UNTIL DAWN

 

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Hohenstein Veronika ~ Gardien [Validée]




Fiche : ...
Grade : D
Niveau : 1
Expérience : 28



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Sam 31 Mar - 2:51
Hohenstein Veronika
Race : Humaine
Sexe : Féminin
Âge : 18 ans
Anniversaire : 17/07
Nationalité : Allemande
Classe sociale : Haute
Groupe : Gardien
Métier : ... Gardien ?
Sexualité : On dira Bi.
Loisirs : Un bon vieux shopping, les mangas et flâner dans son lit. Oh, et accessoirement commander les gens.
Pseudo sur Kaibyou : HerzStein
Particularité : Un grain de beauté quelque part... Haha ~
Avatar : Rin Tohsaka + Fate/Saga
Mental
Vero, c'est une personne merveilleuse.
C'est un truc que peu de gens semblent vouloir accepter, mais si on la regarde bien, elle est pas une mauvaise personne.

Elle a simplement un petit problème : elle est riche. Depuis toujours, elle est riche. Et la richesse, ça apporte certains problèmes dans le quotidien.
Chaque jour, assise dans son fauteuil, elle s'interroge, elle se demande. Quelle boisson prendre pour aller avec son foie gras le soir. Quelle tenue mettre le lendemain, combien d'ordre elle devra garder pour travailler.
Elle a pas le même regard que la masse populaire sur le monde. En claquant des doigts, elle veut au moins une dizaine de personnes autour d'elle pour l'aider. Le matin, alors qu'elle est encore dans un état larvaire primitif, elle veut plusieurs personnes pour l'aider à se réveiller. Alors forcément, elle regarde les gens différemment.
Si son appartement est situé au dernier étage d'une tour de Tokyo, c'est bien pour une raison : elle peut, ainsi, regarder de haut le monde entier.

Elle n'est en rien prétentieuse. Pour elle, elle n'a pas besoin de cette arrogance. Elle a toujours su qu'elle était sa place dans ce monde, sur un trône d'or. Pourquoi parler d'une personne arrogante quand, au final, c'est juste naturel ?


Veronika, c'est avant tout une jeune femme. Comme pas mal de jeune femme, elle aime les belles choses, elle aime dépenser, elle aime faire du shopping. Nommez les clichés, ça lui permet de faire passer ses jours, ça lui permet de profiter de l'argent qu'elle a et surtout, ça lui permet de se dégourdir les jambes. Elle est intenable, encore jeune et ne manque pas d'énergie et ça, c'est un truc qu'on voit. Elle a de l'énergie.
Ses paroles débordent de puissance. Elle aime s'exprimer clairement en allant droit au but quand elle est contrariée. Le truc important, vous voyez, c'est de comprendre la Veronika.
Quand elle est contrariée, elle tapote des doigts, elle claque de la langue et, surtout, elle veut une seule chose : vous le faire comprendre. Bon, certes, ça implique soit de frapper, soit d'abuser de son pouvoir.
Elle aime pas la demi-mesure, donc elle hésite pas longtemps pour profiter de son don. Elle aime bien ça, se faire comprendre. Y a pas beaucoup de personnes qui semblent prêtes à la comprendre directement et, à sa grande chance, elle a les moyens pour y arriver : son pouvoir. C'est un truc magique, capable de créer des miracles.
Elle veut une chaise ? Vous êtes sa chaise. Elle veut vous voir sous un autre angle après une engueulade ? Elle vous dit plus ou moins subtilement de vous mettre à genoux.
Pouvoir s'exprimer clairement, c'est important. Être comprise, ça l'est encore plus. Alors elle tente du mieux qu'elle peut de s'exprimer.

Elle est crue. Elle a un vocabulaire particulier et ses propres préjugés sur la vie. Elle aime se faire obéir et, honnêtement, ça lui semble naturel comme réaction. Une personne qui refuse de se plier à ses exigences ?
Mais enfin, on parle de Veronika. Une personne qui donne envie d'obéir. Et on fini par le faire, au final.

En vérité, elle pourrait faire un peu immature. Elle s'énerve facilement, elle jure quotidiennement... Mais elle dit rarement quelque chose qu'elle ne pense pas.
Elle réfléchit beaucoup, dans sa tête. Que dire, comment le tourner. Elle a appris à se torturer les méninges à cause de son pouvoir.
Elle a appris que les mots étaient importants. Si une personne au monde est en droit de le savoir, c'est elle. Les mots peuvent prendre des vies, aussi simplement qu'une arme. Mais une arme peut échouer. Les mots, eux, n'ont encore jamais échoué.
Même si elle peut sembler utiliser son don avec excès, elle se fixe elle-même des limites. Elle a une once de retenu, après avoir pris une vie. Elle a un semblant de respect pour la vie. Quelle que soit la personne, même la plus énervante, elle pourra hésiter à aller à l'extrême. Ou du moins, à certains extrêmes.
Elle a ses propres idées, ses propres limites ; pour les gens, ça peut sembler complètement aléatoire, mais son esprit est comme ça.

Ses pensées sont un véritable bazar. Si elle peut réfléchir à plusieurs choses en même temps, lire son esprit est un mauvais plan. À moins que vous ne soyez fan des dernières répliques du manga qu'elle a lu, de quel type de vêtement elle manque ou comment elle compte punir la prochaine personne à l'appeler princesse, se trouver dans sa tête, c'est pas le bon truc pour la santé. Elle réfléchit vite, en plus. Elle ne semble pas prendre le temps de réfléchir, elle semble assez impulsive.
Ne vous y trompez pas. Elle l'est. Elle part bien trop souvent au quart de tour. Elle est violente, certains diront. Elle aime frapper avec ses talons, elle aime donner des coups-de-poing.
Mais là n'est pas la question ; elle n'est impulsive qu'à cause de la vitesse à laquelle son cerveau tourne.
Elle peut passer d'un extrême à l'autre. Elle aime exprimer ses pensées, au malheur des uns. Faire de longs monologues ne l'impressionne pas ni ne la rebute. Au contraire, c'est une façon idéal pour exprimer son poing de vue. Elle aime le côté droit au but d'un bon vieux "ta gueule" tout comme elle aime le son de sa voix pour vous expliquer ce qui l'a décidé à acheter ce fauteuil en cuire.
Le bruit qu'il fait quand elle se pose dessus, la sensation du bois lisse sous la main, le rembourrage parfait pour son dos et sa nuque, son odeur particulière... Elle serait douée pour faire de la pub, si elle ne déviait pas du sujet par elle même avec des anecdotes.

Mais elle déteste les hiérarchies supérieures. Elle a en horreur l'obéissance envers les autres. Les seules personnes qu'elle tolère sur ça son,t son père et le chef des gardiens qui l'a sortie de prison -pour le meilleur ou pour le pire. Et encore, Yoshino étant d'un milieu similaire au sien, elle arrive à lui dire bonjour avec du respect.
Son respect, il se mérite. Mais elle ne respecte pas grand monde. Du coup, elle donne toujours cette impression d'être excessivement confiante et insupportable.

Vero, c'est pas quelqu'un à énerver. Comme dit, elle est assez impulsive. Elle est violente, mais surtout, elle est rancunière. En 11 ans, elle en veut toujours à cette gamine qui a fait un mauvais dessin d'elle ; et c'était juste un dessin. Imaginez la personne qui l'appelle princesse depuis qu'elle travaille chez les gardiens. Si elle n'a pas envie de le pourrir au quotidien, c'est qu'elle est malade. Ou absente ce jour-là.

Elle a des petits pêchés, Veronika. Elle aime les personnes fortes. Surtout quand elle peut les forcer à obéir. C'est un de ses plus grands plaisirs dans la vie ; humilier une personne ça peut être marrant. Non, en fait notre Allemande, elle aime ce côté oppressif. Allez savoir, ça doit être les origines. Une petite guerre éclair ou deux sur quelqu'un, ou une longue occupation de l'ennemi, c'est dans ses gênes. Et parce que l'Allemagne, ça implique de la qualité, elle a des standards d'exigence.

On aurait pu penser que, parce qu'elle est riche, elle puisse être excentrique. Elle est, à la rigueur, égocentrique, mais elle ne s'habille pas de façon tape-à-l'oeil non plus. Elle aime les couleurs vives. Elle aime surtout le rouge, si elle devait choisir, mais elle aime toutes les couleurs. Alors elle s'habille en couleur, pour en apporter dans ce monde triste. Elle est pas une grande fan des accessoires, mais elle en porte à l'occasion. Et c'est le seul truc vraiment excentrique qu'elle peut avoir, des accessoires.

Bon en fait, elle est un poil excentrique. Son appartement cri "luxe" à chaque endroit. Les ongles de la jeune femme sont toujours impeccables, tout comme sa coiffure. Ses vêtements pourraient être neufs tellement ils sont propres et parfaitement pliés chaque jour. Elle aime les manteaux longs, ça donne une sacré allure et un charisme elle trouve. Elle a une aboration absolue pour les pantalons. Elle aime quand ses jambes sont libres. Les pantalons, ça apporte pas de liberté.
Elle se sent bien quand on lui fait des compliments, mais elle trouve ça assez naturel au final. Mais lui rappeler qu'elle est fantastique, c'est toujours agréable.

Elle se voit comme une personne merveilleuse. Quand elle se voit dans le miroir, ça la rassure quand il pleut dehors.
Elle est assez indépendante au final. Même si elle profite totalement d'avoir des serviteurs à ses côtés pour l'aider dans tout, elle n'a aucun problème pour travailler chez les gardiens. On peut dépendre d'elle. Même si elle a l'air d'une fille de riche caractérielle, il y a au moins une chose claire avec elle : elle ne laissera pas le dos de quelqu'un sans défense. Pas si elle peut faire quelque chose.

Elle a ses propres limites, elle les connaît bien. Alors elle tente de créer des points forts pour les compenser. Si un ordre ne marche pas, elle sait qu'elle pourra s'en sortir honorablement à mains nues. Ou qu'au moins, elle ne pourra pas paniquer. Si elle doit paniquer, c'est que la situation est à ce point catastrophique. Elle se sent rarement dépassée ou en danger, ça l'aide à garder la tête froide quand il faut.
Quoi que, un jour, elle craquera peut-être si la pression est trop importante. Elle ne sait juste pas comment elle réagira à ce moment.

Elle peut être affective et totalement ouverte, mais pour l'instant, il n'y a qu'en parlant à sa famille, à l'autre bout du globe, qu'elle le montre.
Elle tient à garder son image de femme forte et autoritaire, vous voyez. Elle se qualifierait peut-être de tsundere si son seul problème n'était pas... Une véritable difficulté à exprimer des émotions autres que la colère. Mais au moins, elle sait exprimer son envie d'écraser les gens. Si elle doit avoir de la reconnaissance, ça reste au final nouveau pour elle. Mais comme elle choisit vraiment ses mots, prenez-les pour ce qu'ils sont si d'aventure elle vous dit quelque chose d'agréable.

Elle a une once de tolérance quand même. Elle a été forcée, en prison, à en avoir. Alors ça l'aide à rester sarcastique quand on l'appelle princesse.
Et comme tout le monde est à peu près au même niveau pour elle -en bas- elle n'a aucun mal à interagir avec des gens différents s'ils ne sont pas agressifs envers elle. Tant qu'ils n'oublient pas les positions respectives dans la chaîne, Vero n'aura aucune raison de vous dire de sauter par la fenêtre.
Le seul truc qu'elle ne tolère pas, ce sont les prises de risques idiotes. Tenter quelque chose, pourquoi pas. Mais si elle a besoin d'utiliser un ordre pour empêcher quelqu'un de se foutre en l'air, elle montrera probablement le plus d'émotions à ce moment-là sans qu'on comprenne pourquoi.

C'est peut-être une sale gosse, mais au final, Vero, c'est une grande incomprise de la vie. Elle considère la violence comme le moyen le plus efficace de gérer une quelconque situation. Lui demander de changer son point de vue sera probablement le travail le plus difficile...

Dans les petites choses à part, elle a de nombreux tics pour exprimer ses émotions, il n'est ainsi jamais rare de la voir tapoter du doigt, se retenir de croquer ses ongles,  se mordre les lèvres ou apporter sa main à son visage pendant qu'elle réfléchit. Et son accent ressort pour le malheur des oreilles quand elle est vraiment énervée.
Physique

Vero, quand on la regarde, on sent de suite toute l'Allemagne qui sort de son être. On voit de suite tous les clichés qu'on se fait sur les Allemands et on se dit que les préjugés, c'est beau.

Parce qu'on le sait, les Allemands, ils ont des yeux bleus. Et comme tous les Allemands, Veronika a des yeux d'un joli bleu comme son père. Un bleu éclatant, vif comme le ciel par moment, et surtout froid comme la glace. Elle n'a aucun mal à avoir un air sévère, ses yeux ne cachent rien. Elle est contrariée ? Regardez son regard. S'il s'assombrit, que sa rétine sombre aspire votre âme et que ses cils s'éloignent à mesure que ses yeux grossissent, vous êtes à bord pour un monde de douleur. Elle a de jolis cils, on préfère généralement qu'elle ait de petits yeux. Au moins, on sait qu'elle ne nous dira pas de foncer dans un mur.
Son teint de peau est peut-être un peu pâle, à force de rester chez elle. Peut-être plus comme une princesse, enfermée dans sa tour, elle ne sort que pour ses passions ou son travail, ou pour se forcer à faire du sport. Mais elle garde ce teint digne des petites princesses, et qui n'aide pas à briser cette image d'enfant protégée.

Enfin, jusqu'à ce que cette bouche vous dise d'avoir une relation avec le mur. Elle a une jolie bouche. Certains dirons qu'elle est bien belle quand elle la ferme. Elle n'est pas fan de cosmétique, elle laisse les domestiques faire, mais elle n'a jamais d'excès. Le rouge à lèvres sera ainsi rare sur elle, préférant ce côté "naturel". Elle porte déjà bien assez de couleur comme ça pour avoir envie de sentir la poudre.
Mais comme elle se doit d'avoir une image digne du nom Hohenstein, elle fait attention à garder cet air noble et raffiné. Des lèvres légèrement humides, des cils impeccables et, le plus grand travail, sa coiffure.

Honnêtement, qui a parlé de cliché sur les Allemands ? Qui a mentionné les cheveux blonds devant la fiche ? Parce que le truc, c'est qu'elle est loin d'être blonde.
La preuve, on a une belle brune à la place. Elle a de longs cheveux, elle aime passer sa main dedans pour les renvoyer en arrière. Ils sont suffisamment longs pour arriver à son fessier et, même en prenant la peine de faire des couettes, le volume ne semble pas pour autant se réduire. Elle en prend soin, de ses cheveux. Ils sont doux comme du velours, ils sentent bons les fruits, ils flottent derrière elle d'une grâce incroyable. Pas un nœud, pas une imperfection. Elle aime dégager ses oreilles, dégager son visage autant que possible pour afficher ses traits.
On voit bien la différence avec les Asiatiques, tant dans ses manières que dans son allure.

Elle ne déplore rien dans son physique. Se voir dans le miroir lui apporte toujours une certaine fierté. Elle n'a pas hérité totalement du potentiel de sa mère, mais elle trouve tout de même des ressemblances. Si elle devait choisir, elle dirait qu'elle aime ses épaules. Elle aime bien leur forme douce et fragile. Un trait de sa mère également, dont elle aspire avoir l'élégance naturelle. Mais avec l'héritage de son père, elle se doute qu'elle aura du mal.
Elle a échappé à la grande taille des Allemand, et ça lui va très bien. Rien ne l'empêche, de son modeste mètre 59, de regarder le monde de haut. Ni de se montrer dans de longs manteaux aux couleurs vives.

Elle aime ça, les couleurs. On ne le répétera jamais assez, mais elle aime ça. Elle aurait préféré naître en automne, là où le vermeil éclate de mille feux, mais son signe astrologique ne l'empeêche pas, au moins, d'en porter le rouge caractéristique. De l'été, elle n'a que les yeux couleur ciel, au final. Elle aurait vraiment préféré naître en automne, mais l'ironie l'aura faite Cancer.
Alors, pour respecter l'été, elle porte des couleurs vives, en restant une jeune femme dans la fleur de l'âge. Une jolie fleur qui, en affichant un sourire, s'installera sur votre dos comme une chaise. Mais quelque part, vous ne penserez qu'à une seule chose.

Elle a quand même la classe, cette Veronika.
Princesse
Nom du Pouvoir : Ordre supérieur.
Nature du Pouvoir : Don
Costume : Elle ne s'adonne pas au cosplay à son travail. Aussi se retrouve-t-elle justes avec des tenues favorisant au moins la mobilité au côté riche / ou l'inverse suivant dans quelle galère elle se trouve.
Description :
Le don de Veronika est extrêmement simple à expliquer, mais vous ne le trouverez référencé nul part. En même temps, si on devait le publier, la population serait dans la panique.
Il n'est, au final, connu que de peu de personnes. Les gardiens avec qui elle travaille, sa famille et les personnes que sa famille a fait taire. Il a fortement joué sur son caractère, comme si son milieu social n'avait pas suffi.

Ordre supérieur. Que vous soyez un roi, un étudiant ou un honnête et responsable membre productif de la société, ce pouvoir est la chose la moins raciste de ce monde : sans la moindre discrimination, elle peut vous obliger à faire ce qu'elle veut, comme elle veut, quand elle veut, parce qu'elle le veut. Elle est comme ça, Vero. Elle sait se faire obéir.
Du coup, forcément, si on vous annonce qu'une personne est capable d'arbitrairement vous dire de faire la cuisine comme de vous jeter du haut d'un pont, ça ferait une assez mauvaise image marketing. Alors on évite tout simplement de l'étaler, Veronika se charge déjà très bien de montrer son pouvoir dans un abus contrôlé pour ne pas se faire réprimander.

Ces ordres sont absolus. Tout comme la chute de la tartine est emmenée inexorablement du côté nutella, les ordres de la jeune femme sont tout simplement absolus. Aucune force de volonté, aucune tentative de la personne ne peuvent l'emmener à les refuser et ce, jusqu'à ce qu'ils soient accomplis ou que 24 heures ne soient passées.

Mais dit comme ça, Veronika pourrait bien conquérir le monde à elle seule si elle le voulait, avec une telle capacité, et pourtant, elle ne le fait pas. Pourquoi ?

Son pouvoir n'est, malheureusement, pas aussi puissant qu'on ne peut le penser, tout en restant moralement oppressant.

Elle en a essayé, des choses, la petite. Elle sait qu'elle ne peut pas passer par un téléphone ou autre moyen interposé pour que les ordres fonctionnent. En même temps, elle aime bien dire les choses en face, même si elle est déçue de ne pas pouvoir passer des coups de fils impromptus juste pour, vous savez, faire des trucs de Vero.
Elle ne peut affecter qu'une personne précise avec un ordre. Elle peut donner cet ordre au milieu d'une foule, si la personne qu'elle décide d'affecter a entendu l'ordre, seule cette personne sera forcée d'obéir.
Cependant, elle peut répéter l'ordre pour affecter d'autres personnes. Mais elle n'a en tout que 3 ordres à sa disposition chaque jour. C'est extrêmement restrictif pour entraîner cet ordre, aussi l'utilise-t-elle avec rigueur chaque jour. Rigueur et parcimonie s'entend.
Elle peut donner des ordres impossibles à réaliser, au final l'ordre n'est qu'un "but" à devoir atteindre. Vient alors la plus grande restriction du pouvoir.

Les mots sont la clef. La plus importante chose. Si elle doit avoir l'intention d'activer son pouvoir pour des ordres simples comme "À genoux" ou "Dégage", le comment est à l'interprétation de la personne.
Si Veronika vous dit d'aller acheter du pain, elle pourra avoir le schéma d'une personne obéissant fidèlement, sortant au plus vite pour aller à la boulangerie et revenir au plus vite lui donner sa baguette.
Dans la réalité des faits, Cross notre sujet de test va d'abord aller à la salle de musculation, profiter du temps qu'il a, car aujourd'hui est un jour tranquille, s'adonner à ses passions avant d'aller apporter une vieille miche de pain au dernier moment pour ne pas avoir à subir la contrariété d'une Veronika.

Ainsi, les ordres, pour être suivis à la perfection, se doivent d'être précis. Voyez ça comme passer un pacte avec un démon. Si vous ne mettez pas suffisamment de clause, il trouvera un moyen de contourner le système pour vous avoir.
Ainsi, si des ordres simples et forts peuvent apporter une obéissance rapide, pour des actions précises, la jeune femme devra remuer ses méninges afin de se faire obéir et, ainsi, pouvoir obtenir son croissant préféré des mains d'un Cross contrarié. Le sujet de test n'étant pas du tout prit ici comme représaille d'un surnom ironique tel que "princesse" qui énerve la jeune Allemande. Et que tout le monde a fini par adopter chez les gardiens pour s'adresser à elle.

La nature des ordres peut être aussi simple qu'elle peut être immorale. Elle a déjà essayé, elle peut véritablement provoquer la mort d'une personne d'une simple phrase. Mais c'est un cas extrême qu'elle-même pondère. Le poids des mots est une chose qu'elle a appris à connaître.
Et certainement pas à modérer.


Présent

Quand Yoshino a proposé à Veronika de travailler pour lui en échange d'une sortie de prison, l'Allemande a du faire un choix plutôt conséquent : travailler chez les gardiens, dans l'ombre, à risquer sa vie, ou rester à pourrir entre 4 murs.
Il lui a bien expliqué le travail et après réflexion, elle a accepté. Pas difficile de la convaincre, même si elle était certes moins libre avec ses pouvoirs, mais en contrepartie, elle était loin de cet établissement peut recommandable.

Même si elle est jeune, l'Allemande a bien compris les risques d'un tel travail. Encore peut-être inexpérimentée, n'étant chez les gardiens que depuis quelques mois, on peut au moins lui reconnaître son calme et sa franchise en toute situation et, à sa manière, sa considération envers les autres. Sous ses airs de princesse, elle reste une personne sur qui compter et préférant la sûreté à des actions idiotes.

Depuis peu, elle a commencé à s'intéresser à la faille apparue et entrepris de se documenter autant qu'elle pouvait dessus. Ses études finies, elle ne voit pour l'instant aucune raison de chercher un vrai travail, s'adonnant pour le moment à ses passions et à une liberté, loin de sa famille qu'elle appelle encore, malgré tout, bien souvent.
Elle profite de ce qu'elle a, et hésite à se lancer dans le cosplay depuis qu'elle s'est mise aux mangas, se demandant vraiment si une personne de sa stature peut vraiment se lancer dans une telle débauche.

Des préoccupations bien compliquées en somme pour une jeune ojou-sama qui lutte chaque matin avec son réveil.
Histoire
"1468875... 1468876... 1468877..."
Voilà quelques jours que j'avais dépassé le million à compter. Les nombres ne pouvaient plus m'aider à m'endormir, mais ils pouvaient me distraire mentalement. Je m'étais fait la promesse de crier sur une personne si je devais atteindre les 2 millions. Ma patience était à ce point développée.
1468880 secondes. Le temps que j'étais dans cette cellule. Soit un peu plus de 17 jours à attendre. 17 jours que j'étais au japon, à 6 heures près. 17 jours que je tolérais un lit à peine plus grand que moi, à partager une chambre avec une autre personne.

"Au fait, Reiko" Une voix visiblement ennuyée venait de casser le silence installé depuis un moment, un accent européen fortement prononcé, tout comme le R du nom appelé.
  "On prononce Leiko..." Une voix agacée avait répondu, mais avec un accent du pays.
"Reiko"

Le même échange, depuis 2 semaines. En même temps, pardonnez son accent, mais en 17 jours de prison au Japon, notre protagoniste n'avait pas eu l'occasion d'entraîner ni l'envie d'avoir une prononciation correcte. Son accent allemand se ressentant encore totalement avec sa contrariété grandissant au fil du temps ; elle avait autre chose à faire que s'arrêter pour corriger ce genre de choses. Comme par exemple compter, tourner les pages d'un livre emprunté la veille ou attendre.

"Je sais pas si je t'ai vraiment bien parlé de moi, au final. Je sais que t'es là parce que t'as manqué d'avoir la tête de quelqu'un de haut placé et pour ta famille, mais je me dis que tu veux peut-être en savoir un peu plus sur ta codétenue."

Leiko, toujours à bouquiner pour passer le temps, aurait bien tenté de faire taire cette gamine, lui dire qu'elle en avait bien assez entendu déjà ; mais la dernière fois elle s'était retrouvée à terre devant pas mal de monde. Elle avait appris à tolérer à force, comme une symbiose parfaite entre une personne voulant passer le temps et une autre trouvant cette vie parfois trop silencieuse.

La jeune Allemande reprit son récit.

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Il y a quelques années, en plein milieu de l'été, une petite fille venait de naître.

Nan, en fait on s'en fiche de ça, pas vrai ? La famille difficile, la vie à la campagne, le grand amour et l'eau de rose, tout ça on l'a déjà jeté.
Si le climax de l'histoire implique une prison, commencer ça de façon adorable ça casse le truc hein ?

Et pourtant, l'histoire était douce au début. Une petite fille, née du chef d'une des plus grandes boites d'électronique au monde, la compagnie Hohenstein. Hohenstein Günther, âgé alors de 35 ans. Il avait hérité de la boite de son père et avait apporté, dans les 5 ans à sa tête, un élan de renouveau exceptionnel.
Des idées de génie, une personne visionnaire. À ce jour, on ne compte pas le nombre d'équipements avec des pièces de ce label. Votre télé, votre frigo, la caméra et même le canard jaune dans votre bain avec fonction d'alerte santé pour le temps que vous passez à barboter, il y a une pièce dedans. Peut-être même plusieurs, qui sait ?

Mais laissons ce canard adorable patauger dans votre baignoire. Revenons-en à notre Allemand, à l'allure musclée, avec ce rasage de 3 jours, cet air sérieux, ses cheveux lissés.
En train de tenir sa petite fille pour la première fois, un air indigne des plus grands pdg du monde à réaliser qu'il était enfin papa, qu'un petit être allait grandir en courant vers lui. Il avait toujours voulu avoir une fille, il avait réussi du premier coup.
Sa femme Lucia, une personne douce et souriante, son plus grand support moral, le regardait, amusée. Une famille venait de grandir, dans le plus grand calme, dans un monde encore dans l'incertitude des évènements passés.

Mais l'extinction passée des dinosaures ou l'apparition d'une sphère noire quelque part dans le monde semblait bien peu importante face à cet évènement.

La petite fille allait grandir, dans un monde bien différent de celui de ses parents. Un monde tout juste plus âgé qu'elle, son ainé de 2 ans, mais qui rendrait sa vie non moins aussi bordélique que l'aurait été celui d'avant.

Et pour grandir, la petite avait le milieu le plus tranquille possible.

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 "Le manoir familial, on avait... 15, non, 20 domestiques en tout ... ? Pour nous 3 ? Et je dois dire que la qualité était bien plus grande qu'ici. Non vraiment, je ne comprendrai jamais pourquoi vous n'envoyez pas de réclamation ou quoi."
  "Pas comme-ci on avait vraiment le choix. T'as bien vu comment est fichue cette prison. Après tout..."
La jeune asiatique, qui avait quand même écouté l'histoire comme à son habitude, faisait une démonstration. La main tendue vers le plafond. Veronika le savait. Son interlocutrice pouvait provoquer des explosions. Combien de fois avait-elle utilisé ce pouvoir lui permettant de faire éclater la matière ? Des murs, des barreaux, elle en avait fait volé tant en éclat. Mais là, pas même une étincelle ne daignait apparaître. Rien qu'une triste main tendue vers un plafond quelconque.

 "Oh que oui, j'ai bien vu. J'en avais entendu des rumeurs, de ce matériau. Le Tekogane, n'est-ce pas ?"
Ce fichu tekogane. elle s'était attendu à être restreinte pour son pouvoir, à être simplement limitée peut-être. Son père lui en avait déjà parlé. Un anti-don. Mais elle ne pensais pas que donner un ordre à quelqu'un, même insignifiant, ne fonctionnerait pas. Du coup elle était revenu au plus simple des argumentaires : mettre une personne à terre soi-même pour négocier.

C'est sur sa codétenue qu'elle avait fait ce test, dans une engueulade. Enfin, une négociation que Veronika tentait d'emmener plus dans son sens, de façon pacifique mais oppressive certes. Le but premier n'ayant pas été de devoir jeter quelqu'un dans un mur en utilisant ses bases d'arts martiaux, je vous jure !
Non vraiment, l'européenne avait tenté la subtilité ce jour-là. Ordonnant seulement d'avoir ce livre qu'elle lisait, mais allez savoir pourquoi, la japonaise l'avait assez mal pris et ça avait viré au mains. Mais Vero avait fait preuve de tact, en le demandant et ça  lui avait permis de constater que ces nippons faisaient du bon travail pour donner un goût de l'ancien monde aux gens.

"1469660... Tu crois que je vais atteindre les 2 millions à force ?"
  "Mais tu m'as toujours pas dit ça, tu comptes quoi exactement et pourquoi ?" Demanda la Japonaise. Au début, elle avait pensé à du temps, mais elle ne pensait pas que quelqu'un puisse avoir une patience au point de compter toute sa détention.

 "Le temps depuis que je suis arrivée ici, ça me semblait évident. Et ça occupe."
Et c'est surtout impressionnant à quel point c'ést idiot, pensait l'infortunée obligée de l'écouter.

 "Mais là n'est pas le problème. Si j'arrive à 2 millions, je serai obligée d'engueuler mon père."
  "Mais ouais d'ailleurs, il fait rien pour te sortir de là ? Avec tout l'argent que tu racontes posséder..."

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Si c'était aussi simple que ça. Même Leiko, en demandant ça, savait que ça n'était pas si simple. Se retrouver dans une telle prison c'était pas pour sortir avec un simple chèque. Se retrouver dans une prison avec une telle sécurité c'était pas simplement pour avoir volé des pépitos à la récré.

Mais on n'y est pas encore. Pour l'instant, notre petite protagoniste en était rendue à marcher. Elle savait même courir. Elle aimait courir vers son papa, qui était heureux de voir de si petites mains attraper la sienne. Une main innocente, douce, et tellement petite qu'il en sentait la fragilité. Elle tenait ces mains de sa mère, sûrement. La petite avait le regard de son père, un bleu si grand et vaste comme le ciel. Et deviendrait un jour un bleu agressif, certains doivent penser en ce moment.
La petite se montrait curieuse pour tout. Elle foncait un peu partout, passant sous les robes des domestiques portant de somptueux plats plus fragile qu'elle et devant éviter une enfant pour ne rien faire tomber. Elle s'accrochait aux jambes d'autres personnes pour se laisser transporter, elle se faisait réprimander par moment. Elle était tout simplement adorable, comme petite.

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  "Et quelque part tu exa... Enfin. Comment tu le sais en fait ? Ton père te l'a dit, ou tu inventes ?" L'interlocutrice avait eu envie de dire qu'elle embellissait l'image, lui dire qu'elle se jetait bien des fleurs mais elle s'était retenue de justesse.
 "Exactement." Avait répondu l'Allemande, dans la plus grande simplicité, ce qui avait arraché un "... Exactement quoi ?" À la Japonaise, légitimement perplexe.

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La petite n'avait peut-être pas plus de 3 ans. Elle articulait des mots. Mais sa langue natale était vraiment difficile pour une petite. Les mots sonnaient bizarres. Elle avait parfois l'impression que les gens étaient énervés, autour d'elle, mais avec des voix douces, la petite restait perdue. Et il y avait beaucoup de monde. Beaucoup trop de noms à retenir. Elle avait réussi à dire papa et maman pour ses premiers mots, elle avait appris à dire son prénom, qu'elle répétait pour dire bonjour à tout le monde en articulant mal des Veronika de sa voix toute aigue.
Mais à 3 ans, elle aimait les livres. Elle en avait eu peur la première fois, en se coupant au doigt. Une coupure, ça fait mal. La petite avait couru vers sa maman pour pleurer et dénoncer l'ouvrage par terre. Mais depuis, sa maman lui avait montré comment bien tourner les pages. Elle lui apprenait les lettres petit à petit, même si à cet âge elle prenait les livres pour leurs images plus que pour les mots.

Mais les mots, elle aimait les entendre de la voix de sa maman. Combien de fois était-elle restait, sur les jambes de sa maman, à lui demander de lire des histoires ? Combien de fois avait-elle fini par s'endormir comme ça, sans aucune crainte du monde ?

À cette époque, la petite passait beaucoup de temps avec sa maman. Son papa restait au bureau les après-midi. Sa maman lui avait dit qu'il travaillait loin de son boulot, pour pouvoir rester le plus possible avec elles. Son mari était de ce genre de personnes, capable de faire des nuits à son boulot pour prévenir tout problème. Mais il avait temporairement délégué une personne de confiance pour gérer le travail général, en restant en conférence depuis le domicile pour l'assister si besoin. Il se forçait ainsi à prendre du recul et pouvait retrouver sa famille sitôt qu'il en avait fini.
Son papa lui faisait découvrir le monde de très haut, en la portant sur ses épaules. Elle pouvait aller dans le jardin avec lui, elle pouvait se cacher partout. La maison était grande elle aussi. Vraiment grande ! Même en courant de toutes ses forces, elle n'arrivait pas au bout du couloir. Mais il y avait pleins de choses qu'on lui interdisait de toucher. Des objets trop fragiles et cher, qu'on lui disait. Pour la petite, les vases faisaient un joli bruit en tombant, ce qui embêtait bien les domestiques.

----------

  "Mais... Tu sais qu'au final, tu m'as déjà raconté ça beaucoup de fois ?"
"Oh ? Mais j'allais en venir à la meilleure partie quand on était allés en ville pour la première fois et, ça je m'en souviens parfaitement."
 "Je sais, enfin... Non je ne sais pas pour le coup en fait ça, c'est nouveau."

"Alors tais-toi un instant et écoute-moi. 1470380. Tu vois, en Allemagne l'école devient obligatoire à partir de 6 ans. Et y aller dans des robes extravagantes, même dans une école pour riche, c'est peut-être trop en faire tu vois ? Enfin, pour moi c'est normal de s'afficher un minimum, mais c'est pas important."
  "Je comprendrai jamais les riches." Souffla-t-elle comme à son habitude, depuis leur rencontre.
"Et moi les plus pauvres. Mais au moins, la prison m'offre une nouvelle expérience bien -peu- agréable."
  "Même dans mes standards de pauvreté, la prison m'offre peu de confort."
 "Mais tu tombes de moins haut. Imagine qu'avant de venir ici je venais d'emménager mon appartement à Tokyo et que je me retrouve ici maintenant."

Les deux jeunes femmes pouvaient continuer ainsi de longues heures. Comparant leurs situations, confrontant leur monde respectif, sans pouvoir concevoir celui de l'autre. Mais elles étaient dans le même monde maintenant.

----------

Mais ce que Veronika essayait de dire, c'est que la petite put un jour découvrir le monde hors de sa maison. Un monde bien plus vaste et impressionnant, avec pleins de personnes, pleins de couleur. Sa maman l'emmenait dans tous les magasins possibles, lui faisait essayer toutes les tenues possibles et imaginables. On se demandait qui était l'enfant, entre Lucia qui se laissait aller à courir partout et Vero s'affichant fièrement dans les tenues apportées par sa maman.
L'enfant était peut-être son père au final, qui prenait des photos en s'exclamant à chaque fois. Ce devait être lui, le plus enfant de l'équipe.

La petite avait obtenu, à la fin de cette sortie, toute une nouvelle garde robe spéciale pour l'école. Elle était prête à faire ses premiers pas. Ses parents lui avaient déjà appris à lire et écrire, elle n'allait avoir aucun mal à faire ses marques.

----------

 "Jusqu'à cette salope."
 "... Tu sais, c'était qu'un dessin. Les gosses sont ingrats, c'est normal non ?"
 "Mais c'était une salope."
  "Elle avait 7 ans !"
 "Et je lui ai cassé la gueule."
  "... J'abandonne."
"Écoute. C'est pas compliqué. Ok, tout le monde s'intéressait à moi parce que j'étais la meilleure dans toutes les matières. Ok, c'est normal d'éprouver de la jalousie envers moi. Mais pas de s'en prendre à moi. Je savais même pas ce que c'était, s'énerver."
  "On peut dire que t'as bien rattrapé le coup..."

L'Allemande avait fini par jeter le premier objet à porté dans la tête de la japonaise -pour le coup, un simple coussin. La dernière fois ça avait été une assiette, les gardiens avaient râlé.

"Mais donc. Tu imagines, une petite fille innocente..." Commençai-je
  "Innocente oui..." Ironisa Leiko
 "... Qui, de nul part, se fait embêter pour la première fois. Je sais, tu vas dire que les fois d'après c'est moi qui cherchais."
  "Jamais." Et ce ton, je le connaissais bien pour m'agacer.
Je me rendais compte combien j'avais compté sur mon pouvoir pour pouvoir m'occuper des petites contrariétés du quotidien. Je pouvais résoudre tout pacifiquement, avant. Avec un peu de dialogue, j'arrivais à mettre d'accord les gens pour qu'ils aillent dans mon sens. Mais maintenant, j'en étais réduite à devoir user de violence bien peu digne d'une jeune femme éduquée. Et je ne pouvais que déplorer cette état de fait.
Mais en parlant de compter, n'étais-je pas à 1471742 ? Lentement mais sûrement, j'approchais le million et demi. Voilà qui assombrit un poil plus mon humeur.

"Enfin, mon père était totalement de mon côté et il estimait normal que mon poing se soit retrouvé dans le nez de cette peste. Il avait fait pareil pendant toute sa scolarité. Et c'est ça qui avait plus à ma mère, apparemment."
 "Va savoir, elle le trouvait peut-être bien honnête avec lui-même ?"
"Et pour son nombre de bagarres, il devait vraiment être fort. J'ai failli le rattraper, mais avec ces histoires de dons et les autorités, j'ai perdu ma chance."
  "D'ailleurs, j'ai jamais compris, c'était quoi ton pouvoir. Enfin, c'est pas comme-ci les gens en parlaient comme ça." La jeune japonaise regarda à travers les barreaux, refermant son livre pour la première fois. "C'est pas comme-ci, entre ces murs, ça avait le moindre sens non plus."[/color]
"Pas faux... Mais écoute, ça ne fait que presque 1500000 secondes que j'en suis privée. Pour moi ça fait encore du sens." Répondit-elle.

La fille riche avait à la fois du mal à réaliser et ne pouvait, à la fois, que s'y faire. La preuve, Leiko se permettait d'avoir une certaine répartie envers elle. En dehors de ces murs, leur relation aurait été établis de la façon la plus élémentaire qui soi. Une personne par terre pendant quelques heures, une autre regardant sans intérêt. Mais quelque part, ce genre  d'échange l'amusait.
  "T'as bien de la chance. Si tu veux t'amuser à calculer, ça fait 8 mois que je suis là. Et t'être 12 jours. Les heures et tout ça, je te laisse arrondir. Une heure ou deux de plus, ça me fait rien."
"N'empêche, ça a bien fichu le bordel, cette histoire."
 "La faille ? Ou je sais plus comment ils l'appellent ?"
 "Ouais. Imagine, tu n'aurais jamais connu mon existence, tu n'aurais jamais pu profiter de m'avoir là. T'aurais peut-être même pu avoir une vie normale."
  "Mais si je suis là, c'est juste à cause d'un putain de chat."
 "Ouais. Un putain de chat qui t'a fait repérer."
 "Veronika, imagine. 6 mois de préparation pour avoir la tête d'un ministre important. Un plan incroyable, en utilisant ses propes boites secrètes comme appat, réussir à passer à travers toutes les failles du système... Pouvoir s'infiltrer dans son manoir discrètement..."
 "Et se faire avoir parce que t'es allergique aux chats. Et qu'on avait oublié de te dire qu'il en avait un."
  "Putain de chats."
 "Ouais."

----------

De son côté, c'était pas un chat qui l'avait envoyée ici, l'Allemande, mais on y reviendra plus tard.
Peu de temps après avoir enfoncé le nez de cette fille, elle avait découvert son pouvoir. Quelque chose qu'aucun gouvernement n'avait encore vu, ou du moins, aucun gouvernement ne l'avait enregistré dans un ouvrage récent. Les autorités se demandaient encore comment le classifier à ce jour et surtout, s'il fallait le faire.
C'était une chose tellement simple. Quelque chose qui allait la façonner tel qu'elle était.

Le pouvoir de commander. L'obéissance absolue. La destruction de toute volonté pour forcer l'obéissance.
Bien sûr, ça je la jeune femme se gardait de lui expliquer. Crier son pouvoir sous tous les toits pour le retrouver connu de tous ? Non merci. Déjà qu'il était pénible à utiliser, et de surcroît facile à bloquer, elle allait vraiment pas s'amuser à le détailler. En prison, il était comme tous les autres de toute façon : proprement inutile.

Mais elle ne s'était pas gardé de l'utiliser, ça non. À vrai dire, au début, petite Veronika ne pouvait se faire obéir qu'une seule fois. Elle avait eu du mal à comprendre qu'il lui fallait des mots-clefs et des intentions particulières pour l'activer. Elle s'en servait pour obtenir des gâteaux auprès des servants, ou pour se venger de certains camarades -en leur empêchant de faire leurs devoirs. Surtout une fille en particulier, qu'elle avait décidé de malmener depuis un certain petit incident.

----------

  "T'es juste rancunière en fait."
L'interruption pour la énième fois de mon histoire ne m'affectait plus. C'était notre façon de communiquer. Si je n'avais pas eu cette... Pas chance, mais cette expérience de la prison, je n'aurai probablement jamais toléré tant d'insubordination.

 "Pas rancunière. Tu veux me faire passer pour quoi, enfin ?"
  "Pardon, pardon."
"Je te pardonnerai le jour où tu me laisseras ton flan. Et on sait toi et moi..."
  "Que ça n'arrivera pas. Le flan de cette prison est la seule chose agréable ici, avec peut-être un ou deux des cuisiniers de la cantine."
Ce petit sourire, Vero l'avait déjà vu.
 "Ooooh, lequel ? Le blond un peu grand et musclé ? Ou le brun avec ses lunettes et ses cheveux qui semble sortis du coiffeur chaque jour ?"
  "D'après toi ?"
"Totalement le brun. Pour toi, ça sera totalement son air beau gosse."
 "Et sa voix merveilleuse, on dirait un doubleur." Finit-elle par dire d'un éclat de rire.
Ah, les mangas. Toute une culture que Veronika n'avait pas eue le temps de commencer en arrivant au Japon, pour quelques raisons inconnu.
 "Toi et tes mangas. Il faudra que j'en essaye, quand je sortirai."
  "Si tu sors d'ici un jour. T'auras peut-être dépassé les 10 millions d'ici à ce que tu sois libre, tu sais ?" Me dit-elle avec un clin d'œil, persuadée de m'avoir avec elle pour de longues années.
 "Si je ne décide pas de conquérir la prison avant les 2 millions, c'est que je me plais vraiment dans cet endroit." Lui répondit alors l'Allemande. Elle pourrait presque être sérieuse, mais les deux étaient bien d'accord sur un point.
La conquête de cette prison serait beaucoup trop compliquée. Elles auraient le temps de purger leur peine honorablement avant de réussir ce coup.

Il était aux environs de 15 heures. En comptant le réveil tôt le matin, cette journée commençait vraiment à s'éterniser. Ce séjour, n'en parlons pas.

"Maintenant que j'y pense, Reiko."
  "Leiko." Corrigeait-elle toujours dans cet automatisme.
"Reiko." Enchaina l'Européenne dans le même rythme, "vos prononciations sont vraiment pénibles. Et c'est une Allemande qui te parle de prononciations tu sais, alors qu'on en a qui font aucun sens."[/color]
  "En fait, tu le fais exprès depuis le début hein ?" Répliqua-t-elle en envoyant le coussin d'avant, avant de reprendre son livre.
"Parfaitement. Mais si je peux pas t'embêter un peu, je vais vraiment finir par mourir d'ennuis avant mon cap numérique." Lui rétorquai-je en lançant le coussin de nouveau "Mais du coup j'y pense. Si j'avais pas utilisé mon pouvoir impulsivement une fois, j'aurai peut-être pas été ici."
  "Oh. C'est une blague hein ?" Avait-elle dit spontannément.
 "Comment ça ?"
  "Tu m'avais pas raconté qu'au collège, t'en avais totalement abusé sur autant de monde que tu pouvais chaque jour ?"
 "Et surtout sur mon père certaines fois, oui. Une fille est délicate, dans sa puberté. Mais qu'est-ce que tu essayes de me dire ?"
  "Je sais pas. Faire suffisamment peur à tes camarades pour qu'ils te servent de chaise en plein cours, ou..." Elle détourna son regard, un instant.
"Satisfaire ma curiosité corporelle, tu veux dire ? Écoute. J'y peux rien si ces nanas avaient certaines choses en plus que moi."
 "On va dire ça. On va dire ça comme ça pour que ça puisse passer aux yeux des gens."
"Oh, enfin. Si tu laisses ça comme ça, après avoir dit ça, ils vont imaginer des choses probablement plus problématiques."
  "Oui, Veronika. Mais tu sais quel est le vrai problème ? C'est qu'ils pourraient bien toucher juste, sans qu'on ai besoin de leur dire."
"Et c'est pour ça que je tiens à vouloir clarifier les choses !"
 "Non. Vraiment, il y a eu assez d'informations."
"Bon, d'accord. Mais est-ce que je peux au moins raconter là fois où.."
  "Non."
 "Mais je te promets que..."
  "Non. Absolument pas."
"Aller, c'est le truc que mon père a pas pût couvrir. C'est le truc qui a vraiment posé problème."
  "Parce que le reste ne l'était pas assez ?!" S'était-elle exclamée. La Japonaise, parce qu'elle avait par mégarde détruit une voiture, s'était retrouvée en tribunal à devoir rembourser comme elle pouvait les dégâts.  "Putain de riches." Avait-elle conclu.
"Je me sens offensée. Mais écoute. Je te l'ai pas raconté ce truc. Sois heureuse, pour une fois c'est du nouveau !"

------------

Vous l'avez bien compris, arrivée à l'adolescence, Veronika se retrouvait confrontée à un nouveau problème. Les hormones féminines. Son père en avait fait les frais, ses camarades en avaient bavé.
Pour l'anecdote, arrivée au collège, l'Allemande avait enfin réussi à avancer sur son pouvoir. On pourrait parler d'un niveau 2, car elle pouvait à présent donner 2 ordres par jour.
Oui, ce pouvoir était du genre... Long à entraîner.
Mais par un travail régulier et constant, l'adolescente pouvait maintenant persécuter 2 personnes innocentes par jour.
Mais lorsqu'une certaine période arrivait, elle devait résister de toutes ses forces. A quoi donc ? L'envie de lâcher son énervement dans son école.
Parce qu'elle s'engueulait plus facilement avec son pauvre père, et l'envoyait dans sa chambre quand il essayait de lui dire de freiner un peu, ou lui faisait des remarques. "Papa. T'es méchant." Lui disait-elle alors "Je veux pas que tu me parles aujourd'hui." Alors son père se retrouvait interdit de lui parler, incapable de résister à ces ordres. Son cœur étant déjà détruit aux trois premiers mots.
Sa maman servait alors de médiateur pour tenter de calmer les ardeurs de sa jeune fille et apaiser le cœur de son mari.
Mais une fois passé elle faisait son maximum pour s'excuser auprès de son père.
Sauf lui rendre la tâche aisée.

Veronika, elle avait un problème cependant. Elle n'osait pas voir jusqu'où elle pouvait aller, sur ses camarades. Ils étaient trop proches d'elle. Mais elle était curieuse. Qu'est-ce qu'elle pouvait vraiment faire, avec son don ? Avoir des chaises humaines, une personne pour s'occuper de ses épaules, forcer les gens à embrasser le sol de longues minutes pour s'excuser de leur regard, c'était, au final, des ordres encore simples. Son père pouvait à peu près s'occuper de ça.
Mais l'adolescente n'était tout de même pas sadique au point d'essayer sur quelqu'un au hasard, n'est-ce pas ? Elle avait au moins une limite. Si elle devait tenter de dire à quelqu'un de mourir, ça ne serait qu'en cas extrême. Elle n'avait aucune idée de si ça pouvait marcher, mais au cas où, elle pouvait depuis peu donner jusque 3 ordres. Son acharnement et sa rigueur certain diront juste son sale caractère ayant payé. Donc même si le cas extrême ne fonctionnait pas, elle avait une bonne marge maintenant.

------------

  "Mais donc en fait, c'est rien de nouveau par rapport à hier." S'était plainte la Japonaise.
 "Chut, forcément si tu m'interromps à chaque fois, je risque pas d'avancer."
  "Oui, mais j'ai pas forcément envie d'écouter à nouveau ta scolarité. J'ai bien compris qu'avec ton argent t'avais assez de prof particuliers pour t'assurer ton avenir, mais je m'en fiche. Genre, tout le monde s'en doute."
 "Et tu insinues quoi, que les riches ont tous des tuteurs ?"
  "Les pauvres en ont, généralement, pas, surtout. C'est que quelqu'un d'autre doit les avoir."
"C'est assez discriminatoire. Tu me déçois."
  "Et si tu me disais plutôt pourquoi tu t'étais rendue à la police ?" Demanda légitimement Leiko.
 "Oh, c'est très simple. Tu vois, en fait... Un jour, il y a eu une prise d'otages. J'ai pas réfléchi et j'ai quelque peu entrainé la mort du coupable." Avait-elle avoué, en tentant de garder un air innocent.
  "... Non, non non non. Là, c'est un peu trop important comme histoire pour juste me le lâcher comme ça. J'ai pris des vies pour tenter une révolution, même futile et je te l'ai pas juste paraphrasé ça l'air de, alors me laisse pas juste comme ça !"

------------

Mais comme avait commencé à raconter notre protagoniste, peu de temps après ses 18 ans, alors qu'elle avait déjà attiré l'attention des autorités en provoquant des changements de réactions chez des personnes -rien de jugé encore trop dangereux, mais les autorités étaient tout de même en alerte en cas d'escalade, Veronika, un jour, elle s'était retrouvée dans une prise d'otage chez elle. Attaquer la maison d'une personne riche pour la voler, simple mais toujours efficace, surtout si on s'en prend au chef d'une si grande entreprise.
Un criminel seul, qui avait bien attendu son heure et attrapé toute la famille et les domestiques. Il avait réussi à contourner les sécurités, un véritable coup de maître et, maintenant, il menaçait le père adoré de la jeune femme. Et c'était probablement la seule chose à ne pas faire.
Elle se souvenait encore l'ordre qu'elle avait donné. Elle se rappelait la nouvelle couleur qui tapissait le mur le plus proche, le regard de sa famille, de tous les témoins. Elle aurait pu faire autrement. Lui demander de lâcher son arme, lui demander de se rendre. Mais face à cette situation, elle avait surchargé son cerveau.

Lui dire de lâcher son arme maintenant, l'arme au moins c'était facile à voir. Mais il aurait pu utiliser un pouvoir, quelque chose, en remarquant le pouvoir de la jeune femme. Elle aurait risqué la vie de tous. Lui dire de se rendre maintenant ? Mais rien ne l'aurait empêché de faire la même chose. Se rendre gentillement ? Sur le coup, avec l'urgence, elle n'y avait pas pensé. Lui dire de mourir seul maintenant.
Seul et maintenant. Mourir.
L'homme l'avait regardé, incrédule. Il avait envie de rire. Son bras s'était certes éloigné du père de Veronika, mais cette dernière s'était dit... Que c'était fini. Ce genre d'ordre n'aurait pas pu fonctionner. Deux ordres encore à utiliser. Dire quelque chose avant qu'il n'ait le temps de la viser et tirer. Le pacifier.

... Et le voir retourner l'arme vers lui. Voir son regard paniqué. Le voir supplier, avant d'appuyer sur la détente.
Une phrase. Une phrase de quelques secondes. Et elle avait compris.
Une volonté quelconque ne valait rien, face à ce pouvoir. Elle avait réagi bêtement. Elle aurait pu faire tant d'autres choses. Son père la serrait contre lui, sa mère aussi. Veronika, pour une fois, elle serrait son poing. Pas pour frapper qui que ce soit, pas par colère, pas par autorité.
C'est trop. Ce pouvoir peut aller bien trop loin. Prendre une vie en une sentance.

Et malheureusement, son père ne pouvait rien faire pour cacher ça. Elle ne pourrait pas juste passer l'éponge et laisser ça ailleurs. Elle devrait assumer. Elle ne regrettait certainement pas la raison. Elle avait protégé sa famille, elle avait protégé les seules personnes qu'elle aimait. Mais c'était fini. Elle avait pris une vie, elle était véritablement dangereuse.
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Sam 31 Mar - 2:51
Suite

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" ... Mais c'était de la légitime défense, non ?" L'interruption de Leiko était parfaite, pour une fois.
"Légitime ou non, et qu'importe la nature du pouvoir." Je laissais encore en suspend sa vraie nature envers elle, cependant "À partir du moment où on passe un certain point, les autorités ne peuvent pas laisser passer. Imagine, si tu t'étais contentée de faire exploser des voitures dans une décharge. On t'aurait mise en garde à nouveau. Mais tenter de faire la même sur un ministre ou n'importe qui, c'est plus pareil."
"C'est des conneries." Avait-elle lâché.
"Moins que le chat."
"Me parle pas de ce putain de chat. Il ne pouvait même pas me servir d'excuse."
"Malheureusement, prendre une vie n'est pas non plus une excuse. Même pas d'un chat."
"C'est dommage. Mais je me dis que, quelque part, j'aurai dû botter ce matou. Même si ça m'apporterait aucune réduction de peine, ça m'aurait apporté une certaine satisfaction."

Un nouveau silence s'était installé dans la cellule, comme à chaque fois que le chat était mentionné.

"1478872..."
"Veronika, je t'ai déjà dit. Arrête de compter, ça va juste te contrarier. Et tu vas les dépasser tes caps."
"Mais ça m'occupe au moins. Et il reste 5 heures avant le cap du million et demi."
"Et comme je t'ai dit, si tu continues de compter comme ça, tu vas commencer des nombres que je connais même pas avant la fin de ta peine."
"Et comme je t'ai dit, si j'arrive au 2e million je vais vraiment m'énerver."
"Alors changeons de sujet pour ça, ok ? La dernière fois que tu t'es énervée, ça a mal fini."
"Pour l'autre de la cellule d'à côté tu veux dire ?"
"Pour moi, surtout. Je te rappelle où tu l'as jetée ?"
"Écoutes."
"Sur mon flan."
"Oui, mais éc..."
"Sur mon. Putain. De flan."
"Et je t'ai déjà dit..."
"Le seul truc agréable dans cette prison à la con."
"Avec le cuistot brun à lunettes." Veronika tentait de changer le sujet. Et ça avait marché.
"Je suis d'accord." Et ça avait marché. "Mais pourquoi tu t'es rendue, en fait ?"
"Au japon ?"
"Non. À la police."
"Donc au Japon aussi."
"Ouais, si tu veux."
"Disons que. Mon père est riche."
"Je sais. Putain Veronika, je sais."
"Oui, mais vu qu'il est riche, il connaît du monde. Du coup, on compte là-dessus pour tenter de réduire la peine. Et je te l'ai dit, mon appartement est déjà prêt."
"Et t'as oublié de laisser les clefs à quelqu'un, donc dans 10 ans quand tu le retrouveras, il croulera sous la poussière."
"Mais j'espère bien sortir avant mon 2 million. Et je le retrouverai propre."
"Mais comment tu sais qu'il est déjà prêt ?"

------------

La réponse à cette question était, pour le coup, très simple à comprendre.
La jeune Allemande, une fois arrivée au Japon, avait rapidement utilisé son pouvoir pour demander à quelqu'un d'apporter une lettre à la police. Un message pour leur dire de venir à un certain endroit, le soir même.
Ce qui lui avait permis de préparer son appartement correctement -ou du moins, de le faire préparer.
Et à l'heure prévue, la police était arrivée dans l'appartement, face à une Veronika tranquille. Son appartement, au luxe tapageur. Des tableaux aux murs, des meubles sur-mesure, et surtout, son canapé en cuire pour son usage personnel. La jeune Allemande n'allait pas résister, au contraire. Elle avait reconnu les faits et s'était laissé embarquer, à la surprise des forces de l'ordre.

------------

"Et donc, pourquoi ?" Demanda la Japonaise surprise.
"Tu sais, partir la tête haute, ou finir à terre ou risquer de se faire abattre. J'ai préféré ne pas me faire avoir par un chat."
"Je t'emmerde." Avait déclaré Leiko.
"Et je m'ennuie." S'était plainte la jeune Allemande. "On a tous nos soucis. Il faut pas forcément les jeter sur les autres."
"Et t'es la dernière personne au monde qui doit faire ce genre de commentaire."

Mais elle n'eu pas à attendre le cap de son 2e million. Ni même à attendre le demi. Elle n'était pas loin quand un garde était enfin venu pour l'appeler, à la surprise de la japonaise.

"... Sérieusement ? C'est ça le pouvoir des riches ? Pouvoir sortir avant les modestes mais honnêtes personnes ?"
"Allons, je te l'ai pourtant dit non ? J'allais l'engueuler si j'atteignais les 2 millions." Avait répondu Veronika "Si je sors vraiment d'ici, je tenterai de t'envoyer des flans qui te feront regretter ceux de la cantine., Leiko"
"Leiko put... Attends, tu l'as bien prononcé ? Et comment ça, laisse-moi mon plaisir unique de ce fichu trou !"
"Oh, j'ai dû me tromper pour ton nom Reiko. Porte-toi bien, si l'avenir nous permet de nous croiser, je me souviendrai au moins que tu m'as diverti dans cet établissement... Rustique, au mieux."

Sortir de cette prison, retrouver sa vie normale, c'était tout ce qu'il suffisait pour convaincre l'Allemande de rejoindre ce groupe. L'homme qui était venue la trouver, Yoshino, n'avait vraiment pas eu besoin de grand chose pour la convaincre.
L'idée de devoir obéir à une personne ne lui plaisait pas forcément, mais elle avait au moins récupéré sa liberté.

Et son aventure au Japon allait enfin pouvoir commencer, à agir dans l'ombre pour aider dans des missions que les héros eux-même ne connaissent pas forcément et à profiter de ses nouvelles passions.
Et à martyriser certaines personnes également.

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Sam 31 Mar - 12:55

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Fiche : Une tartelette à la fraise.
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Sam 31 Mar - 18:48
Il va être difficile de faire un analyse de fiche en ayant déjà commenter la chose en direct sur Discord, mais je vais essayer d'être fidèle au poste et, tout de même te faire un petit récapitulatif.

Avant toute chose, merci d'avoir pris mon idée de personnage prédéfini, je suis étonné qu'il soit resté si peu de temps disponible. En même temps, je trouve cette idée vraiment sympathique. Toi aussi, visiblement. Ce qui est encore plus cool, c'est que tu t'es bien approprié le personnage et, que tu l'as amélioré tout en gardant cette base qui m'amusait tant, je te tirerais bien mon chapeau, mais je n'en possède pas.


Ta façon d'écrire est vraiment très appréciable à la lecture, c'est fluide, sans détour et saupoudré d'humour, ce qui rend le récit léger. Ta façon de mener l'histoire passé est originale et plutôt bien trouvé (ça évite les détours inutile, n'est-ce pas ?). Le physique et le caractère sont complets, tout en laissant une petite marge de sorte à ce qu'on ait envie d'en apprendre plus sur Veronika via un petit RP. Le présent vient bien compléter la fin du passé (et tu l'as dis toi-même, tu l'as un peu boudé la fin de l'histoire passé :p). Le pouvoir est bon, tu as même pensé à expliquer le fait qu'il n'était pas "tout puissant" et qu'il demandait bien une certaine maitrise et de la réflexion. C'est pas magique, enfin si, mais quand même.

J'aime cette fiche et, j'ai presque hâte de voir mon pauvre Cross servir de chaise...

Fiche validée, bienvenue dans le groupe des DramaQueen !

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