UNTIL DAWN

 

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L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore. || Ft. Izaya

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“L'Homme est une marionnette consciente qui a l'illusion de la liberté. ”
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Jeu 18 Jan - 19:06
Rica S. Lee & Izaya Kagami941 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Le soir arrivait inévitablement, le soleil peinant à éclairer convenablement les rues. Rica observait le spectacle avec un calme sans nom. Elle attendait, elle attendait juste que l'heure arrive. Son temps en tant que personnalité active allait bientôt prendre fin. C'était au tour d'Ophelia maintenant. Les deux avaient convenu ça, il y a quelques années déjà. Rica avait la journée et Ophelia avait la soirée et la nuit. Bien sûr, le temps de Rica était bien plus supérieur à celui d'Ophe, la jeune fille devant quand même dormir. Le soleil n'était plus et maintenant les premières étoiles apparaissaient. Il était l'heure... Dolly allait apparaitre d'un moment à un autre, échangeant les rôles. Dolly était le pouvoir de l'adolescente mais pour celle-ci il s'agissait plus d'une personne que d'un simple pouvoir. Après tout elle semblait avoir son propre caractère et elle parlait bien, réfléchissait et prenait des décisions. Il faut dire qu'elle dirige beaucoup Ophelia, qui la suit aveuglement. Rica ne comprend pas vraiment, elle ne comprend pas pourquoi Ophe lui fait autant confiance mais elle ne dit rien. Elle sait bien qu'une partie lui échappe, elle a comme des blancs, des vides dans ses souvenirs. Tout est flou, vague et malgré tout ses efforts, Rica n'arrive pas à rendre les choses plus claires... Il est l'heure. Dolly. Comme toujours elle apparait de manière aléatoire, empêchant souvent la deuxième personnalité de commencer à trop réfléchir. Rica ferma les yeux, et de manière invisible, le changement eut lieu. Les deux changèrent de position, Rica recula et Ophelia avança. L'heure d'Ophe était enfin là !

La jeune fille rouvrit les yeux et un petit sourire amusé apparu sur son visage. Enfin ! Il était si long d'attendre toute la journée... Prépares-toi, on y va dans une heure. Dit Dolly avant de se taire. Ophe soupira, Doll n'était pas très bavarde ce soir... Mais bon rien ne sert de se tracasser pour ça, il fallait se préparer. La jeune fille se dirigea vers une petite commande blanche, ouvrit un tiroir et y prit une robe blanche. Elle l'enfila rapidement et referma le tiroir. Elle se dirigea ensuite vers la salle de bain et commença sa tresse, ajoutant en même temps ses ornements. Au bout du temps imposé par Dolly, l'adolescente était prête. Il est l'heure, allons-y. Doll était de retour. Ophelia enfila sa cape rouge cramoisi, enfila ses bracelets et se dirigea vers la porte d'entrée. Son regard se posa sur ses sandalettes mais après quelques instants d'hésitation, la jeune fille continua sa route, quittant sa maison. Elle mit sa capuche et se dirigea sur le côté de la maison. En deux ou trois mouvements, elle fut sur les toits. Ophe possède une force supérieure aux Humains normaux et ses aptitudes acrobatiques étant bonnes, voir très très bonnes, monter sur un toit est un jeu d'enfant. Le vent soufflait, faisant voler la cape de l'adolescente. Il faisait plutôt froid ce soir... Mais tant pis. La jeune fille se mit en route, direction Ikebujuro. Elle bondissait agilement de toits en toits, ombre sombre dans la nuit sans lune. Quand le relief devenait un peu difficile, Ophelia s'aidait de ses Fils du Destin. Elle avait trouvé ça récemment, il lui était possible de se suspendre aux fils, ceux-ci supportant son poids. De ce fait, il était bien plus facile de se déplacer. Rapidement l'ado se retrouva à Ikebukuro et sa soirée pouvait commencer !

L'homme avec la cravate bleue à l'air parfait. Dit Dolly. Cela faisait maintenant une bonne demi-heure que la jeune fille était là, observant depuis les toits les passants. Le choix venait de se porter sur cet homme de bureau, un peu près âgé de la trentaine et possédant une cravate bleue. Que la partie commence ! Un sourire mauvais apparut sur le visage encapuchonné d'Ophe. Elle se concentra et se projeta dans l'esprit de l'homme. Il lui fut facile d'entrer et elle commença sa petite manipulation, amusée. Franchement la victime de cette nuit était bien trop facile... Elle ne résistait pratiquement pas. Ophelia était un peu déçu mais bon, tant pis. Il y a des jours sans et des jours avec... Maintenant que la jeune fille avait l'esprit de l'homme en possession, elle pouvait envoyer ses fils sans aucun problème. Tout ce déroulait parfaitement bien. Franchement cette soirée était parfaite, bien qu'un peu ennuyante... "Et regardez sur le toit, ça ne saurait pas la Marionnettiste ?" Cette phrase attira l'intention d'Ophe qui quitta l'esprit de l'homme trentenaire, retournant dans son propre esprit. On parlait bien d'elle. La jeune fille qui avait parlé, la montrait du doigt et les passants s'arrêtaient pour regarder l'endroit qu'elle pontait. Tss, la jeune fille était tellement concentrée sur sa proie qu'elle en avait oublié de se montrer discrète et de se cacher... Idiote ! Gronda Dolly et l'ado serra les mâchoires, se retenant de répondre. On va devoir y aller. Ajouta Doll. Et en effet prendre la fuite devenait urgent car déjà Ophe voyait les flics arriver. Hum... Ils étaient forts rapides ce soir... C'est quelque chose d'assez inhabituel... A moins, a moins qu'un Criminel ait déjà agi dans les parages. Manquerait plus que ça ! Songea l'adolescente, de mauvaise humeur. Mais actuellement l'heure est à fuir et pas à autre chose.

Ophelia sautait de toits en toits, fuyant les cris des policiers qui lui couraient après. Ils étaient forts tenaces ce soir ! 22h venait de sonner et la jeune fille n'était toujours pas chez elle. Rica n'allait pas être contente mais bon pour le moment, Ophe avait autre chose à penser. Regardant devant elle, l'adolescente remarqua qu'il y avait un mur non loin, elle allait se faire coincer. Merde.

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Ven 19 Jan - 16:38

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Une semaine. Cela faisait une semaine qu’Izaya travaillait sur ce coup. Encore une banque, toujours une banque. Y-avait-il une banque qui n’avait pas encore été attaqué dans le quartier ? Bientôt le magicien devrait changer de coin… Il pourrait sans problème toute la ville avant de revenir. Après tout, il ne prenait jamais beaucoup. Seule la mise en scène l’intéressait. Il avait donc passé sa semaine à préparer un plan, puis un deuxième, jusqu’au troisième. On n’était jamais trop prudent.

Cette fois-ci, un convoi soit disant « secret » devait venir récupérer les billets dit trop vieux et destinés à la destruction. C’était un truc qu’Izaya ne comprenait pas. S’ils étaient vieux et qu’ils comptaient les brûler, pourquoi ne pas les donner ? Et puis le magicien n’aimait pas qu’on jette les vieilles choses. On ne jetait pas les personnes âgées après tout, non ?

Ainsi, l’homme au chapeau blanc attendait du haut d’un immeuble, observant attentivement le fourgon démarrer après avoir récupéré sa cargaison. Ce plan lui rappelait son tout premier coup, et il en était presque trop facile. Mais on n’allait pas râler contre la facilité.

Izaya sourit, son fouet serré dans sa main, et il suivit le fourgon du haut des toits, bondissant d’immeuble en immeuble aussi léger qu’une plume. Deux rues plus loin, au feu rouge, le magicien n’eut qu’à se laisser tomber du toit pour passer directement au travers du plafond de la fourgonnette. Bien sûr qu’on l’avait vu, bien sûr que la police avait été appelée, et bien sûr que déjà les passants s’étaient rapprochés. Ils savaient ce qui allait arriver.

Les deux pauvres gardiens surveillant le fourgon à l’arrière furent neutralisé en un malheureux coup de fouet, les coinçant au sol, incapables de se lever. Trop facile. Mais Izaya aurait tout juste le temps de finir. Le plus dur, c’était maintenant : toucher cette fichue pile de billets de banque ! Il dû s’y reprendre à plusieurs fois avant d’y parvenir. Bien qu’il commençait à avoir l’habitude, à chaque fois il devait recommencer de zéro, à chaque nouvel objet. Il est marrant de noter qu’Izaya touche plus facilement les choses avec son fouet qu’avec ses propres mains. Il est donc évident qu’il toucha d’abord les billets verts avec en premier. Et puis c’était dans son plan.

Il ne lui restait plus qu’à annuler la gravité qu’exerçait la terre sur la pile de billet, la rendre intangible avec lui, et d’une poussée, il sortit du fourgon par le toit, avec son butin. A la sortie, il entendit d’abord les rires des spectateurs. Le magicien sourit. Son coup était déjà réussi selon lui. Puis son sourire s’effaça. En plus des spectateurs tenus à une distance respectable des lieux du crime, c’était un véritable attroupement de policiers qui l’attendait. Ce que le magicien ne savait pas, c’est que dans un restaurant de cette même rue se déroulait l’anniversaire d’un commissaire, avec une grande partie de ses collègues. Le problème n’était pas les flics, le problème s’était qu’ils avaient certainement appelé un héros.

Le magicien aurait bien aimé faire ça vite, en évitant la confrontation qui aurait fait du bruit pour rien. Lui qui comptait amener les billets bien plus loin pour être tranquille, il décida finalement de couper les liens qui tenaient son butin en place pour qu’ils se libèrent directement sur la foule et les policiers, les aveuglant au passage. Il garda bien évidemment une bonne poignée dans son manteau.  La prochaine fois, il ferait un spectacle plus marrant.

Dans l’affolement, Izaya fila à l’anglaise, prêt à mener ses poursuivants en bourrique s’il le fallait. Ils étaient bien nerveux ce soir d’ailleurs. Il est clair qu’ils auraient préférés continuer leur petite fête plutôt que de lui courir après. Le brun mit en note dans un coin de sa tête d’envoyer un gâteau au commissariat du coin histoire de se faire pardonner.
En quelques bonds, le magicien retourna sur les toits, un coin un peu plus à l’abri, du moment qu’aucun héros ne se pointait. Il y avait des jours où Izaya se faisait un plaisir de les embêter, et faisait tout pour attirer leur attention, mais des fois il voulait juste faire ses petites affaires tranquille. Il y avait un temps pour chaque type de spectacle. Le spectaculaire, pour émerveiller les civils par de la belle magie. Le combat, pour faire tourner en bourrique les héros, les ridiculiser un coup, s’amuser avec eux, et dans un sens, apprendre à les connaitre.

Toujours dans sa fuite, Izaya remarqua qu’une partie de ses poursuivants l’avait lâché. « Déjà ? » se permit-il de penser en ralentissant. Cela en était presque vexant. Des cris venant de plus loin sur sa gauche lui fit comprendre qu’ils s’étaient juste séparés. Mais pas pour le coincer visiblement. Quelqu’un d’autre s’était-il fait attraper pour avoir fait des bêtises ?

Curieux, Izaya suivit les cris des policiers. Ce n’est pas comme s’il risquait grand-chose. Au moindre problème il n’aurait qu’à passer à travers le sol et se cacher à l’étage d’en dessous. Un bond à travers la rue plus tard, l’homme au costume blanc repéra enfin une petite tache rouge qui courait à toute vitesse, fuyant les anciens poursuivants d’Izaya. Cette personne avait eu la malchance de vouloir faire des bêtises au mauvais endroit, au mauvais moment. Presque désolé pour lui, le brun partit dans sa direction, voyant bien que l’inconnu allait être coincé. Au vu de la situation, un bon petit passage dans le sol sèmerait le temps d’un instant les policiers en furie. Restait plus qu’à se concentrer : d’abord passer à travers les flics, parce que le respect, c’est quand Izaya en a envie. Ensuite, devenir tangible pour attraper la petite chose vêtue de rouge qui allait vite être coincée. Enfin passer à travers le sol, un étage ou deux, tout en s’arrêtant à temps. Le magicien inspira longuement. Il détestait devoir manier son pouvoir à ce point. Son artefact était bien plus simple d’utilisation. Mais l’urgence et l’adrénaline faisaient le reste.

D’un bon, Izaya dépassa les flics, se jeta sur la cape rouge en espérant ne pas se prendre un coup derrière, passa  brusquement dans le toit pour enfin faire ralentir leur chute une fois arrivé au deuxième étage, serrant encore la forme visiblement féminine dans ses bras. Il ne la lâcha pas tout de suite, reprenant d’abord son souffle après une aussi longue course, mais surtout étonné de ne pas avoir raté son coup. Il n’était pas si bon à rien que ça finalement. L’homme au costume blanc et au manteau noir laissa le silence s’installer, aux aguets. Visiblement, les policiers ne les trouveraient jamais ici. Ils pouvaient être à n’importe quel étage, et déjà bien loin après tout. Mais il ne tenterait certainement pas de passer la nuit dans ce qui semblait être un bureau déserté par ses employés rentrés chez eux.

Presque gêné, Izaya relâcha finalement sa complice du moment, ne sachant trop que dire. La pauvre, ce n’était pas tous les jours que l’on passait à travers le plafond. Du moins, pas si on s’appelle Izaya.

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Ven 19 Jan - 21:10
Rica S. Lee & Izaya Kagami1 252 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Le mur se rapprochait de plus en plus, et pourtant la jeune fille ne trouvait aucune idée pour se sortir de là. Sa tête était vide, complétement vide. Elle n'arrivait plus à penser, elle paniquait, cela se voyait. Contrairement à Rica, l'ado était très émotive et perdait rapidement ses moyens dans des situations comme celle actuelle. Elle n'arrivait plus à penser malgré ses efforts, et sa vitesse diminuait, elle paniquait trop ! Elle commençait à s’emmêler et cela risquait de lui coûter cher. Mais soudainement, quelque chose apparut, c'était blanc et plutôt grand. Un Humain ? Non ce n'était pas possible, un Humain ne pouvait pas traverser les murs. Hum... Les pouvoirs... Ophelia a souvent l’habitude de les oublier ces pouvoirs... C'est quelque chose de pourtant très répandu... Elle en voit pourtant tous les jours... Sortant de ses pensées, la jeune fille remarqua que la forme blanche qui était bien un Humain s'était rapprochée d'elle. L'homme vêtu de blanc se jeta sur elle et se jeta sur le sol du toit. Hein ? Ophe ferma les yeux, mais rien ne se passa, aucun choc, aucune douleur. Qu'est-ce qui venait de se passer ? La jeune fille osa ouvrir un œil et elle fut fort surprise. Ils étaient dans un bâtiment, dans le bâtiment ! Ils avaient traversé les différents étages jusqu'ici ! Elle tourna la tête vers le jeune homme qui reprenait son souffle sans pour autant la lâcher. Il pouvait traverser les murs, bien plus que les murs, tout ! Ophelia tremblait légèrement, autant par peur de ce qu'elle venait de vivre que par le contrecoup de ce qu'elle venait de comprendre. Le pouvoir de son "sauveur" était terrifiant, bien plus que le sien ! Elle croyait avoir un pouvoir puissant, mais elle se trompait, son pouvoir n'était rien, il ne permet pas d'attaquer, ni de se défendre. Il servait juste à manipuler, prenant beaucoup de temps ! L'ado avait le temps de mourir plusieurs fois avant que son pouvoir agisse ! À cette réalité, elle se mit à trembler de plus belle. Vraiment, comment avait-elle pu croire que son pouvoir était extraordinaire ? Finalement, l'homme en blanc la relâcha et elle s'éloigna assez rapidement, tremblant. Elle n'avait pas confiance. Pourquoi l'avait-il emmené avec lui ? Que voulait-il ? Que lui voulait-il ? La jeune fille plissa les yeux et une profonde animosité naquit en elle. Elle ne faisait pas confiance en cet homme, elle devait partir, même si elle devait utiliser la force ! Mais soudainement son pouvoir lui revint en mémoire, et elle se figea, de nouveau apeurée. Elle ne pouvait rien faire... Il pourrait faire passer en dehors du bâtiment avant même qu'elle ne réussisse à maîtriser son esprit, si elle arrivait déjà à entrer dedans. Elle était déjà vaincue... Retenant un rire de désespoir, et légèrement moqueur contre elle-même, la jeune fille se cacha de mieux qu'elle pu, s'éloignant au maximum du jeune homme. Elle ne pouvait rien faire, elle devait juste attendre... Attendre qu'il lui annonce ce qu'il voulait... Repliée sur elle, dans un des coins de la pièce, Ophelia tremblait en silence, attendant.

Mais l'annonce ne venait pas, seul le silence se faisait entendre. Qu'attendait-il ? Attendait-il qu'elle s'affaiblisse ? Qu'elle montre un signe de faiblesse ? Ou alors peut-être jouait-il avec elle ? Peut-être aimait-il la voir ainsi terrorisée, recroquevillée dans son coin, attendant son « jugement » ? Était-il ce genre de personne ? Aimait-il faire souffrir les personnes ? Aimait-il faire souffrir ses proies ? Peut-être… Sans doute… Ahah, elle avait perdu, définitivement… Franchement, sa vie n'aurait pas été spectaculaire… Comment en était-elle arrivé là ? Pourquoi devait-elle finir comme ça ? Est-ce que le Destin l'avait décidé ? Sans aucun doute… Fêlure… Pourquoi ? Pourquoi avait-elle espérée ? Pourquoi avait-elle espéré pouvoir vivre tranquillement ? De pouvoir finalement réussir à se débarrasser de ces fissures ? De ces douleurs atroces ? De ces trahisons ? Pourquoi ? Franchement, comment avait-elle pu espérer ? Elle aurait dû savoir… Elle aurait dû savoir qu'au final, elle aurait eu bien plus mal qu'avant… Rien ne sert d'espérer, l'espoir est vain… L'espoir ne sert à rien ! Ophelia ! La jeune fille sursauta, surprise. Dolly ? Elle l'avait complètement oublié… Elle avait oublié qu'elle pouvait entendre toutes ses pensées… Elle avait complètement oublié qu'elle existait… Doll devait être en colère contre elle… Ahah, elle venait de dire des choses méchantes sur elle… Il était évident qu'elle était en colère… Reprends-toi ! Arrête de penser a ça, relèves toi et bats-toi ! On peut gagner ! Ophe émit un petit rire. Gagner ? Elles ne pouvaient pas gagner ! Il était bien trop fort pour elles ! Si elles se rebellaient, si elles essayaient de fuir, qui sait ce qu'il pourrait faire. Non, elles devaient attendre, tout simplement attendre. Elles étaient déjà vaincues après… Dolly soupira avant de se taire, sans aucun doute exaspéré par la jeune fille. Celle-ci était retournée dans ses pensées sombres, augmentant de plus en plus la fêlure, risquant à tout moment de la transformer en une fissure. Mais si cette fameuse fissure apparaissait, elle annoncerait la fin d'Ophelia et par la même occasion la fin de Rica… D'ailleurs, celle-ci ne pouvait pas supporter d'avantage ce désastre. Elle devait agir ! Elle se leva et se dirigea vers Ophe, ignorant les grognements et les avertissements de Dolly. Elle ne comprenait pas, elle voulait juste qu'Ophe craque, qu'elle s'abandonne aux ombres de son cœur. Cependant, Rica ne le permettrait pas ! Elle avait été créée pour empêcher cela alors elle devait accomplir sa mission. La deuxième personnalité s'approcha de la première et la serra dans ses bras, comme lorsqu'on console un enfant qui pleure. Ophe sursauta légèrement, surprise par un tel comportement de la part de Rica. Au bout de quelques minutes, les larmes commencèrent à couler, de plus en plus, et quelques instants plus tard, Ophelia pleurait à chaudes larmes. Rica la serra contre elle, lui chuchotant en même temps des mots doux, réconfortants et apaisants. Au bout d'un moment, la jeune fille se calma et Rica sourit, se tourna vers l'homme vêtu de blanc et poussa l'adolescente vers lui. Elle disait silencieusement : « Vas-y, ne le crains pas, il n'est pas méchant. » Elle sourit comme pour ajouter : « Crois-moi. ».

Ophelia regarda Rica, un peu indécise, mais finit par se lever. Elle se dirigea lentement vers le jeune homme, hésitant quand même. Elle s'arrêta plusieurs fois, hésitant, hésitant à faire demi-tour, à partir, à s'enfuir loin de lui. Mais à chaque fois les paroles de Rica lui revenaient et elle continuait à avancer doucement, mais sûrement. Elle devait s'excuser, s'excuser de ses actes et de ses pensées. Elle savait que le jeune homme n'avait rien entendu de ses paroles, mais elle se sentait mal, mal pour lui. Elle arriva à sa hauteur et après quelques minutes sans bouger, elle décida finalement de s'asseoir. Les minutes défilèrent sans que la jeune fille ne prononce mots. Elle avait peur, peur de la réaction de l'homme en blanc. Elle avait peur que la personne qu'il pouvait être. Cependant, elle devait croire en Rica, elle devait prendre son courage à deux mains et parler, s'excuser.

- Heu… Hum… Bonsoir…

L'adolescente se risqua à jeter un regard vers le jeune homme, histoire de voir sa réaction. Elle espérait de tout cœur qu'il n'était pas celui qu'elle avait imaginer. Non ! Ne penses pas à ça ! Songea Ophe, observant le moindre détail de l'homme.

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Ven 19 Jan - 23:30

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
La gamine était partie se réfugier dans un coin, avant même qu’Izaya ait pu dire quoique ce soit. Et au final, il eut beau essayer de lui parler, elle ne répondait pas, juste dans sa bulle. Qu’est-ce qui n’allait pas avec cette fille ? Le magicien hésita même à la laisser là et partir, visiblement il dérangeait. Il aurait peut-être dû la laisser se débrouiller là-haut avec la police. Grimaçant un peu, l’homme au costume blanc se dirigea vers une fenêtre pour jeter un œil dehors. La foule était encore agitée, mais commençait déjà à se disperser. Ils n’avaient plus rien à suivre, et ils savaient qu’une fois le magicien perdu de vue, il était impossible de le retrouver ou presque. On ne savait juste pas où le chercher en fait. Il jeta un nouveau coup d’œil vers la fille à la cape rouge. Elle tremblait. C’était lui qui lui avait fait peur comme ça ? En y resongeant, certes, lui était habitué à passer à travers les murs, mais pas les autres. Surtout en pleine poursuite. Izaya repensa à la scène et crut comprendre. Du moins il essayait de comprendre. Passer à travers un mur ou un plancher pouvait effrayer les gens ! Il en tapa sa paume de son point. La première fois qu’il avait traversé le plancher, il était tombé dans les pommes, alors cela pouvait bien traumatiser une gamine.

Mais elle ne bougeait toujours pas… L’homme au chapeau blanc soupira bruyamment. Il n’aimait pas le silence. Pas quand il était avec quelqu’un. Surtout qu’il ne fallait pas oublier, cette fille était pourchassée par la police. Donc en toute logique, elle était dangereuse. A quel point, ça il ne savait pas, mais il se devait de garder ça en tête. Bon après, il était lui-même recherché, mais n’importe quel civil n’aurait certainement pas peur de lui. Du moins pas beaucoup. Il était connu pour ses tours de magie, pour attaquer seulement là où il y avait de l’argent, sans jamais blesser quiconque, à part la police et les héros qu’il malmenait parfois. Mais… A la voir trembler comme ça dans son coin, recroquevillée sur elle-même… Comment pourrait-on penser qu’elle est dangereuse ?

La jeune femme finit finalement par se lever, ce qui surprit Izaya pour le coup, qui pensait qu’elle allait fusionner avec le sol. Elle voulait approcher, reculait, hésitait… Et arriva enfin près du magicien. Celui-ci pencha la tête sur le côté, la détailla enfin maintenant qu’il pouvait la voir de la tête aux pieds. Elle était pieds nus… Elle lui faisait presque de la peine. Et enfin, la petite chose parla. Pour dire bonsoir, certes, mais elle parlait quoi ! Cela eut le don de redonner son sourire à Izaya. Il fouilla rapidement dans ses poches et en sortit un simple bonbon, probablement au citron, qu’il agita devant le nez de la jeune fille.

-« J’ai bien cru que tu allais rester dans ton coin toute la nuit. Je suis heureux que tu n’aies rien. »


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Dim 21 Jan - 9:06
Rica S. Lee & Izaya Kagami1 252 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Une fois qu'elle eut fini son mot, la petite regarda le jeune homme. Il avait un costume bizarre mais étrangement, il lui rappelait quelque chose... Hum... Elle avait du le croiser une fois où deux, mais où ? Ophe n'avait pas la réponse... Un sourire apparut sur le visage de l'homme en blanc et l'ado pencha la tête sur le côté, ne comprenant pas pourquoi il souriait. D'habitude les gens ne sourient pas en la présence de Ophe. Ils grognent, ils pleurent, ils hurlent mais jamais, jamais ils ne sourient. C'était quelque chose de nouveau pour elle et elle aimait cette sensation. Soudainement il se mit à fouiller dans ses poches et la jeune fille se crispa, de peur qu'il sorte quelque chose de dangereux. Mais quand elle vit un bonbon sortir de la poche du jeune homme, son regard s'illumina. Elle avait l'air d'une enfant,  s'enthousiasmant devant une gourmandise des plus banales. Ah... Vraiment étrange... Mais quand on  cherche, on arrive rapidement à une solution. Ne pas pouvoir vivre son enfance, se la faire voler. Ce sont des choses qui arrivent et malheureusement bien trop souvent... La voix de l'homme la sortit de ses pensées et de ses rêveries sur la gourmandise :

« J’ai bien cru que tu allais rester dans ton coin toute la nuit. Je suis heureux que tu n’aies rien. »

Dit-il en agitant le bonbon sous le nez de la petite. Celle-ci qui avait tendu la main pour l'attraper, se figea. Elle avait complètement oublié la raison de sa venue auprès du jeune homme. Elle rangea sa main sous cape et se mit à jouer avec sa robe blanche, ne sachant comment faire pour présenter ses excuses. Il faut dire qu'en temps normal, elle ne s'excuse jamais. C'est une chose qu'elle a oublié, ou presque, c'est une chose qui ne lui sert à rien, d'après Dolly, mais c'est une chose qui est profondément encrée en nous, surgissant toujours au bon moment. Ophe abandonna sa robe pour ses cheveux, jouant avec, tête baissée, essayant de reprendre ses sentiments en main. Elle balbutia un peu, avant de sortir : Rica et Ophelia s'excusent pour tout à l'heure ! pendant plusieurs minutes, l'adolescente ne bougea pas, attendant le réaction du jeune homme. Mais comme celle-ci ne venait pas, elle s'inquiétait, terrifiée à l'idée d'avoir fait une erreur. Après quelques minutes, elle jeta de nouveau un regard à l'homme vêtue de blanc et comprit qu'il n'était pas dangereux. D'ailleurs, il y avait toujours ce bonbon, qu'il tenait dans sa main. Ophelia essaya de résister mais l'envie se fit trop fort et elle essaya de l'attraper.

Cependant, quand sa main de referma sur le bonbon, elle ne sentit que du vide. Elle essaya une deuxième fois, puis une troisième. Et au bout de la quatrième fois, elle comprit qu'elle ne pourrait pas l'avoir si le jeune homme ne voulait pas. Elle prit une mine boudeuse, un peu énervée de ne pas pouvoir avoir le bonbon mais également pour faire craquer l'homme en blanc. Elle était intelligente et elle savait de sortir des situations. Quand elle voulait quelque chose, elle faisait tout pour l'avoir. Après quelques minutes de "bouderie", la jeune femme tendit les bras vers l'homme, prenant un air suppliant, penchant légèrement la tête sur le côté et ouvrant les mains, comme si elle le suppliait de lui donner le bonbon. Et pour en rajouter un peu, elle prit une petite voix lorsqu'elle parla.

- Ophelia peut avoir le bonbon ?

Elle resta dans la position, les bras tendus. Au bout d'un petit moment, elle remarqua que dans cette position, les bras totalement à découvert, il allait les remarquer. Le jeune homme en blanc allait sûrement remarqué ses bracelets mais surtout, ses cicatrices, plus ou moins profondes, remontants le long de ses bras. Et puis il y avait aussi ses ecchymoses, plus ou moins visibles, qui mouchetaient ses bras. L'ado remit ses bras sous sa cape rouge, essayant de cacher même si c'était un peu tard, ses bras meurtris.

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Mer 24 Jan - 18:39

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Izaya sourit presque immédiatement en entendant la jeune fille s’excuser. Néanmoins, il tiqua un peu. Il ne s’était pas entendu à entendre ça de cette manière. Dans sa tête au moins c’était clair : cette fille n’était pas nette. Elle avait un problème. Et pas un petit. Se prendre pour deux personnes n’était certainement pas une bonne chose. Mais le magicien n’en laissa rien paraitre. Afficher son inquiétude n’aiderait en rien. Alors autant jouer la comédie, deuxième talent du jeune homme.

Il retint aussi un rire quand la gamine –Izaya ne savait absolument pas son âge, mais elle avait vraiment une tête de gamine pour le moment- tenta d’attraper en vain le précieux qu’il tenait dans les mains. Il aurait dû la prévenir que c’était inutile, mais elle faisait preuve d’un tel acharnement que cela en était presque comique. Mais les bras de la dite Ophelia attirèrent plus l’attention que son minois. Ce n’était… pas beau à voir. Cette fois-ci Izaya ne put cacher une grimace. Il en avait vu des gens bizarres, mais elle… Le magicien se jura qu’il n’allait pas rester longtemps ici. Cela sentait les problèmes à plein nez. Mais d’un autre côté, c’était juste une gamine…  Une gamine qui voulait juste un bonbon.

Ophelia avait caché ses bras, sans doute avait-elle remarqué le regard de l’homme à la cape noir. Dans un demi sourire, sachant très bien qu’il l’avait mise mal à l’aise, il laissa simplement tomber le bonbon sur la tête de la gamine, assez doucement pour qu’il ne tombe pas plus bas.


-« Donc je dois t’appeler Ophelia ? Ou Rica ? Ou pas du tout ? Moi on m’appelle le magicien, mais c’est assez pompeux. Tu peux aussi m’appeler Izaya. Ou comme tu veux en fait. Chapeau blanc ça passe aussi ! »

Izaya préféra s’arrêter là, avant de trop parler. Il avait cette tendance à s’égarer, surtout quand il avait quelqu’un qui l’écouter. Ou non en fait… Le magicien n’avait pas besoin d’excuse pour commencer ses discours. Il en trouvait toujours le temps, ce qui horripilait souvent ses adversaires. Avec un dernier sourire, il retourna vers la fenêtre, pour voir comment cela se passait dehors, s’accoudant nonchalamment contre le mur.


-« Je crois que tu ferais mieux d’attendre un petit moment avant de filer, c’est encore agité dehors. Mais il faudra bouger à un moment, c’est possible qu’ils se décident à fouiller l’immeuble. C’est qu’ils commencent à me connaitre à force les bougres !»


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Mer 31 Jan - 17:11
Rica S. Lee & Izaya Kagami724 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connaît pas encore. La jeune fille baissa le regard, mais eut le temps de voir la grimace que faisait l'homme en blanc. Elle savait. Elle savait qu'elle était bizarre, ou du moins qu'elle en avait l'air. Qui penserait qu'elle était une personne saine d'esprit avec une double personnalité et des bras coupés de très nombreuses fois... La réponse est simple : personne. Ophelia le savait et elle s'était depuis longtemps résolu à subir toutes ces grimaces et remarques de la part des autres... Enfin... La plupart du temps s'était Rica qui les avait, vu que la vraie détentrice du corps ne sortait la nuit, où personne ne venait l'embêter. Du moins d'habitude... Sentant quelque chose atterrit sur sa tête, la jeune fille la releva, regardant l'homme qui avait un demi-sourire. Elle regarda le sol et y découvrit le bonbon. Son regard passa de nombreuses fois du bonbon au jeune homme, et finalement au bout de quelques minutes, elle se décida à prendre le bonbon et à enlever le papier. Elle regarda une dernière fois l'homme avant de mettre le bonbon de sa bouche. Citron. Il était au citron. Ophe ne déteste pas le citron, mais ce n'est pas non plus son parfum préféré. Mais bon, tant pis.

« Donc je dois t’appeler Ophelia ? Ou Rica ? Ou pas du tout ? Moi, on m’appelle le magicien, mais c’est assez pompeux. Tu peux aussi m’appeler Izaya. Ou comme tu veux en fait. Chapeau blanc ça passe aussi ! » Il s'arrêta et la jeune fille le regarda, se demandant si elle devait répondre ou bien si elle devait attendre qu'il dise quelque chose d'autre. « Je crois que tu ferais mieux d’attendre un petit moment avant de filer, c’est encore agité dehors. Mais il faudra bouger à un moment, c’est possible qu’ils se décident à fouiller l’immeuble. C’est qu’ils commencent à me connaître à force les bougres !»

Ophe rigola légèrement, se retenant vainement. Elle était quelque peu amusée par la dernière phrase du jeune homme. Il se plaignait du fait que les policiers commençaient à le connaître, mais il n'avait vraiment pas l'air de faire ses coups avec une discrétion exemplaire. La jeune fille du s'arrêter de rire, ayant manquée de s'étouffer avec le bonbon. Rire avec un bonbon était une très mauvaise idée. Elle se contenta alors de sourire, attendant d'avoir terminé le bonbon qu'il lui avait donné avant de parler. Car sinon elle risquait de s’étouffer en parlant... Pendant qu'elle finissait le bonbon au citron, Ophelia se mit à réfléchir à la question du jeune homme vêtu de blanc. Comment l'appeler hein... Bonne question... Enfin, elle, elle savait, mais lui, il risquait de se perdre... Et puis en même temps la jeune fille ne voulait pas qu'il la prenne pour une folle -quoi qu'elle l'était peut-être un peu-... Ainsi, elle devait trouver la formulation la plus correcte qui soit. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire... Ayant terminé son bonbon, la jeune fille sourit de nouveau au jeune homme, et lui dit d'une voix douce et clair.

- En tant que "Marionnettiste", c'est Ophelia. En temps normal, c'est Rica. Ophelia est la vraie détentrice de ce corps. Rica n'est qu'un reflet créé par Dolly, le pouvoir de Ophelia, pour la protéger des autres. Ophelia est fragile.

Elle se tut ensuite, laissant le temps au fameux Izaya de saisir la situation. Elle remarqua alors qu'elle avait toujours sa capuche. Hum... Elle, elle pouvait voir une grande partie de son visage, mais lui pas vraiment, il pouvait le discerner, mais pas s'en faire une idée concrète. Alors Ophelia enleva sa capuche, faisant un petit bruit avec ses ornements. Elle remit rapidement ses cheveux qui étaient tombés par endroits et elle reprit la parole, sortant de nouveau ses mains et ses bras de sous sa cape rouge.

- Les blessures sur les bras d'Ophelia, c'est à cause de son Artefact. Ophelia va vous montrer.

La jeune fille bougea légèrement ses doigts et quelques instants plus tard, elle était entourée de fils extrêmement fins. Ils étaient presque invisibles. Ophe bougea légèrement ses doigts, faisant bouger les fils. Ceux-ci semblaient être les prolongements de ses doigts, tellement ils réagissaient à ses mouvements, même les plus petits. La petite tourna son regard vers le Magicien et lui sourit doucement.

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Sam 3 Fév - 17:26

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Izaya la regarda rire et s’étouffer aussi au passage. Au moins elle avait l’air un peu plus normale maintenant, et faisant sans doute moins flipper. Izaya farfouilla son téléphone le temps qu’elle se décide à parler. Il n’allait pas tarder à partir, histoire de quitter la ville au moins une petite semaine, pour se reposer. La fameuse Ophelia Rica finit alors par répondre, embrouillant encore plus le pauvre Izaya qui ne comprenait pas grand-chose. Mais en clair, il y avait du monde au balcon, c’est-à-dire dans sa petite tête. Le magicien en avait vu des gens dangereux, pas nets, mais il ne s’était pas attendu à ce qu’une gamine soit de ce genre-là. Elle avait l’air toute mignonne sans sa capuche, une gentille petite femme pourchassée par la police, pas bien dans sa tête et avec les bras ensanglantés par un artefact plus que louche du coup.

Autant vous dire que le magicien avait hâte d’être chez lui. Au fond, lui n’était pas si étrange comparé à bien d’autres. Il traversait les murs. Point. Cela n’avait pas grand-chose d’incroyable ou d’effrayant. A coté de ça, le brun ne voulait vraiment pas savoir ce que pouvait faire ces fils. Il était bien heureux qu’ils ne puissent pas le toucher. Gardant toutefois un visage impassible, il tenta de s’y intéresser. Il valait mieux qu’elle reste de son côté. Qui sait quels dégâts elle pourrait faire si elle s’énervait ??? Non pas qu’il la craignait, mais il y avait des civils dans la ville. Le magicien prenait toujours grand soin de ne pas les oublier.


-« C’est… joli j’ai envie de dire. Je suis sûre que tu peux faire plein de choses avec ça. Ils te servent à quoi ? Moi je m’en servirais certainement pour améliorer mes tours de magie. »

Izaya avait tout de même voulu savoir ce qu’elle faisait de ces fils. Est-ce qu’elle s’en prenait aux gens ? Ou juste à des gens louches ? Des personnes qui le méritent ? Aidait-elle ceux qui en avaient besoin ? Est-ce que la réponse allait lui plaire ? Au fond, le magicien comprenait les agissements de certains criminels, qu’il apprenait à connaitre à Hinminkutsu, mais d’autres n’étaient à ses yeux que des monstres. Oui il y avait des choses à reprocher à ce monde, à ce gouvernement. Des choses qui auraient bien besoin de changer. Mais selon Izaya, les civils, pour la plupart, ni étaient pour rien.

Bayant lourdement, après la fatigue de ces derniers jours à préparer son coup, il retira son monocle qu’il rangea dans la poche de sa veste. Il était inutile, et Izaya allait bientôt ranger la panoplie de magicien. Il pourrait tenter de se déguiser, pour s’échapper en toute tranquillité, ou juste foncer et passer à travers le tas, littéralement. Sa moto l’attendait quelques rues plus loin, il arriverait sans problème à la rejoindre discrètement. Vu le temps de réponse de la jeune fille, le magicien préféra demander autre chose, n’étant pas du genre très patient.


-« Sinon, je ne vais pas tarder de mon côté. Tu t’en sortiras toute seule ? »


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Dim 4 Fév - 16:15
Rica S. Lee & Izaya Kagami781 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Le Magicien farfouillait dans son téléphone et la petite se demandait bien se qu'il pouvait chercher. Elle, elle ne l'utilisait pas vraiment son téléphone. En faite, à part pour le travail, elle ne trouvait pas vraiment de choses à faire avec. Elle évitait les réseaux sociaux en tout genre et elle n'avait pas vraiment d'ami(e)s à qui parler. Parfois, elle passait rapidement sur Kaibyou, mais comme l'indique son pseudo : Ghost, elle n'y va vraiment pas souvent... Mieux vaut rester discret quand on ne respecte pas totalement les lois... La jeune demoiselle rangea ses fils, sachant pertinemment que malgré son air impassible, Isaya n'était pas serein. Elle avait l'habitude de sentir ces choses là. Quand les gens voient ses fils, ils ont peur ou ils se méfient. Ophelia a l'habitude, c'est toujours comme ça... Pourtant la jeune fille continue de sourire doucement, laissant ses pensées derrière. Ce n'est pas de la faute du jeune homme, c'est la sienne. C'est à cause de Dolly, n'en en fait c'est à cause des Héros ! Mais au final à qui revient la faute ? Ophelia ne le sait pas vraiment...

« C’est… joli j’ai envie de dire. Je suis sûre que tu peux faire plein de choses avec ça. Ils te servent à quoi ? Moi je m’en servirais certainement pour améliorer mes tours de magie. »

Joli ? La jeune femme n'aurait pas dit ça. Les mots : étrange, dangereux, monstrueux seraient plus sortis... Elle ne comprend pas, elle ne comprend pas pourquoi il dit ça ? Voulait-il la réconforter ? Essayait-il de ne pas la contrarier ou de ne pas la blesser ? Cela ne servait à rien. Ophe avait l'habitude, elle n'aurait rien dit... Son sourire se fit triste quand le Magicien lui demanda à quoi ils servaient... Ah, elle aurait tant aimé qu'ils lui servent à améliorer des tours de magie... Mais la petite n'est pas magicienne, loin de là... Elle n'est pas fière de l'utilisation de ses fils, elle n'aime pas son pouvoir non plus, mais elle ne peut pas le changer, malheureusement... Le plus triste est surement qu'elle ne maitrise pas son pouvoir... Dolly va et vient à sa guise, et influence son hôte de la pire des manières... Elle utilise le traumatisme profond de la jeune fille et le transforme en haine envers les Héros... Et au final, elle détruit son hôte... Mais celle-ci ne se défend pas et sombre en fin de compte de plus en plus... Et une fois qu'Ophelia sera détruite totalement, Dolly aura toute la place... Ah... Qu'est-ce que la petite aimerait vaincre Dolly... Mais Ophe est faible, à son plus grand malheur et sans aide, elle sait qu'elle n'arrivera à rien... La petite soupira longuement et allait répondre au jeune homme mais celui-ci reprit la parole :

« Sinon, je ne vais pas tarder de mon côté. Tu t’en sortiras toute seule ? »

Hum ? La jeune fille avait regardé le Magicien baillé, sans rien dire et de même, elle l'avait regardé retirer son monocle et le ranger dans sa poche. Elle n'avait pas envie de répondre,  car elle avait peur, peur de que ce qu'il allait bien pouvoir penser. Elle n'était pas normale, elle le savait bien et elle avait accepté le fait que les gens la traite de monstre ou autre, mais dans un sens, Ophe se sentait seule. Etait-ce normal ? Elle n'avait point la réponse... Au bout de quelques minutes, elle se décida finalement à répondre :

- Depuis récemment, Ophelia s'en sert pour se déplacer. Mais de manière générale, ils lui servent à.. Elle hésita. ..Manipuler les gens. Elle se recroquevilla sur elle-même. Ophelia sait que c'est mal, elle n'aime pas son pouvoir, mais elle n'arrive pas à résister. Elle sait que c'est honteux de la part d'une adulte, mais Ophelia ne maitrise pas son pouvoir. Elle ajouta à voix basse. Mais elle ne cherche qu'à venger la mort inutile de ses parents, c'est tout...

Elle se tut ensuite, ne sachant point comment il allait le prendre. Elle avait peur, elle devait l'avouer... Oh, la jeune fille avait bien compris que Izaya n'était pas méchant, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur... Ophelia se retint de soupirer. Penser à de telles choses... Elle pensait des choses horribles alors que la mauvaise personne n'était autre qu'elle-même... Alors, elle devait mettre rapidement fin à tout ça et libérer le jeune homme de sa présence, plutôt dérangeante. Et comme réponse à la question du Magicien, la jeune femme hocha la tête avant de sortir :

- Oui, je pense.

En fait, elle n'en était pas sure, mais elle ne voulait pas embêter plus que ça le jeune homme. Il en avait fait assez, il pouvait partir et la laisser, elle trouverait bien un moyen de s'en sortir. Elle savait qu'elle n'était une très bonne compagnie, elle le savait et elle comprenait l'envie de partir du cher Izaya.

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Dim 4 Fév - 21:25

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
C’est un regard sévère qu’Izaya lança à la jeune fille. Manipuler les gens, ça il n’y avait même pas pensé. Sans doute était-il trop innocent pour cela. Et elle savait que c’était mal en plus ! Mais qu’est ce qui n’allait pas dans la tête de cette fille ? Mais qu’elle avoue ne pas savoir utiliser son pouvoir calma presque aussitôt le magicien. Ça, c’était un truc qu’il comprenait amplement. La vengeance un peu moins, bien qu’il voyait bien pourquoi on pouvait se venger, c’était un truc qu’il ne connaissait pas personnellement. Ce visage avait l’air tellement mal à l’aise, à la recherche d’aide… Le magicien soupira lourdement avant de retourner près de la jeune fille. Il se baissa alors légèrement pour être à son niveau, la regarda droit dans les yeux de son unique œil fonctionnel. Il se concentra donc sur son œil droit. Il y avait peut-être encore quelque chose à sauver là-dedans.

-« Tu sais, je ne contrôle pas mon pouvoir moi non plus… Tu veux qu’on essaye d’apprendre ensemble, tous les deux, à les maitriser ? »

Elle était jeune, il y avait peut-être encore un moyen de la ramener sur le droit chemin. Ou sur un chemin un peu moins mauvais. Et puis comparé à lui, son visage n’était pas encore connu. Sa seule motivation était de venger la mort de ses parents. Mais en soit, c’était une vengeance qui pouvait être oubliée si on se focaliser sur autre chose. Si elle trouvait une autre famille. Vivait-elle seule ? Avait-elle quelqu’un pour veiller sur ses arrières ? Izaya, malgré son statut de criminel, avait tout de même son grand-père, voire même sa famille, bien qu’il évitait les communications au maximum avec eux, pour ne leur attirer aucun problème. Au moindre moment de solitude, il pouvait les appeler, ou alors passer la soirée avec ses camarades du bidonville qui amusait avec ses tours. Rester seule avec toutes ses voix dans sa tête… Elle courait droit vers sa perte. Alors si Izaya pouvait tenter une petite chose pour l’aider, il essayerait. Il n’y passerait pas sa vie, loin de là, mais essayer un peu ne lui couterait pas grand-chose non plus.

-« Je vais te raccompagner chez toi si tu veux. Je t’aurais bien proposé un tour en moto, mais on se ferait repérer immédiatement. En soit, ce n’est pas un problème pour moi, mais pour toi… On peut toujours passer par les toits ou les égouts. La police va bientôt abandonner de toute façon. J’ai tendance à les exaspérer en général. Et à leur saper le moral aussi…. »



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Mer 7 Fév - 18:19
Rica S. Lee & Izaya Kagami744 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
La jeune fille se recroquevilla encore plus quand elle vit le regard sévère que lui lançait le jeune homme. Elle savait que c'était mal, mais elle n'arrivait pas... Elle n'arrivait pas à maitriser Dolly... Mensonge. Elle n'avait jamais essayé de la contrôler. Elle s'était juste laissé engloutir par son pouvoir, lui obéissant bêtement... Ah... Tout était clair... En fait, elle était elle-même une marionnette... Un sourire amère apparut sur le visage de la petite... Comment n'avait-elle donc pas remarqué cela avant ? Franchement... Le lourd soupire du jeune homme lui fit lever la tête. Il se dirigeait vers elle. Que lui voulait-il donc ? Le Magicien se baissa à sa hauteur et Ophe remarqua alors que l'un de ses yeux était étrange. Était-il à moitié aveugle ? Elle ne voyait que ça… Elle attendait tranquillement, se demandant ce qu'il lui voulait. N'avait-il donc pas dit qu'il allait partir ? Avait-il changé de décision ? Ou alors il voulait lui dire quelque chose avant de disparaître ? Ophelia n'avait point la réponse mais elle n'allait pas tarder à arriver.

« Tu sais, je ne contrôle pas mon pouvoir moi non plus… Tu veux qu’on essaye d’apprendre ensemble, tous les deux, à les maîtriser ? »

Les yeux de la jeune fille était aussi ronds que des billes. C'était la première fois qu'on lui proposait une telle chose. D'habitude on la fuyait quand on apprenait son pouvoir, mais lui… Mais lui, il lui proposait de l'aider à le maîtriser ! D'ailleurs même si il disait qu'il ne maîtrisait pas son pouvoir, la petite ne le croyait pas totalement ou du moins, elle savait qu'il le maîtrisait plus qu'elle. Mais peut importe. Elle était vraiment heureuse que quelqu'un lui tende la main ou mieux de fuir le plus loin possible. Elle avait moins l’impression d'être un monstre. Elle se sentait plus… Humaine. Oui, elle avait l'impression de revivre, de pouvoir enfin se libérer de ses chaînes… Ces chaînes qui la blessent depuis bien trop longtemps… Elle voyait enfin une lueur d'espoir dans son monde glacial et sombre. Elle n'était plus seule, plus totalement… Surmontant la surprise, la jeune fille sourit. C'était un réel sourire, un sourire chaleureux et remplit de bonheur. Cela faisait tellement qu'elle n'avait pas sourit comme ça…

« Je vais te raccompagner chez toi si tu veux. Je t’aurais bien proposé un tour en moto, mais on se ferait repérer immédiatement. En soit, ce n’est pas un problème pour moi, mais pour toi… On peut toujours passer par les toits ou les égouts. La police va bientôt abandonner de toute façon. J’ai tendance à les exaspérer en général. Et à leur saper le moral aussi…. »

Ophelia hocha la tête, signifiant qu'elle avait compris la situation. Elle aurait bien tester la moto mais bon, il valait mieux jouer la carte de sûreté que celle de l'amusement. Elle n'avait pas spécialement envie de finir entre les mains des policiers. Elle savait bien qu'elle ne serrait pas très bien accueilli… Et au vu de son pouvoir, il était sur qu'ils ne la laisseraient pas comme ça… Franchement, on ne peut pas dire que son pouvoir soit une bonne chose… Soupirant légèrement, la petite se releva et regarda le jeune homme. Elle était tellement petite par rapport à lui… Elle n'était pas vexée, loin de là. Sa taille ne la dérange pas mais elle était obligée de lever quelque peu la tête pour pouvoir lui parler en le regardant...

- Ophelia est vraiment contente que vous lui proposiez ça. Elle pleurait presque. Elle serait vraiment contente de s’entraîner à maîtriser son pouvoir avec vous. Et voilà, elle pleurait. Mais c'était des larmes de joie. Elle s'essuya les joues mais les larmes coulaient toujours.Vous êtes vraiment gentil.Elle sourit.Ophe serait vraiment contente si vous lui teniez compagnie un peu plus longtemps, elle n'a pas vraiment d'occasions de parler avec d'autres gens.

C'était un « oui » indirect quant à la proposition d'Izaya pour la raccompagner chez elle. Il faut dire que la petite n'a pas vraiment l'habitude de monter, d'exprimer clairement ses idées ou envies. C'est une personne assez discrète sur ce sujet ou plutôt une personne qui n'a jamais eu de réelles occasions de les exprimer. Ophelia se dirigea lentement vers une fenêtre et montra les toits du doigt, montrant son choix quant au moyen pour aller chez elle. Elle n'aimait pas vraiment les égouts, elle n'aimait pas être enfermée. La jeune fille sourit une nouvelle fois, contente.

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Jeu 8 Fév - 12:13

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Izaya sourit, gêné aux larmes de la petite fille. Il ne s’y était vraiment pas attendu, et les larmes des filles, c’était comme un point faible. Même si c’était des larmes de joie, il se sentait presque coupable.

-« Allons voyons, faut bien se serrer les coudes de temps en temps. »

Il voulut lui tapoter l’épaule pour la consoler au passage, mais il ne réussit qu’à la faire passer au travers. Le magicien retira donc vite sa main, l’air de rien, et sortit un mouchoir de sa poche pour lui laisser tomber sur la tête. Au moins comme ça il était sûr qu’elle l’attraperait. Il la suivit vers la fenêtre quand elle lui indiqua la route qu’elle voulait prendre. La miss voulait passer par les toits. Il ne restait qu’à espérer qu’il n’y ait plus grand monde là-haut. Sinon il allait falloir encore courir.

-« Hum… Je nous aurais bien fait sortir d’un bond à travers le plafond mais… Je dois t’avouer que c’est un pur miracle que j’ai réussi à t’attraper tout à l’heure. Je m’étais presque attendu à te passer au travers en fait. Prenons les escaliers, ça sera plus simple, et au moins on ne tombera pas sur des policiers par mégarde. »

Combien de fois Izaya était-il tombé sur un groupe qui l’attendait à la traversée d’un mur ? Bien trop souvent. Mais au-delà de la surprise, ce n’était jamais bien grave, quand il était seul. Il n’était pas sûr que sa nouvelle protégée soit heureuse de tomber sur leur poursuivant comme ça. Surtout si le brun n’était pas sûr de pouvoir la tirer de là comme plus tôt dans la soirée.

Izaya jeta donc un œil autour de lui. Où était la sortie ? C’était le genre de question qu’il ne se posait jamais d’habitude. C’était assez étrange pour lui. Il se rapprocha d’une porte et passa la tête au travers. Non là c’était le placard à balais… La porte à droite : des bureaux. Celle en face : encore des bureaux. Mais il les avait déposés où à la fin ? Un regard perplexe sur le visage, il retourna finalement vers la jeune femme et se posta devant elle, lui tendant les mains.

-« Bon, je ne sais absolument pas où on est dans ce bâtiment, et je préfère encore galérer mais te faire passer à travers ce toit plutôt que de tourner en rond dans ces bureaux ! Tu veux bien essayer d’attraper mes mains ? Si tu n’y arrives pas, c’est normal, on continue jusqu’à ce que j’arrive à te toucher. »

Il ne lui faudrait que quelques essais, il le savait. Mais cela l’énervait quand même. Il avait l’air de quoi là ? Être incapable de toucher quelqu’un… C’était bien à cause de ça qu’il ne pourrait jamais être autre chose qu’un criminel. Il était tout juste bon à amuser la galerie.


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Ven 9 Fév - 21:07
Rica S. Lee & Izaya Kagami736 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
« Allons voyons, faut bien se serrer les coudes de temps en temps. »

La jeune fille sourit doucement, toute contente. Elle ne comprit pas vraiment ce que le jeune homme voulut faire lorsqu'il traversa son épaule avec sa main. Il l'avait rapidement retiré mais la petite n'était pas idiote à ce point, elle savait bien qu'Izaya n'avait pas prévu de la traverser. Dans un sens cela prouvait qu'il n'était pas totalement capable de maîtriser son pouvoir et cela rassurait quelque peu Ophelia, qui se sentait de ce faite bien moins seule. Un mouchoir lui tomba sur la tête et elle regarda le Magicien, surprise. Il ne pouvait pas lui donner d'objet directement ? La jeune femme prit lentement le mouchoir, hésita un instant en le regardant, puis sécha finalement ses larmes avec une délicatesse qui n'était pas vraiment la sienne. Quelques instants passèrent après qu'elle ait montré du doigt les toits et finalement, le jeune homme en blanc prit la parole :

« Hum… Je nous aurais bien fait sortir d’un bond à travers le plafond mais… Je dois t’avouer que c’est un pur miracle que j’ai réussi à t’attraper tout à l’heure. Je m’étais presque attendu à te passer au travers en fait. Prenons les escaliers, ça sera plus simple, et au moins on ne tombera pas sur des policiers par mégarde. »

Ophe hocha la tête et regarda le jeune homme partir à la recherche de la sortie. Devait-elle faire de même ? Ce n'était pas très utile, il avait plus de chance qu'elle de la trouver. Regagnant le milieu de la pièce, la jeune fille observait Izaya chercher désespérément la porte qui menait vers la sortie. Il avait passé la tête à travers une porte mais l'avait rapidement retirer. Il s'agissait sans aucun doute de la mauvaises portes. Il essaya de nouveau avec la porte de droite mais ce fut le même résultat. Il fit de même avec d'en face mais rien ne changea. Il avait vraiment pas l'habitude d'utiliser les moyens normaux pour se déplacer… S'était assez marrant. La petite se retient de rigoler en voyant le regard perplexe du jeune homme. C'était quelque chose d'assez, inédit. Ophelia trouvait cela marrant mais elle n'avait pas la solution pour sortir de ce bâtiment… Le Magicien se posta devant elle et lui tendit ses mains en disant :

« Bon, je ne sais absolument pas où on est dans ce bâtiment, et je préfère encore galérer mais te faire passer à travers ce toit plutôt que de tourner en rond dans ces bureaux ! Tu veux bien essayer d’attraper mes mains ? Si tu n’y arrives pas, c’est normal, on continue jusqu’à ce que j’arrive à te toucher. »

La petite demoiselle hocha la tête, signifiant qu'elle avait compris la situation. Elle regarda pendant quelques instants les mains du jeune homme, concentrée et avança finalement les siennes. Elle hésita quelques secondes avant d'essayer d'attraper les mains d'Izaya. Malheureusement, elle passa à travers. Était-ce normal ? Le Magicien disait que oui mais la jeune fille n'aimait pas les échecs. La mine contrariée, Ophe recommença, se concentrant encore plus. Mais de nouveau l'essai fut un échec. La petite émit un grondement, peu contente de ne pas réussir mais tenta de nouveau. Il faut dire qu'elle n'aimait pas du toute abandonner. Ophelia prit plusieurs minutes avant d'essayer de saisir de nouveau les mains que l'homme lui tendait. Et cela marcha. Contente, elle releva la tête vers Izaya et lui dit joyeusement :

- Comme ça ?

Elle semblait fière d'elle et tenait les mains du jeune homme avec un mélange de douceur et de fermeté. Elle donnait l'impression d'avoir peur de lâcher les mains de l'homme, comme si elle risquait de ne plus pouvoir les saisir si elle lâchait. Malgré tout, la demoiselle sourit avec un doux sourire.

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Sam 10 Fév - 15:24

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Le magicien fut presque amusé de voir avec quel sérieux Ophelia prenait l’affaire. A chaque tentative elle semblait renfrognée. Visiblement la jeune femme aux cheveux blancs n’aimait pas les échecs elle non plus. Mais avait-elle compris que les échecs ne venaient pas d’elle mais d’Izaya. A la voir réagir ainsi, le brun se sentait plus coupable de ne pas arriver à se rendre assez solide pour attraper les mains de quelqu’un. Il y arrivait tellement mieux sous le coup de l’adrénaline, c’est-à-dire dans les situations désespérées où il est seul en général. Et qui ne réussissent qu’une fois sur deux, faut-il le préciser.

C’est plus un sourire dépité qui s’afficha sur son visage l’espace d’une seconde, quand enfin il parvint à toucher la marionnettiste. Il aurait bien aimé dire que cela avait pris du temps à cause de la fatigue, mais en vérité, il avait réussi plus vite que d’habitude. Les gens sont bien plus difficiles à toucher que les objets, aussi bien physiquement que mentalement pour Izaya. Son sourire se fit plus doux quand il serra les mains de sa protégée entre les siennes, bien décidé à ne pas la lâcher non plus maintenant.

-«Oui, merci pour ta patience. »

Maintenant la question qui était à se poser : comment porter Ophelia ? Sur le dos ? Pas pratique avec sa cape. Mais il était hors de question qu’une dame se fasse porter comme un sac à patate sous le bras non plus… Bon et bien… Va pour le princess style ! Et il comptait bien faire oublier son manque de compétence de tout à l’heure au plus vite. Avec toute la délicatesse que pouvait offrir quelqu’un qui ne touche jamais personne, c’est-à-dire avec une certaine douce maladresse, Izaya la fit basculer sur son bras, passant l’autre sous ses genoux pour la soulever. Son fouet toujours enroulé dans sa main, il en profita pour alléger la jeune femme. Non pas qu’elle était lourde, mais disons plutôt que le magicien n’avait plus l’habitude de porter des choses lourdes. Plus depuis qu’il avait son artefact.

-« Excuse-moi Princesse, ça ne devrait pas durer longtemps. »

Ils ne pesaient presque plus rien, et étaient désormais tous les deux intangibles. Izaya avait pris l’habitude de « contaminer » avec son pouvoir tout ce qu’il touchait ? Cela lui évitait de rester tangible trop longtemps. En fait, on pouvait même dire qu’il faisait cela inconsciemment. Comme il l’avait fait pour ses vêtements. Dites-vous qu’au début, il les perdait souvent.

Au lieu d’aller directement sur le toit, le magicien préféra d’abord traverser les murs, jusqu’à la limite de l’immeuble, pour bondir dans celui d’en face. Ressortir par là où on avait disparu n’était pas forcément une bonne idée. Ce n’est que là qu’il bondit pour traverser les trois plafonds qui les séparaient du toit. Arrivé à bon port, il déposa la jeune fille au sol, laissant sa masse revenir à la normale. Cela pouvait être une sensation étrange, d’être aussi léger qu’une plume, quand on n’en avait pas l’habitude. Izaya lui vivait comme cela en permanence, histoire de ne pas tomber dans le plafond par mégarde.

-« Très bien, maintenant… On va où ? »




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Mer 14 Fév - 15:58
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L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
« Oui, merci pour ta patience. »

Avait dit le Magicien en souriant d'un air doux et serrant également les mains de la jeune fille entre les siennes. Celle-ci était contente et attendait maintenant les « ordres » du jeune homme. Il semblait réfléchir à quelque chose et elle aurait bien aimé savoir à quoi. Elle aurait bien aimé demander mais elle se ravisa au dernier moment. Peut-être fallait-il attendre un peu. L'homme en blanc avait bien droit d'avoir des secrets, même si il faut dire qu'Ophelia détestait ne pas tout savoir. La petite aimait tout contrôler, tout avoir prévu. Sa hantise était les imprévus, de ne pas pouvoir contrôler la situation. Surtout que la demoiselle est du genre à paniquer rapidement. Et quand cela arrive, c'est très souvent Dolly qui reprend les reines en main… Retenant un soupir, la petite demoiselle regarda Izaya, se demandant bien à quoi il réfléchissait. Celui-ci ne tarda pas à lui faire comprendre, la faisant, assez soudainement, basculer sur son bras et passant l’autre sous ses genoux pour la soulever. Quoi que surprise, Ophe ne dit et fit rien, se laissant faire mais soulignant silencieusement le fait que le jeune homme était plutôt maladroit. Il cherchait à comment la porter en fait. C'est une question assez étrange mais bon, on bloque tous sur quelque chose. Il ne semblait cependant pas très habitué à toucher les gens ou les objets. N'est-ce pas assez problématique ? La petite avait terriblement envie de demander mais elle se retint.

« Excuse-moi Princesse, ça ne devrait pas durer longtemps. »

Ophelia sourit en entendant le mot « Princesse ». On ne l'avait jamais appelé comme ça avant. Oh ça ne le dérange pas, elle était juste un peu surprise. Elle avait tant fuit les gens, qu'elle avait perdu l'habitude de toute ces choses banales que disent les personnes, comme les surnoms par exemple. A quand remontait la fois où on lui en avait donné un ? Son enfance ? Hum, sûrement… La jeune femme revint sur terre et regarda le jeune homme puis le plafond mais celui-ci se dirigea vers les murs. La petite ferma les yeux lorsqu'ils commencèrent à traverser le mur. Elle les rouvrit quelques instants après. Ils étaient dans une autre pièce. Ophe était vraiment impressionnée qu'Izaya puisse faire traverser une autre personne ! Les deux bondirent dans l'immeuble d'en face et inconsciemment la petite serra le Magicien. Elle lui faisait confiance mais on ne peut pas changer instantanément et depuis bien longtemps, la petite demoiselle se méfie des gens et cette méfiance se traduit de bien des façons… La situation actuelle en étant une. Il bondit ensuite vers le plafond, les menant sur le toit. Une fois là haut, Izaya déposa la jeune fille au sol, lui rendant au passage sa masse. Celle-ci était un peu déçue mais ne laissa rien paraître. Elle avait bien envie de rester toute légère dans les bras du jeune homme mais cela devait être fatiguant pour lui de la maintenir intangible.

« Très bien, maintenant… On va où ? »

La jeune femme aux cheveux d'argents regarda autour d'elle quelques instants. Jusqu’où avait-elle couru pour échapper aux policiers ? C'était une bonne question et la demoiselle avait peur de ne pas en avoir la réponse… Elle se dirigea silencieusement vers les rues éclairées et s'accroupit, les regardant. Au bout de quelques minutes, elle réussit à mettre un nom sur les lieux où ils se trouvaient. Ophe revint vers l'homme en blanc et sourit. Elle s'avança vers le bord de l'immeuble et bondit. Elle atterrit gracieusement de l'autre côté. Malgré sa petite taille et son corps tout frêle, elle possède une force impressionnante. Elle n'était pas si faible qu'on pouvait le croire. La demoiselle se retourna et regarda Izaya, attendant qu'il la rejoigne. Elle montra, en même temps, du doigt, les bâtiments qui se trouvaient derrière elle.

- C'est par là !

Elle se retourna et continua à avancer. Une fois à l'autre extrémité de l'immeuble, elle tourna sur elle, vérifiant que le jeune homme la suivait bien. Pouvait-on dire qu'elle avait peur qu'il la laisse ? Peut-être…

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Ven 16 Fév - 17:23

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Le magicien suivit la jeune fille d’un bond par-dessus les immeubles. Il se demandait bien comment une personne comme elle pouvait bondir par-dessus toutes une rue, c’était inhumain…. Du moins pour une personne « normale » c’est-à-dire sans pouvoir le lui permettant… Mais au moins elle semblait savoir où elle allait. D’un signe de tête il lui indiqua qu’il avait compris, et qu’il la suivait. En fait, il était clair qu’elle n’avait pas besoin de lui. Ophelia avait nettement l’habitude de se balader de cette façon. Un peu trop l’habitude. De combien de personne avait-elle pris le contrôle ? Serait-elle capable de le contrôler lui ? Certes il avait dit qu’il l’aiderait à maitriser son pouvoir, mais prenait-il un risque en faisant cela ? Izaya n’avait pas peur des attaques physiques, mais au niveau mental, c’était tout autre chose. Il savait qu’un jour ça lui tomberait dessus, et qu’il ne saurait probablement pas comment réagir sur le coup. A moins que… A moins qu’Ophelia l’aide à contrer ce type de pouvoir. Ou du moins à s’en rendre compte plus facilement. Et à l’éviter au mieux.

Cette alliance allait sûrement être bancale au début. Déjà il devait apprivoiser cette femme, ou plutôt ces femmes, vu qu’elle n’était clairement pas seule dans sa tête. Le brun n’était toujours pas sûr de comment il devait l’appeler. Rica, Ophelia, Dolly… Il y avait de quoi se perdre.

Le visage neutre, ne laissant rien paraitre, le magicien se laissa tomber dans ses pensées, suivant machinalement la cape rouge qui courait devant lui. Il allait clairement dans le sens contraire de sa trajectoire initiale. Bye bye sa moto, il la retrouverait demain. Si demain n’était pas déjà là. Quelle heure était-il ? Izaya avait toujours eu une mauvaise notion du temps. Au moins, la police ne leur courait plus après. Sans doute étaient-ils retournés à leur fête. L’homme au chapeau nota dans un coin de sa tête qu’il lui faudrait envoyer un gâteau pour se faire pardonner au commissariat. C’était une autre manière de narguer les forces de l’ordre.

Suivant toujours la jeune fille, il l’observant à nouveau. Elle était petite, ou plutôt pas bien grande, mais ne semblait pas être une enfant non plus, malgré les apparences. Où pouvait-elle bien vivre d’ailleurs ? Ophelia avait dit que ses parents étaient morts, était-elle assez grande pour vivre seule ? Izaya se l’imaginait mal être seule, mais ça ne serait pas étonnant d’un autre côté. Sinon quelqu’un l’aurait certainement aidé avec ses problèmes. En quelques bonds, léger comme un plume, Izaya la rattrapa :

-« Du coup, tu habites loin ? Et… Il y a quelqu’un chez toi ? Je ne voudrais pas m’incruster non plus… »


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Jeu 22 Fév - 21:38
Rica S. Lee & Izaya Kagami640 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Le Magicien la suivait bien, franchissant d'un bond l'espace qui les séparait. La petite l'enviait un peu, à pouvoir se balader ainsi, aussi léger qu'une plume... Mais cela ne devait pas présenter que des avantages d'être si léger... Enfin, il n'y avait pas que sa légèreté. Il y avait aussi son intangibilité et ça, la petite était bien moins envieuse. Elle imaginait bien la galère que ça devait être. Certes le sien n'était pas très enviable, mais contrôlé, il pouvait se montrer se montrer intéressant... Oui, si elle arrivait à dompter Dolly, elle pourrait faire de grandes choses. En bien ou en mal... Ça, Ophe n'y avait point pensé. Dans un coin de sa tête, elle savait qu'elle faisait des choses mal mais elle n'arrivait pas à faire partir cette colère... Cette sourde colère, cette colère qui est née d'une injustice... Du moins de son point de vue. Revenant à la réalité, la petite demoiselle regarda rapidement derrière elle. L'homme en blanc la suivait toujours, perdu dans ses pensées. Ne souhaitant pas le déranger, elle continua à avancer, se dirigeant doucement mais sûrement vers sa maison. Soudainement, quelque chose apparut dans son champ de vision et Ophelia tourna rapidement la tête, sur ses gardes. Mais il ne s'agissait que d'Izaya. Retenant un soupir, elle écouta se qu'il était venu lui dire :

« Du coup, tu habites loin ? Et… Il y a quelqu’un chez toi ? Je ne voudrais pas m’incruster non plus… »

La demoiselle à la chevelure d'argent continua à bondir, ne disant mot. Devait-elle répondre ? Pouvait-elle ? Ou plutôt le voulait-elle ? Elle s'était toujours faite discrète quant à sa vie. Elle n'aimait pas parler de son passé. Celui-ci est déjà suffisamment douloureux comme ça, alors en parler encore et encore n'est pas vraiment la meilleure des solutions... Elle savait bien que si elle disait qu'elle était seule, il allait prendre sa solitude comme la raison de sa "folie". C'était toujours comme ça. "Je viendrais te tenir compagnie, ne t'inquiètes pas." Disent-ils avant de disparaître. Et ensuite vient la longue attente. Cette attente idiot où l'on espère comme une imbécile que ce faux ami revienne. Mais on sait, oui on sait qu'il ne reviendra pas, qu'il a fuit. Folle. C'est ce qu'il pense. La petite a fini par le croire à la fin... Mais peut-on vraiment nier sur ce fait ? Pas si sûr... Soupirant, la demoiselle s'arrêta. Si elle ne le disait pas, il risquait de se méfier... Alors autant dire même si c'est douloureux... Et si il fuyait, alors il était comme les autres. Des idiots. La petite dame prit la parole, d'une voix neutre qui lui était propre :

- J'habite à Zôshigaya. Et ne t'inquiètes pas, je suis seule, tu ne dérangeras personne.

Ophelia reprit sa route quelques instants après avoir prononcée ces paroles. Si il la suivait, alors elle lui en était reconnaissante. Mais si il ne la suivait pas, elle n'allait pas non plus lui en vouloir. Cette lâcheté, cette peur de l'étrange, la petite demoiselle les connait bien. Elle vit avec elle, les côtoyant tous les jours. Certes, elles apportent solitude mais mieux vaut être seule que mal accompagnée, n'est-ce pas ? Ayant un petit rire moqueur, Ophe s'arrêta un instant. Ils étaient presque arrivés. Elle reprit son chemin, se pour autant regarder derrière elle. Avait-elle peur de se retourner ? Avait-elle peur de se retrouver toute seule ? Peut-être... La jeune femme aux cheveux argentés s'accroupit sur le toit d'une maison et attendit quelques instants. Elle montra ensuite du doigt la maison qui se trouvait en face d'elle.

- On y est.

Parlait-elle toute seule ? Peut-être... Il n'y avait qu'un moyen pour le vérifier... La jeune femme tourna la tête, regardant derrière elle pour voir si le Magicien la suivait toujours ou si il avait fuit.

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Ven 23 Fév - 15:00

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Visiblement, la plus jeune ne semblait pas ravie de répondre. Avait-il dit quelque chose de mal ? De toute façon Ophelia l’amenait chez elle, alors pourquoi ne pas vouloir répondre ? Izaya finirait par le savoir une fois arrivé. Tout ça pour au final répondre qu’il n’y avait personne chez elle. Comme chez lui. Les criminels n’avaient pas de chance niveau relationnel apparemment. A peine avait-elle parle qu’elle avait un peu accéléré. En avait-elle honte ? Le petit rire moqueur qu’elle lança un instant en s’arrêtant avant de repartir n’inspirait pas confiance en tout cas… Surtout qu’elle ne le regardait pas une seule seconde. Le magicien n’avait pas envie de savoir ce qu’il se passait dans sa tête à l’heure actuelle. Dans tous les cas, il avait dit qu’il la ramènerait chez elle, et il allait le faire.

La miss vivait dans Zôshigaya, un chouette coin de la ville, il fallait le dire. Il y avait de la verdure ici au moins. Un peu comme chez lui, dans son bidon ville. Mais en plus propre quand même. Il s’arrêta derrière elle quand elle se posta au bord d’un toit, regardant une maison. Il fallait l’avouer, elle vivait bien la gamine ! Cela avait bien plus de gueule que sa cabane à Hinminkutsu. Quand elle confirma que c’était bien là, Izaya siffla, impressionné.

-« Eh ben… Ça c’est de la maison. Je m’attendais à quelque chose de plus modeste. C’est tellement plus petit chez moi….»

Ophelia était-elle riche ? Grande héritière ? Voleuse ? Arnaquait-elle les personnes qu’elle disait contrôler ? Pourtant Izaya ne la voyait pas voler… Mais c’était le genre de question qui ne se posait pas. Pas aussi tôt après une rencontre.

-« Tu me fais visiter du coup ? Je promets que je ne toucherais à rien, juré craché ! Je ne vole que les banques ! Et les bijouteries… Et les musées…. Et… Laisse tomber… »

Dans sa tirade, le magicien s’était assis à côté d’elle sur le bord du toit, ses jambes ballant dans le vide. Il espérait bien pouvoir se poser au moins quelques instants avant de devoir repartir. Ou même en savoir plus sur la jeune fille. Il l’avait dit qu’il allait l’aider à maitriser son pouvoir. Etait-elle toujours d’accord avec ça ? Est-ce qu’ils allaient se retrouver ici à chaque fois ? Le magicien la voyait mal venir chez lui en tout cas… Mais avant tout, ils allaient clairement devoir faire plus ample connaissance avant de faire quoique ce soit. Izaya n’avait pas peur des pièges, mais quand même, il y avait de quoi se méfier.


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Mer 28 Fév - 13:19
Rica S. Lee & Izaya Kagami764 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Le jeune homme était toujours là, la rejoignant rapidement. C'était, étonnant... La demoiselle avait plus l'habitude de ne voir personne quand elle se retournait pour vérifier... Elle trouvait quand même l'homme bizarre pour suivre une personne comme elle. Ah certes, elle était contente, mais au vu de son comportement plutôt spécial, c'était presque un exploit que le Magicien soit toujours là... D'ailleurs il siffla, sans aucun doute impressionné par la maison de la jeune fille, quand elle la montra du doigt. Oui, Ophelia était un riche, étrange pour une Criminelle n'est-ce pas. Elle pouvait tout avoir si elle le souhaitait, elle pouvait tout acheter et pourtant. Il y a quelque chose qui ne s'achète pas et que la petite recherche activement... Désespoir, haine, incompréhension, haine... Elle vit avec tout ça... Elle aimerait les remplacer par la seule chose qu'elle a perdu il y a bien longtemps, l'amour de ses parents. Tout a commencé quand elle les a perdus... Tout vient de là... Mais cet amour est unique et on ne peut le remplacer... Alors la demoiselle cherche quelque chose qui s'en approche... Vainement peut-être. La voix de l'homme en blanc la sortit de ses pensées :

« Eh ben… Ça c’est de la maison. Je m’attendais à quelque chose de plus modeste. C’est tellement plus petit chez moi….» Il enchaina rapidement. « Tu me fais visiter du coup ? Je promets que je ne toucherais à rien, juré craché ! Je ne vole que les banques ! Et les bijouteries… Et les musées…. Et… Laisse tomber… »

Ophe se mit à rire, amusée par les paroles du jeune homme. Elle se releva et sauta doucement sur le toit de sa maison. Elle se retourna et fit signe à Izaya de la suivre. Elle sauta ensuite au sol et attendit qu'il fasse de même. Elle n'avait jamais quelqu'un chez elle, à part ses grands-parents, mais cela ne compte pas pour la demoiselle, et se demandait bien comment faire. Rica était sans doute plus douée qu'elle pour ça... Ophelia est une personne solitaire qui ne sort que la nuit, ayant pour seule compagnie Dolly et le froid de la nuit. Rica elle, elle discutait parfois avec des personnes, elle allait travailler, elle vivait... Contrairement à Ophe, qui était plus une ombre de la nuit... Secouant légèrement la tête, la petite chassa ses sombres pensées. Elle se dirigea vers la porte d'entrée, prit ses clés -qu'elle avait cachée dans sa cape- et ouvrit la porte. Elle laissa passer le Magicien et entra ensuite, fermant la porte sans la verrouiller. Elle ne voulait pas que le jeune homme se sente enfermé, même s'il pourrait dans tous les cas fuir en passant à travers les murs ou les fenêtres... Elle dit rapidement à l'homme avant de disparaître dans une pièce de la grande maison :

- Faites comme chez vous, Ophelia renvient dans une minute.

C'était une autorisation, sous-entendue, pour visiter les lieux. La demoiselle se dirigea rapidement vers sa chambre, enleva sa cape. Celle-ci était bien, mais devenait quelque peu gênante dans des endroits assez fermés. La demoiselle ne voulait pas marcher dessus et s'étaler au sol... Elle enleva sa petite robe blanche et prit à la place, une robe plus couverte. Il s'agissait de la robe qu'elle portait en général. C'est une robe bleue courte, tout en restant convenable, avec un col blanc et des manches en forme de cloche à l'avant, plus longues et finies avec des volants blancs. La Criminelle l'enfila rapidement et partit à la recherche d'Izaya. Elle revint sur ses pas, mais l'homme en blanc n'y était plus. Ce n'était pas franchement étonnant, la petite lui ayant donné l'autorisation de visiter la maison. Ophe le chercha dans le salon et dans la cuisine, située juste à côté, mais ne trouva personne. Elle fouilla les autres pièces, sans trouver la moindre trace d'Izaya. Elle arriva finalement devant la porte de « la salle de détente ». Il s'agit en réalité de l'ancienne salle de jeu de la demoiselle. Celle-ci y met toutes ses peluches et autres jouets. Elle ouvrit la porte et y trouva le jeune homme. Elle entra dans la pièce et demanda d'une voix calme et peut-être un peu plus douce qu'avant :

- Elles vous plaisent ?

Elle parlait des peluches et des poupées qui se situaient juste devant le Magicien. Elle s'approcha de celui-ci et s'assit à côté de lui, saisissant délicatement l'une des peluches : un lapin. Il était noir avec une sorte de manteau rouge trop long pour lui. Dans un sens, on aurait dit la petite.

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Sam 10 Mar - 21:55

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Izaya s’était retrouvé abandonné dans cette grande maison, la maitresse des lieux s’étend absentée. Cette maison était grande. Bien trop grand pour le magicien, habitué aux petites maisons, entre celle remplie par sa famille, celle de son grand-père envahie par les souvenirs de sa carrière de magicien ou encore sa propre maisonnette dans le bidon ville, qui s’apparentait plus à un studio. Les maisons de cette trempe, il ne faisait que les visiter. En général c’était des maisons de personnes que peu sympathiques qui méritaient bien de perdre quelques-unes de leurs affaires. Ou de se faire ridiculiser, au choix. Mais ici, le magicien se devait de rester poli. Et courtois. Et de garder ses mains dans ses poches.

Il resta seul peut être 1 minute, avant de s’ennuyer et de commencer sa balade dans la maison. Il espérait ne pas tomber sur quoique ce soit de choquant. Les riches avaient souvent des trucs bizarres chez eux, genre pièces cachées qu’on ne veut montrer à personne. Izaya avait eu l’occasion de tomber sur ce genre de chose. Il en était vite ressorti. Mais pas sans avoir pris une photo souvenir.

Le brun se baladait donc, passant de pièce en pièce, flânant un peu. Il fallait dire qu’il était assez fatigué. Il avait passé sa nuit à courir, alors faire une petite sieste avant de partir ne lui ferait pas de mal. Mais il voulait s’assurer qu’il ne craignait vraiment rien ici. Car oui, quand il dormait, son pouvoir n’était plus actif. Encore heureux d’ailleurs. Sinon comment pourrait-il dormir sans traverser son lit ?

Izaya finit par atterrir dans une salle… particulière. Il y avait des poupées et des jouets partout. Si Ophelia n’était pas une jeune fille, le magicien aurait déjà filé. Il n’avait pas vraiment l’habitude de ce genre de chose. Sa petite sœur avec juste une peluche. Rien d’aussi envahissant. Plus jeune, le jeune homme avait aimé faire des tours de passe-passe avec, pour la faire rire. Izaya sursauta à peine quand Ophelia entra dans la pièce. Visiblement, elle s’était changée. Le magicien s’assit à côté d’elle quand elle s’installa avec son lapin en peluche.

-« Elles sont jolies. Ma petite sœur aurait adoré cette pièce je pense. »

Izaya attrapa timidement une peluche non loin de lui. L’idée de voler un magasin de jouet lui vint alors. Cela ferait certainement plaisir à plein d’enfant. Pour noël peut être ?


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Sam 17 Mar - 22:04
Rica S. Lee & Izaya Kagami824 mots
L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
La jeune demoiselle commença à bouger doucement les bras du lapin avec ses doigts. Elle aimait ses peluches, elle aimait jouer avec. Les petits êtres inanimés avaient accompagné la jeune fille tout au long de sa vie, se multipliant au fil des années. Quand elle était plus jeune, Ophelia avait l'habitude de créer de nouvelles peluches lorsqu'un événement arrivait. Elle n'était pas très douée pour communiquer oralement avec les autres, alors elle avait trouvé une autre manière. Bien sûr, il était un peu difficile de comprendre son ressenti à travers de simples peluches, mais ses grands-parents avaient réussi à s'y faire. Ils avaient toujours pris soin de la petite, cherchant à l'aider au mieux. Cela n'avait pas été suffisant, mais avait, sans aucun doute, limité les dégâts. Ils avaient au moins réussi à faire en sorte que la demoiselle ne paraisse pas trop étrange en temps normal… Ophe regarda le Magicien s'asseoir à côté d'elle, continuant à bouger son lapin en peluche. Elle regarda l'homme prendre une peluche, de manière assez timide peut-être. Elle n'aurait pas vraiment trop su comment interpréter son geste et comment il l'avait réalisé. Avait-il des craintes ? Sans doute… Avoir autant de jouets et peluches ne devait pas courir les rues après tout… Et au vu du Don de la demoiselle, cela pouvait être encore plus angoissant.

« Elles sont jolies. Ma petite sœur aurait adoré cette pièce je pense. »

Cela fit sourire la petite. Elle était contente que le jeune homme les trouve jolies. Ces poupées, ces peluches, ces jouets étaient en quelques sortes des parties d'Ophelia. La jeune fille les avait créés en y mettant tout son cœur. Elles étaient uniques et le resteraient. Jamais la Criminelle ne pourrait les reproduire. Chacune de ses créations correspondait à une émotion, à un ressenti, à un événement. Certains étaient joyeux et d'autre tristes. En réalité, cette pièce gardait la vie de la jeune demoiselle. Elle venait parfois à oublier des choses importantes de sa vie, alors elle venait ici retrouver ses souvenirs enfouis dans ses peluches ou ses jouets. C'était une manière comme une autre de conserver des souvenirs. Mais bien souvent, les gens en ont peur… Ils ne comprennent pas bien souvent, ils ne comprennent pas qu'il s'agit de souvenirs. Il est vrai que la demoiselle n'aide pas non plus… Elle n'aime pas parler de son passé après tout… Mais passons. En ce moment, Izaya ne semblait pas être comme ces autres personnes. Ayant une petite idée dans la tête, la jeune femme se tourna légèrement vers le Magicien vêtu de blanc et lui demanda d'une voix enthousiasme. Ce qui est bien rare chez la jeune fille.

- Ophelia peut en faire une pour elle si vous voulez !

Ophe adorait créer des poupées. Elle l'avait toujours fait pour elle, mais elle pouvait bien le faire pour quelqu'un d'autre. Et puis, elle était heureuse de pouvoir rendre quelqu'un content. C'était une chose qu'elle avait peu connue… Elle n'avait jamais vraiment expérimenté la joie dans son enfance, et elle n'avait jamais rendu quelqu'un heureux… La petite préférait rester seule, ne voulant sûrement ne pas faire de mal aux autres personnes… Son pouvoir peut se montrer dangereux et si elle n'y fait pas attention, des choses plus ou moins embêtante, voir dangereuses, peuvent arriver. Dolly n'est pas une « personne » calme… Elle aime le désordre et la peur, elle aime faire peur aux gens… La raison est une chose malheureusement inconnue… Parfois Ophe se demande si la personnalité de Dolly n'est pas une partie cachée d'elle-même. Une partie qu'elle rejette, se disant que ce n'est pas elle, que c'est une autre personne. C'est bien possible… Mais à chaque fois qu'elle y pense, la jeune fille arrive à se dire que non, ce n'est pas possible. Un peut idiot, n'est-ce pas ? Le mieux serait d'y faire face, d'accepter la réalité, mais la demoiselle à peur de cette réalité et la fuit depuis longtemps… Mais là n'est pas le sujet. Ophelia se leva, sortant de ses pensées plutôt sombres, et se dirigea vers un des rares meubles de la pièce. Elle ouvrit un tiroir et y prit des multiples choses : fils ; aiguilles ; tissus ; boutons : etc. Elle revint s'asseoir à côté du jeune homme et commença à fabriquer la peluche. Ses mouvements se faisaient naturellement, la demoiselle ayant tellement l'habitude de faire des peluches. Elle releva la tête peu de temps après avoir commencé et demanda soudainement :

- Un ours conviendra ? Oh et comment s’appelle votre petite sœur ?

Finalement, elle était déjà parti pour faire une peluche. Si le Magicien n'en voulait pas, elle la garderait avec elle. Ce n'était pas bien grave. Par ailleurs, Ophe se montrait un peu curieuse, trouvant la situation adaptée pour faire sa curieuse, une chose bien rare chez elle. Elle avait toujours été seule et se demandait bien comment s'était d'avoir un frère ou une sœur…

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Ven 23 Mar - 17:30

L’étranger est peut-être un ami qu'on ne connait pas encore.
Izaya la regarda se démener pour faire la peluche. Lui  n’avait pas répondu, se plongeant dans le silence. Est-ce que ramener une peluche faite par une criminelle à sa sœur était une bonne chose ? Ou même, juste aller revoir sa sœur était-il une bonne chose ? Le magicien faisait tout pour les éviter au maximum, de peur de leur attirer des ennuis. Il n’était pas à en douter, sa famille était certainement surveillée. Tout le monde savait qu’ils avaient un criminel dans la famille après tout… Mais Ophelia semblait tellement enthousiaste. Peut-être arriverait-il à laisser la peluche dans son ancien foyer sans se faire remarquer. Il ne le faisait que pour des occasions spéciales en général, il pourrait peut-être faire une exception. Izaya se décida enfin, alors que la gamine avait déjà commencé à bricoler sans même attendre la moindre réponse, reprenant un sourire quelque peu forcé.

-« Je suis sûr qu’un ours lui fera très plaisir… Je… Je préfère ne pas donner son nom. Ils ont bien assez de problème avec moi comme ça. »

De toute façon, il suffisait de chercher un peu pour les trouver. Kagami + Magicien sur internet, et pouf, toute la famille était citée ! Merci papy d’être aussi célèbre.

Est-ce que son frère et sa sœur avaient des problèmes à l’école parce qu’ils avaient pour frère un criminel ? Etaient-ils harcelés ? Embêtés ? Ou peut être apprécié pour ça justement ? Il avait une assez bonne réputation après tout. Tant de question que le brun se posait dès qu’il en avait l’occasion. Son frère et sa sœur étaient bien les seules personnes à réellement lui manquer, avec son grand-père qu’il ne voyait qu’occasionnellement.

-« Et donc… Fin… Je présume que tu ne restes pas toute seule ici à longueur de journée… Tu fais quoi dans la vie en dehors de tes excursions nocturnes ? Inutile de me retourner la question, je ne vis que de mes vols. »

Izaya retint un petit rire. C’était vrai que lui était voleur à plein temps, comparé à bon nombre de ses collègues qui eux avait une identité secrète.



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