UNTIL DAWN

 

 :: Outside :: Château Tokugawa Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.




Fiche : Une tartelette à la fraise.
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 82



Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 15:32
Par les airs du valet, on peut juger du maître.Cross & Veronika - feat YoshinoCela faisait un certain temps que le regard impérial, décoré d'or et de vanité, avait délaissé ses écrans pour se perdre dans la contemplation du jardin se dressant derrière son bureau. Il pleuvait, mais cela n'avait pas empêché pas le Tokugawa d'ouvrir la baie vitrée de son bureau pour profiter de la palette de couleurs qu'offrait le jardin du château Tokugawa. Au moment même où il s'était convaincu de retourner explorer ses dossiers sur l'un de ses écrans d'ordinateur, un message éclaira subitement l'écran de son téléphone portable, posé de manière exagérément centré sur le vaste bureau du leader des Gardiens. Yoshino l'avait consulté immédiatement. Son invitée venait d'arriver et, n'allait pas tarder à le rejoindre.

Le renard répondant au nom de Mashiro, sagement couché sous le bureau, avait agité les oreilles avant d'ouvrir un œil, voyant le Tokugawa se dirigeait vers les double portes donnant sur le couloir par lequel un tas de gens arrivaient chaque jour. Connaissant que trop bien la catégorie d'humains qui servaient le protégé de la déesse Inari, Mashiro s'était levé pour sortir par la baie vitrée, préférant prendre l'averse plutôt que de supporter un Gardien de plus.

En gentleman, Yoshino avait ouvert la porte à son invitée, portant une main élégante contre lui et s'inclinant légèrement avec un respect qu'on attendait même plus venant du membre d'un clan aussi influent et puissant que celui des Tokugawa. Yoshino était toujours d'une grande splendeur avec les membres de la Haute-société.

- « Bonjour, Veronika Hohenstein. Pardonne-moi de t'avoir fait venir et attendre. Je t'en prie, entre. »

Il avait aidé la douce jeune femme à retirer sa veste, l'accrochant à l'entrée avant de presque courir pour lui tirer un fauteuil face au bureau. L'étiquette étant respectée à la lettre, le Tokugawa alla s'asseoir à son tour, à sa place, celle du leader des Gardiens. Le manteau blanc iconique du leader était accroché au dossier de son fauteuil.

- « J'imagine que la route jusqu'ici était un peu longue et, je m'en excuse, Veronika. Je vais tâcher de faire vite. » Débuta-t-il avec son sourire d'ange. - « Tu n'es pas sans savoir que je me suis engagé, au nom des Tokugawa, de respecter les vœux de ton père, monsieur Hohenstein. Je me suis engagé à prendre soin de toi durant « tes vacances » au Japon et ce, jusqu'à ce que l'envie te prenne de rentrer en Allemagne. Comme le souligne notre accord, ta famille ne doit pas connaître la vérité sur la vie que tu mènes dans l'ombre au Japon. Seulement... Nous ne pouvons pas dire que notre métier nous permet de songer à la retraite. S'il venait à t'arriver brutalement quelque chose, même si nous effaçons nos traces au point de réécrire les faits, la famille Hohenstein risquerait tout de même de s'opposer au clan Tokugawa. Les Hohenstein seraient parfaitement dans leur droit. Je serai alors le seul et unique coupable. Coupable de ne pas avoir tenu ma promesse. Coupable de ne pas avoir pris correctement soin de toi. En dehors de mes fautes, ce serait également un déshonneur pour les Tokugawa et, je ne saurais le tolérer. »

Droit sur sa chaise, le Tokugawa avait capturé le regard bleu de son interlocutrice dans le sien, charmeur. Yoshino ne saurait dire s'il utilisa ou non son pouvoir, c'était quelque chose de parfois trop naturel pour lui. S'il était un peu nerveux, il n'en montra pas une once.

- « J'ai donc pris la liberté de mettre en place certaines mesures afin d'éviter un quelconque scénario catastrophe. Du moins... Autant que notre travail puisse nous le permettre. » Il avait marqué une pause, incertain. - « Dis moi, Veronika... J'imagine que le nom de « Cross » te dit un tant soit peu quelque chose... Il s'agit de mon meilleur sniper, mais aussi d'un soldat d'exception. Jusqu'ici, il n'a effectué que peu de mission en groupe, mais un grand nombre en solitaire. J'assure peut-être ta protection d'un point de vue administratif et juridique, mais sur le terrain... Il va s'en dire que je risque d'arriver que trop tard si tu venais à rencontrer une difficulté. C'est pour cette raison que j'ai décidé de te confier Cross. Ce sera ton partenaire sur les prochaines missions à venir. »

Jusqu'ici, Yoshino avait tenu un discours neutre, ne trahissant aucun état d'âme.

Néanmoins...

- « Je me dois tout de même de te mettre en garde. Cross est assez... Malappris. Il n'a aucune étiquette. Je me suis déjà entretenu avec lui. Il a catégoriquement refusé que tu puisses consulter son dossier et donc, connaître ses petits secrets... Il n'aura pas accès à ton dossier pour cette raison. Il a accepté d'être ton partenaire parce que je lui ai demandé. Il obéit, mais d'une manière spéciale dont lui seul a la recette. Je te demanderais, Veronika, de t'armer de patience. L'animal se montre un peu plus docile une fois cerné. J'imagine avoir déjà que trop abusé de ton temps libre. Je m'en excuse... Si tu n'as pas de question, je peux te révéler la position actuelle de Cross. Il est actuellement ici au château, à l'armurerie. Votre premier ordre de mission ensemble sera traité dans la journée. Les dossiers vous parviendront dans quelques heures. » Termina-t-il en offrant un charmant sourire à la jeune allemande.
©️ YOU_COMPLETE_MESS

_________________

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 27



Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Avr - 21:57
En bref, princesse reste douce et sait marcher par elle-même.Un regard distrait à travers la vitre. Un paysage encore peu familier en agitation continue. Le Japon, ce pays en perpétuel mouvement, où l'agitation est à chaque coin de rue, des masses de personnes en action dans leur vie. Les cours, le travail, nommez une raison. Il y a de tout, sur les passages piétons, sur les trottoirs, des groupes devant des vitrines.
Non vraiment, ça ressemble à n'importe quel autre pays, ça fait sa vie dans son coin ; c'est juste plus grand que la ville moyenne, ça a cette langue bizarre, le japonnais, ses prononciations bizarres. Ces profils de personnes bizarres -et bordel, il y a beaucoup trop de personnes à coiffures improbables niveau couleur. Beaucoup trop de monde, même, allant partout.
Pour une fois que le véhicule choisi n'est pas une limousine, mais quelque chose d'un peu plus sobre, il faut qu'il y ait du monde partout. Il faut qu'il pleuve. Il faut que les gens regardent la locomotion avec crainte. Certes, les vitres sont faites de sorte qu'on ne voit pas l'intérieur, mais toutes les personnes importantes en ont. C'est pas une raison pour dévisager ainsi, même si ça aide à faire comprendre les positions.

Et putain, c'est quoi ce sens de circulation. Je suis obligée de changer de place dans mon propre véhicule pour pouvoir apprécier regarder la pluie sur les petites gens. Obligée de changer mon bras d'appui.
Et pour couronner le tout, le Japon, je l'ai vu moins longtemps que la gueule de ma codétenue pour le moment. Et même si elle était adorable, avec son profil japonais cliché, je dois dire que la vue de mon canapé me convient mieux, sans offense pour elle.

"Pays à la con." Le seul constat sortant de mes lèvres. Ouais. Un pays à la con.
Une langue à la con. Des prononciations à la con. Des gens... Puis-je vraiment les juger, étant donné le temps passé dans les rues jusqu'à présent ?

Parfaitement, et je ne m'en gênerai aucunement. Gens à la con. Comme dans toutes les villes du monde. Mais en plus, y en a avec des cheveux roses, vert et bleu. On est où, dans un concours de barbe à papa ? Il faut quoi de plus pour me contrarier, si ce n'est la pluie risquant de fiche en l'air ma coiffure impeccable ?
Et ne parlons pas de ma veste. Ou si, parlons-en. Après tout, j'ai passé quelques bonnes minutes à remuer ma garde-robe juste pour trouver une tenue correcte à porter face à la 3e personne dont j'accepte l'idée qu'elle puisse me parler hiérarchiquement plus haut que moi.

Donc, ma jolie veste d'un rouge éclatant, grande ouverte sur le reste de ma tenue -non vraiment, je n'aime pas porter de vestes fermées. J'aurai pu sortir mon long manteau rouge, pour l'occasion, mais allez savoir. Un peu de finesse et de légèreté, c'est quand même agréable.
Mais donc, ma jolie veste s'en trouvait, pour l'instant, encore impeccable. Un miracle, que le parking de l'immeuble soit souterrain. Mais là où je me rends, il y a au moins un petit chemin à faire à pied. Hors de question de prendre un parapluie en étant attendue.
Je n'ai rien contre un parapluie, mais le fait de ne pas avoir mon majordome pour le tenir parce qu'ils doivent rester hors de l'endroit où je me rends, c'est un autre problème.

Ma plus grande inquiétude, c'est ça. La personne qui m'a convoquée a-t-elle prévue un comité pour m'escorter ?
Nous nommerons ce bon monsieur, m'accueillant à la sortie de mon véhicule, Gardien A. Enchanté, gardien A. Car votre honneur et but, dans votre vie, sera de tenir ce parapluie pour assurer protection et confort à ma modeste personne.

Ainsi donc, sur les pavés, le bruit de la pluie étouffe celui de mes chaussures marron. Écoutant distraitement Gardien A me demandant si le trajet s'était bien passé, le léger bruit de mon collier me semblait plus agréable à entendre. Sans offense pour toi, Gardien A mais, je ne suis pas d'humeur à une discussions aussi vide de sens. Ainsi, de simples oui, politesses dont on s'attend d'une personne éduquées, seront les seules choses pour satisfaire tes oreilles de ma douce voix.

Non, vraiment, remettre en place ma jupe, vérifier que mon collier soit bien mit en avant, me demander si ma tenue ne fait pas trop négligée, passer mes mains dans mes couettes une dernière fois pour parfaire les détails, Veronika Hohenstein n'est pas dans la meilleure des humeurs en ce moment pour parler du renard qui court dans le jardin ni même du renard en lui-même. Mais un remerciement sera au moins sorti de mes lèvres pour son efficacité à tenir ce parapluie et son escorte rapide.
Au moins, mon nom n'est pas étranger en ces lieux. Mince, est-ce que mes cils n'ont pas été abîmés avec la route ? Mon maquillage est, certes, léger -après tout, pourquoi faire dans l'excès quand il n'y a pas besoin ? - mais, au moins faire les cils pour faire ressortir mes yeux bleus, un rouge à lèvres discret, c'est le minimum pour la personne qui vient d'ouvrir la porte.

La personne la plus appréciable de ce pays, jusqu'à présent. Quelqu'un du même monde que moi, aux manières impeccable, à l'apparence ma foi agréable. Sa gestuelle, son aura et sa prestance sont une véritable bouffée d'air frais.
Aussi n'ai-je aucun mal à lui rendre les politesses, croisant légèrement les jambes, relevant légèrement ma jupe dans une courbette tout aussi poli que la sienne, le plus difficile étant, dans un battement de mes cils, de prononcer son nom dans un accent japonais parfait. Yoshino Tokugawa, l'homme au manteau blanc. Et même s'il a des cheveux bleus, ils restent suffisamment discrets pour ne pas avoir l'air d'un enfant en crise comme ce pays sait y faire.

Un homme élégant, avec de bonnes manières. Gardien A, en travaillant un peu plus, tu pourras peut-être t'élever à ce niveau de courtoisie, mais il nous faut pour l'heure te congédier, alors que je me laisse escorter volontiers par ce jeune homme. Mon amusement discret de le voir toujours drapé de cette tenue loin d'être discrète, ce manteau blanc dont je me souviens bien, même par ce temps maussade. Ne pas faire de manière, devoir restée polie et respectueuse. Au moins, il savait y faire pour me mettre à l'aise.

Et son fauteuil... Hum... Un solide 92. Mon propre fauteuil en cuir étant la base de cette comparaison, c'est plutôt impressionnant. Me permettant ainsi de me poser dans un grand confort, une jambe croisée sur l'autre. Un réajustement discret de ma tenue, mes mains se posant sur mon genou alors que le gentleman s'installe à son tour, mon regard passe rapidement dans la pièce avec curiosité.
Pourquoi ne pas faire preuve de curiosité en se trouvant dans le bureau du chef des Gardiens ? L'ordre et l'élégance caractéristique du jeune homme sont tout autant visible dans cet endroit. Mentalement, je me demande si chaque meuble n'est pas fait sur-mesure, ou de quelle marque est ce bureau qui me fait de l'œil. Mais mes préoccupations restant muettes, notre discussion -et le pourquoi j'ai dû traverser la ville, quitter mon fauteuil dans ma réhabilitation à ma vie de riche jeune femme -ou fille, puisqu'aller dans un restaurant me proscrit mon droit au vin rouge dans ce pays. Pays à la con traversant discrètement mon esprit à cette réflexion, mais toujours est-il que ce gentilhomme ne m'aura pas fait attendre.

"Il n'y a aucun mal. Le trajet fût... Particulier, dirai-je. Le décor est bien différent de mon Allemagne, mais je m'y ferai." répondis-je, d'une voix douce et courtoise. Inutile de faire mention de mes impressions sur le pays pour le moment, pour des raisons diplomatiques.

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres en l'écoutant parler. Son ton, son sourire, son regard de miel et d'or restant le point d'honneur de mes yeux couleur bleuté. Pour des vacances, celles-ci avaient commencé de façon épouvantable. L'envie de m'en plaindre ne me quitte toujours pas, même après un certain temps, mais ce n'est pas face à mon supérieur que j'emmènerai ce genre de conversation.

Mais ces accords, ne pas pouvoir parler à mon père de la nature du travail que je devrai faire... Même sans cet accord, ça n'aurait pas été un problème. À quel moment aurai-je pu lui dire que je devrai prendre des risques dans un tel travail ? Il m'aurait fait rapatriée sur le champ. L'idée me tente, mais...
La liberté de pouvoir faire ma vie est bien agréable. Mais le japonais soulève un point important dans son discours.

Mourir, c'est certainement pas mon objectif sur le court terme. Mon index commençant à tapoter légèrement sur mon genou, face aux CFU des gardiens -appelons ça ainsi, c'est la partie du manuel qui n'intéresse personne, toutes les décharges face à d'éventuel accident. Mais pour une jeune femme -restons sur jeune femme finalement, de mon point de vue, atteindre 18 ans c'est en être une dans mon pays, c'est pas un pays à la con qui me dictera le contraire - dont la vie sera en jeu, le ton de cette conversation ne sonne pas comme une simple mise en garde. On le sait tous les deux. Je serai restée en prison, j'aurai eu la sécurité de sortir dans quelques années. Mais non, il y a à peine quelques semaines cet homme en blanc m'a permis d'en sortir contre un travail risqué.
Un hochement de tête de ma part, à la fin de son premier discours. Je me redresse légèrement, en échangeant la position de mes jambes pour rester à l'aise. Je toise son regard fascinant et loin d'être ordinaire - peut-être n'y avait-il pas juste la fascination de cette couleur, qui sait ? Mais mon bleu cristallin ne quitterait pas ce regard sans bonne raison pour le moment. Politesse oblige.


"Et je suppose que, pour notre intérêt commun, vous..." J'avais hésité légèrement sur comment l'appeler, il s'adresse à moi avec tu, mais il reste mon supérieur et quelqu'un de plus âgé que moi. Et quelqu'un que je respecte, mais il faudra que je clarifie ça un jour "... Comptez faire ce qui est en votre pouvoir pour ma sécurité, malgré les risques." Quelque part, ça sonne prétentieux et, peut-être, un peu insolant, mais l'idée y est

Il serait dommage de se mettre à dos une des plus grandes entreprises au monde par négligence, même dans un milieu dangereux. Faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer la sécurité sur le long terme de la jeune Hohenstein serait dans notre intérêt respectifs.
Et s'il est impeccable dans ses manières, sa tête surmontée de cyan reste bien sur ses épaules. Il a déjà pris des dispositions pour m'offrir un environnement de travail plus simple ? Parlé de mon cas à certains agents qu'il a particulièrement en estime ?

Mais, je redoutais quelque chose. À son hésitation. Un de mes sourcils se levant légèrement. Je vais me retrouver avec quoi, pour que ce gentleman hésite à me présenter la personne ? Un rustre sans nom bourru ? Une personne beaucoup trop timide pour pouvoir tenir efficacement une conversation quelconque ? Ma contrariété ne va pas tarder à se réveiller, je le sens.
Cross. Si ce nom sonne familier dans mon esprit, c'est un simple souvenir distant des reportages pouvant passer à la télé sur un... Disons, justicier de l'ombre, qui avait oeuvré en Angleterre. Bien que peut n'en soit connu que ce soit d'où il est passé, ni de pourquoi il est apparut en premier lieu ou pourquoi il a disparu. Ainsi donc, cette personne travaille pour les gardiens ?
Quelque part, ça ne me surprend pas tant. Même si mes yeux se referment légèrement dans ma réflexion, sa façon de me le présenter ne voulait dire qu'une chose.

Si on commence à vous présenter quelque chose de cette façon, positive mais objective, un mais est forcément derrière. En conclusion, je suis bien partie pour subir quelqu'un de pénible.

"Il semble efficace et professionnel, de ce que vous m'en dites. Et même si à l'époque, il faisait le justicier... Il assurait toujours la protection des innocents. Même si ses méthodes étaient plutôt expéditives" Ma mémoire ne me trahissant pas, mais mon ton n'étant pas enthousiaste, car je sens déjà la suite.

Il n'a aucune étiquette. Il a l'air épouvantable niveau relationnel. Il est solitaire, mais il a l'air assez... Délicat à gérer.

Eh merde. Bon, ça va, c'est pas dramatique. J'en ai connu, des personnes pénibles, j'en ai vu aux infos des gamins faisant des coucous derrière des journalistes pour le plaisir d'apparaître à la télé ou quoi. Ou même, les sorties dans les magasins m'avaient permis de voir les mentalités plus normales du peuple.
Mais à mesure que le profil de cette personne m'est présenté, la vitesse de tapotement de mon index s'accélère. Je commence même à m'endolorir la zone où mon ongle rouge s'abat à chaque fois. Je retiens un soupire. Évidemment, ils ne peuvent pas tous être... Convenable. Gardien A, je m'excuse, tu étais une personne intègre. Le véritable enfer va bientôt commencer pour moi, apparemment.
Au moins, il peut obéir. Suivre des directives. Et au vu des points positifs, il doit pouvoir assurer ma sécurité... Bon, pour son caractère, il faudra le travailler un peu, mais avec des mots, il y a toujours moyen de se faire comprendre. Un léger sourire se dessine sur mon visage. Quitte à devoir supporter quelqu'un d'agaçant, j'aurai au moins la satisfaction de pouvoir passer le temps d'une façon ou d'une autre non ?

"Il n'y a aucun mal, ne vous en faites pas. Pour son caractère... Je suppose que je verrai une fois qu'il sera en face de moi. Il ne pourra pas être aussi mauvais que ça, quand même." Lançai-je dans ce qui pourrait ressembler à de l'espoir. "Et cette sortie m'aura fait du bien. Pouvoir discuter avec une personne respectable me manquait, dans ce pays" A la con, avais-je retenu, compte tenu des origines de mon interlocuteur. "Mais pour un prochain rendez-vous, je saurai demandé un jour ensoleillé autour d'un bon thé si possible," lui avais-je dit sur un ton léger "une bonne compagnie s'apprécie plus quand le ciel est dégagé" mon regard se décrochant pour regarder par la fenêtre ouverte la pluie tombant, appuyant ainsi mes propos.
Mes intentions restent pures, même si mon tact et mes capacités sociales sont, pour quelques raisons, assez limités pour comprendre les possibles implications d'un tel discours, mais je me comprends et ça, c'est une bonne chose en soi.

Avais-je des questions cependant ? Malheureusement, sans pouvoir accéder au dossier de l'autre personne -ce que je pouvais comprendre, on a tous nos secrets après tout, même si ça me semblait louche, aucune ne pourrait avoir de réponses dans l'immédiat.
Il m'est encore possible d'accéder à son dossier, d'un simple mot. L'idée me traverse l'esprit un instant, voilant mon regard, mais je lui dois le respect. Et c'est mon supérieur. Soit, je découvrirai les choses au fur et à mesure. Et ce serait bête de perdre un de mes ordres pour quelque chose d'aussi trivial. Ce Cross pourra soit m'en parler par lui-même, soit vouloir me le montrer. Qui sait, ses vrais capacités ne se révèlent peut-être que quand on n'en a pas conscience ?
Mon doigt s'arrête un instant, massant discrètement la zone endolorie par-dessus mes collants.

"Je ne prendrai pas plus de votre temps, cependant. Je vous remercie du temps que vous m'avez accordé, Mr.Tokugawa."

Décroisant mes jambes, la conversation étant maintenant finie, je me raccompagner jusqu'à la sortie de son bureau, en récupérant au passage ma veste. De nouveaux échanges de politesses, une atmosphère légèrement tendue de se dire que le plus dur reste à venir, Gardien A est de nouveau convoqué pour me servir d'escorte jusqu'à l'armurerie, n'étant pas familière des lieux ; c'est sur une nouvelle courbette que je fais mes au-revoir à mon supérieur.

Plus qu'à aller voir la bête dans son environnement, maintenant. Passant quelques minutes à remettre ma veste correctement, vérifiant l'état de ma personne, poussant un soupire maintenant que la pression pouvait être relâchée. Devoir être formelle. Vraiment, un effort bien difficile. Avec mes domestiques, sonner une cloche, taper des mains ou demander quelque chose est suffisant. Les interactions sociales avec des personnes restent bien différentes.
Gardien A, vous êtes élevé au rang de gentilhomme car vous avez des manières, vos conversations sur la présence de Yoshino et combien il est difficile de savoir où se mettre m'intéressent au moins assez pour me distraitre jusqu'à l'armurerie.
Bon, je dois m'attendre à un rustre, mais ça ne pourra pas être pire que ce que j'imagine, n'est-ce pas ?



Gardien A est congédié, je frappe à la porte et j'entre dans l'armurerie.

... Quelle pièce étrange. Tant d'armes, de matériel, une odeur de poudre s'élève légèrement.
Un léger claquement de langue, très peu attendue d'une jeune demoiselle, mais cette odeur m'agace déjà. Il faudra que je m'y fasse. Mais au moins, je vois une personne ressemblant au profil que m'en a fait Mr.Tokugawa.

Un homme plutôt grand -bien que mon mètre 59 rendre beaucoup de personnes grandes, cet homme à la peau mât et aux cheveux contrastant fortement de leur blanc ne semble pas loin du mètre 80.
Il gagne au moins 5 points dans mon évaluation, avec sa tenue rouge. Le rouge est une bonne couleur après tout. Et ça lui donne une certaine allure. Je lui donnerai dans un début de vingtaine et, si on me l'a présenté comme un sniper, le voir s'occuper de son matériel montre bien une certaine dextérité. Sa carrure est assez musclée même. Il devrait assurément s'en sortir à mano, pensais-je.

Non vraiment, à première vue, il semble plus proche d'être un mercenaire entraîné qu'un rustre.

Pour attirer son attention, j'éclairci ma gorge, avant de me présenter comme pour Yoshino.
Mon collier tombant, le bas de ma jupe un peu relevée, ma voix calme, digne d'une demoiselle bien éduquée, s'élevant avec douceur pour suivre ma gestuelle gracieuse en me présentant.

"Hello, mister Cross." Avais-je commencé, en anglais en tentant d'alléger mon accent allemand. L'utilisation de l'anglais n'étant là qu'au cas où il n'ait pas la puce pour me comprendre -étant un justicier dans l'ombre, je n'aurai pas été surprise qu'il n'ait pas pu faire cette opération. Je montrai ainsi une certaine considération de mon point de vue, avant de continuer "I am pleased to meet you. My name is Veronika Hohenstein, and I'll be in your care from now on."

Je dois dire que, pour une présentation pacifique, je m'en étais plutôt bien sortie. J'étais même fière de ma prononciation parfaite de chaque mot. J'avais penché pour un accent assez générique, ne sachant s'il venait d'un endroit particulier ou non - l'accent écossais étant définitivement hors de mes cordes.

Cependant, avec son caractère, une telle confrontation ne pourrait pas se passer exactement comme prévue, n'est-ce pas ?
© 2981 12289 0

_________________

~ Chachacha je suis un message provisoire  Ecriture en #A91101 ~
Revenir en haut Aller en bas
avatar >
Classe A
Classe A







Fiche : Ici !
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 58



Voir le profil de l'utilisateur
Mer 11 Avr - 15:41
Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.Non. C'était un non catégorique. Qu'importe la façon dont Tokugawa m'avait vendu sa charmante idée, je l'avais rejetée aussitôt sec. Ses inquiétudes vis-à-vis d'une gosse de riche embarquée prématurément dans les affaires des Gardiens étaient uniquement de sa responsabilité. S'il avait des regrets, il n'avait qu'à faire en sorte de la renvoyer à la case prison ! Qu'importe ce qu'elle racontera, personne n'ira croire l'histoire sans queue ni tête d'une fillette prétendant avoir des informations sur une organisation secrète sponsorisé par notre charmant Gouvernement... Une gamine n'avait rien à faire chez les Gardiens. Qu'importe son don, qu'importe ses antécédents, qu'importe son compte en banque, aucun des arguments de Tokugawa n'avait sens ! Je n'avais pas pu m'empêcher d'éclater de rire lorsqu'il me confia s'inquiéter pour moi ! La bonne blague. Comme s'il était étranger à la nature violente et immorale de mes ordres de missions... Depuis quand le tireur s'intéresse à ce que peut bien ressentir son arme ? Quoi qu'il en soit, ce n'était pas en m'imposant la présence d'un rejeton de richards que j'allais subitement l'avoir meilleur. Prenons quelques secondes pour être réaliste. Cette gamine n'avait aucune chance avec moi. Elle ne pourra pas tenir mon rythme. Elle se prendra les pieds dans les cadavres que je laisse derrière-moi. Elle finira par tomber et rejoindre cette pile sans vie. J'étais catégorique. C'était non ! Que Tokugawa daigne trouver un autre babysitter !

Bien évidemment, comme à chaque entretien avec le grand manitou, j'avais fini par accepter à contre-logique de suivre les directives qu'on m'imposait. Cela m'évitait, pour faire court, qu'un certain gamin ne se prenne gratuitement une balle dans la tête. J'avais claqué la porte blindée de l'armurerie derrière-moi, appréciant le vacarme de fin du monde qu'elle causait. Maintenant, tout le château savait que Cross n'était pas content. Cela devait me permettre d'avoir la paix pour le temps qu'il me restait... J'avais installé un tapis au sol, dans un coin au fond de la pièce, faisant apparaître mes armes une à une, les déposant avec soin sur le tapis tout en m'installant au sol, face à ce dernier. Loin de me contenter de ce que les Gardiens me fournissaient en terme d'armement, je préférais assembler moi-même mes flèches. Cela me permettait de leur attribuer un rôle, de choisir leur destinée. Certaines flèches n'avaient pour but que d'être membres d'une pluie dissuasive et, ne méritait aucun composant de qualité. D'autres avaient la lourde tâche d'abimer ou de transpercer des protections. D'autres encore, se devaient d'être assez sadique pour s'accrocher avec hargne à la chair de mes cibles.

Mon ouïe fine m'avait annoncée la couleur avant même que je ne puisse découvrir son rouge dominant. Long soupir. J'avais délaissé mon matériel au sol, me levant sans pour autant prendre la peine de me tourner vers la petite personne qui venait de faire irruption dans l'armurerie.

- « Hello, mister Cross. » J'avais alors jeté mon regard gris acier par-dessus une épaule. - « I am pleased to meet you. My name is Veronika Hohenstein, and I'll be in your care from now on. »

Son anglais n'était pas mauvais. Inutile, mais pas mauvais. Mon regard l'avait rapidement détaillé de bas en haut avec une féroce désapprobation. J'avais longuement soupiré par les narines, d'ores et déjà agacé par cette charmante petite bouille à twintails. Non. Clairement, non. Je n'en voulais pas. J'avais repris place assise face au tapis, reprenant mon travail là où je l'avais laissé. Avec une lenteur calculée, j'avais visé la pointe d'une flèche dans son fût. J'avais ensuite parcouru des doigts les différents empennages mis à ma position dans une large boite avant, de finalement me décider à la fois sur mon choix de flèche et sur la réponse que j'allais donner à cette petite fille.

- « Tu peux parler dans ta langue natale, miss Veronika. Je vais jouer cartes sur table avec toi. Que tu sois ici pour sauver les gens, pour sauver l'humanité, le monde ou simplement tes jolies petites fesses molles, je contre-fou. Mon travail, je l'effectue seul. Je ne souhaite pas avoir une gamine inutile dans mes pattes.... » Clarifiais-je. Et encore, je prenais des gants de velours avec elle. Ce n'était qu'une enfant. - « Je vais néanmoins me permettre de t'adresser un conseil. Tu n'as rien à faire chez les Gardiens. Retourne en taule. Tu y seras en sécurité. Sois une gentille fille-fille et, je suis certain qu'à coups de pot-de-vins, tu seras vite renvoyée chez toi pour purger ta peine avec les lois de ton pays qui, seront certainement en harmonie avec la taille du porte-monnaie de tes géniteurs. »
©️ 2981 12289 0

_________________

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 27



Voir le profil de l'utilisateur
Mer 11 Avr - 17:29
Princesse sait serrer les poings face à l'adversité.Évidement. Veronika, elle a une éducation. Elle a un minimum de respect, quand on lui demande de travailler avec quelqu'un, de ne pas tenter de s'imposer directement juste pour le plaisir. A quoi bon, après tout, forcer et devoir réitérer chaque jour, quand une communication pacifique peut se faire ? Une relation saine, des rapports avec un minimum de respect ; c'est quelque chose qui, même chez une personne avec peu de capacité social, est considéré comme normal.
Après tout, il vaut mieux partir sur de bonnes bases, établir un dialogue, apprendre à se connaître, poser certaines bases. Mettre les choses au clair rapidement, s'il y a besoin. Non vraiment, ça se comprend. Je le comprends parfaitement.

Il peut me dévisager, m'épier de la tête aux pieds, graver ma présence dans son esprit, car cette personne face à lui sera le plus grand chamboulement de sa vie. Mais d'une certaine façon, son regard m'inspire quelque chose. Au fond de moi, ce regard me fait quelque chose, je ne saurai mettre le doigt dessus, vraiment. Son désintérêt flagrant l'ayant amené à me tourner le dos entamait déjà ma patience.

Un rustre mal éduqué. Même pas foutu de dire bonjour, de remercier une quelconque considération que ma personne a pût avoir pour sa personne, pour venir me faire la moral ou je ne sais quoi. Pour venir me juger, moi, comme ça, sans même connaître quoi que ce soit de ma personne.

Je le laisse déblatérer ce qu'il a à dire. Mes mains se crispant petit à petit sur ma jupe, mon sourire commençant à tourner en quelque rictus que je n'ai pas affiché depuis quelque temps déjà. Mon regard devenant petit à petit plus sombre. Enfin, sombre ne suffisant pas à décrire l'état primaire d'agacement. Ou plutôt de contrariété que la bouche de ce misérable anglish à deux ronds qui se permet de m'insulter moi, ma famille, mon intégrité, mon avance et à peu près toute ma personne entière de nul part est en train de provoquer chez moi.

Mais Mr.Yoshino m'a demandé d'être patiente. Il m'a fait comprendre dans une certaine mesure que ce jeune homme est... Loin d'avoir l'éducation nécessaire à interagir avec les gens d'une façon conventionnelle. Mon approche a sûrement été mauvaise avec lui. Et puis, Cross ne s'est pas montré aussi offensant que ce que j'ai pu imaginer, dans la description qu'on m'en a faite.
Je le dérange sûrement, dans ses préparatifs, il est peut-être contrarié à cause de ça aussi ; peut-être le moment est mal choisi, mais au plus tôt au meilleur non ? Après tout, on vient à peine de se rencontrer, ça doit déstabiliser qu'une personne de ma prestance et de mon statut vienne le saluer ainsi, même si mon effort de tenter le dialogue dans sa langue natale doit être retenu.

Rationnellement, je peux conclure de l'échange qu'il a soit une connaissance d'allemand suffisante, soit que ce justicier a réussi à se faire implanter la puce, me permettant ainsi de dialoguer avec plus de facilité dans mon cher allemand adoré, avec mon accent, sans avoir besoin de me soucier de simplifier la compréhension pour...

"... Je vois. Mr.Yoshino m'en avait parlé, mais je ne pensais pas que c'était à ce point." Avais-je lâché, amère, coupant mon narrateur intérieur. Pour le coup, je crois que je viens de mettre le doigt sur le problème.

Il a un caractère fort. Mais ce genre de caractère qui me plaît.
Une fois que la personne se retrouve sous mon pied à m'écouter lui expliquer la différence entre son existence ridicule fragile et destructible et ma propre personne se situant bien au-dessus, et plus haut encore. C'est ce petit rush d'adrénaline, cette impulsion qui m'a fait écraser tant de gamines à l'école, mais peut-être un peu plus fort vu que ce rustre décide de vraiment vouloir me contrarier.

"Un simple bonjour sans assomption sur ma personne aurait suffi à créer un tant soi peu une base correcte de travail." Continuai-je, sans prêter attention à quelque dédain possible de ce misérable.

"Cependant, à ton conseil, je vais t'en donner un."

Inutile de garder ma posture respectueuse, inutile de continuer l'effort de garder une voix douce, un sourire radieux ou quoi que ce soit. Je me penche même un peu vers lui, histoire de le gracier un peu plus de mes plus beaux tons allemands.

"Ce conseil est très simple à comprendre, très cher justicier." Est-ce du sarcasme dans ma voix ? "Quand une jeune femme" Et, j'insiste sur ce terme, bordel, la législation japonaise, face à l'Allemagne, c'est de la connerie. "Vient se présenter. Le minimum, c'est de répondre avec respect. Tu as un faux semblant d'éducation au moins, ou est-ce hors des moyens des plus simples ?"
Mon regard bleu maintenant glacé, mon accent ressort totalement. Sèche, rapide, simple à comprendre. Et excessivement amère. Peut-être même plus que ça, mon accent pourrait trancher une personne tellement il est agressif. Mais mon interlocuteur peut le sentir. Je me retiens, moi aussi.

Mais c'est dommage. La journée s'est bien passée jusqu'à présent. Je n'ai eu aucune raison, jusqu'à présent, d'utiliser mon pouvoir. Je me suis retenue sur Gardien A car son standing est, au moins, correct. à comparé de cet homme, il est un membre tout à fait correct de la société. Je me suis retenu pour accéder au dossier de cet homme en rouge face à Yoshino. Alors pourquoi, ce qui ressort de mon visage avec mon léger maquillage, ce doit être un air aussi froid, allant même jusqu'au mépris ?
Même, je suis partie sur une impression presque positive en voyant son goût en matière vestimentaire. Ne pas juger sur les impressions d'une autre personne, se faire sa propre idée. Il est présenté comme difficile, forcément, mon point de vue est biaisé face à ce comportement. Forcément, je me suis attendu à quelque chose, et ça dépasse mes prévisions. *Il est pire que Yoshino me le décrivait. J'ai déjà mal à la tête de devoir collaborer avec ça. Pays de merde. Prolétaires de merde. Journée de merde.*

Bon. Est-ce que c'est le moment où j'éclate ? L'envie fait trembler mon poing. Mais je dois rester patiente. N'est-ce pas ? Me contenir, imaginer mon canapé adoré qui m'attend à la maison. Une chose simple me vient en tête en pensant à tout ça. Mon cher canapé, son cuire agréable, son dossier grinçant légèrement, avec une bonne tasse de thé, des biscuits à la cannelle. Une image simple, une tentative mentale de me calmer.


En soi, ça arrive, partir sur de mauvaises bases. Il est caractériel, horriblement, mais, passer ça, il doit bien y avoir un truc récupérable, non ? Si Yoshino m'a lui-même dit d'être patiente, c'est qu'il doit y avoir quelque chose de valable dans son être, n'est-ce pas ? Mes deux semaines de séjour en prison avec Reiko -Leiko- m'ont appris à tolérer un poil le comportement des moins... Favorisé du destin, dirai-je.

"Cependant. Pour toi comme pour moi, il vaudrait mieux partir sur d'autres bases." Un soupire. Je croise les bras, le regardant de haut. Non, ma contrariété n'est pas prête de partir, mais, au moins, je me retiens encore. Mon index tapotant rapidement mon bras.

"Je propose une nouvelle tentative. Un cessez-le-feu, en quelque sorte. Ta dernière chance. Et il vaudrait mieux qu'on trouve un terrain d'entente." Ma main se sépare de mon bras, tendue vers lui dans une tentative plus professionnelle de régler le conflit "Veronika Hohenstein. Ta nouvelle associée sur ordre de notre chef." Le tout sonne comme une menace et un rappel à l'ordre, mais c'est bien mon intention. Qu'importe la personne, elle finira comme je le décide. Même un anglais mal éduqué n'y échappera pas.

Je ne cherche pas forcément à m'entendre bien avec lui, loin de là. C'est déjà fichu pour l'heure. Mais il faut bien une personne dans cette équipe pour avoir un semblant de bonne volonté. Mais c'est bien la dernière chance pour lui.
Si sa prochaine réaction ne sait pas se montrer raisonnable, il finira à sa place.
© 2981 12289 0

_________________

~ Chachacha je suis un message provisoire  Ecriture en #A91101 ~
Revenir en haut Aller en bas
avatar >
Classe A
Classe A







Fiche : Ici !
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 58



Voir le profil de l'utilisateur
Mer 11 Avr - 20:03
Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.J'en avais terminé avec cette enfant égarée dans un monde bien trop adulte pour elle. Qu'elle daigne retourner jouer avec ses licornes, ses poupées et autres conneries à paillettes. Je n'avais eu aucun mal à reconnaître la langue qu'elle employait avec un naturel marquant pour proférer tout son charabia inutile. De l'allemand, tien donc. J'avais arqué un sourcil et froncé l'autre quand elle évoqua Tokugawa, l'appelant curieusement par son prénom avec une certaine politesse, avant de me souvenir que je n'en avais rien à ciré. De retour sur mes flèches, j'avais accéléré la cadence d'assemblage, ayant déjà que trop perdu de temps. J'avais deux carquois à remplir avant que mon temps ne s'écoule... Afin d'ignorer tout bonnement le sens des paroles débitaient derrière-moi, de sorte à n'en faire qu'un désagréable bruit de fond, je répétais en boucle le nom de chaque pièce composant une flèche tout, en procédant avec un rythme d'usine à l'assemblage. Pointe, tube, empennage, encoche. Pointe, tube, empennage, encoche. Pointe, tube... Vous avez compris l'idée. C'est en remarquant que je n'avais plus la bonne référence d'encoches, cette petite partie terminant la queue de la flèche et présentant un creux où la corde vient se placer, que j'avais délaissé mon matériel, me relevant avant de faire volte-face. La gamine était putain de toujours là.

- « Veronika Hohenstein. Ta nouvelle associée sur ordre de notre chef. » Tonna-t-elle en terminant son monologue.

Elle devait me parler depuis un bon moment déjà. Productif, j'avais assemblé un grand nombre de flèches pendant qu'elle miaulait son foutu allemand dans mon dos. Un sourire inexistant sur les lèvres, j'avais planté l'acier de mon regard dans les orbes bleus déterminés de la dénommée Veronika Hohenstein. Son prénom et son nom. C'était tout ce que j'avais retenu de son discours solitaire. Silencieux, j'avais fait quelques pas vers elle, la dominant entièrement de l'ombre de mon impressionnante carrure.

- « Hein ? Quoi ? Tu as dit quelque chose, petite princesse ? C'est con, j'avais la tête ailleurs. » Dis-je sur un ton plus cruel que moqueur.

Un sourire désinvolte s'était incrusté sur mes lèvres sèches et, sans laisser à la demoiselle la moindre chance de réagir, j'avais usé de mon impressionnante et inhumaine vitesse pour lui attraper le dos du vêtement d'une main ferme. Ses pieds avaient aussitôt quittés le sol. De ma main libre, j'avais brutalement ouvert la porte de l'armurerie et, dans le même instant, balancer l'irrécupérable gamine en dehors de la pièce. En quelques secondes, Veronika venait d'être jeté de l'armurerie comme on jette un sac poubelle dans la zone à déchet.

- « Du balais. » Lançais-je sèchement avant de claquer la porte blindée dans son dos.
©️ 2981 12289 0

_________________

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 27



Voir le profil de l'utilisateur
Sam 14 Avr - 2:51
Princesse écrase son poing dans l'adversité.Surprise. Évidement, en plus d'être sans éducation, cet anglais n'est même pas capable d'accepter le choix le plus évident d'agir comme un grand. Venant des pensées narratives de celle traitée comme une gamine, voilà qui est ironique.
Bien sûr, il a eu besoin de m'ignorer copieusement en continuant ses gestes pendant tout mon monologue et se permet le culot de me dire en face qu'il m'a ignorée tout du long. Si ça n'est pas suffisant pour me faire tiquer véritablement, je sais pas ce qu'il faut de plus.

Mais ce n'est pas sa carrure plus importante que moi qui va me surprendre. Il peut bien me prendre de haut avec sa taille, il a beau pouvoir être potentiellement impressionnant pour les plus communs, il ne sera pas assez fou pour me faire quoi que ce soit. Est-ce qu'il osera vraiment aller à l'encontre de ce que lui a dit le chef des gardiens ? Mon intégrité physique reste assurée pour le moment, et ce, sans avoir besoin de faire quoi que ce soit.

Mais il m'énerve. Son attitude m'énerve. Son caractère m'énerve. C'est décidé, il va bouffer. Fini de jouer. Je vois qu'apparemment, les choix les plus simples, les plus logiques et profitables sont au-delà de ses capacités.

Et pourquoi cet abruti vient de m'attraper et de me soulever ? Plus par surprise, mon cerveau n'ayant pas encore fait une analyse des derniers instants, je sais juste que je ne touche plus le sol, en tentant d'attraper le bras qui me tient et en criant plus des "Mais.. Bordel.. Mais lâch..." Avant de finir sur un magnifique mais non-moins aigu "Aaaaaah !" Lorsqu'il me lâche.

Enfin, plutôt. Me jette comme une malpropre. Comme on jetterait son sac dans la poubelle en bas de l'immeuble ou ce gars relou d'une boite de nuit.

Et ça, c'est la goutte qui fait déborder le vase. C'est fini. Il est fichu. Il est...

"Espèce de sale connard !"

Même pas le sol touché que je commence à hurler pas mal d'insultes.

Ou plutôt, retranscrivons la scène différemment.

Physiquement, voyant le sol arriver, je me prépare tant bien que mal au choc. Je prépare déjà mes mains pour une réception, je prépare mon dos afin d'utiliser cette énergie cinétique qu'il m'a offerte gracieusement, j'estime la distance avec le mur et la conclusion est simple : c'est possible. De façon certes extrême, mais c'est possible. Donc, je courbe ma nuque, j'entre en contact, avec mes mains, avec le sol, j'amortis correctement et d'une roulade magnifique tant par sa réalisation que son improvisation, je me relève fièrement face au mur, ha ha !
Mentalement, à cet instant, c'est la guerre totale. Ma seule envie c'est de le démolir. Comment ça il est plus rapide ? Comment ça il est plus fort ? Mais j'en ai rien à faire. Il va morfler. Il va ramper. Il va cracher son sang. Chacune de ses cellules va être marquée par ma fureur.

Mon regard est probablement la seule chose au monde à ne pas croiser à cet instant précis. Mon expression est non sans rappeler mes années au collège, où j'ai exercé une pression abominable sur quiconque m'a embêtée ou regardée de travers. Mon sourire forcé a disparu, mes forces pour rester patiente aussi.

Bordel, je vais lui faire la peau. Je vais le démolir. Il va regretter le jour de sa naissance. Je vais le pourrir lui, sa famille, tout ce qu'il faut. Yoshino tu va finir à genoux à me révéler TOUT de cet espèce d'ingrat sans éducation, je vais t'envoyer la facture pour l'ongle que j'ai senti céder dans l'opération, t'as de la chance que j'ai mis des mocassins et non des talons car t'aurais eu un peu plus à gérer, mon collier est intact sûrement, mais Yoshino, mon cher Yoshino, tu vas finir comme ce Cross. La porte de ton bureau, je la voix déjà dans ton foutu costume blanc. Toi au milieu.


Et je rêve, il a osé me faire du sarcasme à m'appeler Princesse ? Il s'est permis de me manquer de respect et de me jeter ? Combien de truc il a eu le culot de faire en quelques secondes pour me pousser hors de moi cet espère d'anglish à deux ronds ?

Mon regard croise rapidement quelques gardiens qui comprennent. Qui sentent.
Peut-être même que ce Cross peut sentir, dans cette simple seconde qui vient de passer, toute la fureur qui va s'abattre. Mais il est trop tard.
Un pivot sur mon pied, je fonce vers la porte. À ton tour de voir si tu réagis plus vite qu'un bon vieux 360 mètres seconde de vitesses du son clébard.
"Ooooh toi..." Ma voix est déjà bien assez forte pour passer à travers la porte, mais ça n'annonce que la couleur. Le tremblement de colère de ma voix ne passe pas inaperçu.

J'ai tout fait pour. j'ai tout fait pour ne pas avoir besoin d'utiliser mon pouvoir. Je comptais juste l'utiliser sur mes domestiques aujourd'hui, comme toujours. Utiliser 3 ordres de façon banale pour continuer de l'entraîner, si d'aventure je pouvais arriver à 4 ordres, ou 5 ou plus qui sait. Je ne voulais vraiment pas devoir l'utiliser comme ça.

Voyons voir ton expression, fais-moi voir ton regard, quand tu ne comprendras pas pourquoi ton corps ne t'obéit plus, quand tu ne sauras pas quoi faire dans ton impuissance. La porte s'ouvre à la volée. J'ai plus la patience pour la tenir. J'ai juste baissé assez la poignée pour qu'en un coup de pied elle aille s'écraser contre le mur. Pire qu'un parent pour engueuler ses enfants. Pire que l'inquisition. L'enfer sur terre va s'abattre.

"Tu vas te mettre docilement à genoux jusqu'à nouvel ordre, Chien." J'ordonne. Tout simplement. Il ne peut pas s'en douter, à cet instant. Il doit juste s'attendre à ce que je gueule, à devoir m'attraper pour me jeter à nouveau. Mais il est trop tard. Il est déjà bien trop tard.
Et si cruauté il peut y avoir chez une jeune femme, mon regard n'est plus adressé à un être humain. Ma tête est assez relevée pour pouvoir le regarder de haut. Pas physiquement, à cause de la différence de taille mais... Vous avez l'idée. L'angle fait tout.
Mon regard bleu semble presque océan. Profond, mystérieux peut-être, mais surtout, froid. Dénué de toute compassion.

Laisse-moi voir. Ce côté pathétique. Laisse-moi me délecter de voir cet homme qui, un instant avant, m'a attrapé si vite que je n'ai pas pu enregistrer l'information. Fais moi voir comment tu vas, lentement, tomber à genoux, te baisser. Montre-moi. Ce côté tellement adorable.

Et au cas où, ma main est tendue vers lui. Autant lui donner de fausses informations si possible. Il ne sait pas. Le son, le geste, ma voix, des hormones, un putain de chat qui passe par là, qui sait ? Cependant, cet ordre est bien assez clair pour que je puisse me délecter de son exécution.

Oh, tu peux te plaindre. Tu peux gueuler, tu peux être surpris. Mon regard ne s'allume en cet instant, que du plaisir de te voir te mettre dans cette position ridicule. Ma main te suit, comme pour t'écraser petit à petit. Tu ne sais pas, après tout. Est-ce que j'ai pris le contrôle de ton corps ? Inutile de réfléchir pour le moment. Ose croiser mon regard, ose regarder ce sourire pervers qui s'affiche sur mon regard.

Ah. Combien de temps. Depuis combien de temps n'ai-je pas ressentis ça. Cette adrénaline. Ce rush d'émotion si fort. Cette expression sur ton visage. Cette image merveilleuse. Cependant...

Tu as de la chance. Je suis plutôt possessive. J'aime garder pour moi mes petits plaisirs. Ma main trouve le chemin de mon visage. En me caressant la joue, je parviens à me calmer suffisamment pour avoir l'idée de fermer la porte. Après tout, pourquoi voudrais-je laisser d'autres personnes accéder à mon instant ?

Ainsi, calmement, je me tourne vers l'extérieur de la pièce. J'ai un peu de mal à garder une voix calme, peu importe ; ma voix est encore forte par la colère, elle cachera bien tout le reste de mes pensées.

"Mesdames et messieurs, merci de ne pas entrer pour les prochaines heures. Une discussion très importante va avoir lieu. Je ne saurai tolérer aucune. Aucune. Insubordination. Merci de votre compréhension." Ah. Ce magnifique sourire. Ce regard, entre la colère et l'excitation d'un enfant face à son nouveau jouet. Ou l'expression sadique d'une personne hors d'elle.

Mais je reste une jeune femme. Pour me faire plaisir, il me faut une certaine intimité. Cette porte doit se fermer sur cette histoire, car j'ai une personne toute dévouée pour me plaire.

Clac. Un son merveilleux. La porte est fermée. Personne ne viendra, mais qui sait. Est-ce à cause de mon pouvoir, ou simplement de l'aura qui se dégage de moi ? Qui sait.

"Toi, et moi." Je commence. Un léger tremblement me prend. Un de mes bras passe autour de ma poitrine, l'autre amenant ma main à ma joue. Ce n'est pas de la peur. Je bouillonne encore. Il y a beaucoup trop d'émotions en conflit dans ma tête.

"On est partis sur une très mauvaise base, il semblerait." C'est bien simple à comprendre. Il sera forcément d'accord. Mais je tremble toujours. Je devrai me contenir un peu, je dois être patiente non ?

Je me retourne vers lui. Je ne lui ai pas dit de mettre son visage contre le sol, mince. Il peut encore se permettre de me regarder. Il peut voir mon expression partagée entre la haine pure et une excitation plutôt dérangée.

Mais comme il doit rester docile, ça ne posera pas de problème. Il ne me pose, dans cette position, aucun problème.

"Yoshino m'en a bien parlé." Adieu la formalité et le respect. En cet instant, mon esprit ne me permet pas d'accorder de l'importance à la hiérarchie. "Tu es.. Un animal sauvage. Quelque chose qui n'a pas été dressé, qui n'a pas été formé pour travailler avec les autres."

Je m'avance jusqu'à lui, ce frisson toujours présent. Je me penche lentement, jusqu'à arriver à hauteur de son visage. Mes cheveux tombant lentement sur le sien. Mon souffle, mon parfum sucré, directement à sa disposition.
Au fur et à mesure, ma voix baisse. Elle ne devient pas plus légère pour autant, non. Elle semble même plus profonde à chaque mot. Plus sombre.

Ma main se détache de ma joue, pour aller jusqu'à celle du jeune homme. Mais ce contact n'a rien de charnel. Rien d'intime. La force de mes doigts se rapproche plus de tenir un objet qu'un animal.

"Un solitaire. Un rustre. Et quelqu'un sans la moindre éducation." Mes pensées sortent lentement de mes lèvres. Mon regard semble perdre petit à petit cet éclat de colère, mais il ne devient pas tendre.

Ce n'est pas le regard d'une jeune femme face à un homme, alors que dans cette position, on s'attendrait au plus doux des baisers.

"Alors, Veronika a essayé. Elle a bien essayé. Elle a laissé une chance. Elle s'est dit quelque chose de simple." Mon doigt se pose sur les lèvres du jeune homme. L'obstacle face à toute idée de notre audience. L'interdiction silencieuse qu'il ouvre cette bouche répugnante.
"Yoshino t'a confié à cette personne. Elle saura donc se montrer, au minimum, professionnelle. C'est un adulte. Tu ne pourras pas t'attendre à faire ami-ami. Et honnêtement..." Un léger claquement de langue, alors que mon regard lui exprime un certain dégoût "J'en ai rien à foutre. Je suis pas non plus là pour me faire des amis."

Un léger silence. Qui sait ce que je peux lui faire, en cet instant. Quelque chose en moi me demande de le blesser, de le meurtrir. Il doit être fort. Je le sens, sous mes doigts. Son corps semble solide. Tellement fort. Sa peau est douce, mais je peux presque sentir, sur ma peau, des années de combat. Il doit y avoir plus encore. Mais j'aimerai bien voir la couleur de son sang. Une expression simple de douleur sur la gueule de cet homme agressif.

"Il m'a confié à quelqu'un qui a l'air, somme toute, compétent. Félicitation, Cross." Ce nom, lancé si bas. Craché comme un poison. "Enfin, c'est pas ton vrai nom. Je pense que Chien t'ira mieux. Tu vois, ça commence pareil. Un joli c. Et je peux te noyer tout aussi facilement. Tu peux grogner. Montrer les crocs. Qu'est-ce que j'en ai à foutre. Tu le sens non ? Ton corps ne t'appartient plus."

Et pour joindre la parole au geste, ma main commence à descendre. Tout doucement, simplement le bout de mes doigts, jusqu'à sa nuque, sous son menton, pour revenir jusque derrière son oreille. Pour passer sur le bout de ces mèches blanches qui attirent mon regard.

"Tu vois, tout simplement..." Mon visage se rapproche, mais jusqu'à son oreille. "Tu es mien, à cet instant précis. Cross." Ma main descend jusqu'à son torse, mon index s'appuie au niveau de son coeur. L'ongle de ce doigt est cassé, malheureusement. Ma belle manucure, fraichement faite du matin, ruinée en une journée. "Je décide de ta vie. Je décide de tout. Absolument tout."

Et je quitte la musculature de sa poitrine sans regret. Ma main passe derrière sa tête. Je pourrai l'étreindre à cet instant, mais ma main le force plutôt à se baisser. Lentement.

"Tu es bien docile. C'est bien. Tu es un bon chien, Cross. Peut-être devrai-je demander à mon père de me prendre un chien. De lui donner ton nom. Tu as des cheveux assez donc, donc il faudra que ce chien soit pareil non ? "

Là, tout doucement. Jusqu'à ce que ton visage soit face au sol. Mon autre main commence à tâter ton dos. J'ai l'habitude de ce geste, envers des fauteuils. Mais ce que je sens ne me plait guère.

[color:7062=##A91101]"Tu as un dos solide, Cross." Décidément, j'aime appeler les gens par leur nom quand je suis énervée. Je le remarque seulement maintenant. Mais je ne prononce jamais leur nom d'une façon agréable. Pas avec mon accent allemand. Pas avec mes locutions particulières.


"Tu sais, je me demande ce qui me retient à ce moment, de te faire le même traitement que je donne aux autres. Il doit y avoir... Quelque chose." Ma main s'appuie doucement sur son dos. "Oh, tu as un dos vraiment robuste en fait. C'est dommage que ce dos ne soit bon à utiliser que comme siège de secours, n'est-ce pas ?" Cette ironie est parfaitement volontaire. Le ton même est un reproche. On en est arrivé là, mais à cause de qui au final ? Certainement pas moi.

Alors, de la façon la plus gracieuse qui soit, je m'installe sur lui. Mon fessier délicat, ma jupe pliée correctement.

"Hum... Un misérable 7. Décidément, tu dois me décevoir jusqu'au bout, Cross." La remarque est froidement lâchée. Mais ma main retourne jusqu'à ses cheveux pour les caresser.

"Alors, Cross. Tu vois, je suis une Princesse assez... Tolérante. Tu es encore en vie, bien portant et, crois moi ou non, j'ai envie de discuter avec toi. On a du temps en plus." Enfin, ça c'est ce que je pense. Pour lui, ce temps semble déjà bien plus compromis. Combien de minutes se sont écoulées déjà ? "J'ai absolument tout mon temps. Je pourrai te garder comme ça quelques heures avant de m'en lasser. Je pourrai te parler de mes impressions sur ce pays à la con. Tu sais, le Japon. Un pays merveilleux qu'ils disent, les locaux. Le pays du soleil levant, le pays de l'avenir qu'on te dit dans les brochures de voyages. Mais non, il faut que Veronika, elle passe plus de temps dans une putain de cellule que dans son appartement." Eh oui, ça commence.

"Et en prison, sa codétenue, elle l'emmerde à propos d'un putain de chat. Tu sais, un chat, le truc que tu pourras pas aimer, car, pour l'instant, tu es un chien. Enfin, un canapé maintenant. Et les chats, ils adorent griffer les canapés. Donc, forcément, dans ta condition actuelle, tu les aimeras pas. Mais figure-toi qu'un chat ça peut foutre les en prison. Non, vraiment. Elle s'est fait avoir à cause d'un putain de chat. Elle y est allergique, elle va pour assassiner un politicien véreux et là, hasard, il a un chat. Je te laisse deviner la suite. Elle se fait avoir. Et pendant presque 1500000 secondes, je me la coltine." Je ne m'arrête pas. Quand il essaye de parler, de me dire de me taire ou quoi, je lui met une tape sur la tête comme on taperai un vilain chat sur la tête pour le dissuader de faire une bêtise. "Et tu vois, Veronika, ça fait deux semaines qu'elle a retrouvé son amour de fauteuil. Et oui, par rapport à lui, tu ne vaux que 7 en confort. Ton dos est trop dur, mais je m'impose ça. Tu vois, je sais être tolérante. Ce banc-là, il semble plus confortable. Mais tu sais ce qu'on dit, le contact humain, ça aide à rapprocher les gens. Tisser des liens entre eux. Favoriser le dialogue même." Ma voix s'est enfin calmée. Même si, dialogue je réprime, je reste rhétorique. Une princesse parfaitement rancunière

Je laisse échapper un soupire. J'en ai marre de ce pays. J'en ai marre des gens. J'étais bien dans mon salon, à boire du thé en regardant la télé.

"Cross. Le choix est tien. Pour toi comme pour moi, on va être obligés... De travailler ensemble. La tête de Mr.Tokugawa dépend de comment se porte ma tête." J'ai réussi à reprendre le respect de la hiérarchie. A force, je me calme.

Je me relève, passe ma main sur ma jupe pour la remettre correctement. Je regarde mon ongle cassé. Dommage. Je récupère mon mouchoir en tissu et j'aide ce pauvre homme handicapé à se redresser.

"Le choix est tien." Je répète. "On peut travailler ensemble, s'entendre au niveau professionnel et s'aider comme on peut. Je pense que tu as une idée de ce que je peux faire. Et je répéterai autre chose. On est partis sur de très mauvaises bases. Mais, dans ma grande bonté, je suis prête à t'écouter maintenant. Je suis calmée." Je m'accroupis face à lui, en attrapant son visage avec mes mains, pour le regarder droit dans les yeux. Pour garder son regard droit dans le mien. "Enfin, presque. Mais, je suis prête à te pardonner et à faire ce pas. Malheureusement, j'ai besoin de toi pour ce pas. Est-ce que tu préfères marcher à mes côtés, ou que je marche sur ta tête ?"

Le bleu de mes yeux est apaisé. Loin d'être chaleureux, il est au moins neutre. Je le fixe, en attendant cette fois une réponse favorable.
Yoshino va quand même bouffer cette facture pour mon ongle. Mais ça sera peu cher payé pour la survie de ses agents.
© 2981 12289 0

_________________

~ Chachacha je suis un message provisoire  Ecriture en #A91101 ~
Revenir en haut Aller en bas
avatar >
Classe A
Classe A







Fiche : Ici !
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 58



Voir le profil de l'utilisateur
Lun 16 Avr - 16:51
Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.J'avais longuement expiré par les narines, le regard perdu sur la structure en métal de la porte blindée de l'armurerie. Derrière ce lourd obstacle, l'allemande s'était faite plaisir dans sa langue natale, lâchant des insultes que mon traducteur avait eu peine à traduire, m'offrant seulement des séries de mots en guise de piste... Certes. Je n'avais pas été tendre. C'est que, j'avais une réputation de sale connard à tenir, voyez-vous. Cependant... C'était pour son bien. Elle m'en remerciera quand elle sera assez mature pour réaliser toute l'ampleur de mon geste. Je venais de lui épargner une mort violente contre un mauvais moment à passer. J'avais délaissé les cris de fureur pour me tourner vers mon matériel, conscient qu'il me restait assez de temps pour terminer ce travail.

J'allais retrouver mon havre de paix, celui d'un silence seulement interrompu par les bruits métalliques de mes instruments et orchestré par les battements de mon coeur et le souffle court de ma respiration, lorsque que j'entendis le grincement sec de la poignée de la porte laquelle, s'était ouverte à l'aide d'un prodigieux coup de pied. Alors que la porte rencontrée brutalement le mur dans son ouverture, je m'étais tourné vers la gamine, arquant un sourcil et fronçant l'autre, la bouche entrouverte et un demi-sourire en coin. Bordel, j'hallucine ?!!

- « Tu vas te mettre docilement à genoux jusqu'à nouvel ordre, Chien. » Ordonna Veronika en tendant une main vers moi.

Hein ? Quoi ? Deux choses. La première, coulait de source : Elle est vraiment sérieuse l'autre harpie en chaleur là ?! Et la seconde, c'était... Quoi ce sentiment ? C'était comme si l'allemande venait de tirer une balle invisible sur moi. Sa main en guise de revolver. Ses paroles à la façon d'une balle. Et, j'étais persuadé qu'elle avait atteint sa foutue cible, c'est-à-dire moi. Rien qu'à voir son visage victorieux de psychopathe débutante, je le savais. La bouche ouverte par une surprise à retardement, ses mots s'imposaient à nouveau dans mon esprit. Se mettre docilement à genoux... Jusqu'à nouvel ordre ? J'avais fermé la bouche, le regard écarquillé et affolé. Sans que je ne puisse m'en empêcher, je m'étais laissé tomber à genoux, posant ensuite mes mains à plat contre le sol. Pourquoi... Bordel, pourquoi je... Putain... Ne me dites pas que c'est cette progéniture de Satan qui... ?!

- « Seconde ?! Tu m'as fait quelque chose, là ?! Comment ?! » Lançais-je d'une voix beaucoup trop docile. En temps normale, ma voix aurait explosé entre ces quatre murs.

Mon regard gris paniqué s'était alors levé avec interrogation vers Veronika avant, de retrouver toute sa cruelle froideur en remarquant le bleu pervers brillant dans les iris bleus de la jeune femme. Et ce sourire... Toi... C'est donc ça, ton pouvoir ? Comme pour cacher ses sombres secrets et ses petits penchants sadiques, l'allemande s'était oralement réservée l'armurerie pour une durée indéfinie avant de refermer la porte dans un claquement. Dès cet instant, si mon corps était contraint à rester dans cette position honteuse, immobile et docile, mes yeux luisaient d'un gris-blanc sauvage, éternellement dardaient sur cette pétasse de Veronika. Comment osait-elle m'enchaîner avec ma propre chair ?!

- « Toi, et moi... On est partis sur une très mauvaise base, il semblerait. » Commença-t-elle en se retournant.

- « Non, tu crois ?! » Répliquais-je, passivement-agressif.

Elle avait l'habitude de faire ça... Je pouvais le lire dans son regard, tant elle y prenait un sombre plaisir. Elle connaissait parfaitement ce genre de situation, elle avait apprivoisé son pouvoir, elle le maîtrisait tout comme elle m'avait maîtrisé en l'espace d'un instant... Bordel ? Qu'est-ce qu'elle m'avait fait pour que j'accepte de me mettre et de rester dans cette position ? Avait-elle prit le contrôle de mon corps le temps de l'immobiliser ? Non... Mon corps était toujours mien, je pouvais encore bouger les doigts, lever la tête... Docilement ? Pourquoi ce mot, prononcé plus tôt par l'allemande, se détachait encore de mon esprit ? Il m'énervait déjà, mais pas autant qu'elle...

- « Yoshino m'en a bien parlé. Tu es.. Un animal sauvage. Quelque chose qui n'a pas été dressé, qui n'a pas été formé pour travailler avec les autres. »

Un animal sauvage... C'est donc à ça que vous m'identifiez, vous ? Une bête qu'on doit à tout prix dresser, assouvir, pour qu'elle puisse mieux servir ? Vous pouvez aller royalement vous faire foutre... L'animal sauvage le restera, sauvage ! J'avais serré les dents, luttant intérieurement pour que ce corps devenu lourd puisse bouger ! J'avais envie de détruire tout ce qui nous entourait. Qu'importe comment, que je me relève, que je m'assoie, que je tombe sur le côté ou que je me retrouve étaler contre sol comme une merde ! Je voulais juste abandonner cette putain de position soumise ! Je refusais d'obéir à cette sale gamine ! Je refusais qu'elle puisse avoir une telle emprise sur moi ! Putain de merde !!

Elle avait osé poser ses petits doigts sur mon visage. J'avais planté mon regard d'acier sur sa main, avec l'irrésistible envie de lui mordre jusqu'à lui en arracher les doigts ! Docilement... Docilement... N'est-ce pas ? Pourquoi j'étais incapable de faire quoi que ce soit ?!

- « Un solitaire. Un rustre. Et quelqu'un sans la moindre éducation. Alors, Veronika a essayé. Elle a bien essayé. Elle a laissé une chance. Elle s'est dit quelque chose de simple. »

- « Espèce de... » Commençais-je.

Son doigt avait comme bloqué mes paroles, laissant la suite de ma phrase mourir avant même de naître. Je devais être docile... Pourquoi ? Parce qu'elle l'avait dit ? C'était aussi pour ça que je maintenais cette position ? Parce que cette satanée princesse m'avait ordonné de me mettre à genoux ?!

- « Yoshino t'a confié à cette personne. Elle saura donc se montrer, au minimum, professionnelle. C'est un adulte. Tu ne pourras pas t'attendre à faire ami-ami. Et honnêtement... J'en ai rien à foutre. Je suis pas non plus là pour me faire des amis. » Cracha-t-elle tel du venin en accompagnant le tout d'un claquement de langue méprisant.

À genoux docilement jusqu'à nouvel ordre ?!!! Un court instant de silence et, la tordue reprit.

- « Il m'a confié à quelqu'un qui a l'air, somme toute, compétent. Félicitation, Cross. Enfin, c'est pas ton vrai nom. Je pense que Chien t'ira mieux. Tu vois, ça commence pareil. Un joli c. Et je peux te noyer tout aussi facilement. Tu peux grogner. Montrer les crocs. Qu'est-ce que j'en ai à foutre. Tu le sens non ? Ton corps ne t'appartient plus. »

En effet, je serrais les dents et je grognais. De toute façon, je n'étais qu'une bête, n'est-ce pas ? Un putain de clebs sauvage ! Même pas fichu d'avoir un nom, alors un surnom de plus ou de moins... Qu'importe. On appelle un animal sauvage par le nom de son espèce, non ? Pourquoi prendre la peine de nommer tous ces êtres insignifiants ? Va, pour chien ! J'en ai rien à foutre ! Comme pour prouver qu'elle avait réussi à me dresser, elle s'amusa à me toucher, passant le bout de ses doigts sur les traits d'un visage défiguré par la colère, jusqu'à jouer avec les mèches blanches de mes cheveux. Je serrais les dents davantage, tremblant légèrement sous le poids de cette férocité muselée. Comment... Osait-elle me toucher ?!

- « Tu vois, tout simplement... Tu es mien, à cet instant précis. Cross. » Murmura-t-elle en rapprochant son visage du mien. - « Je décide de ta vie. Je décide de tout. Absolument tout. » Ajouta Veronika en pointant d'un doigt la zone de ma poitrine gardant le cœur.

Docilement... C'est probablement à cause de ce mot que je ne pouvais rien dire. Puisque rien ne sortant de ma bouche ne pouvait être qualifié de docile. Il n'y avait en moi plus qu'une haine malsaine et une colère destructrice. Je rêvais éveillé d'écraser ce visage horrible entre mes mains, de réduire en bouillie de mes doigts cette expression dérangée !

- « Tu es bien docile. C'est bien. Tu es un bon chien, Cross. Peut-être devrai-je demander à mon père de me prendre un chien. De lui donner ton nom. Tu as des cheveux assez doux, donc il faudra que ce chien soit pareil non ? » Continua-t-elle en plaçant sa main sur ma nuque, m'obligeant à baisser la tête jusqu'à ce que mon nez ne touche le sol poussiéreux de la salle d'armes.

Je n'avais pas compris au début pourquoi elle me touchait le dos de la sorte. Si m'humilier était pour elle le jeu le plus excitant au monde, je ne pouvais pas deviner sur quel niveau de tarée j'étais encore tombé. C'était encore pire que ce que j'avais tenté d'imaginer.

- « Tu as un dos solide, Cross. Tu sais, je me demande ce qui me retient à ce moment, de te faire le même traitement que je donne aux autres. Il doit y avoir... Quelque chose. Oh, tu as un dos vraiment robuste en fait. C'est dommage que ce dos ne soit bon à utiliser que comme siège de secours, n'est-ce pas ? » S'éclata la gamine allemande avant de s'appuyer sur mon dos et d'y prendre place... Putain... Elle m'utilisait comme siège ?! - « Hum... Un misérable 7. Décidément, tu dois me décevoir jusqu'au bout, Cross. » Mon regard fou l'avait suivi jusque par-dessus mon épaule.

- « Sérieusement... » Soupirais-je, relâchant la pression sur ma mâchoire.

Sa main s'était logée dans mes cheveux pour les caresser, alimentant une expression de dégoût profond sur mon visage. Je n'avais pas d'autre choix que d'écouter docilement son monologue sans dessus-dessous. Non, je n'avais pas le temps de te servir de jouet, de chien, de siège ou que-sais-je ! Et j'avais encore putain de moins le temps de t'écouter prospérer dans la sublime grandeur de ta folie ! Une fois de plus, cette foutue phrase, cet ordre, me revenait à l'esprit. À genoux docilement jusqu'à nouvel ordre. C'était cette simple phrase, qui m'entravait ? C'était ça, ces chaînes que je n'arrivais pas à briser ! De simples mots ?! Bordel, j'en ai strictement rien à foutre de ton putain de chat, Veronika ! J'avais tenté à plusieurs reprises de reprendre la parole, contournant ma sauvagerie afin que le pouvoir de la gosse de riche ne vienne pas m'obliger à fermer mon clapet, mais à chaque fois, une petite tape derrière la tête venait jeter de l'huile dans mon feu de colère. Et étonnement, plus j'étais en colère, moins j'arrivais à l'ouvrir. Docilement... Putain !! Fermant les yeux et serrant les dents, je luttais avec la rage du désespoir pour me redresser, pour dégager ce poids ingrat de mon dos, jusqu'à ce qu'une phrase de ma sadique de geôlière ne se détache du reste.

- « Le choix est tien. » Avait-elle finalement lâché. Balayant temporairement ma colère, j'avais accordé plus d'attention à aux paroles de Veronika. - « Pour toi comme pour moi, on va être obligés... De travailler ensemble. La tête de Mr.Tokugawa dépend de comment se porte ma tête. »

- « C'est mal parti... » Soufflais-je.

J'avais été surpris quand sa main délaissa ma chevelure et, son royal fessier mon dos. Mon regard en fut légèrement moins tranchant.

- « Le choix est tien. On peut travailler ensemble, s'entendre au niveau professionnel et s'aider comme on peut. Je pense que tu as une idée de ce que je peux faire. Et je répéterai autre chose. On est partis sur de très mauvaises bases. Mais, dans ma grande bonté, je suis prête à t'écouter maintenant. Je suis calmée. »

Fallait peut-être y penser avant de me foutre à genoux, de m'insulter d'animal, de chien, de siège et j'en passe, de s'approprier mon corps et ma vie, de me toucher le visage, les cheveux... La liste était vraiment trop longue pour être pardonnable.

Elle s'était accroupie face à moi, m'offrant une vue inédite, étant donné qu'elle s'était rabaissé à ma taille, au lieu de continuer de profiter de ma position soumise pour me dominer. Bien entendu, elle n'avait toujours pas comprise que je détestais le contact humain. Ses mains s'étaient à nouveau retrouvées sur mon visage. Les Allemands étaient-ils tous aussi tactiques ?! J'avais froncé les sourcils, le visage nettement moins menaçants, mais pas pour autant serein. L'acier glacial de mes yeux s'étaient confrontés au bleu d'une nuit claire de ceux de Veronika.

- « Enfin, presque. Mais, je suis prête à te pardonner et à faire ce pas. Malheureusement, j'ai besoin de toi pour ce pas. Est-ce que tu préfères marcher à mes côtés, ou que je marche sur ta tête ? » Avait-elle terminé.

C'était fini... Enfin ? Elle allait enfin arrêter quelques minutes de parler ?! Néanmoins... Ça faisait déjà un bon moment que je luttais, que j'usais de ma force, que je réfléchissais et pourtant... J'étais toujours cloué au sol par les quelques mots de Veronika Hohenstein. Je n'avais pas trouvé d'échappatoire... Et, le temps me manquait. J'avais fermé les yeux, inspirant fort par les narines avant d'expirer par la bouche.

- « Ok... J'ai accepté d'être ton partenaire avant même que tu mettes le pied ici. » Lâchais-je. Les ordres étaient les ordres. Personne ne se souciait de mon opinion, content ou pas content. J'avais pris quelques instants, mettant un peu d'ordre dans mes pensées. - « On est partis sur une mauvaise base. Tu as raison. » Avouais-je, mon regard se perdant sur le côté.

Quelques minutes de silence de plus. Mon visage avait fuit doucement, comme il le pouvait, les mains possessives de la jeune femme. Ma voix s'était faite moins cruelle.

- « Je n'ai même pas cherché à te connaître. Je n'ai même pas cherché à évaluer tes capacités. Je t'ai jeté dehors, excusant mon manque de considération sous le prétexte que je venais de sauver une enfant de son destin funeste... On ne vit pas longtemps chez les Gardiens, je voulais t'épargner ça. Seulement, je le reconnais maintenant que je suis à genoux depuis presque une demi-heure... J'ai eu tort. Tu n'es pas une gamine. Je n'arrive toujours pas à me défaire de l'emprise de ton pouvoir. Je lutte, je force, je cherche à comprendre, mais en vain. De plus... Ce n'est pas comme si tu venais de le découvrir, ce don... Tu n'as pas choisi tes mots par hasard, n'est-ce pas ? »

Un petit sourire s'était dessiné sur mes lèvres. Mon regard, légèrement plus coloré, s'était plongé dans celui de l'allemande.

- « Tu as un sale caractère qui, ferait presque passer le mien pour celui d'un chic type. Un caractère princier. J'adhère. Tu es une princesse là où, je ne suis peut-être qu'un chien. Seulement... Autant te le dire clairement, tu ne pourras jamais travailler avec moi en m'imposant collier, muselière et chaînes. Je n'ai pas de fierté, je n'ai pas d'identité et je suis un sombre connard... Seulement, je n'ai pas le droit de détruire avec fureur tout ce qui nous entoure et, dans ma grande bonté, j'irais même jusqu'à me faire violence pour épargner ton adorable minois. Pour cette fois... J'accepte de discuter avec toi do-ci-le-ment, sans faire étalage de mes capacités. Ce premier pas, c'est celui de la confiance. Je ne toucherais pas à un seul de tes beaux cheveux, tu as ma parole... Pour ce qu'elle peut valoir. Libère-moi, miss Veronika. » Terminais-je, le volume plus bas sur la demande finale.

Ma voix s'était faite velours par rapport à tout ce qu'elle avait entendu jusqu'ici. Si j'avais déjà une dizaine de plans en tête pour lui faire payer le traitement dégradant qu'elle m'avait fait subir, je les avais chassé de mon esprit pour une toute autre alternative : celle où j'essaye d'accord d'avoir une vraie conversation avec la jeune femme.
©️ 2981 12289 0

_________________

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 27



Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 19 Avr - 18:58
Princesse écrase son poing dans l'adversité.
Eh bien, il en aura fallu du temps avant que cette gueule sombre décide de parler. Enfin, de parler d'une façon un peu plus correcte. Depuis combien de temps je suis là, seule, à alimenter la conversation -plus ou moins de force dirons les plus médisants devant leurs écrans en ayant même dû parler de ce putain de chat ? Et croyez-le ou non, ça a marché. Pas le chat, bien sur.

Et ses explications, à cet anglais, sont satisfaisantes. A peu près. Elles ne pardonnent pas le fait qu'il m'ait jeté, Moi, comme un misérable sac, mais je peux bien comprendre.
Si mentalement, je bloque sur l'envie de lui dire *Tu vois, il suffisait de parler comme ça dès le début. Le dialogue c'est toujours mieux* dans la réalité, ma réaction est un peu plus différente ; mes mains lâchant son visage, mon regard s'adoucissant un peu plus en lâchant un "... Pour une fois, je regrette presque ma colère" qui ne lui aura sûrement pas échappé, en étant aussi proche de lui.

Certes, pour lui ça peut ne pas sembler grand chose, mais pour moi, c'est une première. Mon regard se perd sur mon index droit, décidant en un soupire d'arrêter de le toucher pour l'heure. Ou peut-être même jusqu'à la fin de la conversation, si elle peut entraîner de se serrer la main sans devoir risquer d'y perdre quelque chose.
Mais quelque part, mon esprit vient de tilter sur ce que j'ai laissé échapper. Non vraiment, Veronika. Ne tente pas de dialoguer et de t'exprimer autrement que dans ta colère. C'est jamais clair et tu le sais. C'est même embarrassant pour toi. Devoir cacher un rougissement et mon embarras est bien au-delà de mes capacités. Enfin, il faut se reprendre ! Je racle ma gorge, le poing devant ma bouche, pour reprendre ma contenance.

Un nouveau sourire plus calme se dessine sur mes lèvres, pour le regarder. À même hauteur. Un léger sourire de ma part. Si je le relâche, je peux risquer tellement gros. Mais un simple mot suffira pour le mettre hors d'état de nuire. Mais si je n'ai pas le temps pour ça, je risque de prendre tellement cher. Est-ce que je dois tenter ce pari ? Je dois le tenter. De toute façon, je n'ai pas le choix. Je le sais bien. J'ai moi-même posé cette mine.

Il faut une relation de confiance, un minimum. Même si l'entendre critiquer mon caractère m'agace, il peut dire des choses censées. Bordel, si t'avais commencé comme ça, j'aurai pas eu besoin de te faire comprendre à la manière dure ce que je pouvais faire, même partiellement. Enfin, j'aurai pas eu à m'énerver surtout.
T'as de la suite dans les idées et ça me plaît, je comprends un peu pourquoi Yoshino te fait confiance. Pourquoi même il accepte qu'une personne, Messire Connard de son nom puisse son règne durer, soit chez les gardiens. C'est pas simplement pour les muscles.

Un léger rire s'échappe de mes lèvres. "Ha... Totalement. Je n'ai pas choisi ce mot à la légère." Et ma voix insiste sur le mot. "J'ai bien compris pour ta force. Et je me doute qu'à n'importe quel moment, tu pourrais me briser. Si physiquement, je ne peux pas te suivre, sans que ça te fasse même suer, je pense bien que physiquement, tu es prodigieux." Le compliment est sincère. Peut-être autant que la critique sur la qualité de son dos même, mais ce compliment est parfaitement honnête.

Enfin. À le regarder comme ça, plus calme, il est déjà plus agréable. Si sa voix m'indiffère - combien ont déjà tenté ce genre de choses pour entrer dans mes bonnes grâces, ou du moins ne pas me contrarier ? - quelque part, il faut prendre le risque.

"Je ne choisis pas mes mots à la légère. Tu l'as bien compris. Et tu as raison, pour mon don. J'ai... Eu bien assez de temps pour le pratiquer. Assez pour en avoir confiance. Et regarde... Même quelqu'un d'aussi fort que toi ne peux rien."

Je me relève, passant ma main sur ma jupe pour la remettre correctement. "Les mots. Les phrases. Si je veux que tu fasses quelque chose..." Je tends de nouveau mes doigts vers lui, en imitant une arme "Relève-toi."

Et ainsi, il est libéré du premier ordre, et devra obéir quand il voudra à ce nouvel ordre. "Simplement, comme ça. Et..."

Mon regard se détourne légèrement de lui. Bordel. C'était quoi le mot déjà. J'en ai pas l'habitude, pour le coup. À part l'entendre chez les gens, le laisser sortir de ma propre bouche est bien plus rare.

Ainsi, après un certain temps d'hésitation, c'est un bien faible "Pardon" qui s'échappe, avant que je ne reprenne plus fort "Et parlons-en de ton caractère de connard. Qui jette des gens à la première rencontre sans même les saluer ou répondre à ce qu'ils disent ? Si c'est ça les connards dans ce pays à la con, y a une sacré différence avec ma chère patrie !" Je le pointe de mon index à l'ongle cassé, dans une plainte silencieuse appuyant mes propos "Je peux comprendre que t'ai eu ton lot d'emmerdes ou quoi pour arriver ici. Ok. mais c'est pas un comportement à avoir. Surtout pas avec une jeune femme délicate comme moi. Une femme, ça se traite doucement. C'est sensible. Et c'est extrêmement dangereux quand on la contrarie !" Non mais ! Hurlai-je intérieurement.

"Et arrête avec ce princesse, s'il te plait.. Je risque de m'énerver à nouveau." Continuai-je avant ses protestations éventuelles à venir sur mon caractère attachant, ne cachant pas la contrariété qu'entendre cette appellation ironique provoque chez moi. Sans mon pouvoir. Inutile de gâcher ma dernière cartouche maintenant, pour quelque chose d'inutile. Dès le lendemain, il pourra à nouveau m'appeler de cette façon.

"Enfin..." Ma main se baisse, dans un nouvel acte pacifique, ouverte "Est-ce qu'une poignée de main serait de trop, pour sceller notre collaboration ? Je ne sais pas pourquoi les contacts te dérangent tant... Alors dis-moi. Que je tente d'éviter à l'avenir." Pas de piège cette fois, promis. Mon sourire est parfaitement honnête, face à cet homme. "Veronika Hohenstein, en espérant que l'on puisse mieux s'entendre à l'avenir." Mon accent est redevenu doux. Finis le harpie prête à détruire le pays à la moindre contrariété ; et bienvenue à la vulnérabilité que je m'offre face à un homme capable de me broyer la main sans battre d'un cil.

© 2981 12289 0

_________________

~ Chachacha je suis un message provisoire  Ecriture en #A91101 ~
Revenir en haut Aller en bas
avatar >
Classe A
Classe A







Fiche : Ici !
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 58



Voir le profil de l'utilisateur
Lun 23 Avr - 17:53

Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.Maintenant que la tempête était passée, Veroniaka laissait entrevoir un tout autre aspect de sa personnalité. Plus doux, plus mature aussi. J'avais froncé les sourcils en l'entendant s'attardait sur « ce mot », elle savait pertinemment duquel je parlais... En quelques phrases, Veronika avait confirmée mes dires sur son pouvoir. C'était dangereux de donner de telles informations sur ses capacités... Surtout à quelqu'un qu'on immobilisait à l'aide de ce même pouvoir. Soit elle vantait maladroitement son don, soit elle osait mettre un semblant de confiance en moi. J'avais également ressenti un semblant de crainte vis-à-vis de mes talents. J'ignorais si je visais juste, mais le fait que Princesse Veronika aille jusqu'à admettre que ma force physique était prodigieuse, ça sonnait comme un signe de la méfiance... Ce qui ne pouvait signifier qu'une chose : Elle allait prendre le risque que je puisse à nouveau utiliser mes prouesses physiques contre elle.

Deux simples mots. Deux simples mots et, j'étais en droit de me relever... Je m'étais redressé, me levant avant de passer une main sur ma nuque, observant silencieusement la jeune femme sous un angle moins agaçant et, plus en hauteur aussi. Hallucinant. Je devais l'admettre. Certes, j'étais moi-même la manifestation d'un pouvoir, mais celui de Veronika ne me paraissait pas banal pour autant. Elle avait raison, j'étais capable de la briser en deux à tout moment... Et pourtant, je m'étais fait avoir comme un bleu par quelques mots sortis tout droit de la bouche d'une duchesse contrariée. Un sacré petit bout de femme... Qui ne manquait pas de suite dans ses idées bien que... Potentiellement bipolaire ? Elle avait accepté de me libérer. Mieux encore, elle sous-entendait presque regretter d'y être allé un peu fort... Et c'était peu de le dire ! Enfin... Je n'avais aucune raison de ne pas tenir parole. Puisqu'elle sa tempête à elle était passé, la mienne se devait de s'éloigner gentiment...

- « Simplement, comme ça. Et... » Elle avait détourné le regard pour poursuivre - « Pardon. »

Oh ? J'ai bien entendu ce que je viens d'entendre ? Comme c'est mi-gnon tout plein ! J'avais souri en coin, mi-moqueur, mi-content, me préparant à la consoler un peu, voir plutôt à la taquiner sur son changement soudain de personnalité, mais... Veronika s'était enflammée toute seule, reprenant le contrôle de la conversation, le tout dans un monologue centré sur tout ce qu'elle pouvait me reprocher. Et des reproches, elle en avait à l'infini. Cette fois-ci, je m'étais obligé à l'écouter. C'était mon châtiment pour l'avoir ignoré la première fois. J'avais haussé les épaules et levé les bras en signe d'impuissance. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse, face à ça ?

- « Et parlons-en de ton caractère de connard. Qui jette des gens à la première rencontre sans même les saluer ou répondre à ce qu'ils disent ? Si c'est ça les connards dans ce pays à la con, y a une sacré différence avec ma chère patrie ! » Débuta-t-elle.

- « Oui, je sais... J'ai eu tort. » Mais je ne suis pas japonais ma grande, tu le sais...

- « Je peux comprendre que t'ai eu ton lot d'emmerdes ou quoi pour arriver ici. Ok. mais c'est pas un comportement à avoir. Surtout pas avec une jeune femme délicate comme moi. Une femme, ça se traite doucement. C'est sensible. Et c'est extrêmement dangereux quand on la contrarie ! »

- « Oui... J'ai remarqué. Oui. » C'était rigolo, parce qu'elle avait dit délicate. J'étais néanmoins d'accord avec elle sur sa dernière phrase.

- « Et arrête avec ce princesse, s'il te plaît.. Je risque de m'énerver à nouveau. » Menaça-t-elle, bien que le ton n'était pas clairement pas agressif.

- « Oui. » Répondais-je à chaque nouvelle accusation.

Bien que, je n'étais pas certain pour le dernier « Oui ». J'aimais bien moi, Princesse. C'était exactement ce qu'elle était. Une princesse. Et loin d'être une princesse sortie tout droit des contes de fées et des dessins animés Disney, Veronika était plutôt le genre de Princesse à faire trancher la tête à sa servante pour avoir renversé un peu de thé en dehors de la tasse. Son pouvoir, c'était clairement un joli « Princess's Rules ».

Seulement, le temps n'était plus à la taquinerie. Il ne m'en restait plus beaucoup, de temps.

- « Enfin... Est-ce qu'une poignée de main serait de trop, pour sceller notre collaboration ? Je ne sais pas pourquoi les contacts te dérangent tant... Alors dis-moi. Que je tente d'éviter à l'avenir. »

Elle m'avait tendue sa petite main, me proposant de souligner physiquement notre collaboration. Certes, c'était ce que les gens faisaient dans ces moments-là, je suppose... Mon regard s'était aussitôt porté sur ma propre main, énorme à côté de celle de la jeune femme. Mes yeux gris acier étaient focalisés sur ce membre ayant plus oeuvré dans la violence et la brutalité que dans l'amabilité. Les contacts me dérangent en partie, car je n'y suis tout simplement pas habitué. Seulement, elle ne pouvait pas s'en douter...

- « Veronika Hohenstein, en espérant que l'on puisse mieux s'entendre à l'avenir. » S'était-elle présentée à nouveau, comme pour tout reprendre depuis le début.

J'avais affiché une mine déroutée face à son beau sourire. Ce serait stupide de renier ce possible retour à zéro à cause d'un simple contact. Je ne suis pas non plus haptophobe... Bien que physiquement hésitant, j'avais fini par soupirer et lui proposer ma main, sans prendre la sienne entre mes doigts pour autant. J'imagine qu'elle était assez maligne pour comprendre d'elle-même pourquoi. Ne brisons pas ce qui semble être précieux et fragile...

- « Enchanté, miss Veronika Hohenstein. Je ne porte pas de nom. Ainsi, tu peux m'appeler Cross. » Répondis-je d'une voix se voulant douce.

Après notre échange, je m'étais tourné vers mon matériel resté au sol... Je crains devoir faire cela une autrefois. Je m'étais avancé vers les étagères, récupérant sous l'une d'elle une imposante caisse, qu'un humain ordinaire aurait bien du mal à déplacer. Je l'avais déposé à quelques mètres de Veronika, retirant ensuite mon vêtement rouge pour le jeter sur le haut du siège improvisé.

- « Je suis curieux de savoir si cette caisse est plus confortable que mon dos qui... N'a reçu qu'un vulgaire 7 de ta part. » Commençais-je avec ironie. - « Viens prendre place, Veronika. Nous allons discuter calmement. » Dis-je ensuite plus sérieusement, prenant déjà place assis au sol, face au trône improvisé de miss Veronika.

- « J'ai malheureusement mes petites idées sur le pourquoi Tokugawa a choisi de nous mettre en duo... Et ça ne me plaît pas. Comme je te l'ai déjà dit, j'ai déjà accepté d'être ton partenaire. Comme toi, j'espère qu'on trouvera un terrain d'entente. » Mon regard gris s'était relevé vers elle. - « Et je sens que ça ne va pas être facile... » Avouais-je.

De nouveau, mon regard s'était perdu au hasard au sol. Ne pas la regarder constamment, c'était ma façon à moi de lui prouver que je ne la considérais pas comme une ennemie. Qui observe les moindres faits et gestes d'une personne alliée ?

- « Je ne partagerais pas les informations qu'on les Gardiens sur moi. J'ai mes raisons. Sache seulement que je ne pourrais jamais m'entendre, un tant soit peu, avec une personne connaissant le contenu de ce dossier. Sauf... Qu'il est essentiel que nous puissions connaître nos capacités et aptitudes respectives. J'ai compris les bases de ton pouvoir, tu as également eu un aperçu du mien... Je pense que dans un futur proche, nous pourrions discuter en toute confiance de nos pouvoirs. Pour le moment, tu ferais mieux de ne pas laisser filtrer d'informations sur le tien... C'est pour ta propre protection. Je dis ça, je dis rien... » J'avais marqué une pause, pas vraiment à l'aise avec ce genre de discussion. Non en fait, j'étais pas à l'aise avec les discussions tout court.
©️ 2981 12289 0

_________________

Revenir en haut Aller en bas



Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 27



Voir le profil de l'utilisateur
Dim 3 Juin - 13:52
Princesse sait se faire attendre. Mais doit se faire belle.
Une poignée de main. Une putain de poignée de main. C'était pas si compliqué que ça enfin, si ? Bon, certes ça n'est pas totalement une poignée de main puisqu'il se permet d'avoir l'amabilité de respecter l'intégrité physique de ma main en évitant de la serrer et de la broyer, mais c'est déjà ça. Et au moins, c'est un bon point de départ pour commencer une relation d'entente - au moins professionnelle. Parce que, soyons réaliste, vu comment ça a commencé, on risque d'avoir des emmerdes à foison dans cette équipe pas vrai ?

Enfin, Messire Cross son règne a-t-il abdiqué finalement peut maintenant discuter et aider à faire avancer la situation. Voir même, de sa propre entreprise, a-t-il improvisé un siège pour moi en usant d'une des caisses -nouvelle démonstration de sa force ? - située non loin tandis que mon regard se pose sur le banc non loin prévu à cet effet. Mais une attention est une attention, et son manteau rouge finit en repose-fesse sur la caisse alors, aucune raison de décliner une attention.
Et si d'un maigre 7 le dos de Cross aura-t-il été affublé, la caisse n'aura guère plus de son 10 merveilleux. Une caisse est un peu plus faite pour se poser dessus qu'un dos, me direz-vous. Et je vous répondrai à tord, je me rappelle cette fille au collègue qui a eu un 13 incroyable. Mais c'était plus du favoritisme qu'une évaluation réelle.

Mais là n'est pas la question, alors que mon fessier se doit de supporter ce support, je me permet d'observer mon interlocuteur dans la discussion. Lui-même évitant de vraiment me regarder -Il évite également le contact visuel ? Mais ça semble plus par respect, alors que de mon côté, je suis plutôt du genre à regarder les personnes avec qui je discute... Intéressant.

Jambes croisées, mais néanmoins la tête reposée sur ma main, je regarde le jeune homme qui a décidé de ce mettre par terre tandis que, non loin, un banc appelle toujours le fessier de légende pour accomplir sa destinée.
Non vraiment, j'arque un sourcil un instant avant d'abandonner. Ce banc restera dans l'ombre. Je n'en ferai pas mention.

Mais je hoche la tête à ses propos.
Un terrain d'entente.
Pour ça, il faudrait sûrement faire l'impasse sur les derniers instants qui nous ont liés, lui et moi, à nous retrouver dos à dos. Ainsi que les raisons de Mr.Tokugawa à nous mettre dans la même équipe, alors que nos profils ne semblent pas les plus compatibles.
Ou alors quoi, dois-je comprendre que j'ai un caractère exécrable et que je ne suis pas sociable ?

"Je prends note de tes conseils." Dis-je simplement. Enfin, J'aurai bien d'autres choses à dire, mais pour l'instant, je prends mentalement note de ce qu'il me dit. Tout en continuant de regarder mon nouveau partenaire visiblement nerveux. Cependant, mes capacités sociales avec des personnes comme ça ne me permettent pas de prétendre à pouvoir les mettre à l'aise. Alors autant oublier plutôt que d'essayer quelque chose qui tournera mal pour le moment.

Bon, il va être temps de demander de vraies choses, de parler de choses utiles et d'oublier, l'espace d'un instant, ce putain de chat.

"Pour tes informations, je ne vois aucun problème. Sache qu'en retour, je ne révélerai ni n'autoriserai que les miennes soient mise aux yeux de tous. Cependant..." Un léger arrêt pour me redresser, avec grâce "Je trouve nécessaire, dans une certaine mesure, d'en révéler certaines. Et autant pour toi que pour moi... Je pense qu'on a appris suffisamment de choses sur nos capacités respectives pour savoir à quoi nous attendre."

Somme toute, c'est pas faux. Il sait que je peux forcer des gens contre leur volonté à m'obéir, je sais qu'il a une force surhumaine -et, en conjecture, peut-être plus que ça. Vitesse est connue, résistance pas encore. Et au vue de ses routines pour faire son équipement, il doit être également doué avec ses armes, peut-être là aussi au-delà de ce à quoi je dois m'attendre.

"Il y a cependant des choses que je veux te demander. Simplement parce que tu as de l'expérience chez les gardiens contrairement à moi, mais également par rapport à tes façons de travailler. Les types de travaux qu'on te fait faire, en général. On devra donc travailler ensemble et tu es le mieux placé pour me parler de tout." Légitime, et prudent dirons-nous. Savoir à quoi m'attendre, connaître ses façons d'opérer afin de trouver comment utiliser mon pouvoir pour l'assister.

Combien de temps Mr.Tokugawa m'a dit qu'on aurait, déjà, avant que gardien random vienne nous apporter les détails de mission ? Et combien de temps avions-nous déjà passé ici déjà ?

"Enfin, je ne sais pas combien de temps tu peux m'accorder. Et s'il faut attendre un autre jour car tu dois préparer ton matériel..." Mon regard se tourne vers l'ensemble des flèches Ikea non loin de là, tandis que de ma poche, je sors mon téléphone "Je peux te passer mon kaibyou."

Hey, premier pas pour être sociable : échanger son numéro avec ses camarades !
Mais c'est Veronika. C'est pas aussi simple que ça. Mais ça reste un nouveau pas.

© 2981 12289 0

_________________

~ Chachacha je suis un message provisoire  Ecriture en #A91101 ~
Revenir en haut Aller en bas
avatar >
Classe A
Classe A







Fiche : Ici !
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 58



Voir le profil de l'utilisateur
Ven 8 Juin - 21:15
Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.Dévisageait-elle ainsi toutes les personnes qu'elle estimait être un minimum digne d'intérêt ? Non pas que je sois réellement intéressant pour elle, je suis juste seul avec elle dans cette large pièce nous servant d'armurerie... Il n'y a pas foule de distraction dans le coin. Je n'avais pas besoin de la regarder pour sentir son regard inquisiteur sur moi. Veronika Hohenstein était contrainte de coopérer avec moi, que Princesse en soit outrée ou enjouée ça, on s'en battait les couilles. Tokugawa est cruel. Elle l'ignorait juste.

Contrairement à ce que je m'attendais, elle avait conservé mes conseils au lieu de les écarter. Un bon point pour la miss dominatrice. Contre toute attente, en vue de sa réaction très posée, elle semblait déjà savoir dans quel merdier elle avait fourrée les pieds. Je n'avais fait que la rassurer dans sa réflexion. Nous étions tous deux d'accord sur le fait de ne pas partager nos informations, du moins pour le moment. De toute évidence, les détails sur nos pouvoirs respectifs n'allaient pas rester très longtemps dans l'ombre... Pas avec nos caractères aussi merdiques que volcaniques.

- « Il y a cependant des choses que je veux te demander. Simplement parce que tu as de l'expérience chez les gardiens contrairement à moi, mais également par rapport à tes façons de travailler. Les types de travaux qu'on te fait faire, en général. On devra donc travailler ensemble et tu es le mieux placé pour me parler de tout. »

C'était pertinent, seulement... J'avais compté sur le fait qu'elle n'aurait pas l'occasion de poser cette question dès le début. Enfin, ça m'embêterait qu'elle apprenne ma fonction principale depuis la sale bouche d'un autre.

- « Enfin, je ne sais pas combien de temps tu peux m'accorder. Et s'il faut attendre un autre jour car tu dois préparer ton matériel...  Je peux te passer mon kaibyou. »

Hélas, le temps, ce n'est pas vraiment mon truc...

- « En général, on m'utilise comme exécuteur, un assassin, si tu préfères. Seulement, je ne pense pas que ce genre de mission te concernera un jour et, sincèrement, je m'y opposerais fermement si ça doit arriver... Même si je n'ai visiblement pas mon mot à dire, étant entouré de manipulateurs et dompteurs de fauves en tout genre. » Concluais-je en soupirant, haussant ensuite les épaules avec un demi-sourire plein de sous-entendus.

- « Tu as de la chance, Princesse. Suite à ta démonstration, je sais que ton pouvoir fait autre chose de toi qu'un vulgaire pion sur le plateau de jeu de Tokugawa. Tu es un élément précieux, une reine sur l'échiquier. De ce fait, tu ne seras pas confronté directement à la dure réalité du terrain. Que je sois ton partenaire en est la preuve. Plus que tout, je suis un sniper. Je reste à bonne distance de la scène où tout un monde joue sa peau comme s'il en avait une de rechange, j'observe en silence tout en attendant les instructions. Lorsque j'agis, c'est toujours avec pour premier objectif de m'en sortir indemne. Je ne suis pas plus courageux que ça... Navré ! » Un nouveau haussement d'épaules. - « En restant avec moi, tu es - presque - en sécurité. J'imagine que Tokugawa veut t'abattre comme on abat une carte maîtresse, c'est-à-dire, utiliser ton pouvoir lorsqu'il est certain que ce dernier mettra définitivement l'ennemi à genoux. Le rôle supplémentaire que je porte avec ta soudaine entrée dans l'armurerie, est celui d'un garde du corps. Tu peux remercier ton pouvoir et le mien, ils viennent d'unir leurs forces pour t'accorder une longévité épatante pour un membre de l'organisation. » Dis-je, assez piquant.

Je m'étais subitement levé, m'approchant d'une étagère pour attraper mon portable. Surprenant, il est rouge.

- « Je n'ai plus beaucoup de temps à t'accorder. C'est contre ma volonté, si ça peut m'excuser... Je vais aussi te donner mon kaibyou. S'il existe une infime chance pour nous de nous entendre, ça ne sera probablement pas oralement. » M'amusais-je avant que mon portable ne vibre dans ma main. Cela ne pouvait signifier qu'une chose. - « Nous avons notre ordre de mission. Et bien, ça promet d'être la grande éclate. Tu ne devrais pas tarder à le recevoir à ton tour... » J'imagine que notre leader avait pour espoir de m'obliger à parler de la mission de vive voix à Veronika. D'où ce léger retard. S'il savait... Elle et moi, on est déjà telllleeeemennt proches. Un vrai coup de foudre. - « Pour te la faire en version courte... Nous devons empêcher une transaction d'avoir lieu, si cette dernière a effectivement lieu. Les fuites suggèrent qu'elle aura lieu dans deux jours à Shibuya. Hum... Veronika... ? C'est peut-être déplacé et un peu précoce, mais je peux te donner rencard demain dans la nuit ? Oh, rassure-toi, je sais me montrer galant. » Dis-je en accompagnant mes paroles d'un clin d’œil. Non, je ne débordais pas d'envie de me retrouver à nouveau à quatre pattes. J'avais levé une main pour suggérer à la demoiselle de bonne famille d'attendre la suite. - « J'aimerais te prouver que tu as tort, que Tokyo n'est pas aussi merdique que tu peux le penser... C'est lié à notre prochaine mission. Je vais te montrer le terrain. »

Je devais surtout m'assurer que douce Princesse n'était pas victime de vertige.
©️ 2981 12289 0

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
>









Revenir en haut Aller en bas
Jusqu'à présent, je pensais que les princesses étaient des créatures magnifiques, douces et faites de porcelaine, incapables de faire trois pas sans leurs valets et autres domestiques.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Jusqu'a mort s'ensuive... (Linoël, Idryl, Luna, Sanzo, Shrys
» Je ne pensais pas
» Tout est innocent, jusqu'à ce que l'on décide du contraire {Alexandre}
» Jusqu'au bout de la nuit [Pv : Carpe Diem]
» Jusqu'aux dernières lueurs de la nuit [ pv Lalwende ]

Until Dawn :: Outside :: Château TokugawaSauter vers: