est plus froid et tout ça si tu saisis c’que je veux dire!  Allez viens!

En vérité, la seule différence entre l’avant et l’arrière est que l’avant sent beaucoup plus le tabac et l’arrière a surtout des relents de merde et de vomissures.  Elle finit par céder avec un sourire, ce qui fait grossir le sourire du chauffeur en plus de sa queue entre ses jambes.  Merde, ça faisait longtemps qu’il n’a pas eu dans son taxi une pétasse qui veut lui faire une…

Sa joyeuse et érotique pensée est interrompue par le cri strident de la jeune fille, alors qu’il aperçoit une nouvelle personne rentrer dans la voiture, atterrissant sur la banquette arrière et sur la demoiselle.  Sous les hurlements aigus de la cliente, Barb’ n’a même pas le temps de s’emparer de son arme à feu dans le coffre à gant qu’il se fait dire :

-Pas le temps d'expliquer! ROULE!


Il reconnaît tout de suite la voix de son ami Léopold et enfonce tout de suite son pied sur l’accélérateur, contournant la file de voitures devant lui et klaxonnant comme un dégénéré.  Les passants s’éloignent du taxi soudainement en délire comme la peste.  

-DÉGAGEZ LE PASSAGE LES BÂTARDS!

La fille crie de plus belle en voyant qu’il écoute vraiment ce que le nouvel arrivant vient de lui ordonner.  Elle tente de se défendre avec ses talons hauts et même son don mais hélas, ses talons ne sont rien de très mortel et son pouvoir est de faire pousser les ongles de ce que Barbaré peut brièvement apercevoir.  Il va être correct, juste quelques griffures à peine, se dit-il en se concentrant surtout sur la route.   Ça ne le dérange pas vraiment s’il frappe des piétons, mais c’est pas bon pour son auto, alors il préfère les éviter si possible.  Il ne tarde pas à voir les voitures de police qui les pourchassent, la sirène à fond.  

-Shit…,siffla-t-il dans un sourire très serré avant de lancer à l’intention de Doctor Plague: jette la fille dehors, elle vaut pas la peine comme otage!...ATTENDS!

Avant que la victime soit éjectée du taxi, Barbaré prit un tournant brusque juste devant le karaoké, ce qui dû secouer pas mal les passagers arrière qui n’étaient pas attachés – la fille s’étant détachée quand elle a voulu changer de place.

-Peux-tu prendre son portefeuille pour moi…Ok c’est bon tu peux la sortir!

Roulant à toute vitesse, il zigzague du mieux qu’il peut en surveillant ses arrières.  La police ne lui colle plus au cul, mais il sent qu’il va les revoir.  Ils sont pas cons les policiers.  Ils connaissent la ville mieux que lui, même si lui n’a pas perdu de temps pour l’explorer et étudier les moindres rues.  Ils vont le coincer les deux doigts dans le nez s’il ne trouve pas un moyen rapide de les déjouer.  D’une main, il s’empresse d’ouvrir le coffre à gants pour en sortir toutes les cartes routières qu’il s’est procuré à son arrivée à Tokyo.

-Viens en avant et aide-moi à figurer comment foutre le camp sans qu’une patrouille de flics nous attende à l’extrémité de la rue qu’on va prendre!

Après une réflexion rapide vu la situation, il emprunte une rue qui mena dans le quartier Zôshigaya.  Les petites rues pourraient peut-être tourner à leur avantage pour l’instant, mais une meilleure idée germe tranquillement dans la tête du civil qui du coup, devra enfiler son costume pour continuer cette folle poursuite.
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Sam 14 Juil - 20:29

They see me rollin'


Quelle ne fut pas la surprise de Léopold en constatant que, s'il avait bien atteri dans le taxi de son collègue criminel, il partageait aussi la place arrière avec une demoiselle plus jeune au lourd maquillage —le terme exact dans la langue des locaux lui échappait, hurlant à mort en tentant de repousser les bottes sales de Léopold loin de ses genoux. Pas le temps de s'occuper d'elle ; le roux entreprit de s'assoir pour pouvoir se pencher plus aisément vers le siège avant, déterminé à faire comprendre l'urgence de la situation, mais Barbaré ne perdait pas de temps. Son pied s'écrasa sur la pédales et les deux passagers s'enfoncèrent brusquement dans la banquette, l'une hurlant encore jusqu'à leur crever les tympans et l'autre tentant de se redresser pour regarder dehors. Il fallut intervenir quand la fuyarde malgré elle tenta de se défendre, d'abord en le martelant de ses talons hauts, puis en s'en prenant au chauffeur de ses ongles bien trop longs. Des griffes, des crocs, décidémment... Un autre coup de volant et le criminel masqué fondit sur la demoiselle, la plaquant contre la portière avant de l'assomer d'un coup de poing au visage. Il voulut se délester du corps en le jetant par la fenêtre, mais un autre virage serré le glisser jusqu'à sa place originale loin de sa victime. Un mal pour un bien : Monsieur Sam voulait voler son portefeuille avant.

-OK! Pas de problème, je te fais ça!

Plus facile à dire qu'à faire, vu le trajet mouvementé. Pour bien compliquer les choses, la petite bridée venait de reprendre conscience, le coup n'était pas assez pour la mette hors d'état de nuire pour plus de quelques secondes. Plutôt que de la fouiller, même si vu ses fringues courtes trop serrées ça lui aurait fait plaisir, Léopold se contenta de lui arracher son sac à main et de le lancer à Barbaré, avant de se pencher encore plus sur la demoiselle pour d'abord atteindre sa portière, la déverrouiller et l'ouvrir, et ensuite se mettre debout avec difficulté devant la petite. Un mouvement trop brusque et il se retrouverait la nuque fracassée contre la banquette. Cherchant un bon appui, il attrapa la fille par la gorge et regarda par la vitre arrière, pour voir où se trouvaient les voitures de police. Elles étaient encore sur leur trace, et elles se rapprochaient.

-Allez... Allez... Encore un peu...

Ça irait. Les chiens n'en étaient pas encore rendus à sacrifier une innocente pour les attraper. Le roux rassembla ses forces et jeta la fille hors de la voiture, observant avec une excitation malsaine son corps effectuer plusieurs roulades dans la rue, menaçant de continuer sa route malgré les véhicules qui s'approchaient. La suite fut spectaculaire : leurs poursuivants s'éparpillèrent dans tous les sens pour éviter la malheureuse victime, malgré le risque de créer un carambolage, et certains s'arrêtèrent même pour rassurer la population et aider la poufiasse. Ils ne pouvaient pas tomber mieux!
Enfin, si. Le vrai traqueur était encore sur leur piste.

Suite à l’invitation de l’Américain, le roux prit son élan et s’élança, bras devant comme un nageur, vers la mince ouverture entre sa banquette et les sièges avant, comptant sur sa stature relativement mince pour passer, mais ce n’était pas suffisant et il se retrouva coincé à mi-chemin, sur le dos, bras devant. La petite séparation métallique s’enfonçait sans pitié dans le creux de son dos, lui arrachant une grimace de douleurs, mais vu toutes les fenêtres ouvertes, difficile de se transformer en mouche pour se déplacer sans finir éjecté de la voiture…

-Hé… Sam? Tu peux fermer les fenêtres deux secondes? Je suis coincé…

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Mar 31 Juil - 23:11
Pendant qu’il effectue cinq pâtés différents dans le quartier, Barbaré remarque à peine Léopold qui est coincé juste à côté de lui.  Il lui répond distraitement et fermement, sans même jeter un regard à son compagnon :

-‘Ttends peu, l’air climatisé est pas parti encore.  Ça prend toujours un peu de temps I know, mais t’as pas chaud toi?  Moi je dégoutte, c’est dégueulasse.

Il ne ment pas, ça c’est sûr.  Dès qu’il s’est embarqué dans cette histoire de pourchasse, il ne peut pas s’empêcher d’avoir la moiteur partout sur le corps à cause de l’angoisse et ses vêtements commencent à se coller à lui comme une seconde peau.  C’est la première fois qu’il se fait poursuivre par la police en dehors de chez lui, en dehors de la Nouvelle-Orléans.  L’idée qu’il n’est pas aussi à l’aise dans le jeu et que c’est techniquement lui qui est le plus vulnérable là-dedans le rend nerveux.  Si on le connait assez bien, comme Léopold et tous les autres Super Best Friends, on peut le voir sur son sourire qui est plus tendu qu’à l’habitude.   Mais ce qui le rassure dans cette poursuite, c’est que s’ils se font attrapés, oui ils seront dans la merde, et oui ce sera assez frustrant…

…mais ils ont plusieurs tours dans leur sac et les policiers ne le savent certainement pas, parce qu’ils n’ont pas la moindre idée à quel point ils se frottent à des hommes vraiment, vraiment tordus.

Après deux minutes de conduite sans police dans ses angles morts, il passe sa main devant la grille de l’air climatisé et décide enfin de fermer les fenêtres.  Il laisse le temps à Doctor Plague de s’installer et de s’attacher, avant de lâcher :

-Dis-moi quand tourner ok?

Sans plus tarder, il se penche pour regarder sous son siège tout en gardant une main bien agrippée sur le volant.  Sans voir grand-chose, il tâtonne un peu le dessous pour tomber rapidement sur son costume, et son chapeau.  Il les sort de là pour les déposer sur ses genoux, et tire sur une carte sur laquelle le criminel passager était assis dessus.  Puis il lâche le volant et il recule son siège au maximum.

-Faut que j’me change, chauffe pour moi.  J’te dirai les instructions au besoin, et casse pas mon char.

Aussitôt, le rétroviseur de gauche éclate à la suite de l’impact d’une balle.  Il jette un bref coup d’œil pour voir que les chiens les ont retracés assez rapidement.  

-Fuck,
s’écrie-t-il en écrasant encore plus fort sur la pédale.  VITE TOURNE À DROITE BORDEL DE MERDE!  Sors du quartier!

Une flamme de colère enflamme son cœur, et tout le monde sait que son cœur appartient à son taxi.  En un clin d’œil, il troque ses verres fumés pour son masque et cache ses cheveux sous son chapeau haut de forme.  Il se met à lancer des injures et des grossièretés à leurs poursuivants, prenant plus de temps pour se changer complètement, ce qu’il insiste absolument à faire.  C’est trop long et compliqué de mettre des pantalons et des souliers en voiture?  Pas important!  On parle de Monsieur Sam et de style ici!  S’ils sont pour se faire attraper, au moins ils auront un criminel dans toute sa splendeur et son charme.

-Pendant qu’on est dans ce moment proche et intime, ça te dirait de me mettre au courant de pourquoi on se fait poursuivre?
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Sam 4 Aoû - 0:37

Catch me if you can


-Mec, fais pas chier, on a pas le temps pour ça!

Difficile pour Léopold d'accepter que oui, il allait devoir rester dans cette inconfortable position plus longtemps juste pour accomoder son collègue. Bien sûr que la chaleur le dérangeait, les coups de soleil partout sur son corps étaient trop récents pour lui faire bien mal mais ce n'était qu'une question de temps, ce n'était cependant pas sa plus grande priorité dans la vie de tous les jours. Depuis qu'il avait fini à la rue, il en avait bravé, des intempéries, et il aimait croire qu'il s'y était habitué. Ce qui n'était apparamment pas le cas pour Barbaré.

La conduite de Monsieur Sam ne l'inquiétait pas trop. Faire confiance à un criminel n'est jamais une bien bonne idée, mais le roux savait que ses capacités ne méritaient pas de doute de sa part. Ce taxi en avait vu des biens pires, et son chauffeur aussi... Il ne pouvait pas en dire autant pour ses côtes, malmenées à chaque virage brusque, et son dos déjà courbaturé. Une éternité sembla passer avant que l'Américain ne se décide à remonter les fenêtres, laissant enfin l'occasion à Léopold de faire appel à son Don et de se changer en mouche. À peine remis de sa trop longue fuite, le passage d'une forme à une autre fut étourdissant, stimulant ses sens fatigués sans que son état ne lui permette de le supporter, et le retour à sa forme humaine lui laissa cette impression de lourdeur et de faiblesse, même si au final le processus ne dura que quelques secondes. Il atterit en position assise dans le siège passager sans trop de problème et replaça rapidement son chapeau avant de boucler sa ceinture de sécurité. Ce ne serait pas de trop... Puis, maintenant que son passager était bien installé, le chauffeur de taxi se pencha pour récupérer ses affaires, laissant à la vermine humaine la tâche de surveiller la route pour lui. Léopold sursauta, mais avant qu'il ne puisse protester, Barbaré regardait déjà ailleurs.

-Euh... d'accord... à gauche, à gauche!

Ce fut comme un miracle de voir Sam réagir et tourner à la perfection sans voir où il allait. Les policiers n'étaient plus derrière eux, il pouvait se permettre de conduire un peu plus lentement, mais ce n'était pas encore une victoire : les chiens avaient un moyen de le traquer, probablement un Don, et rien ne promettait que la magie s'était estompée. Il fallait quitter les lieux, battre en retraite et mettre le plus de distance possible entre eux et le lieux du crime, avant de chercher une bonne cachette et attendre que tout se calme. Car la poussière finissait toujours par retomber, à Tokyo. La ville ne savait pas pas toujours faire la différence entre le spectacle et le crime, et préférait en encourager un sans trop se soucier de l'autre. Et quand des innocents en payaient le prix, elle ne voyait pas le problème.

Le Docteur resta quelques secondes à regarder le volant après que Barbaré ait lâché ce dernier. Conduire, lui? Il n'avait jamais conduit une voiture! Il vint pour lui faire part de son hésitation quand un des rétroviseurs éclata, suivi de plusieurs détonations derrière eux accompagnés d'un bruit trop familier...

-MERDE!

Le roux bondit sur le volant et y mis tout son poids, trop emporté par l'adrénaline pour réfléchir. Grand mal lui en prit : le taxi eut beau tourner jusqu'à en faire demi-tour, il continua à avancer, dérapant de façon incontrôlable en menaçant de faucher poubelles, piétons et autres voitures qui avaient le malheur de se trouver trop près. Les pneus crissaient avec force et la force du mouvement menaçait d'éjecter Léopold et Barbaré de la voiture, vu leur mauvaise position.

Avec la musique qui va bien

Ce n'est que lorsque l'Américain délaissa enfin la pédale de gaz que son collègue Belge put lâcher le volant, permettant à la voiture de repartir en ligne droite. Seul problème, ils avançaient directement vers les policiers, et la route à prendre semblait bien loin.

-OK, OK! Je vais l'avoir cette fois-ci!

Ils pouvaient prendre un autre chemin, mais l'important était de ne pas laisser à la police une chance de les poursuivre. Rassemblant son courage, le roux tourna le volant sur la gauche et réussit cette fois-ci à s'engouffrer dans la rue, frôlant les voitures de leurs poursuivants. Il ne pouvait qu'espérer que Barbaré n'ait pas remarqué les dommages faits à la peinture...
Enfin, un peu de paix. L'occasion rêvée pour répondre aux questions de son collègue, qui avait bien le droit de savoir qu'est-ce qui avait causé toute cette emmerde. Léopold ricana en se remémorant les événements.

-Heh, longue histoire... tu sais ces machines à bonbons, qu'il faut tourner après avoir mis la monnaie? Ils en ont mis plein pour le festival, alors je me suis dit que j'allais y rajouter un petit quelque chose. Des lames de rasoir, avec un bonus...

Le Criminel agita la main jusqu'à découvrir son poignet, révélant une multitude de blessures ne s'étant pas encore refermées.

-Infecté, évidemment. Sauf que bon, y a un môme qui m'a vu faire, il m'a reconnu et il a prévenu la sécurité. Le temps qu'ils enlèvent tout, j'aurai peut-être quelques victimes mais au final j'ai perdu mon temps. Enfin, le petit abruti prévient les chiens, et ensuite il vient me voir pour me narguer parce que c'est lui qui m'a coincé! Donc moi, qu'est-ce que tu penses que j'ai fait? Je l'ai choppé, j'lui ai pété la mâchoir, je lui ai refilé une saloperie spécialité de la maison et je l'ai renvoyé dans la foule. Il voulait être le centre de l'attention, alors voilà! Après j'avais la police à mes trousses, oui, mais je pensais les semer...

Il aurait dû les semer. À plusieurs reprises, il aurait dû être sauf, mais les chiens revenaient encore et toujours. Et à en croire les sirènes qui s'approchaient encore, ce n'était pas pour changer de sitôt. Et s'ils étaient déterminés à ce point, ça ne pouvait que mal finir pour les deux fauteurs de trouble. Il fallait se sortir de là avant que d'autres forces ne se joignent à la fête.

-T'as une arme? S'ils reviennent, faut qu'on soit prêts.

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Mar 14 Aoû - 23:00
Il ouvre son miroir pour bien enfouir les mèches rebelles sous son haut de forme, profitant de bien se pomponner avant de reprendre le volant.  Puis d’un coup, il fait signe à Doctor Plague de dégager le passage.  Il le laisse parler, se concentrant quant à lui d’essayer d’éviter le plus possible les balles.  Il fulmine et ne sourit plus du tout.  Ils ont abîmé son taxi.  C’est un acte monstrueux qu’il ne peut pas juste ignorer.  Personne ne touche à sa voiture.  Il n’y a que lui qui peut le faire, et même lui, jamais il ne fera, parce que ça ne se fait TOUT SIMPLEMENT PAS.  Point à la ligne.

Plague finit son histoire, et ça prend une petite minute à Monsieur Sam avant de se rappeler que c’était à lui qu’il raconte tout ça et qu’il doit répondre quelque chose.  Même si ça ne paraissait pas du tout, mais il écoutait.  De manière distraite, certes, mais il est aussi occupé à leur sauver la peau du cul en ce moment, alors il ne faut pas trop le blâmer non plus.  S’il aurait été de bonne humeur, il aurait éclaté de rire, lui aurait donner une tape sincère et amicale dans le dos en lui disant : «Maudit que t’es épais!».  Au lieu de ça, il se contente de dire de façon très sérieuse, toujours en regardant devant lui :

-Tu veux un conseil mon gars?  Boo.

Il tourne la tête un bref instant vers lui et lui fait un pouce pointant vers le bas pour appuyer ses paroles, pas content du tout.  Il se concentre de nouveau sur la route et tourne brutalement sur la sortie du quartier.  Ils doivent sortir d’ici et essayer de changer de tactique.  En vitesse, il s’introduit dans Sunshine City, où que non seulement le festival n’est pas loin, mais il y a plus de personnes et de voitures qui pourraient encombrer les policiers.  Lui, il ne se laissera pas encombrer par ça, même qu’il pourrait presque les utiliser à leur avantage, pense-t-il.  D’une main, il tâtonne le dessous de son volant et sent le ruban adhésif qui retient son arme à feu.  N’importe quel chauffeur de taxi qui se respecte en a une dans son véhicule professionnel pour se protéger des clients dangereux.  Défense légitime habituellement, mais présentement, c’est surtout faire de l’attitude à la police même si elle a une raison valable de donner un mandat d’arrestation aux deux criminels.  Mais les flics, on s’en bat les couilles.  Il klaxonne un homme en âge avancé qui traverse la rue juste devant lui tout en tendant l’arme vers Léopold.

-DÉGAGE PAUVRE VIEUX CROÛTON SI TU VEUX PAS QUE JE T’ÉCLATE LE VENTRE!!  Ok écoute mon vieux, vérifie s’il me reste une boîte de balle dans le coffre à gant, mais j’pense pas qui m’en reste beaucoup– TASSE TON CUL L’GROS PORC!  

Il coupe brutalement une voiture conduite par un homme gras et tellement enflé que sa peau semble être constamment rose comme s’il est toujours essoufflé.  Il reprend et explique son plan :

-Bon, si tu te fais encore poursuivre depuis un sale bout de temps, c’est qu’il doit y avoir un chien qui a un don qui en est la cause right?  Alors le seul moyen de se débarrasser d’eux, c’est de se débarrasser de lui.  

Ainsi, il commence à conduire vraiment croche, menaçant de déraper n’importe quand.  Pas une seconde il ne retire sa main du klaxon.  La police en profite pour se rapprocher plus, encore plus attirée par le boucan.  Enfin, Monsieur Sam, d’un coup très habile de volant, tourne son véhicule face à ceux des policiers dans un crissement de pneus assourdissant et le taxi s’immobilise complètement.   Il coupe le moteur et se met à sacrer très fort comme s’il était en colère, et il lance un regard bref, sérieux mais très subtil à Doctor Plague comme pour lui dire : «Joue le jeu.».  Il sort de la voiture en claquant violemment la porte, et s’approche du côté passager sans prêter attention aux policiers qui sortent de leurs voitures de patrouille pour se mettre en position de flics et qui lui ordonne de mettre ses mains en l’air et de ne plus bouger.   Il ouvre la portière et agrippe Plague par le col de manteau et le tire en dehors de l’auto, le jetant presque au sol.  Les flics pointent tout de suite leurs armes vers lui, mais il se contente de retenir fermement son ami devant lui enfonçant le bout de sa canne dans le coup, menaçant de l’électrocuter n’importe quand.  Une police tente d’intervenir tout de suite en le raisonner :

-Monsieur Sam, arrêter de-

-Non, toi écoute mon chien sale!  Ce salaud pourri, il m’a coûté un char!  Je suis plus capable de l’endurer!  Vous n’avez pas idée de ce que c’est être avec lui.  Il parle tout le temps!  Tout le temps!  Je n’ai jamais enduré dans le char, mais là c’est sa faute s’il est abîmé!  C’en est trop de trop!


-Ça suffit, écoutez-

-Non, toi écoutes, dit le criminel en pressant plus fort la canne.  Prenez-le, vous allez voir!  C’est im-po-ssi-ble!  Vous pouvez pas comprendre, vous ne l’avez jamais arrêté!  Moi je suis plus capable, de ce connard à grande gueule!

D’un coup, il pousse Doctor Plague vers le chien au badge poli, jette sa canne à terre et lève ses mains dans les airs.
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Chicken Run [PV Barbaré Sam]
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