UNTIL DAWN

 

 :: Characters :: Fiches Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Inaba Hare | Gardien [Bientôt finie]

avatar >
Newbie
Newbie







Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 15



Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 28 Juin - 8:25
Inaba Hare
Race : "Humaine"
Sexe : Femme
Âge : 19 ans
Anniversaire : 05/04
Nationalité : Japonaise
Classe sociale : Moyenne
Groupe : Gardiens
Métier : Petits boulots
Sexualité : Hétérosexuelle (par défaut)
Loisirs : La musique (Hare joue du violon !), les excursions ou explorations urbaines et sauvages, les jeux d'arcade et par-dessus tout le jardinage.
Pseudo sur Kaibyou : Sagi
Particularité : Des oreilles de lapin difficiles à cacher, de drôles de bijoux bleus qui brillent et deux grands yeux curieux.
Avatar : Amiya - Arknights
Mental
Hare est une jeune femme d'un naturel paisible et sérieux. Sa gentillesse et sa générosité la dépeignent comme une personne douce et sans doute un peu ingénue, une image que son introversion et sa grande timidité ne font, à son grand dam, que souligner.

Peu habituée au contact des autres, du fait des nombreuses années qu'elle a vécues sans pouvoir nouer de véritables liens, elle manque grandement d'assurance dès lors qu'il s'agit de communiquer, d'où une tendance à garder ses distances sans oser briser sa bulle. Sans cesse écrasée par une gêne constante, Hare éprouve quelques difficultés à dépasser une "peur de mal faire avec les autres" qui l'amènent souvent à gaffer quand elle se décide enfin à ouvrir la bouche. Elle est d'ailleurs souvent bien incapable ne serait-ce que de regarder son interlocuteur dans les yeux et préfère garder la tête baissée par réflexe, allant même parfois jusqu'à s'inventer soudain quelque chose très important à faire de ses mains pour justifier son regard fuyant. Très nerveuse lors des premières rencontres - ce qui a fait plus d'une fois se poser la question quant à son éventuel mutisme - elle s'avère également particulièrement douée pour créer de gros blancs dans les conversations lorsqu'elle tente de se glisser, et semble avoir un talent pour rendre les choses les plus simples très compliquées dès lors qu'elle se met à en parler. Pas vraiment de quoi la conforter à sortir de son silence en somme.

Sous ses premiers abords timides et parfois un peu gaffeurs, Hare est surtout une personne passionnée et surout très (trop ?) curieuse, désireuse de découvrir enfin le monde avec ses propres yeux et de vivre pleinement son fragment de liberté retrouvée. Déterminée à rattraper les années qu'elle a perdues, elle est capable de montrer une passion ardente pour des sujets ou des activités en apparence totalement banals et n'hésite pas à partager son enthousiasme pour peu qu'elle puisse en parler. Sur toute chose, elle pose un regard curieux, presque naïf, s'étonnant parfois des choses les plus simples, se fascinant pour un rien. Elle nourrit une grande admiration les personnes dotées de convictions fortes et capables de prendre leur propre destinée en main. Une détermination qu'elle leur envie, et à côté de laquelle elle estime faire pâle figure, mais pour laquelle elle a énormément de respect.

Donc méfiez-vous de ces deux yeux qui, dans un coin de la pièce, vous scrutent en silence depuis tout à l'heure. Parce que vous pouvez être sûr que, dès lors que vous avez piqué son intérêt, Hare ne vous laissera pas vous en sortir sans avoir tout fait pour satisfaire sa curiosité dévorante. Les ressources que la jeune femme est capable de déployer pour obtenir des réponses à ses questions sont insoupçonnées. Et il est à noter d'ailleurs que la discrétion et la subtilité font rarement partie de ces ressoures. À la surprise de beaucoup, Hare sait se montrer très directe, pour ne pas dire carrément frontale dans ses propos. Il faut dire qu'elle ne réfléchit pas souvent aux conséquences de ses paroles, et cela manque rarement de se finir sans casse. Ou par un long moment de silence gênant... Bon.

Hare est tout de même loin d'être un ange, et son manque d'expérience dans le domaine social se manifeste parfois par un cruel manque de tact. Elle peut se montrer extrêmement peu tolérante, et parfois dure, avec les erreurs des autres. Mettez cela sur le fait qu'elle n'apprécie pas que certains puissent se permettre d'échouer par laxisme quand elle donne tout ce qu'elle peut si vous voulez. Ca ne retire rien au fait qu'elle peut se montrer particulièrement outrancière et désagréable face à quelqu'un qui vient d'échouer, notamment si cette personne l'a déçue. Et tant qu'à parler de déception, les promesses sont des choses auxquelles elle accorde une importance démesurée. Réaliser qu'elle a pu placer sa confiance dans la mauvaise personne lui est insupportable, et elle s'en voudra autant qu'elle en voudra au responsable.

Assez étonnamment au vu de son tempérament, la jeune femme cultive également une certaine fierté et peut se vexer très facilement si l'on commence à remettre en question son sérieux ou ses aptitudes dans un domaine dans lequel elle s'estime compétente. Il faut dire qu'à ses yeux, ils sont suffisamment rares comme ça. Elle est très mauvaise perdante et préfèrera souvent bouder plutôt que d'admettre simplement sa défaite. Elle se fâche rarement, mais elle est tout à fait capable d'en vouloir à quelqu'un. Sa rancune est souvent acide sur le moment, mais rarement tenace : si la jeune femme en fait toujours une démonstration clinquante, elle ne supporte en vérité pas de se sentir en conflit avec qui que ce soit pendant trop longtemps. Elle finira le plus souvent par laisser couler en silence, s'excusant par de petites attentions et un air sincèrement désolé. Les rares liens qu'elle a pu tisser lui sont très précieux, et, malgré ses travers, elle tient davantage à ses quelques "amis" qu'à ses caprices. S'il y a bien quelque chose qui peut venir à bout de son enthousiasme, c'est de se sentir honteuse et fautive.

Même si elle n'est ni douée, ni à l'aise avec les autres, Hare n'en est pas moins une jeune femme sérieuse et appliquée. Tout ce qu'elle entreprend, elle l'entreprend avec le cœur, et c'est avec son cœur qu'elle se sent capable de tout. Plus que toute chose, elle souhaite se rendre utile, sortir de la cage aux barreaux blancs dans laquelle elle a grandi et mettre ses capacités au service des autres. Impliquée et assidue, Hare fait toujours son maximum pour répondre aux attentes que l'on a d'elle. Souvent plus réfléchie dans les actes que dans la parole, elle est parfaitement consciente de ses capacités - ou peu s'en faut - et plus au courant que quiconque de sa situation. Elle est sait estimer quand il devient déraisonnable d'entreprendre quelque chose de trop grand pour elle, et si elle s'en tient le plus souvent à bon compte et se contente de donner son maximum sur les tâches moins ambitieuses qu'on lui confie, il lui arrive de prendre des initiatives un peu osées si la situation l'exige. Seul souci, les résultats de ces envolées proactives sont rarement de pleines réussites... Mais c'est la volonté qui compte, non ?

Au fond, Hare ressent un besoin constant de se prouver aux yeux des autres, mais également aux siens. De prouver qu'elle peut désormais être autre chose que la petite fille fragile et dangereuse que l'on garde sous une cloche de verre.  Depuis dix ans, Hare vit avec la peur constante de ce qu'elle est et de ce dont elle est capable. Une peur nourrie et entretenue depuis le jour de son incident, partagée par les adultes chargés de veiller sur elle. Ecrasée par le sentiment de ne pouvoir inspirer aucune pitié, aucune gentillesse, aucune affection suffisamment forte pour dépasser la peur qu'elle voit tapie dans les yeux des autres.

Mais cette peur ne lui a pas apporté que de mauvaises choses. Certes, Hare s'est construite autour de cette crainte d'elle-même et de ses pouvoirs. Mais en réponse, elle s'est constuit un but. Un rêve. La profonde conviction qu'un jour, elle serait capable d'échapper à cette peur. De vivre sans ces chaînes. De cette conviction, elle tire la force nécessaire pour changer sa vie. Elle veut se débarrasser de cette peur. Elle veut la faire taire. La dépasser. Lui montrer qu'elle a de moins en moins de raisons d'exister. Aujourd'hui, elle se sent la force de la combattre. Le combat sans doute long et pénible, douloureux, peut-être autant que ces dix dernières années l'ont été. Mais lorsque le moment sera venu, cette peur devra s'effacer.

Hare n'en parle jamais.

Mais elle espère de ton son cœur pouvoir vivre assez longtemps pour voir ce jour arriver.
Physique

Un visage rond à la peau terne, aux traits encore vaguement enfantins, orné de deux grands yeux d'un bleu minéral qui vous dévisagent avec cette attendrissante expression sérieuse et concentrée que l'on connaît aux enfants. Ses lèvres, légèrement plissées, sont figées dans une moue pensive, et ses sourcils, fins et légèrement froncés, tressaillent à peine. La tête qui vous observe est encadrée par de longs cheveux bruns. De très longs cheveux. Si longs que vous seriez prêt à parier que la queue de cheval qui s'échappe de sa nuque - et qui échoue d'ailleurs à attraper les nombreuses mèches capricieuses qui tombent en cascade et se balancent de chaque côté de ses joues - pourrait sans problème toucher le sol. Un instant d'égarement et vous imaginez la propriétaire de cette mignonne petit bouille se prendre les pieds dans sa propre chevelure pour s'écraser sur le sol à côté de sa table dans un fracas retentissant. L'image vous arrache un sourire, et il n'est pas passé inaperçu. Vous voyez ses émotions défiler dans son regard : surprise, curiosité. Peut-être un peu de vexation. Elle se renfrogne un peu et détourne rapidement le regard avant d'enfoncer son menton dans l'écharpe en froufrous bleus qui dépasse du col ouvert de son manteau noir.

Discrètement, vous levez les yeux pour regarder au-dessus de sa tête, coiffée par un drôle de bonnet blanc en laine pourvu de deux longues langues d'une bonne trentaine de centimètres sur son sommet, sagement rabattues en arrière. Les yeux fixés sur les deux extensions à l'air étonnamment rigide, vous guettez quelque chose. Une poignée de secondes passe. Puis une autre. Vous restez tous les deux immobiles, attendant silencieusement que l'autre soit le premier à abandonner. Et puis, quelques secondes de silence plus tard, l'une des langues de laine tressaille soudain. Vous vous radossez doucement sur votre chaise, satisfait de votre petite victoire. La jeune femme semble pousser un soupir muet et enfonce un peu plus sa tête dans ses épaules, ramenant ses longues jambes fines et élancées contre le pull de laine grise sans manches qui recouvre la chemise de service qu'elle porte en-dessous. L'une de ses mains remet distraitement en place les plis de sa jupe d'écolière quadrillée tandis que son bras s'enroule autour de ses genoux. Vous savez qu'elle ne va pas à l'école, mais elle s'obstine à porter ce genre de costume.

Vous en profitez pour la dévisager un peu plus. Tant qu'elle ne regarde pas, c'est gratuit. "Fine", ce serait difficile de trouver plus précis pour définir la silhouette qui se cache sous son gros manteau. Quel âge a-t-elle déjà ? Dix-neuf ans ? ... Bon, c'est une japonaise, donc c'est possible, mais si ça ne tenait qu'à vous, vous lui en donneriez bien quatre ou cinq de moins. Ou loin de la vingtaine en tout cas. Encore que... Bah ! De toute façon elle restera bloquée sur son mètre soixante, grand maximum. Quant au reste des "éléments physiques à pourvoir un peu (beaucoup) plus en croissance"... Eh bien disons qu'il y a des domaines qui vont demander aux hormones de mettre les bouchées doubles pour atteindre un niveau honnête. Sans méchanceté aucune.

Vous retournez à votre lecture en la gardant dans un coin de votre champ de vision. Elle ne vous jettera pas un autre regard. Ses yeux mi-clos fixent désormais le vide du plancher que ses baskets viennent de quitter, son expression enfantine effacée de ses traits, ne laissant derrière lui qu'un visage neutre, animé seulement d'un air pensif, mélancolique. Presque triste. Elle tire un peu ses manches, masquant au passage les fines marques noires et rouges qui descendent de ses bras sur le dos de ses mains. Vous n'avez jamais eu l'indiscrétion de lui demander de quoi il s'agissait exactement, mais vous avez déjà remarqué qu'elle en avait aussi au niveau de son cou. Au début, vous aviez pensé à un tatouage, ou quelque chose du genre, mais cela ressemble davantage à des cicatrices. De drôles de cicatrices. Son pouce joue mécaniquement avec l'une des nombreuses bagues aux reflets bleus - des "attaches" comme elle les appelle, qui recouvrent ses mains, ses poignets. L'une d'elle enserre même son cou, un peu comme un collier pour un animal. La couleur rappelle un peu celle de ses yeux. Vous ne savez pas vraiment d'où elle les tient, mais vous ne l'avez jamais vue sans. Honnêtement, on dirait du toc. Elle n'a pas l'air d'y tenir plus que ça, mais cela n'a pas l'air de la gêner non plus. C'est un peu comme si ses "attaches" faisaient plus ou moins partie d'elle.

La jeune femme est comme tout le monde ici. Ni plus, ni moins. Et ici, il y a des questions qu'on ne pose pas.

...

Il faudra quand même lui demander un jour si le lapin blanc-rose brillant à grelots qui pique régulièrement vos cookies est à elle ou non.

Oui, formulé comme ça vous risquez de passer pour un maboule.

Ce n'est pas pour rien que vous n'avez toujours pas posé la question.
Usagi (April)
Nom du Pouvoir : Crystal Plague / Inaba no Shirousagi
Nature du Pouvoir : Don

Costume : Hum… Si tant est qu’on puisse parler d’un costume. Un manteau imperméable épais et large qui descend jusqu’au dessus des genoux, sombre et bardé de sangles, de poches et autres fermetures éclair ou écussons oranges fluo. Loin de prétendre servir de costume, c’est un habit plus pratique qu’autre chose, résistant et surtout très utile pour cacher celle qui se terre dans l’ombre de sa lourde capuche. La longueur des manches et la hauteur du col sont amplement suffisantes pour couvrir ce qu’il y a à couvrir - notamment une paire d’oreilles un peu longues et des dispositifs médicaux luisants tout droit sortis de chez Claire’s - ne laissant dépasser qu’une paire de jambes couvertes par un collant noir et chaussées de baskets montantes. Malgré son apparente lourdeur, le manteau est en réalité plutôt fin et se révèle très confortable à porter, sa doublure bleue étrangement plastique maintenant une température agréable en permanence. L’intérieur du rabat de la fermeture renferme une large inscription en lettres capitales : “RHODES ISLAND”. La marque du designer sans doute.

Description :
> Crystal Plague
Un pouvoir qui, pour Hare, tient davantage de la malédiction que du don. Une malédiction qui a bouleversé sa vie alors qu'elle n'était encore qu'une innocente petite fille, la précipitant dans un univers stérile et froid où chaque battement de son cœur avait le pouvoir de faire naître la peur dans les yeux des plus grands. Une malédiction qui ronge toujours son corps aujourd'hui et qui chaque jour menacerait de lui échapper, si ce n'était pour les encombrantes entraves que la jeune femme s'astreint à porter jour et nuit.

Baptisé "crystal plague", ou "peste de cristal", ce pouvoir est d'une cruelle simplicité : il transforme progressivement toute chose vivante en un cristal semi-translucide, sombre et lisse comme du verre, et n'épargne ni plante, ni bête. Comme un cancer minéral qui se répand progressivement sur la peau et dans la chair, la changeant petit à petit en éclats chauds, durs et acérés, jusqu'à provoquer la cristallisation des fluides du corps, entraînant par là même le décès du sujet infecté.

Et Hare, bien qu'elle fasse montre d'une résistance exceptionnelle, n'est pas épargnée par ce mal. Les expérimentations auxquelles elle a été sujette ont permis aux médecins de déterminer que le temps nécessaire à l'infection varie énormément d'un individu à un autre, mais que la vitesse de propagation du "cristal" dans le corps est plutôt régulière, s'avérant de ce fait bien plus létale pour un organisme de petite taille que pour un être disposant d'un corps plus massif. Il semble également que la propagation de l'infection chez un sujet infecté soit, d'une manière ou d'une autre liée, à celle de Hare : les sursauts de virulence de l'infection chez les sujets atteints sont aussi constatés sur la chair de la porteuse souche, bien que fortement réduits. Et cela fonctionne également dans l'autre sens, les sursauts d'infection de Hare ayant un fort impact sur les sujets porteurs.

Les observations ont d'ailleurs permis de mettre en évidence une réaction des cristaux en présence de la souche, qui se manifeste par de légers tremblements et une augmentation de la température du matériau, ainsi qu'une forme de lévitation de faible ampleur des éclats de petite taille gravitant autour des corps principaux. Plusieurs expériences laissent enfin à penser que la propagation du cristal fluctue en fonction de l'activité du corps, l'accélération du rythme de l'organisme favorisant la progression du cristal dans les tissus.

La raison pour laquelle Hare, un potentiel danger public de rang "Séisme", ne se trouve plus enfermée entre les quatre murs blancs d'un hôpital-prison est simple : la jeune femme porte en permanence un dispositif d'entraves qui étouffe son pouvoir. Situées autour de son cou, de ses poignets, de ses doigts et de ses jambes, ces boucles sont faites d'un étrange alliage bleuté, composé en partie de tekogane ainsi que d'une foule d'autres matériaux qui donnent à ces attaches leur surprenant aspect luisant. Leur rôle est tout autant de contenir la peste de cristal que de freiner l'infection qui ronge le corps de la souche, la maintenant ainsi en vie pour éviter la catastrophe.

Ces dispositifs, placés sur des points du corps fortement marqués par l'infection, distillent en permanence des agents anti-cristallisant dans l'organisme. La dose libérée est constamment ajustée en fonction du taux de cristal détecté dans le corps, le matériau virant graduellement du bleu vers le rouge pour témoigner de son niveau de contamination. Il ne s'agit donc pas là d'un choix esthétique mais d'un indicateur, bien que le résultat final puisse paraître un peu tape-à-l'oeil. De plus, il s'agit d'une médication hautement toxique pour l'organisme : s'il venait à être saturé par la solution, son corps, alors transi de douleur, serait incapable de la supporter plus de quelques heures. Voyez cela comme une sécurité... Pour Hare, ce dispositif constitue certes une entrave gênante au quotidien, mais il s'agit surtout du dernier rempart capable de la protéger de son propre pouvoir et de la maintenir en vie.

À l'époque des premières manifestations incontrôlées de son don, il suffisait à Hare de se trouver en contact physique régulier avec un sujet pour l'infecter après un temps suffisamment long. Aujourd'hui, nul ne saurait dire ce qu'il en serait si ses entraves venaient à être retirées. Le temps allant, le pouvoir de la jeune femme devrait théoriquement avoir gagné en ampleur, mais qu'en est-il de son contrôle ? Les examens réguliers semblent pencher en faveur d'une capacité de maîtrise accrue, soutenant l'hypothèse d'une évolution identique à celle de la majorité des pouvoirs qui se renforcent avec l'âge, mais pour l'heure les médecins et spécialistes chargés de son suivi jugent plus sage de ne pas se prêter à l'expérience. Outre les potentielles conséquences dramatiques sur l'environnement, nul ne saurait dire si Hare elle-même pourrait y survivre plus de quelques minutes ou de quelques heures.

La solution actuelle a permis de stabiliser durablement la production de cristal dans le corps de Hare et de grandement freiner la progression de l'infection dans son propre organisme, l'amenant quasiment à un état de statu quo. Même s'il semble impossible de stopper définitivement son infection - et moins encore de l'inverser - le pouvoir de Hare n'a plus contaminé passivement un autre être vivant depuis plus de six ans, et le dosage de son traitement est constamment adapté à sa condition. Elle lui a également permis, depuis quelques années, de retrouver un semblant de vie normale, quand bien même elle est toujours surveillée de très près et vit dans un hôpital. La priver de ce traitement au nom d'une hypothétique amélioration reviendrait à condamner la jeune patiente qu'ils accompagnent depuis plus de dix ans maintenant.

> Le Lièvre Blanc d'Inaba
Connaissez-vous l'histoire du lapin qui a sacrifié son corps en sautant dans un feu pour sauver la vie d'un voyageur affamé ? On raconte que, mû par la gratitude, l'homme plaça les restes du lapin sur la lune, au milieu des étoiles, afin que personne n'oublie jamais la bonté et la compassion de l'animal. En Orient, le lapin est un être doux et généreux, dévoué mais aussi rusé et plein de ressources.

Il y a longtemps de cela, lorsque les animaux parlaient encore, le lièvre d'Inaba, celui que l'on nomme Shirousagi, était un esprit bien rusé. Trop rusé. Il fut durement puni pour avoir piégé des requins, et sa fourrure lui fut arrachée. Souffrant de ses maux, il fut piégé à son tour par un groupe de princes qui lui conseillèrent les pires supplices pour guérir sa peau meurtrie. Souffrant le martyr, il fut plus tard aidé par le plus jeune frère de ces hommes, celui qui deviendrait le kami Ōnamuchi. Le jeune homme lui permit de guérir sa chair et de retrouver son pelage. Lorsque ce dernier fut guéri, le corps du lièvre se couvrit d'un fourrure blanche qui révéla à Ōnamuchi sa véritable nature : celle d'un petit dieu. Touché par la bienveillance du jeune prince, Shirousagi lui prédit que sa gentillesse lui permettrait de réussir là où ses frères échoueraient. On dit qu'il prit alors le nom de Sukuna-Biko, le petit dieu des remèdes et des cultures qui accompagna dès lors le kami Ōnamuchi où qu'il aille, offrant son savoir à quiconque en avait le besoin.

Il y a beaucoup moins longtemps - une dizaine d'années tout au plus - une petite fille qui avait grandi dans les campagnes de la préfecture de Tottori, anciennement province d'Inaba, contracta un terrible mal. Lorsque le don de la petite Hare se déclara, les boules de poils aux longues oreilles avec qui elle aimait jouer depuis son plus jeune âge furent parmi les premières victimes de son pouvoir. Parmi ces petits êtres se trouvaient des esprits, réveillés depuis quelques années maintenant, et notamment un certain lièvre blanc qui s'était beaucoup attaché à la petite humaine. La petite fille était très sensible à leur présence, ce qui n'avait pas manqué d'éveiller sa curiosité. Lorsque l'état de la petite Hare devint critique,et qu'elle devint une menace pour elle comme pour ceux qu'elle aimait, le lièvre blanc prit une décision surprenante : il se sacrifia pour arrêter la propagation du cristal, et plongea dans le corps de jeune fille comme pour la posséder.

Sa ruse osée fonctionna... mais à moitié seulement. Son intrusion réussit à purger la petite fille d'une partie de son mal, mais il ne réussit pas à l'arrêter totalement. Ce qu'il parvint à faire, ce fut de ralentir suffisamment l'évolution du corps de la jeune fille pour empêcher qu'elle ne soit entièrement consumée par le cristal. C'est ainsi que Shirousagi se fondit dans l'esprit de la petite fille. Depuis ce jour, le lièvre, silencieux, l'accompagne à chaque instant, comme un ami imaginaire qui gambade en permanence autour d'elle et qu'elle semble être la seule à pouvoir voir. À l'exception, bien sûr, des autres esprits, des kami et des quelques humains sensibles à leur présence.

Il va sans dire que cela ne fut pas sans effets sur le corps de la jeune fille, qui ne constata qu'à son réveil la présence des deux longues oreilles qui ornaient à présent le dessus de sa tête. Bien que les quenottes de lapin lui furent apparemment épargnées, ce ne fut manifestement pas le seul changement, aussi toute apparition d'un quelconque attribut lapinesque reste un sujet très délicat à évoquer. Sans pour autant être totalement sous l'influence de sa part lapine, cette drôle de possession a amené Hare à développer une certaine agilité et quelques sens un peu plus affinés, ainsi qu'une étonnante capacité de récupération (pour une humaine s'entend).

Mais la plus grande influence sur son organisme cependant - en dehors de ses deux mignonnes oreilles - reste le ralentissement significatif de l'évolution de son corps : sa croissance a été grandement altérée, et quand bien même dix années se sont écoulées depuis l'incident, elle semble n'avoir vieilli que de la moitié à peine. Ce qui n'est pas très pratique pour être pris au sérieux lors d'un entretien d'embauche, et moins encore pour plaire aux garçons. Encore que ça commence à venir.


Présent

Aujourd'hui, Hare tente, autant que faire se peut, de s'offrir des semblants de vie normale. La jeune femme découvre, travaille, s'amuse, apprend, rencontre. Peu à peu, elle essaie de remplir le vide que les années d'enfermement ont laissé derrières elles, et de ces fragments de liberté pour vivre ce qui, il y a moins de deux ans, n'était encore rien de plus qu'un vague espoir. Ses journées sont toujours rythmées par les examens, les prélèvements, les inspections, les confinements, et même lorsqu'elle s'échappe enfin de l'enceinte pesante de l'hôpital, ses entraves sont toujours là pour lui rappeler qu'elle n'est pas encore tenue de voler de ses propres ailes. Toutes ces choses font toujours partie de sa vie quotidienne, mais désormais ce ne sont plus les seules. Et Hare tient à faire de chaque journée qu'elle peut s'offrir une parenthèse heureuse, loin des grands murs blancs qui confinaient sa vie.

En deux ans, Hare a pu essayer une foule de choses étonnantes, qui sembleraient pourtant bien banales aux yeux de n'importe qui d'autre. Les petits boulots, qu'elle a enchaînés en grand nombre, ont été une véritable libération pour celle qui souhaitait montrer qu'elle était capable de faire quelque chose de cette vie. Et les rencontres qu'elle y fait ne manquent jamais de la mettre dans tous ses états. Les sorties, rares au début, lui ont redonné le goût de la découverte, et ses expéditions (presque) improvisées sont désormais fréquentes. Ce sont de grandes bouffées d'air frais, dont elle aime profiter seule la majorité du temps, ou en de très rares occasions accompagnée par l'une des quelques personnes qu'elle peut prétendre connaître un minimum au milieu cette vaste et intimidante jungle urbaine. Une jungle tout de même bien vite apprivoisée, notamment grâce au renfort de son insatiable curiosité, mais aussi de quelques découvertes qui ont bouleversé sa vie. Il n'est d'ailleurs plus très rare pour un amateur de salles de jeu à Tokyo de voir un certain "Sagi " s'afficher dans les high scores de son jeu de rythme favori.

Et puis, il y a les Gardiens. Un groupe hétéroclite, et un univers bien sombre, loin sa vie de rêve, dans lequel la jeune femme s'est retrouvée plus ou moins catapultée sans savoir réellement à quoi s'attendre. Des gens bizarres, mais dont Hare se sent, pour une raison ou une autre, indéniablement proche. D'une certaine manière, elle a le sentoment de se retrouver un peu dans chacun d'eux. Un peu seuls ensemble, parfois - souvent - marqués par une chose de leur passé qui leur pèse. Les Gardiens sont un peu la part d'innocence que Hare n'a plus. Qu'elle ne peut plus faire semblant d'avoir. Celle qui lui rappelle constamment que la vie n'est pas aussi légère et douce qu'elle voudrait qu'elle le soit, et qu'il y a un prix à payer pour cette liberté. Hare sait que, si elle veut vraiment changer les choses, pour elle comme pour les autres... C'est avec les Gardiens qu'est sa place aujourd'hui.

Ces expériences, ces découvertes ont donné de nouvelles couleurs à sa vie de tous les jours, lui ont apporté une chaleur nouvelle. Si bien que même entre les quatre murs blancs ornés par les arabesques vertes et discrètes de ses plus anciennes compagnes, Hare a le sentiment qu'un peu de cette chaleur nouvelle s'est installée. Sur les sols, les murs, mais aussi sur les sourires et dans les regards qu'on lui jette lorsqu'elle rentre chaque jour, radieuse.

Un peu comme dans un véritable foyer.
Histoire

Rapport médical:
 

...

— Vous aurez besoin d'autre chose, docteur Kawasaki ?

— Non, j'ai tout ce qu'il me faut. Merci, Mlle Sano.

— Il n'y a pas de quoi. Je dois retourner à mes autres tâches, mais si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites le moi savoir.

— Je n'y manquerai pas.

La jeune femme s'incline légèrement avant de s'éclipser discrètement par la porte. Le silence retombe dans la pièce sombre, bercée par le doux vrombissement des nombreuses machines médicales aux voyants clignotants qui y sont entreposées. Mes yeux parcourent rapidement le document que l’infirmière vient de me remettre, mes doigts feuilletant en surface les pages de l'épais dossier à la recherche de quelque chose.

Je finis par trouver ce que je cherche à la fin du dossier, coincé entre deux compte-rendus manuscrits : un feuillet un peu froissé à peine maintenu par une agrafe usée, et dont la première page quadrillée est criblée de coups de tampons et de gribouillis illisibles. Au coin de cette première feuille, une photo agrafée à même la fiche. On y voit une petite fille aux yeux pétillants les bras levés, affichant un grand sourire. Elle semble tenir quelque chose dans ses mains. La photo, mal cadrée, a été découpée à la hâte, certainement pour ne garder que l'image de l'enfant. Impossible de savoir ce qu'elle peut tenir dans ses mains pour le rendre si radieuse. Malgré moi, je sens un sourire étirer mes traits fatigués. Un sourire comme celui-là suffirait à attendrir n'importe qui.

Mes doigts se glissent sous la première photo afin de la décoller légèrement. Sous cette première photo s'en trouve une autre en noir et blanc, de mauvaise qualité mais certainement plus récente. Celle d'un enfant aux yeux clos, la peau striée de rayures sombres, un masque respiratoire vissé sur le visage. Je sens mon cœur se serrer et mon sourire s'efface aussitôt.

Je reste quelques secondes à scruter le visage de l'enfant endormie, le regard suspendu dans le vide. Je finis par lâcher un léger soupir en frottant mes yeux. Je range la fiche avec le rapport médical qu'on m'a remis un peu plus tôt et je repose le dossier sur la petite table installée devant la vitre semi-opaque qui recouvre le mur. Je recolle le petit post-it qui accompagnait le rapport sur la couverture du dossier en le relisant rapidement.

Dr Kawasaki,

Voici le dossier DAR.004 comme convenu. Veillez à bien en prendre connaissance avant tout contact avec le patient.
Votre arrivée dans l'équipe de gestion des soins spéciaux est une bouffée d'air frais pour nous tous, et je sais que vous avez été vivement recommandé par M. Uchida pour ce poste. Souvenez-vous cependant qu'étant donné la nature particulière du sujet, nous attendons de tout le personnel une vigilance constante et une application sur les domaines de recherche liés au programme en plus de l'accompagnement pour l'administration des soins. Vous avez toute ma confiance, mais, votre réputation vous précédant, vous devez gardez à l'esprit les potentiels dangers auxquels nous nous exposons pour cette étude, dont la réussite dépend entièrement de nos efforts communs. Si vous souhaitez prendre une initiative, veillez à m'en informer d'abord.
Vous devriez trouver votre badge d'accès avec le dossier. S'il n'y est pas, demandez à Mlle Sano. Je suis à votre disposition si vous avez la moindre question.

Dr Ikeda

Je laisse mes yeux se perdre au-delà de la surface vitrée. De l'autre côté se trouve une petite pièce nue aux murs blanc cassé, avec pour seules décorations un lit, une table et une petite chaise. Au milieu des meubles aux couleurs vives, une petite fille en blouse blanche est agenouillée à même le sol, un livré ouvert posé sur ses genoux, au milieu d'une multitude chaotique d'ouvrages et de jouets dispersés un peu partout. Ses poignets et son cou sont recouverts par d'étranges bandages gris, entre lesquels on peut voir une peau blanche couverte de cicatrices sombres. Le dos droit, les yeux baissés sur ses deux mains jointes contre les pages du livre, la petite fille se tient presque immobile. Seules ses lèvres semblent bouger. Mais je ne peux entendre aucun son de là où je me trouve.

Elle a l'air très concentrée.

Presque à regret, je détache mon regard de la pièce en laissant échapper un nouveau soupir et me redresse lentement. Je considère rapidement le dossier devant moi, avant de me raviser. Je connais déjà les grandes lignes de ce qui y est écrit et je n'en aurai pas besoin. Je le reprendrai au retour. Sans perdre plus de temps, j'attrape le badge que l'on m'a donné ce matin et je me sors de la pièce d'observation.

————————

*boup*

Je sursaute soudain en entendant le signal sonore. Je relève brusquement la tête pour regarder vers la porte. La lampe orange qui est accrochée au dessus vient de s'allumer. Quelqu'un vient ! Shiro bondit et disparait sous le lit. Je me relève d'un coup pour le suivre mais le livre qui était sur mes genoux tombe sur mon pied.

— Aïe !

J'attrape mon pied par réflexe pour essayer de calmer la douleur. Je sens les larmes inonder le coin de mes yeux. Un nouveau bip sonore résonne dans la chambre. Paniquée, je relève la tête vers la lumière. Elle vient de passer au vert ! Ca veut dire qu'ils seront bientôt là ! Je jette un coup d’œil sous le lit. Pas la moindre trace de Shiro. Il est déjà parti se cacher. Je ramasse rapidement mes dessins pour les cacher dans les livres que je pousse vers le bureau. Je me redresse en faisant attention de ne pas encore me cogner contre quelque chose et je me précipite sur le lit.

*toc toc toc*

Quelqu'un vient de frapper à la porte. Assise en tailleur sur le lit qui y fait face, je n'ose pas bouger. Une seconde passe, puis deux, puis trois. Au bout d'une dizaine de seconde, on toque à nouveau à la porte. J'entends quelqu'un tousser de l'autre côté. Le haut-parleur de l'interphone grésille, laissant entendre une voix d'homme.

— Hum... Bonjour Inaba. Je viens te voir pour me présenter et te parler... Tu veux bien me laisser entrer ?

C'est la première fois que j'entends cette voix là. D'habitude, il n'y a que les infirmières qui me demandent avant de rentrer dans ma chambre. Je ne sais pas trop comment réagir... Doucement, je me relève de mon lit. Un petit bruit de clochette m'accompagne alors que je pose prudemment un pied sur le sol. En baissant les yeux, j'aperçois le museau de Shiro dépasser du dessous du lit. Il a l'air aussi inquiet que moi. Je pose mon autre pied et je baisse ma main à sa hauteur. Je le sens chatouiller le bout de mes doigts avec ses moustaches.

— Inaba, tu es là ?

— O... oui !

Shiro recule précipitamment avec un bruit de grelots paniqué. Je relève la tête brusquement vers la porte. Le monsieur - un docteur sans doute - doit commencer à s'impatienter. Je me redresse sur le bord du lit en poussant du pied quelques affaires laissées par terre et je m'éclaircis un peu la gorge.

— Hum... V-vous pouvez entrer si vous voulez !

Le cliquetis des verrous résonnent dans la chambre et l'épaisse porte s'entrouvre. Une seconde plus tard, je vois une tête coiffée par une charlotte et couverte par un masque passer par l’entrebâillement de la porte. La tête penchée s'arrête et observe la chambre. Quand son regard se pose sur moi, je vois ses yeux se plisser légèrement derrière ses lunettes rectangulaires. Une main gantée apparaît à son tour et me fait un petit signe, comme pour me dire bonjour. Une voix grave et douce s'élève depuis derrière le maque.

— Pardonnez l'intrusion, mademoiselle.

Comme il me regarde, je lui réponds timidement en hochant la tête. La porte s'ouvre un peu plus, et il entre pour de bon dans la pièce. Je le regarde fermer délicatement la porte derrière lui. Il est grand, même pour un adulte. Imposant presque. Avec le masque, je ne peux pas vraiment bien voir son visage. Il se retourne et s'avance vers moi en époussetant sa blouse, comme pour s'assurer qu'elle n'a pas trop de plis, avant de relever les yeux dans ma direction. Je lui rends son regard, sans trop savoir quoi dire, avant de baisser les yeux un peu intimidée. Du coin de l’œil, je le vois tourner la tête vers à droite, puis à gauche, en direction des caméras accrochées au plafond, et faire signe un pousse en l'air vers l'une d'elle. Lorsqu'il se retourne à nouveau vers moi, ses yeux ont l'air de pétiller. On dirait qu'il s'amuse. Plaçant les bras le long de son corps, je l'observe s'incliner légèrement devant moi.

— Mademoiselle Inaba, je suis le docteur Kawasaki Kazuo. Enchanté de vous rencontrer.

Je reste un peu interdite, surprise par la politesse du grand monsieur. Il a l'air gentil. Un bruit de grelot surprise me fait revenir à la réalité. Un petit coup dans mon dos et je me relève brusquement pour m'incliner à mon tour devant le docteur, qui n'a pas bougé d'un cheveux.

— J-je suis Inab-ba Ha-Hare ! Enchantée de vous rencontrer aussi !

Les yeux rivés sur le sol, je l'entends se redresser.

— Inabba Hahare ? Mince, est-ce que je me serais trompé de chambre ?

Le rouge me monte aux joues. Je me redresse brusquement en agitant les mains pour signaler la méprise.

— N-non ! J-je suis Hare, pas Hahare !

— Ah... Je vois. Tu es sûre ?

— Mais oui, puisque je vous le dis !

Un silence pesant s'abat sur la chambre. Je n'ose plus bouger. Alors que je suis occupée à contenir ma honte en gardant la tête baissée, j'entends monsieur Kawasaki retenir un pouffement de rire derrière son masque.

— Je vous prie de m'excuser, je ne voulais pas vous fâcher.

... le voilà qui s'incline à nouveau.

— Bon, ce n'est pas très réglementaire, mais ce sera bien plus facile sans avoir tout ça au milieu.

— Uh...?

Quand je relève la tête, je vois le docteur retirer le bonnet ridicule des gens de l'hôpital qui couvre sa tête, découvrant des cheveux noirs de jais en bataille maintenus en place par un filet vert.

... On dirait qu'il a un gros oignon sur la tête.

Cette pensée m'arrache un sourire, que je cache rapidement derrière mes mains. Trop tard. Il l'a vu. Il abaisse le masque sanitaire qui couvre son visage, dévoilant un sourire malicieux sur une courte barbe.

— Quelque chose ne va pas, mademoiselle ?

— N-non, tout va bien !

— Haha... Ah, plus facile de respirer comme ça. Je peux m'asseoir quelque part ?

— Ah euh... oui faites comme chez vous !

Cette conversation commence à devenir bizarre. Mes yeux se portent sur la seule chaise de la pièce. Le docteur suit mon regard et m'adresse un signe de tête.

— Ne vous dérangez pas pour moi, mademoiselle, je vais la chercher.

Je me rassois sur le lit. Il se saisit de la chaise et la place devant moi avant de s'installer à califourchon sur l'assise, les bras croisés sur le dossier. Une drôle de façon de s'asseoir. Je me tiens droite face à lui, les mains de nouveau jointes sur les jambes en essayant de me calmer. Le docteur sourit, son drôle d'oignon toujours accroché sur la tête. Sa voix est douce, son visage gentil. Il a l'air différent des autres docteurs.

Le silence s'installe à nouveau.

— ... ça manque un peu de verdure ici, tu ne trouves pas ?

————————

Joueur

Pseudo : Hlussë
Fiche joueur : Va falloir que je la mette maintenant...
Commentaire : aboul t karot wsh.

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : Une tartelette à la fraise.
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 85



Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 28 Juin - 9:27
*tombe de sa chaise en voyant l'avancée de la fiche de lapin*

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Inaba Hare | Gardien [Bientôt finie]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [Tewi Inaba]
» Att / Def /gardien
» Le gardien du culte
» Statistique de gardien
» Le soul Gardien, le vaisseaux des rebelles démoniaque

Until Dawn :: Characters :: FichesSauter vers: