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Super Best Friends: Léopold Stassinet - CRIMINEL [Validée]




Fiche : Pocket full of posies
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 23



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Sam 26 Mai - 0:33
Nom & Prénom
Race : Humain
Sexe :Masculin
Âge : 38 ans
Anniversaire : 05/07
Nationalité : Belge
Classe sociale : Aucune
Groupe : Criminel
Métier : Ancien infirmier.
Sexualité : Hétérosexuel
Loisirs : Voir de nouveaux paysages, fouiller, faire peur aux gens, résoudre des énigmes et parler, parler, parler...
Pseudo sur Kaibyou : Ginger_Bread
Particularité : Jamais vraiment propre et ne sent jamais vraiment bon.
Avatar : Rorschach - Watchmen
Mental
Agité, travailleur et désespérément naïf, Léopold est ce type de personne qui a tout de suite l'air d'avoir quelques cases en moins, malgré sa rapidité d'esprit et sa grande gueule. Ce gars ne sait pas se taire : quand il n'est pas en train de casser les oreilles de quelqu'un sans vraiment se soucier d'être écouté, il se parle tout seul en marmonnant, énonçant ses plus grandes questions existentielles à voix haute en étant persuadé qu'il trouvera des réponses plus vite comme ça. Il est comme ça, il ne sait pas socialiser correctement, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Être seul trop longtemps l'angoisse et être rejeté peut résulter en des crises de colères mal contrôlées ou autres réactions démesurées. C'est celui qui tente de discuter avec les inconnus dans la rue pour avoir l'air sympathique mais qui est juste... lourd, vu son manque de tact et ses pensées tordues. Avant, ça le désolait de ne pas être assez bon et il redoublait d'effort pour faire plaisir. Maintenant, non seulement il s'en fout, il est satisfait de voir le monde malaisé ou dégoûté par sa personne. Ça lui semble juste, au final : il ne s'est jamais senti à sa place, a toujours su que quelque chose manquait chez lui, et après avoir été rejeté une fois de trop, se tourner vers la destruction et le chaos lui avait semblé parfait, une vocation à la hauteur de toutes les attentes. Il ne se soucie pas vraiment de tuer et n'a que peu d'intérêt pour ce qu'il se passe après ses attaques : la chose qui l'intéresse le plus est l'ivresse du moment et la réaction des victimes, ce qui rend ses frappes très imprévisibles. C'est presque dommage, vu comment il a déjà adoré son boulot dans le domaine médical et tout ce qui venait avec, mais penser à ça ne fait que renforcer son désir de faire un peu plus de mal au monde autour de lui.
Physique

Bien mieux bâti depuis qu'il a dû apprendre à se battre pour survivre, Léopold est un solide gaillard de 1m85 relativement musclé, pour quelqu'un qui n'a pas les moyens de manger à tous les jours. Sa tignasse de cheveux roux coupée maladroitement et sa peau mal soignée ne font que contribuer à sa tête de tueur en série, avec des yeux bleus mornes et un teint jaunâtre. Étrangement, c'est le genre de type que l'on s'attendrait à voir marcher très silencieusement, de façon posée, surtout quand il suit quelqu'un, mais il n'en est rien : le Criminel a de la difficulté à marcher à la même vitesse, s'arrête souvent pour rien et est constamment en train de jouer avec ses gants, ramasser des trucs par terre ou même tâter les murs comme s'il envisageait d'y grimper. Et il fait beaucoup, beaucoup de bruit quand il se déplace. Outre son odeur et sa dégaine inquiétante, il existe une autre façon de tout de suite repérer Léopold dans une foule : ses vêtements. Il y a longtemps qu'il n'en achète plus, préférant fouiller les poubelles pour trouver quelque chose à sa taille, ce qui résulte en un ensemble dépareillé, sale et troué qui ne laisse aucun doute quant à sa caste social.
Doctor Plague
Costume : N’ayant pas les moyens de choisir ce qu’il porte, Léopold a simplement jeté son dévolu sur les premiers vêtements qu’il a pu trouver au moment de devoir enfiler un costume pour la première fois : un complet violet à rayure, une écharpe blanche, un vieux manteau en cuir et un chapeau qui a choisi de lui atterrir sur la tête au bon moment. Depuis, il s’est attaché à l’ensemble et le garde précieusement.

Nom du Pouvoir : Diptera
Nature du Pouvoir : Don
Description :
Léopold peut se transformer en mouche noire sur demande, avec quelques difficultés à reprendre sa forme humaine s’il panique. Le temps de transformation est techniquement infini, mais il ne peut pas garder sa forme de mouche s’il est endormi ou inconscient.

Nom du Pouvoir : Masque de Pestilence
Nature du Pouvoir : Artefact
Description :
Un masque qui permet d’absorber une maladie et de la « conserver » sous la forme d’une tache noire qui apparaît sur le masque. Les maladies peuvent ensuite être redonnées à quelqu’un d’autre, suite à quoi la tache disparait. La taille de la tache dépend du degré de l’avancement de la maladie et plus celle-ci comporte de symptôme, plus elle peut prendre de temps à s’installer (le plus long allant jusqu’à une semaine.) Attention, car Léopold ne sait pas toujours quelles maladies sont en sa possession et qu’est-ce qu’il est en train de refiler à quelqu’un. Le masque atteint ses limites quand il est complètement noir (rempli de maladies et ne peut plus en recevoir) ou blanc (vide et ne peut plus en donner). Léopold doit être à distance de contact physique avec sa victime pour que la magie opère. Les seules maladies qu’il ne peut pas voler sont les maladies de nature génétique et mentale, ainsi que les maladies présentes dès la naissance d’un individu.


Présent

Passer de l'Europe à l'Asie n'avait pas changé grand chose pour Léopold. Avec l'aide de ses nouveaux amis, il avait réussi à effacer toute trace de son existence pour garder son identité civile intacte, mais restait un fantôme de plus dans une grande ville. Il parcourait Tokyo de fond en comble, passaient des heures assis au même endroit à quêter un peu d'argent, mais ne se souciait pas vraiment d'en recevoir : il était là pour observer. Il prenait le pouls de la métropole, examinait le comportement des gens et réfléchissait à la meilleure façon de frapper. Car il allait frapper. Les Super Best Friends avaient des règles et il comptait bien les respecter.

- Là où tu poseras pied, tu sèmeras le mal.
- Tu ne dévoileras point ton vrai nom et ceux de tes camarades lors de tes méfaits.
- Si l'on te prend sur le fait, tu nieras toute accusation.
- Tu porteras toujours assistance à un frère en danger.
- Tu ne respecteras point les forces de l'ordre.
- Les aînés et les enfants ne seront pas épargnés.
- Tu satisferas tous tes désirs.
- Tu ne respecteras point la liberté d'autrui.
- Tu entraîneras le peuple dans les tréfonds de la corruption.
- Les Super Best Friends seront unis jusqu'à la mort.
Histoire
Chaque jour, en saluant distraitement les passants dans l'espoir de gagner quelques pièces, Léopold Stassinet tentait de comprendre qu'est-ce qui avait mal tourné dans sa vie. Et à chaque fois, il réalisait avec amertume que même avant sa naissance, il était condamné à une existence de merde. Car l'histoire de ses parents, il la connaissait : Marguerite Leclerc et Daniel Stassinet, deux jeunes étudiants à qui la vie n'avait pas encore posé beaucoup de problème, étaient tombé amoureux au premier regard et étaient vite devenus inséparables. Ce n'était pas des flèches, deux produits de l'époque un peu trop déconnectés de la réalité plus crue, mais ils étaient heureux ensemble et avaient assez d'audace pour croire à l'avenir, malgré l'adversité et le reste de leur famille qui désapprouvaient leur idylle considérée comme illusoire. Quand ils obtinrent leur diplôme, ils emménagèrent ensemble sans demander leur reste, et dans l'année qui suivit la jeune femme tomba enceinte.
L'enfant mourut dans le ventre de sa mère. Puis en vint un deuxième, qui cessa de respirer après quelques heures. Ce n'est qu'à leur troisième tentative que le couple put enfin ramener un bébé vivant à la maison, un petit garçon qu'ils décidèrent d'appeler Léopold.

Il en avait rencontré plein, des Marguerite et des Daniel, mais la plupart finissaient par grandir un peu et admettre qu'être comme tout le monde, ce n'est pas si mal. Les autres abrutis qui croyaient le contraire, tant pis pour eux, mais si en plus ils devaient commencer à se reproduire... Parce qu'ils ne connaissaient pas grand chose. Ses propres parents, inexpérimentés et appauvris par tous les imprévus, craignaient pour sa santé et son avenir, paniquant à ses moindres gémissements ou pleurs, et refusèrent de le laisser seul plus de quelques minutes tout en lui laissant des libertés... douteuses. Léopold était leur trésor, leur petit miracle, et ils refusaient de laisser quoi —ou qui— que ce quoi lui faire du mal ou l'abimer, ce qui résultat en une enfance isolée et surprotégée où il n'y avait personne pour réaliser que quelque chose n'allait pas... La faute à une énième complication à sa naissance, peut-être, ou des séquelles psychologiques laissées par son éducation, on ne le saura jamais, mais une chose était sure, c'est qu'il était spécial, et pas de la façon dont ses parents le disaient pour l'encourager. Il ne s'en souvenait pas, pas vraiment, mais il pouvait très bien l'imaginer.

Pourtant, quand le petit roux fut envoyé à l'école, tout se passa relativement bien. Certes il était collant et peu d'enfants appréciaient sa compagnie mais il ne faisait preuve d'aucune méchanceté, donc pas de quoi s'inquiéter. Mieux encore, les adultes purent constater son intelligence exceptionnelle et sa grande passion pour la connaissance. Impressionnant, vu le reste de la famille... Le seul problème était le comportement de Léopold avec autrui. Le genre de maladresse commune aux enfants qui ne sortent pas assez souvent de chez eux, en plus de cette absence de filtre social, mais il y avait un certain malaise en réalisant que même en grandissant et en passant plus de temps à l'extérieur, il ne changeait que très peu et commençait à en payer le prix.

Les choses dérapèrent jusqu'à devenir incontrôlables quand Léopold eut 14 ans et commença à s'intéresser aux filles. La première, il s'en souviendrait toute sa vie, s'appelait Leila, était plus âgée d'un an ou deux et était membre du comité étudiant. Il l'avait choisi parce qu'il aimait la façon dont elle lui renvoyait timidement ses saluts et baissait la tête quand elle l'abordait pour lui demander de participer à certaines activités (elle l'avait même invité à une fête!) Et les activités, il y allait, il participait activement pour attirer son attention, il la suivait dans les corridors pour en discuter constamment et quand elle n'était pas là, il laissait des notes dans son casier dont il avait appris la combinaison, jouant la carte de l'admirateur secret pour lui faire comprendre ses sentiments. Il avait trouvé son numéro de téléphone et l'endroit où elle habitait, il aimait bien pouvoir l'observer à sa guise, s'amuser de la voir inquiète devant ses messages discrets... ou pas assez discrets. Car le roux se fit éventuellement aborder par un autre garçon, le copain de Leila, qui lui fit clairement comprendre qu'il ne voulait pas le voir traîner près d'elle. Une bagarre s'ensuivit, et bien que Léopold finit perdant, il réussit quand même à infliger des blessures sérieuses à son adversaire. D'autres filles suivirent, d'autres garçons avec qui Léopold tentait de devenir ami aussi, les bagarres et autres attaques vicieuses se poursuivaient et les choses ne promettaient pas de s'améliorer. Ses parents furent convoqués à plusieurs reprises devant le directeur, pour se faire expliquer la situation et ce qui risquait d'arriver si le garçon ne prenait pas les mesures nécessaires pour régler ses problèmes. Le roux avait sursauté quand le supérieur l'avait accusé de cruauté et harcèlement pour la première fois : il n'avait jamais eu l'impression d'être ce genre de gars...
Mais Marguerite et Daniel, vieillis avant leur temps et épuisés par la vie de parents, ne l'entendaient pas de la même oreille. Ils rejetèrent mollement la faute sur les autres étudiants incapables de faire preuve de tolérance envers leur fils, en rappelant qu'il était lui aussi victime de coups, ignorant avec superbe toutes les fois où Léopold avait attaqué d'autres élèves, garçons comme filles, sans raison. Dépité, le directeur avait proposé plusieurs psychologues ; les parents avaient écouté, mais n'en avaient pris aucun en note. Et à chaque fois, après la rencontre, ils rassuraient leur fils, lui disaient qu'ils le comprenaient, et qu'il n'avait pas à se soucier de ces gens, qu'il était spécial... mais Léopold savait que quelque chose n'allait pas avec lui, et le manque d'aide couplé aux faux diagnostics de ses parents l'empêchaient de savoir quoi faire. Si c'était ça être spécial, il n'en voulait pas. Il ne se sentait ni exceptionnel, ni unique, ni prodigieux, il se sentait raté et aberrant, toujours en deçà des autres sans jamais avoir la chance de connaître les mêmes succès.
Il finit par être suspendu, puis renvoyé de l'école. Ses parents décidèrent de poursuivre son éducation à la maison.

La Faille fit son apparition et engloutit un continent entier sous les yeux horrifiés de la population mondiale et ceux fascinés de Léopold, désormais âgé de 18 ans et de retour sur les bancs d'école publique du collège. L'événement fut une épiphanie pour le jeune homme, un appel auquel il voulait répondre plus que tout. Soudainement, il y avait d'autres personnes aussi misérables que lui et il avait observé avec passion les montés de crime dans les pays, les interventions des policiers et même, à un moment, celles de médecins. Il y avait un besoin criant dans le monde, un qu'il n'avait jamais vraiment remarqué avant mais qui avait toujours été là, sous ses yeux, et qui maintenant lui semblait être un chemin tout tracé pour lui, n'attendant que son passage : Le besoin d'être soigné, réparé, remis sur pieds et renvoyé à l'extérieur tout neuf, tout beau et tout propre après avoir été traîné dans la boue et lacéré dans tous les sens. Le vide qu'il ressentait face à son avenir semblait maintenant pouvoir être comblé... Le soir même, Léopold se planta devant ses parents et annonça qu'il allait devenir médecin. La nouvelle passa mieux que ce qu'il avait prévu et c'est le sourire aux lèvres et le cœur plein d'espoir que la paperasse fut remplie et la décision officialisée.

Léopold avait redoublé d'effort dans ses travaux et dans son contrôle de soi, allant même jusqu'à voir un thérapeute en secret pour apprendre à se contrôler, tout en remarquant que quelque chose était en train de changer chez lui : ses sens étaient accrus, son temps de réaction avait grandement diminué, il avait gagné en vitesse et en agilité. D'abord assez passives, ces nouvelles habiletés gagnèrent en puissance tout en demandant une certaine concentration pour être utilisées, jusqu'au jour où le roux décida de pousser ce pouvoir à son paroxysme pendant un cours de sport particulièrement difficile, mais plutôt que de faire de lui un athlète instantané, il usa de son Don pour la toute première fois et se transforma en mouche noire devant toute sa classe. Trop effrayé pour se retransformer en humain, il resta comme ça pendant des heures, risquant sa vie et faisant de lui la risée de l'école une nouvelle fois, puisque ses capacités surhumaines avaient disparu d'un seul coup, créant une délimitation claire entre sa forme humaine et celle d'insecte.
Il tenta plusieurs universités, espérant que ses notes lui permettraient de continuer en médecine, sans succès. Parfois, on lui disait que c'était à cause de son don, désormais une note à son dossier, que sous sa forme de mouche il risquait de contracter trop de bactéries pour que ce soit sécuritaire de le laisser approcher des patients, mais il se doutait bien qu'il n'y avait pas que ça. Attristé, résigné et de plus en plus frustré par les refus, il décida de changer de pays et de recommencer ses études ailleurs, en France, là où personne ne le connaîtrait et où il serait plus facile de masquer ses difficultés douteuses, et il fut diplômé en soins infirmiers après quelques années. Personne ne mentionna son pouvoir et il se promit de ne plus jamais s'en servir. Cette fois, ce ne fut pas difficile de se trouver un emploi. Il avait alors 25 ans.

Le nouvel infirmier était aux anges. C'était parfait, tout ce qu'il avait pu demander, et il avait enfin l'impression de faire quelque chose de bien avec sa vie. D'accord, il devait faire des heures plutôt intenses, souvent pour dépanner ses collègues, et la paye arrivait souvent en retard, le forçant à négocier quand venait le moment de payer son petit appartement ou même l'opération pour ce petit implant de traduction obligatoire pour tous les employés de l'hôpital, mais rien qui ne l'empêcherait d'être heureux! Il ne se sentait ni jugé, ni exploité, naïf comme il était à croire qu'il avait une place dans la société, mais les médisances l'avaient déjà rattrapées, il ne s'en rendait simplement pas compte... Son blabla incessant dérangeait les patients, ses collègues se plaignaient souvent de son comportement un peu trop obsédé et même impoli, mais sans raison plus concrète, impossible de se débarrasser de lui. Ils pouvaient cependant se défouler en privé, et quand leur méchanceté finit par atteindre les oreilles d'un Léopold ne se doutant de rien, celui-ci s'en retrouva figé sur place, n'arrivant pas à croire que tout ça l'avait rattrapé, lui qui avait fait tellement d'effort pour bien paraître! Après seulement un an à vivre dans un rêve éveillé, cette mauvaise sensation de vide était réapparue, le renvoyant dans son désespoir et son éternel questionnement. Ce n'était pas juste...
C'est à ce moment que Léopold commença à voler. De petits larcins, rien de bien grave, pour à son tour se défouler sur ceux qui l'énervaient et passer sa colère grandissante sur quelque chose sans en venir aux mains, ce qui ne se faisait plus quand on était un adulte responsable. La plupart du temps il rendait ce qu'il volait, parfois par remord, souvent pour éviter de se faire prendre. C'est après l'un de ces vols quotidien que le roux rentrait chez lui un soir, toussant à répétition à cause d'un début de rhume, serrant contre lui le sac d'un de ses collègues. Un prix un peu gros, mais il avait été laissé là, sur un banc, et il n'avait pas pu résister. En fouillant le sac, il tomba sur quelque chose de bien étrange : une sorte de cagoule blanche un peu sale. Rien de bien palpitant. Par curiosité, il enfila le morceau de tissu, ne cherchant pas à comprendre son attirance soudaine pour la chose, et alors qu'il marchait dans son appartement à la recherche d'un miroir, il sentit un grand soulagement le parcourir: il ne toussait plus, ne ressentait plus aucun symptôme du virus. Quand il trouva enfin un miroir, ce fut pour constater qu'une tache noire était apparu au beau milieu de la cagoule. Très vite, il réalisa ce qui se passait : il avait volé un artefact et ce dernier l'avait choisi.

Les années passèrent sans trop de problèmes. À 30 ans, Léopold était suffisamment familier avec son nouveau jouet pour s'en servir à son plein potentiel et avait même fait la paix avec son Don naturel. La nuit, sous forme de mouche, il s'infiltrait dans l'hôpital et visitaient les patients les plus malades, utilisant son Masque de Pestilence pour absorber leur mal et leur sauver la vie. Les rumeurs qui s'ensuivaient le faisaient sourire, les médecins croyaient au miracle et lui se croyait un héros. Seul problème, à chaque fois qu'il guérissait quelqu'un, une nouvelle tache apparaissait, et maintenant que le Masque était complètement noir, plus moyen de le faire fonctionner! Après un peu de temps, le roux en vint à la conclusion qu'il devait le vider, d'une façon ou d'une autre... L'envie de vengeance monta d'un cran chez le justicier autoproclamé.
Pendant que de plus en plus de patients guérissaient sans explication, les infirmiers étaient de plus en plus souvent malades et étaient contraints de rester chez eux, certains devant arrêter de travailler définitivement. Un seul d'entre eux se portait toujours à merveille : Léopold, ravi de pouvoir aider quand ses collègues ne le pouvaient pas. Mais le petit jeu ne dura qu'un mois, pas plus, avant que la méfiance s'installe et qu'une enquête ne fut menée pour trouver la cause de toutes ces maladies. La minute que les supérieurs en parlèrent au Criminel en devenir, ils surent qu'ils avaient bel et bien leur coupable. Et Léopold pu voir dans leurs yeux qu'aucun d'entre eux n'était surpris.
Ils fouillèrent ses affaires et trouvèrent le Masque. Il tenta bien de s'expliquer, sans succès. Comment il avait pu faire une chose pareille? Allons, avait-il envie de leur répondre, ce n'était rien! Ils étaient tous assez jeunes et forts pour l'encaisser, et ils le méritaient bien, pour l'avoir regardé de travers et dit tant de mauvaises choses dans son dos pendant toutes ces années, alors qu'il n'avait rien fait de mal! C'était lui la victime! Non, avaient-ils répondu. Les maladies qu'il avait infligées à ses compères s'étaient propagées chez leurs proches, des gens étaient morts à cause de lui. Des victimes, il y en avait plein et il n'en faisait pas partie. Ses patrons restèrent implacables devant sa crise, lui annonçant avec mépris qu'ils allaient s'assurer que cette histoire se sache, qu'ils enverraient des Héros à ses trousses et que s'il survivait, personne ne voudrait s'approcher de lui, jamais.

Quelque chose se brisa en lui. Lui qui avait fait tant de choses, ils ne pouvaient pas le rejeter comme ça, ils ne pouvaient pas gagner! Il pleura comme un bébé, se jeta à genoux pour les supplier de ne pas en parler. Ils le trouvèrent pathétique, le repoussèrent avec dégoût et colère. Sur le coup, sa respiration s'arrêta, et c'est sans aucune arrière pensée qu'il se saisit de son Masque, et s'approcha de ses employeurs. Marre d'être la victime. Ils allaient voir comment c'était quand il se déchaînait vraiment.
Trois hommes étaient entrés dans le petit bureau, pour près d'une trentaine de maladies conservées précieusement dans un simple tissu noir. Seule une mouche quitta la salle, et le masque était maintenant blanc. Il fallait se dépêcher, avant que des secours n'arrivent, mais aussi avant que ce cocktail pandémique ne l'atteigne. Qui sait quel serait le résultat...

Le vide était comblé. Maintenant, c'était vrai, et ça lui faisait un bien fou.

L'attaque à l'hôpital, les meurtres de quelques collègues et de leurs proches, ça faisait huit ans déjà : Léopold était toujours en cavale, à voler les pires maladies qu'il pouvait trouver pour les relâcher dans la nature. Le peu d'argent qu'il avait réussi à reprendre avant que ses comptes en banque ne soient gelés n'avait pas duré longtemps et il passait maintenant ses jours à errer, sans le sous, à chercher sa pitance et se défendre contre d'autres mendiants bien plus habitués à cette vie. Il y trouva ses aises aussi, éventuellement, mais un peu plus de luxe ne faisait jamais de mal...

Son goût pour la souffrance humaine avait trouvé de quoi se rassasier un soir où il s'était infiltré dans la demeure d'un riche homme d'affaire ayant laissé son ordinateur allumé devant une page bien louche... mais celui qui se faisait maintenant appeler "Doctor Plague", les forces de l'ordre n'aillant jamais trouvé mieux que "ah le bâtard" pour le désigner à la découverte de ses crimes, ne fut pas dégoûté par la découverte de cette "Red Room", au contraire... il s'y amusa follement, au compte de quelqu'un d'autre, parvenant après un temps à créer le sien, et pour la première fois de sa vie parvint à se faire des amis, des gens comme lui qui l'acceptaient comme il était. Quand son nouveau groupe, les "Super Best Friends", proposa de se rencontrer au Japon, il accepta sur le champ. Après tout, qu'avait-il à perdre?
Joueur

Pseudo : Rigaam
Fiche joueur : Capoute
Commentaire : ...

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Fiche : Une tartelette à la fraise.
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 89



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Mar 29 Mai - 16:37
Bonjour à toi, Léopold !

Ce qui est bien avec ton personnage, c'est qu'il y a une vraie et grosse évolution au sein de sa fiche. Certes, ce que fait Léopold est horrible, mais au final, en sachant son histoire, on ne peut que le prendre en compassion. Qui n'a jamais subit un sentiment de rejet, qui n'a jamais échoué à s'intégrer dans un groupe ? Le sentiment de rejet et de solitude de Léo grimpe jusqu'à atteindre un stade de non-retour. Pourtant, le personnage aura même essayé de se battre contre ça, de changer. On ne peut pas détester Léopold au fond, on peut que regretter qu'il n'ait jamais rencontré quelqu'un de bien avant de sombrer complètement. >_< Bref, ce personnage m'a un peu émue, pourtant j'suis tellement anti-criminel (façon "RP") dans mon esprit, c'est contradictoire ! xD

Je n'ai rien à redire sur le contenu de ta fiche et sur ton personnage, tout est clair et même précis.

Fiche validée.
J'espère que le forum te plaira !

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Super Best Friends: Léopold Stassinet - CRIMINEL [Validée]
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